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Le 19eme régiment d'infanterie 1914/1918
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Le 19eme régiment d'infanterie 1914/1918
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26 octobre 2011

RECHERCHES ARCHEOLOGIQUES A LA BOISSELLE

En parallèle de la cérémonie d'inauguration après restauration du calvaire breton dédié aux soldats du 19e régiment d'infanterie mort pour la France le 17 décembre 1914, se déroulait une opération "portes ouvertes" sur le site ou des recherches archéologiques sur la première guerre mondiale sont effectuées à Ovillers La Boisselle.
Menées par un groupe d'historiens britanniques, ces recherches ont pour but de mener une étude détaillée d'un champ de bataille de la 1ère guerre mondiale, l'étude et la cartographie du réseau de galeries, sapes et puits souterrains, vestiges de la guerre des mines et la préservation d'un lieu unique de la première guerre mondiale resté quasiment en l'état depuis la fin du conflit grâce à la volonté des propriétaires.

En 1915, ce terrain faisait partie du secteur de la 44e brigade d'infanterie. Le 19e et le 118e R.I s'y sont relayés pour garder cette ligne de front jusqu'à fin juillet 1915, date à laquelle ils ont été relevés par l'armée britannique. Hiver terrible pour les soldats bretons ! Sous les bombardements et fusillades incessants, dans le froid, ils se transforment en terrassiers et creusent tout un réseau de tranchées et boyaux qui porteront les noms de soldats tués dans ce terrain. De plus, une guerre des mines est poussée activement sur ce petit morceau du front. De nombreuses galeries souterraines sont creusées dans le sous sol en direction des lignes ennemies afin d'y placer des explosifs pour faire sauter la tranchée adverse. Les allemands font de même. Les soldats vivent dans l'angoisse permanente d'être enseveli vivant par une explosion de mine. Ces travaux de fortification du terrain et de guerre des mines seront poursuivis par les soldats britanniques.

Vue générale

A l'occasion de ces portes ouvertes, les historiens britanniques avait matérialisés les tranchées avec des petits drapeaux (jaune pour les franco-britanniques, rouge pour les allemandes). Par endroit, celles-ci ne sont distantes que de 35 mètres. Les noms des tranchées ainsi matérialisées était inscrit sur un panneau de bois, en haut le nom français, en dessous le nom que les britanniques ont donné à cette tranchée quand ils ont repris le secteur.

Tranchée Dohollou

 

Jean Dohollou était sous lieutenant au 19e régiment d'infanterie. Il est mort des suites de ses blessures à l'ambulance 3/11 installée à Dernancourt le 5 mars 1915. Son nom a été donné à la tranchée ou il a été mortellement blessé. La tranchée Dohollou était la tranchée de 1ere ligne. Elle n'a pas été renommée par les britanniques.

 

 

 

 Tranchée Joanny

Pierre Marie Jouanny était sergent au 19e régiment d'infanterie. Il a été tué au combat le 28 février 1915 à La Boisselle, probablement non loin de la tranchée qui a pris son nom. Les soldats britanniques ont renommé cette tranchée "Tummel Street".
A noter une petite erreur dans l'orthographe du nom.

 

 

 

 

 

Tranchée QuemarFrédéric Hyacinthe Quémar était sous lieutenant au 19e régiment d'infanterie. Il a été tué au combat le 7 février 1915 à La Boisselle lors d'une attaque pour occuper les lévres de l'entonnoir produit par l'explosion de mines allemandes. Il a donné son nom à la tranchée qui se trouvait juste devant cet entonnoir. Elle été renommée "Fairmaid Street" par les soldats britanniques.

 

 

 

 


Entonnoir du 7 février 1915Des entonnoirs de mines ont été dégagées, ici celui du 7 février 1915.

L'ilot

 

 

Les chercheurs sont parvenus a localiser l'Ilot, théâtre d'âpres combats pour le 19e régiment d'infanterie.

 

 

 

 

 

 

Au cours de cette session de fouilles, les historiens et archéologues découvert et remis à jour deux entrées de galeries souterraines, une française et une britannique.

Galerie Française

Entrée de la galerie française. On y voit les restes du boisage fait en 1915.

La prochaine session de recherches sur ce terrain à Ovillers La Boisselle aura lieu au printemps 2012.
Pour en savoir plus sur ces recherches archéologiques et suivre l'avancée des travaux, n'hésitez pas à consulter le site des historiens britanniques ici => http://www.laboisselleproject.com/fr/

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10 octobre 2011

INAUGURATION DU CALVAIRE BRETON DU 19e REGIMENT D'INFANTERIE

Inauguration 1

Inauguration 2

 

Samedi 8 octobre 2011 a eu lieu l'inauguration, après travaux de restauration, du calvaire breton d'Ovillers La Boisselle.

Erigé en 1924, sur l'initiative de la famille De Boisanger et de l'Office Central des œuvres mutuelles et des syndicats agricole du Finistère, le calvaire est l'oeuvre du marbrier Donnart de Landerneau.
Réalisé en pierre de Kersanton, il est dédié à la mémoire du lieutenant Augustin De Boisanger, de l'adjudant André Pitel, du capitaine Henri Raillard et des braves du 19e régiment d'infanterie tombés le 17 décembre 1914 lors de l'attaque d'Ovillers.

 

 Les quatre faces du socle du calvaire

Socle 1

 Socle 2

 

 

 

 

 Socle 3

Socle 4

 

 

 

 

 

 Le calvaire

Calvaire rénovation

Fidèle gardien de la mémoire des soldats bretons du 19e régiment d'infanterie tombés le 17 décembre 1914 sur la terre picarde, le calvaire, qui avait subi les ravages du temps, a fait l'objet d'une complète restauration cet été. Il a été inauguré le samedi 8 octobre 2011 au cours d'une émouvante cérémonie.
Une importante délégation bretonne était présente parmi laquelle des familles de soldats du 19e régiment d'infanterie mort pour la France le 17 décembre 1914 à Ovillers La Boisselle.

Quelques photos de cette cérémonie

Le départ du cortège. Le Samarobriva Pipes and Drums ouvre la marche suivi par les poilus de l'association "14-18 en Somme".

in calv 1

En route vers le calvaire breton

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Les portes drapeaux se mettent en place

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Le ruban est coupé par madame Wattraint maire d'Ovillers La Boisselle, monsieur Patrick Leclerc maire de Landerneau, monsieur Bassaguet sous-prefet de Peronne.

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Inauguration du panneau explicatif

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Le panneau

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Discours officiels

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Les enfants déposent des petits bouquets

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3 août 2007

DU 19e RI AU 219e RI

Jacques

Jacques BIZIEN a fait son service militaire au 19e régiment d'infanterie de Brest.
Incorporé le 8 Octobre 1906, il est nommé soldat de première classe le 13 Juin 1908. Renvoyé dans ses foyers le 25 Septembre 1908, il reçoit le certificat de bonne conduite.

Jacques_Certif_Bon_Cond

Rappelé le 2 Aout 1914 par décret de mobilisation générale, Jacques BIZIEN est affecté au 219e régiment d'infanterie. Fin Juin 1915, le 219e RI relève le 404e RI dans le bois de Saint Mard, situé dans le secteur de Tracy le mont dans l'Oise.

Tracy_le_Mont_Bois_St_Mard

le 27 Juin 1915, Jacques BIZIEN sera foudroyé par un obus de minenwerfer.

Lettre_d_c_s_recto

Lettre_d_c_s_verso

lettre relatant les circonstances du décès.

Il sera inhumé par ses camarades dans le cimetière de Bimont, situé dans le bois de Saint Mard. Ce cimetière, crée par la troupe, regroupera pus de 140 sépultures de soldats tués au combat dans ce secteur.

Tracy_12_04_cimet_Bimont3

Après la guerre, ces sépultures seront transférées dans la nécropole nationale de Tracy le mont. Jacques BIZIEN y repose, tombe 84 dans le carré E.

Jacques BIZIEN reçu la médaille militaire à titre posthume.

Jacques_M_daille_Militaire

La famille BIZIEN paya un lourd tribu à la guerre de 14. Sur les six fils, tous mobilisés, que comptait la famille, 3 (dont Jacques) furent tués au combat et un 4ème fut gravement blessé et amputé de trois doigts.

Merci à Louis BIZIEN pour ces informations.
Les documents présent dans cet article, sont la propriété de Mr Louis BIZIEN et nécessite son autorisation pour toute éventuelle utilisation.

16 février 2011

VITAL ALEXANDRE MARIUS DELANGLE

Delangle_Vital

Vue aérienne d'Hurtebise : Géoportail

 

Vital Alexandre Marius DELANGLE est né le 6 octobre 1883 à Charlieu dans le département de la Loire. Marié et père de 3 enfants, il est secrétaire de mairie.
Le 3 août 1914, il est mobilisé au 298e RI de Roanne. Affecté au 98e RI le 20 août 1914, il part au front. Vital Alexandre Marius Delangle est blessé le 7 octobre 1914 aux bois des Loges. Après sa période de convalescence, il est affecté au 16e RI le 11 novembre 1916 puis est versé au 19e RI en 1917 ou il est sergent major à la 7e compagnie commandée par le capitaine Nicolas.
Le 5 mai 1917, le 19e régiment d'infanterie attaque sur Hurtebise au Chemin des Dames. Le 2e bataillon a pour mission de s'emparer de l'éperon du monument et de la grotte du dragon. Les combats sont terribles. La 7e compagnie est anéantie et n'a plus un seul officier. Le 6 mai, l'offensive reprend. Le bataillon Croll du R.I.C.M rejoint le 2e bataillon du 19e RI dans son secteur et part à son tour à l'assaut de l'éperon du monument.
Le 7 mai, Vital Alexandre Marius Delangle est tué au combat dans ce secteur d'Hurtebise, victime, parmi tant d'autres, de ces journées meurtrières des 5, 6 et 7 mai 1917 ou les soldats du 19e RI, affamés et assoiffés car toute communication avec l'arrière est impossible, ont vécu des heures effroyables sous le déluge de mitraille et d'obus.

Citation Vital Delangle



Merci à Jean Marc Moltchanoff (http://www.lescahiersdhistoire.net/45eri/index.php?lng=fr) pour ses informations sur Vital Alexandre Marius Delangle.

1 septembre 2010

FEVRIER 1915 - LE 11e CORPS D'ARMEE S'ORGANISE

Avec la stabilisation du front, le 11e Corps d'Armée, dont fait partie le 19e régiment d'infanterie, organise le fonctionnement du service dans sa zone d'action. En février 1915, celle-ci s'étend de Auchonvillers à Bécourt.

Zone_d_action_du_11e_CA__Somme_1915

Cette zone est partagée en deux secteurs. Au nord, le secteur d'Aveluy est attribué à la 43e brigade commandée par le colonel Mac Mahon. Au sud, le secteur du Vivier est donné à la 44e brigade commandée par le général De Lavillèon. Ces secteurs sont partagés en tranches correspondant au front occupé par un régiment. Le secteur du Vivier est découpé en deux tranches: La tranche de La Boisselle et la tranche de Fricourt. En février 1915, le 19e et le 118e régiment d'infanterie alternent dans la tranche de La Boisselle. La tranche de Fricourt est tenue par les cavaliers et des éléments des 293e et 337e régiment d'infanterie.
Le régiment en première ligne est relevé, en principe, au bout de 6 jours, par le régiment de réserve. Ces relèves s'effectuent de nuit.

Lorsqu'il est en première ligne, le régiment place ses compagnies dans les tranchées ou en soutien.
Les hommes des compagnies affectées aux tranchées sont repartis ainsi:

  • Un quart de l'effectif est de garde dans la tranchée
  • Un quart de l'effectif est de piquet (prêt à marcher en cas d'alerte)
  • Un quart de l'effectif est de repos
  • Un quart de l'effectif est au travail (perfectionnement et entretien des tranchées et boyaux de première ligne)
Les compagnies mises en soutien ont:
  • Un tiers de l'effectif de piquet
  • Un tiers de l'effectif au travail
  • Un tiers de l'effectif au repos
Lorsqu'il est de réserve, le régiment se voit accorder deux jours de repos pendant lesquels seront effectués les soins de propreté corporelle ainsi que l'entretien et la réparation des effets d'habillement. Au bout de ces deux jours, le régiment est divisé en deux, une partie des hommes est affectée aux travaux et entretien des tranchées et boyaux de deuxième ligne, l'autre est de piquet et, outre des marches et manœuvres d'entrainement, elle reçoit une formation théorique sur la discipline et l'instruction militaire.

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27 février 2010

LA GUERRE DES MINES

Suite à la guerre de mouvement des premiers mois, les combats évoluent vers une guerre de position. Français et Allemands construisent des tranchées ou chacun se retranche et se fortifie.
C'est à ce moment qu'apparaît la guerre des mines.
Le principe est simple. Les sapeurs du génie français et allemands creusent des galeries souterraines jusque sous les tranchées ennemies.

Galerie_de_mine
Une galerie de mine

Ils placent une charge explosive dans le fourneau de mine et font exploser celle-ci. Ce qui provoque un cratère ou entonnoir plus ou moins important selon la charge explosive qui bouleverse la tranchée ennemie et enseveli les hommes qui s'y trouvent. A ce moment, les soldats se portent sur l'entonnoir pour l'occuper, ce qui occasionne de furieux combats.
Ces travaux de constructions de galerie étant quelque peu bruyant, l'ennemi savait alors qu'il se passait quelque chose sous leurs pieds. Il creusait alors une galerie sous celle qui était découverte pour y placer une contre-mine ou camouflet qui était destiné à détruire la galerie adverse. C'était alors une course de vitesse à celui qui ferait jouer sa mine en premier.
La guerre des mines a sévi sur le front d'Ovillers La Boisselle pendant tout le début 1915.

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Un épisode de la guerre des mines sur le front du 19e RI
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Dans le secteur de l'îlot, trois fourneaux de mines préparés par le génie devait être mis à feu dans la soirée du 7 février 1915 afin de détruire les fourneaux de mines allemands. En vue de ces exposions, la garnison de l'îlot avait été évacuée en deuxième ligne et il ne restait, pour garder le secteur, que quelques éléments de la 8e compagnie du 19e régiment d'infanterie.
Malheureusement, l'ennemi a été plus rapide. Dans la nuit du 6 au 7 février à 1 heure 45, ils font exploser leurs fourneaux de mines provoquant trois profondes excavations devant la tranchée E de l'îlot. Parmi les hommes du 19e RI qui gardaient la tranchée E, 33 sont mis hors de combat, tués, blessés ou ensevelis.
Immédiatement après l'explosion, les allemands passent à l'offensive. Des 2 heures, l'artillerie française exécute un tir de barrage et les différentes sections du 19e régiment d'infanterie, qui avaient été placés en deuxième ligne, se ruent dans les entonnoirs produit par les explosions afin d'empêcher l'assaillant de s'y installer. La fusillade est très nourrie, un des entonnoirs est pris de flanc par une mitrailleuse ennemie. Le sergent Salic, de la 10e compagnie, repousse deux attaques à la baïonnette et se maintient dans une excavation à moins de six mètres des allemands. Les brancardiers arrivent pour porter secours aux blessés et ensevelis. On creuse un parapet de tir sur un des bords de l'entonnoir ainsi qu'un boyau pour relier l'entonnoir à nos lignes.
De leur coté, les allemands commencent également quelques ébauches de tranchées sur les bords opposés de l'entonnoir. Ils tentent une nouvelle attaque à 6 heures du matin, sans plus de succès.
Le général de Lavilléon, commandant la 44e brigade, donne l'ordre d'occuper l'intégralité de l'entonnoir et d'en déloger les allemands qui tentent de s'y installer. Cette mission est confiée au commandant Viotte, chef du 2e bataillon du 19e RI. Après une préparation d'artillerie d'un quart d'heure, la 8e compagnie s'élance à l'assaut à 15 heures 15. Le succès est total. La compagnie occupe l'entonnoir et s'y organise défensivement.

Au cours de ces tragiques événements du 7 février 1915, beaucoup d'hommes du 19e RI seront mis hors de combat dont plusieurs tués parmi lesquels les lieutenants Frédéric Quémar et François Mangin, l'adjudant Jules Bécard, le sergent Emile Baptiste, les caporaux François Leroux et Jean Stéphan ainsi que les soldats Albert Ansquer, Louis Bonnizec, françois Brenterch, Eugène Chauvel, Hervé Guillerm, Guy Herry, Jean Pierre Hervé, Jean Yves Le Coz, Ignace Madec, Armand Martin, Ernest Meuric, Yves Moal, Victor Pluen, René Reigner, Albert Ropars, François Marie Seité, Isidore Stéphan, François Ludovic Tessier et Pierre Toudic.

Le 9 février 1915, le 19e régiment d'infanterie est relevé des premières lignes par le 118e régiment d'infanterie et part au repos dans les cantonnements de Hennencourt, Lavieville et Millencourt.

 

29 avril 2010

ARTISANAT DE TRANCHEE

Entre deux attaques ou lors de périodes de repos, les soldats pratiquaient l'artisanat de tranchée. A partir de douilles d'obus qu'ils allaient récupérer entre les lignes, ils fabriquaient divers objets (Bagues, briquets, objets de piété, etc...).

Briquet_2


Un collectionneur d'artisanat de tranchée, que je remercie, m'a fait parvenir cette photo d'un briquet fabriqué sur le front. Portant les inscriptions "Berry au Bac - Aout 1916", il y a de fortes chances que ce briquet ai été réalisé par un poilu breton.

Briquet_1

26 octobre 2007

THIEPVAL - FIN SEPTEMBRE 1914

Fin septembre 1914, le 19ème régiment d'infanterie occupe la ligne de chemin de fer d'Arras au niveau du Hamel. Le secteur n'est pas organisé défensivement, quelques trous, quelques ébauches de tranchées ça et là.

Hamel
carte IGN Paris 2007

La 6ème armée Allemande lance une contre offensive qui atteint Bapaume le 26 septembre et Thiepval le jour suivant. Ordre est alors donné au 19ème RI de se porter en avant, vers Thiepval distant d'environ 1 kilomètre. Après une progression par bonds jusqu'a la lisière du bois d'Authuile, des patrouilles y sont envoyées afin d'y déceler une éventuelle occupation ennemie, dont on ignore la position exacte. Le bois d'Authuile ne semblant pas occupé, le régiment s'y engage prudemment et le traverse. Arrivé à l'extrémité du bois, fusils et mitrailleuses ennemies se déchaînent, ces derniers sont positionnés dans le village de Thiepval et le verger se trouvant face à la plaine qui les sépare du bois d'Authuile. Le terrain découvert s'oppose à toute progression, la fusillade est incessante. A la tombée de la nuit, quelques hommes sont laissés en garde et le reste du 19ème régiment d'infanterie retourne au Hamel ou il cantonne. Retour des le lendemain matin pour reprendre les positions de la veille. Pendant 4 jours, c'est le même scénario, fusillades, bombardements, patrouilles. Les positions respectives des deux camps changent peu, les Français occupent le bois d'Authuile, les Allemands sont dans Thiepval et occupent le château.

thiepval_chateau

3 février 2025

Jean Jules GUEFFIER

Jean Jules GUEFFIER est né le 12 avril 1883 à Puilboreau (17). Après son service militaire effectué au 123e RI puis au 18e escadron du train, il retrouve son métier de cultivateur.
Rappelé sous les drapeaux par le décret de mobilisation générale du 1er aout 1914, il rejoint le 18e escadron du train. Passé au 9e escadron du train en mai 1916, il est affecté au 19e régiment d'infanterie de Brest le 5 décembre 1916 qui se trouve dans le secteur de Verdun. Évacué malade, il décède à l’hôpital n° 45 à Dijon.
Jean Jules Gueffier est inhumé à Dijon.

21 avril 2007

SEDAN

Le 24 août 1914, la 22ème division quitte Bouillon, passe a Corbion, Fleigneux pour se rendre à Sedan. Tandis que l'état major de la 44ème brigade et le 118ème R.I s'installent a Fresnois, le 19ème régiment d'infanterie cantonne dans un quartier de Sedan, Torcy.
La nouvelle mission du 11ème corps d'armée est d'interdire à l'ennemi les passages de la Meuse de Nouvion inclus a Remilly exclu.
Le 19e R.I s'organise défensivement a Torcy. Des barricades sont élevées, des tranchées sont creusées, l'accès des ponts est barré. Les hommes sont disséminés dans les tranchées, derrière les haies, les murs, dans les jardins, etc, et surveillent les rues, avenues et ponts. Des patrouilles sont envoyées en reconnaissance dans les rues.
Toute la journée du 25 août, les soldats du 19ème R.I vont repousser les nombreuses tentavives Allemandes de conquérir Torcy et les ponts pour franchir la Meuse.
Le 26 août, prévenu par des éclaireurs que les Allemands avaient passés la Meuse à Iges et risquaient de les prendre à revers, le 19ème R.I se replie a La Marfée ou il retrouve le reste de la 22ème division.
Pendant les journées des 27 et 28 août, la 22ème division livre de dur combats à Noyers, Chaumont, la ferme Saint Quentin, dans le bois de La Marfée.

Sedan_1914

8 mai 2010

LE SOUS LIEUTENANT TUDY PRIGENT

Tudy_Prigent_1914Né le 30 mars 1893 à Rosporden, Tudy PRIGENT est à l'école normale d'instituteurs à la déclaration de la guerre. Il est mobilisé le 11 aout 1914 et incorpore le 19e régiment d'infanterie de Brest ou il suit les cours d'élèves caporaux. Nommé caporal le 11 novembre 1914, il devient instructeur des soldats réservistes rappelés à l'armée par ordre de mobilisation générale.
Tudy Prigent quitte Brest dans un groupe de renfort destiné au 19e RI qu'il rejoint le 21 mai 1915 dans la Somme. Le secteur alors occupé par la 44e brigade (19e et 118e RI) s'étend de La Boisselle à Fricourt.
Fin juillet 1915, les régiments bretons sont remplacés par l'armée britannique. Après quelques jours de repos, le 19e régiment d'infanterie est acheminé en train en Champagne ou il prend, à la fin aout 1915, la garde d'un secteur se situant entre Perthes les Hurlus et Mesnil les Hurlus. Il doit participer à la grande offensive prévue le 25 septembre 1915. Tout le début de ce mois de septembre est occupé à la garde du secteur et à la construction de tranchées, boyaux et parallèles de départ en vue de cette offensive.
Le 25 septembre 1915, jour de l'attaque, l'objectif du 19e RI est la butte de Tahure. Dans les jours qui ont suivi cette offensive, le 19e RI a pour mission de consolider les positions conquises et de rectifier par endroits la nouvelle ligne de front.
Tudy Prigent sera blessé par éclat d'obus à la tête le 7 octobre et évacué le 8 octobre 1915. Après un mois de traitement, il rejoint le dépôt du 19e RI à Brest le 7 novembre. C'est à cette période qu'il est envoyé à l'école militaire de Saint Maixent ou il suit la formation d'élève officier. Il est nommé sergent le 1er avril 1916 puis aspirant le 25 avril 1916. A sa sortie de Saint Maixent, Tudy Prigent rejoint le 19e régiment d'infanterie dans la région de Fère en Tardenois. Le régiment passe l'été 1916 dans le secteur de Sapigneul, Berry au Bac et sa célèbre cote 108 ou sévit une intense guerre de mine.
Tudy_Prigent_tranch_eC'est à cette époque que Tudy Prigent reçoit sa première citation. Le 28 juin 1916, suite à un coup de main exécuté par un détachement du 19e RI sur un saillant ennemi, l'artillerie allemande déclenche un violent bombardement sur les positions occupés par le régiment.

Citation à l'ordre du régiment n° 37690, de la brigade n° 36 du 4 juillet 1916
Très bon chef de section. Par son attitude énergique et courageuse, digne de tous les éloges, a su prendre un ascendant moral très élevé sur ses hommes et maintenu intacte la volonté de ses hommes pendant le tir de barrage allemand. Coup de main du 28 juin 1916.

Fin octobre 1916, le 19e RI repart à Verdun ou il avait déjà été en avril 1916. Il participe à la reprise du fort de Vaux début novembre. C'est à la suite de ces combats que Tudy Prigent obtient sa deuxième citation.

Citation à l'ordre de la brigade n°74 du 3 décembre 1916
Très bon chef de section d'un courage et d'une bravoure à toute épreuve. Sous les bombardements violents et continus subis a, par son attitude maintenu intact la volonté de ses hommes.

Le 19e régiment d'infanterie restera à Verdun jusqu'en janvier 1917. Après une période de repos à Crécy en Brie dans la région parisienne le régiment monte au Chemin des Dames fin mars 1917. Après les terribles combats d'Hurtebise, Tudy Prigent est promu sous lieutenant le 20 mai 1917.
Le 19e RI passera le reste de l'année 1917 et le début de 1918 dans différents secteurs du Chemin des Dames. Fin mars 1918, le régiment est enlevé d'urgence en camions et débarqué, après vingt quatre heure de route, au sud de Nesle dans la Somme. Immédiatement jeté dans la bataille qui fait rage, le 19e RI doit arrêter à tout prix l'avance victorieuse de l'ennemi. Il engage une lutte opiniâtre avec les allemands "combattant sans trêve ni repos, de jour et de nuit". Le régiment attaque le 25 mars et enlève Nesle et le château d'Herly, arrête l'ennemi à Roye le 26, le 27 à Dancourt-Popincourt et à la ferme Forestil.
De retour au Chemin des Dames, le 19e RI se voit confier la garde d'un secteur situé au dessus de Braye en Laonnois. Le front gardé par le régiment a plus de cinq kilomètres de long...Le 27 mai 1918, l'ennemi lance une offensive de grande ampleur sur le Chemin des Dames. Après avoir subi un gigantesque bombardement qui a duré plusieurs heures, les survivants seront submergés par les vagues d'assaut allemandes.
C'est au cours de cette tragique journée que Tudy Prigent sera fait prisonnier ainsi que beaucoup de ses camarades d'infortune. Interné dans un premier temps dans l'offizier gefangenenlager de Rastad-Baden, il sera transféré au camp d'Osnabrück. Tudy Prigent ne sera pas le seul officier fait prisonnier ce 27 mai 1918. A Osnabrück il retrouvera vingt de ses camarades officiers du 19e régiment d'infanterie:
Les sous lieutenants Henri Bloch, Henri Colin, André Moysan, Félix Poirié, André Saillard, Emile Veber et Paul Vidieu.
Les lieutenants Jean Braudeau, Henri Calvez, André Davannes, Pierre Eloy, Louis Gaillard, René Gueudet, Georges Guilloux et Jean Sautjeau.
Les capitaines Emile Cloastre, Jules Courtes, Henri Cros et Alexis Dupouy.

Osnabr_ck_1918
Le 11 novembre 1918, l'armistice est signé. La guerre est finie !
Tudy Prigent sera rapatrié d'Allemagne le 24 décembre 1918. Après un mois de repos, il retourne au dépôt du 19e RI le 27 janvier 1919, sera nommé Lieutenant le 29 mai et démobilisé le 6 septembre 1919.
La carrière militaire de Tudy Prigent ne s'arrêtera pas là. Il sera de nouveau mobilisé en 1939 au 248e régiment d'infanterie et repartira au combat jusqu'au 25 juin 1940.
Titulaire de la croix de guerre avec deux étoiles de bronze, Tudy Prigent sera fait chevalier de la Légion d'Honneur par décret du 27 décembre 1934. J.O. du 30.

Je remercie son arrière petit neveu Loïg Le Lay pour ses informations et photos sur Tudy Prigent. Les documents transmis m'aident beaucoup dans mes recherches sur le 19e RI. Grand merci !

19 février 2014

LOUIS MARIE ROUAULT

Louis Marie ROUAULT est né le 9 mai 1888 au lieu-dit "Cabriens" à Saint Brandan dans les Côtes d'Armor ou ses parents sont agriculteurs. Il effectue son service militaire au 19e régiment d'infanterie de Brest du 8 octobre 1909 au 1er octobre 1911.

Louis Marie Rouault

Libéré des obligations militaires, il rentre à Lanfains ou il aide sa mère à tenir la ferme familiale. Rappelé à l'armée par la mobilisation générale, Louis Rouault rejoint la caserne de Brest dès le 3 aout 1914. Il rejoint le 19e régiment d'infanterie sur le front le 21 décembre 1914 et passe tout l'hiver dans le secteur d'Ovillers La Boisselle dans la Somme.
Début aout 1915, le régiment part pour la Champagne. Le 25 septembre 1915, l'armée française lance une grande offensive et attaque sur un front de 25 kilomètres. L'objectif du 19e RI est le village de Tahure. Cette journée est terrible et fait de nombreuses victimes, Louis Rouault à la chance d'en sortir indemne. Le 6 octobre, le 19e RI repart à l'assaut de Tahure qui n'a pu être conquis le 25 septembre. Ce jour-là, Louis a moins de chance, il est blessé au nez par un éclat d'obus.
Il est évacué sur l'hôpital temporaire n° 30 de Moulin dans l'Allier ou il est soigné pendant un mois, puis il est envoyé aux hospices civils de Lyon pour y finir sa convalescence. Le 21 janvier 1916, après sept jours de permission passés en famille, Louis Rouault rentre au dépôt et rejoins le 19e régiment d'infanterie au front le 2 mars 1916.
Après les tragiques journées de Verdun en avril 1916, l'été se passe dans le secteur de Berry au Bac et sa célèbre cote 108.
Mi-septembre 1916, malade, Louis est évacué pendant un mois. Il retrouve son régiment le 11 novembre près du fort de Vaux.
De nouveau évacué pour maladie en mars 1917, il est soigné à l'hôpital complémentaire n° 1 à Meaux en Seine et Marne et reviens au dépôt du 19e RI après sa convalescence le 21 avril 1917. Il est évacué une troisième fois pour entorse début octobre 1917 et passe un mois dans un dépôt d'éclopés avant de retrouver le 19e RI dans la forêt de Pinon non loin du Chemin des Dames.

Le 10 mars 1918, le régimenSecteur des combats du 19e RI fin mars 1918t est relevé pour aller au grand repos à Lagny sur Marne dans la région parisienne. Après dix jours de voyage, les hommes goutent à un repos bien mérité mais qui sera de courte durée. Trois jours après son arrivée, le 19e régiment d'infanterie est mis en alerte et envoyé d'urgence dans le secteur de Roye dans la Somme ou il doit venir au secours des troupes britanniques enfoncées par poussée allemande de l'offensive "Michaël". C'est au cours de ces combats que Louis Marie Rouault est fait prisonnier le 26 mars 1918 à Roye. Interné au camp de Soltau en Allemagne, il rentre en France le 2 décembre 1918 et bénéficie d'un mois de permission du 19 décembre au 10 janvier 1919. Muté au 71e régiment d'infanterie de Saint Brieuc le 18 février, il est démobilisé le 22 mars 1919.

Louis Marie Rouault se marie en 1920 avec Mélanie Joly et aura trois enfants. Après avoir tenu un café à Lanfains dans les Côtes d'Armor, il exerce différents métier dont agent de maintenance à la SNCF. En 1928, il quitte la Bretagne et exploite une ferme dans l'Eure et Loir puis dans l'Orne ou il décède le 6 février 1952 à l'âge de 64 ans.

9 mars 2012

PIERRE NAOUR

NAOUR Pierre

Gwendal, que je remercie, m'a fait parvenir cette carte postale de sa collection ou l'on voit trois sous officiers du 19e régiment d'infanterie. Cette photo a probablement été prise au cours du premier semestre 1915.
Cette carte a certainement été adressée à une relation commune de Pierre Naour (à droite sur la photo) et de l'auteur du texte au dos cette carte postale, Pierre Clere soldat au 118e régiment d'infanterie.
Voici le texte :
" Voici la photo de Pierre Naour. Il est sergent. C'est celui qui a une croix sous ses pieds.
Il m'a donné sa photo aujourd'hui pour vous l'envoyer et je vous ai mis quelque chose sur la lettre. Je ne sais pas si vous l'aurez et je finis ma lettre en vous embrassant de tous mon coeur et je vous dit que j'ai pas encore reçu mon colis.
                                                                        Clere Pierre
                                                                  Qui vous aime toujours
                                                        118e RI - 6e compagnie - Secteur 83   "

Toute information sur Pierre Naour, Pierre Clere et les deux hommes présents sur la photo à coté de Pierre Naour est la bienvenue. N'hésitez pas à me contacter =>ICI<=

3 septembre 2009

TABLEAU D'HONNEUR 1914 - 1918

Tableau_d_HonneurSur le site de la bibliothèque nationale de France http://gallica.bnf.fr/ se trouve un livre paru aux éditions La Fare en 1921 : "Tableau d'honneur 1914 - 1918".
Dans cet ouvrage, une liste impressionnante de soldats mort pour la France au cours de la 1ère guerre mondiale parmi lesquels j'ai retrouvé quelques hommes du 19e régiment d'infanterie.
Pour certains, le livre donne juste les noms, prénoms, grade, régiment, décoration et date du décés. Pour d'autres ces renseignements sont complété par le texte de la citation obtenue. Je vous livre le texte tel qu'il est dans le livre malgré les quelques petites erreurs qui y figure.
En voici la liste :

Pierre ANSART DU FIESNET
- Sergent au 19e d'infanterie. Disparu le 6 octobre 1914.

Augustin BREART DE BOISANGER
- Lieutenant au 19e d'infanterie. Légion d'honneur à titre posthume. Croix de guerre avec palmes.
Citation : Brave entre les braves; toujours en première ligne avec ses hommes, qui avaient pour lui un véritable culte. Blessé en tête de sa compagnie, le 17 décembre 1914, au combat d'Ovillers La Boisselle, répondait à ses camarades qui le pressaient de se laisser évacuer : "Un de Boisanger n'abandonne pas ses bretons." Tombé glorieusement quelques instants après.

Jean Jacques Etienne DU CREST
- Chef de bataillon au 19e d'infanterie. Légion d'honneur.
Blessé grièvement le 25 août 1914, succomba à ses blessures le 27 suivant à Sedan.

René DE FONTAINE DE RESBECQ
- Officier au 19e d'infanterie. Légion d'honneur et croix de guerre.
Mort des suites de ses blessures, le 28 décembre 1915.

Joseph DE LAAGE DE MEUX
- Chef de bataillon au 19e d'infanterie. Légion d'honneur et croix de guerre avec palme.
Ayant reçu, en aout 1914, à Maissin-PaliseulMaissin-PaliseulMaissin-PaliseulMaissin-Paliseul (Belgique), l'ordre de s'emparer d'une hauteur que dominait un moulin, il n'hésita pas, sous une pluie de mitraille, à se porter en avant pour entraîner ses hommes dans une charge à la baïonnette, contre un ennemi bien supérieur en nombre : une balle reçue en plein coeur l'arrêta brusquement dans cet acte d'héroïsme. Son corps fut enterré non loin de là, dans un jardin dépendant de la ferme des Bruyères.
Citation : Avec le plus grand mépris du danger, a enlevé brillamment son bataillon à l'attaque d'un moulin le 22 août 1914 : est tombé glorieusement au moment ou il enlevait la position.

René DE SAINT LAURENT
- Lieutenant au 19e d'infanterie. Croix de guerre.
Tué le 27 aout 1914, à l'assaut de La Marfée.

Paul WALWEINWALWEIN TAYLOR, baron
- Colonel du 19e d'infanterie. Légion d'honneur, croix de guerre avec palme, croix de guerre belge, ordre de Danebrog et Saint Olaf.
Blessé et disparu le 27 mai 1918 au Chemin des Dames.
Parti à la mobilisation comme chef d'escadron au 13e Hussards, il avait été blessé une première fois, en 1914, à la tête de ses escadrons. Nommé attaché militaire au Danemark et Norvège en 1915, il avait sollicité et obtenu, en 1916, son rappel en France et un commandement d'infanterie.
Citation : Officier supérieur de tout premier ordre, joignant à une expérience consommée du combat les plus belles qualités de courage, de sang-froid et d'abnégation ; a su faire de son régiment une unité de choc remarquable, qu'il a commandé pendant 14 mois. Le 27 mai 1918, au Chemin des Dames, après avoir résisté avec acharnement sur les positions prescrites, a passé au travers des groupes ennemis qui le cernaient dans son poste de commandement, et ralliant quelques débris de son régiment, a organisé lui-même un nouveau centre de résistance qui infligea à l'adversaire de lourdes pertes. Cerné à nouveau et sommé de se rendre, s'écria: "Prisonnier, jamais ! " et tomba mortellement frappé en essayant de résister jusqu'au bout.

24 janvier 2018

LES CREUTES DE L'YSER

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Le 26 avril 1917, le 19e régiment d'infanterie va remplacer le 116e RI dans les creutes de l'Yser. Il y restera jusqu'au 28 avril et y séjournera de nouveau les 13, 14 et 15 mai 1917.

                                                  Extrait des cahiers du 19e RI:
"Ces creutes, sans doute d'anciennes carrières de pierre, sont fort vastes, mais faute de cheminées d'aération la vie y est assez pénible. Pas d'éclairage, paille de couchage en mauvais état; il y fait presque froid alors que dehors il fait chaud."

Plus de 90 ans après, sur les murs et plafonds des creutes de l'Yser, des graffitis effectués par les soldats témoignent du passage du 19e RI dans ces lieux.

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Grand merci à Gilles Deschamps pour ces photos et ses recherches sur le Chemin des Dames.

26 décembre 2007

LE FAYET - SAINT QUENTIN - Juillet à Aout 1917

- Extrait de l'historique du 19e régiment d'infanterie -

Le 19e régiment d'infanterie occupe le secteur de Fayet à l'est de Saint Quentin où le 3e bataillon se distingue le 11 août et mérite une citation à l'ordre de la 3e armée.

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Ce chapitre de l'histoire du 19e régiment d'infanterie est en construction.

22 mai 2008

EXPLOSION DE MINE

Le 10 janvier 1915 vers 21 heures, le lieutenant PICARD, commandant la 1ère compagnie du 19e régiment d'infanterie, viens occuper avec un peloton une tranchée que le 118e RI venait de prendre aux Allemands à La Boisselle. A cheval sur la route de Contalmaison, cette tranchée n'est éloignée que d'une dizaine de mètres des 1eres lignes ennemies.
Durant la nuit, le lieutenant PICARD et ses hommes renforcent la tranchée nouvellement conquise et creusent une nouvelle tranchée sur leur droite de façon à établir la communication avec la 9e compagnie du 118e RI.
Le 11 janvier vers 9 heures 30, la tranchée, qui avait été minée par les Allemands saute.

 

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Un entonnoir de 5 à 8 mètres de profondeur et de 25 à 30 mètres de largeur est produit par l'explosion.
54 hommes sont mis hors de combat, seul un sergent et 9 soldats ne sont pas blessés. Afin de parer à toute attaque, ces dix hommes, renforcés par une escouade (1 caporal et 8 soldats ) gardent les abords de l'entonnoir. Ils déblaient l'entonnoir à la recherche de leurs camarades ensevelis.

Cette action vaudra au caporal SALAUN une citation à l'ordre de l'armée dont voici le texte :
" Le 11 janvier, devant La Boisselle, les Allemands ayant fait sauter la tranchée qu'il occupait, s'est précipité avec le plus grand sang-froid dans l'excavation produite pour sauver ses camarades ensevelis sous les décombres."

A 19 heures, le lieutenant PICARD et ses 18 hommes sont relevés par la section du sous lieutenant FRIAUT de la 2e compagnie du 19e RI qui sera elle même relevée plus tard par la section du sous lieutenant BLOCH de la 3e compagnie du 19e RI.

Après une recherche sur le site "Mémoire des Hommes", j'ai pu retrouver 7 victimes de cette explosion de mine du 11 janvier 1915 à La Boisselle.
Les soldats
François ARZEL, Auguste ARZUR, François CATROS, Yves LE TROADEC, Joseph MASSON, Lucien RUVOEN.
Et le caporal Victor MOLE, dont la plaque d'identité a été retrouvée en 1965 par un cultivateur à l'endroit ou se trouvait le cimetière de La Boisselle en 1915.

8 janvier 2008

HISTORIQUE DU 19ème REGIMENT D'INFANTERIE

L'historique du 19ème régiment d'infanterie est un petit livre paru après guerre racontant très succintement l'histoire du régiment pendant la Grande Guerre 1914-1918. En voici la transcription.
Pour connaitre plus en détail l'histoire de ce régiment, n'hésitez pas à consulter les différents chapitres présents dans la colonne de gauche.

Historique Couverture

 

Le 19e régiment d'infanterie est un des plus vieux et des plus solides régiments français.

D'abord « Régiment de Flandre » puis « Régiment de Saulx » dont on disait : « Gardez- vous du feu, de l'eau et du Régiment de Saulx »

Il devint « l'Invincible 19e demi-brigade » et le « 19e régiment d'infanterie de ligne ». Les noms de Jemmapes, de Wagram, d'Héliopolis et de Sébastopol, inscrits sur son drapeau, rappellent ses étapes les plus glorieuses.

1914

A la mobilisation, le 19e tenait garnison à Brest. Recruté dans les trois départements bretons du Finistère, du Morbihan et des Côtes-du-Nord qui fournirent à la France de si nombreux et de si vaillants défenseurs, le 19e de la Grande Guerre quitte sa garnison le 8 août et débarque de ses trains fleuris dans la région de Challerange. Les jours suivants le rapprochent de la frontière et de Sedan. Il entre en Belgique, aux Hayons, le 22 août au matin il débouche sur le plateau de Paliseul et se porte, à découvert, à l'attaque de l'ennemi retranché dans le village de Maissin. Le choc est des plus rudes, les Allemands, abrités dans les tranchées et couverts de nombreuses clôtures en fil de fer, essaient d'arrêter par des feux meurtriers la marche du régiment. Mais ils ne peuvent avoir raison du magnifique élan, de la ténacité, de la volonté de vaincre du 19e qui enlève a la baïonnette le village de Maissin et s'y maintient toute la nuit malgré de violents retours offensifs.

Lorsque le 11e corps d'armée débordé sur ses ailes se replie au sud de la Meuse, le 19e est à l'arrière- garde et défend les abords de Sedan ; il prend une part brillante, le 27 août, à la bataille de Chaumont-Saint-Quentin et bouscule jusqu'à la Meuse un ennemi très supérieur en nombre.

Après avoir reçu d'importants renforts, le régiment participe à la bataille de la Marne et livre à Lenharrée, les 6, 7 et 8 septembre, de furieux combats, puis poursuit les Allemands en retraite par Châlons et Suippes jusqu'à la ferme des Vacques.

La 22e D.I., transportée dans la Somme, livre, les 6 et 7 octobre, les combats de Thiepval ; le front se stabilise et l'on pousse activement, de part et d'autre, l'organisation défensive.

« Chargé le 17 décembre de l’attaque sur Ovillers, le 19e s'est porté en avant sur un terrain absolument découvert avec un entrain remarquable. »

Sa conduite admirable pendant cette terrible journée et depuis le commencement de la campagne est rappelée dans la citation du 3 janvier 1915 de la IIe armée.

Le 19e maintiendra désormais intacte sa réputation de régiment d'élite ; les Allemands eux- mêmes, qui sont les meilleurs juges en la matière, citeront à plusieurs reprises, au cours de la guerre, ce célèbre régiment breton dont ils conservent de cuisants souvenirs.

1915

Cette réputation de bravoure vaudra au 19e et à son frère breton le 118e des postes de choix, « La Boisselle », pour commencer, où il monte la garde en perpétuelle alerte à quelques mètres du Boche jusqu'en juillet 1915 et apprend à fond la guerre de mine et de tranchée.

L'attaque de Champagne (25 septembre 1915) lui fournit l'occasion de prouver qu'il n'a rien perdu de son ancien mordant et lui vaut d'être cité, avec les autres régiments de la division, à l'ordre du G.A.C. Les Mamelles, la Brosse à Dents, Tahure, évoquent de glorieux souvenirs. A la division revient le redoutable honneur de conserver pendant l'hiver 1915-1916 un terrain chèrement conquis.

1916

Après s'être reconstituée au camp de Mailly, la 22e division est transportée à Verdun. Du 28 mars au 24 avril, le 19e participe à la bataille de Verdun dans le secteur nordouest, subit sans faiblir les bombardements les plus meurtriers et résiste à plusieurs attaques dont celle du 16 avril particulièrement violente.

Reconstitué à nouveau (avril-mai), le régiment soutient pendant près de quatre mois une guerre de mine des plus actives et des plus pénibles dans le secteur de Berry-au- Bac-cote 108.

Il passe au repos les mois de septembre et d'octobre dans les régions de Coulonges-Château-Thierry-Saint-Dizier, remonte à Verdun admirablement entraîné et porte nos lignes le4 novembre jusqu'au village de Vaux.

1917

La 22e division quitte Verdun le 22 janvier et reste à l'instruction jusqu'au 20 mars dans la région de Meaux.

Le 19e se porte sur Soissons le 27 mars et poursuit les Allemands par Crouy sur Laffaux qu'il attaque « en formation de manœuvre » le 8 avril. Relevé aussitôt après cette attaque, il occupe le secteur d'Hurtebise (28 avril-14 mai) et livre des assauts furieux et répétés pour porter nos lignes sur les bords de l'Ailette. La Grotte des Saxons est prise et reperdue, les formidables défenses du Chemin des Dames résistent à toutes les attaques.

Après un mois de repos dans la région de Montdidier (14 mai-20 juin), le 19e occupe le secteur de Fayet (est de Saint-Quentin) où le 3e bataillon se distingue le 11 août et mérite une citation à l'ordre de la IIIe armée.

Dans le courant du mois de septembre, la 22e division vient occuper le secteur de La Malmaison et participe aux travaux de préparation de l'attaque du Chemin des Dames. Pendant vingt jours les hommes sont soumis aux tirs violents de contre-préparation, multiplient les coups de main et recueillent de précieux renseignements sur l'ennemi.

1918

L'hiver se passe dans les secteurs relativement calmes de Pinon, des bois Mortier et de Quincy.

La 22e division, au repos depuis le 19 mars dans la région de Lagny, est alertée dans la nuit du 22 au 23, enlevée en camions et débarquée, après vingt-quatre heures de route, au sud de Nesle. Il s'agit d'arrêter à tout prix l'avance victorieuse des Allemands. Le 19e est immédiatement jeté dans la bataille, prend la place des Anglais et engage une lutte opiniâtre avec les Allemands, « combattant sans trêve ni repos, de jour et de nuit ». Il les attaque le 25 et leur enlève Nesle et le château d'Herly, les arrête le 26 à Roye, le 27 à Dancourt-Popincourt, à la ferme de Forestil où il résiste jusqu'à la dernière cartouche. Relevé dans la nuit, il reste en soutien jusqu'au 4 avril. La conduite héroïque des régiments d'infanterie de la 22e D.I. en cette circonstance leur vaut une citation au 2e corps de cavalerie, transformée, pour le 19e, en citation à l'ordre de l'armée, le 29 mars 1919, par le maréchal commandant en chef les armées du Nord et du Nord-Est.

Le régiment fait mouvement par voie de terre et vient occuper, le 20 avril, le secteur du Chemin des Dames compris entre l'éperon de Courtecon et celui de Vaumaires ; le secteur est calme et rien jusqu'au 25 mai ne fait prévoir une attaque allemande de ce côté. Cependant, le 27 mai, à 3h30, après une préparation d'artillerie de trois heures d'une violence jusqu'alors inconnue, l'infanterie allemande attaque et submerge littéralement les régiments de la division. L'ennemi lui-même a rendu hommage à l'héroïsme des troupes de la 22e division et en particulier au « vaillant régiment breton bien connu n° 19 » dont les éléments résistaient encore sur l'Ailette lorsque l'Aisne était déjà aux mains des Allemands.

Le régiment, reconstitué dans la région de Mareilly, est dirigé sur l'Alsace où il occupe pendant trois mois (juin- août) le secteur de l'Hartmannswillerkopf.

Après trois semaines de préparation et d'entraînement autour de Vitry- le-François, le 19e se porte sur Souain en Champagne. Le 26 septembre, au point du jour, après une préparation d'artillerie courte mais très violente, la 22e division entamera une série d'actions offensives particulièrement brillantes qui se terminent le 11 novembre sur la Meuse.

Pendant les deux premières périodes de rudes combats, du 26 au 29 septembre et du 4 au 7 octobre, le 19e enlève « avec un entrain remarquable », sur une profondeur de 14 kilomètres, l'ensemble des organisations établies et renforcées pendant quatre années par les Allemands et s'empare de la crête de Navarin, des villages de Somme-Py, de Saint-Pierre et de Saint-Clément- à-Arnes. A la suite de ces opérations, il est cité à l'ordre de la IVe armée.

Le 12 octobre, après avoir franchi la Retourne, le régiment borde l' Aisne au nord du mont Laurent.

Le 1er novembre, il traverse les inondations de l'Aisne à hauteur de Terron et occupejusqu'au 4 le point d'appui de Voncq et le canal des Ardennes à Semuy. Le 6 novembre, il franchit le canal à Semuy, s'empare de Suzanne et de Tourteron. Le 8 novembre, le 19e poursuit et bouscule les arrière-gardes ennemies, s'empare des villages de Balaives, d'Etrépigny, d'Elaires et de Flize ; le 10, il force le passage de la Meuse sous un feu des plus violents, établit une tête de pont au nord de la rivière et termine la guerre, comme il l'a commencée, par un magnifique et glorieux combat qui mérite au 3e bataillon une citation à l'ordre de la IVe armée.

 

Au cours de la guerre, le 19e régiment d'infanterie a été successivement commandé par :

Le colonel CHAPES, août 1914- février 1915.

Le colonel ALBERT, février 1915- février 1916.

Le lieutenant-colonel DE CHAUNAC DE LANZAC, février 1916-décembre 1916.

Le lieutenant-colonel DESTHIEUX, décembre 1916-avril 1917

Le colonel TAYLOR, avril 1917-mai 1918.

Le lieutenant-colonel VASSAL, mai 1918-mars 1919.

 

Composé presque exclusivement d'éléments bretons au début de la campagne, le régiment reçut après la bataille de Verdun (avril 1916) des renforts provenant de toutes les régions de la France ; il garda cependant toujours au moins un tiers de soldats bretons et dut à cette circonstance de conserver précieusement ses belles traditions et ses qualités bretonnes derudesse, d'ardeur au combat, de dévouement, de charmante simplicité dans l'accomplissementdes plus pénibles devoirs et de toujours mériter l'absolue confiance de ses chefs.

 

Source: Historique du 19e régiment d'infanterie pendant la guerre 1914-1918, imprimerie Berger- Levrault

16 août 2008

HISTORIQUE DU 19e R.I.

L'historique du 19ème régiment d'infanterie est un petit livre paru après guerre racontant succintement l'histoire du régiment pendant la Grande Guerre 1914-1918.
Pour le lire, cliquez sur l'image. Si cela ne fonctionne pas, selectionnez dans la colone de gauche la catégorie " 00- HISTORIQUE DU 19e RI".

Historique Couverture

Un grand merci à Christian qui m'a généreusement offert cet historique.

 

 

2 novembre 2014

APRES LES COMBATS

Des le 24 août, les Allemands réquisitionnent tous les hommes valides de Maissin et des alentours pour enterrer les morts.
3 cimetières seront crée pour cela:
   - N° 1 : route de Transinne
   -N° 2 : près du bois Bolet
   -N° 3 : au Shiphoux
Des fosses sont creusées ou sont inhumés les morts par 20, 30 voir 40. Ont leur avaient auparavant enlevé toutes leurs pièces d'identités et bijoux (montres, bagues, portefeuilles, plaques d'identités militaires, etc...) Cela a duré 8 jours.

 

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En 1957, les cimetières de la route de Transinne et du bois Bolet furent supprimés et tous les corps sont rapatriés au cimetière du Siphoux a Maissin. Les soldats Français reposent dans deux fosses communes renfermant respectivement 1542 et 1459 corps qui ne purent êtres identifiés à cause de l'absence de toute pièce d'identités.

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Les 960 soldats Français qui purent être identifiés reposent dans des tombes individuelles.

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Dans ce cimetière reposent aussi 856 soldats Allemands tous identifiés, les autres victimes Allemandes auraient, d'après les dires, été soit évacués, soit incinérés.

Pour les blessés, un immense lazareth a été crée dans un champs sur la route de Transinne, face au cimetière N°1. Des milliers de blessés Français et Allemands ont été soigné dans ce lazareth.
De nombreux blessés des deux camps furent évacués et soignés dans les villages voisins de Maissin (Opont, Redu, Transinne, Libin , Saint Hubert, etc...).

21 novembre 2008

LES CAHIERS DU 19e R.I

A l'initiative du capitaine JEGADEN et de Pierre MASSE, une amicale des anciens combattants du 19ème régiment d'infanterie fut crée à Brest en 1922. L'amicale du 19ème R.I a fait paraitre une revue trimestrielle: "LES CAHIERS DU 19e RI". Dans ces cahiers, toute une série d'articles sur l'histoire du régiment pendant la première guerre mondiale qui avait pour but de reconstituer l'histoire et conserver la mémoire du 19e régiment d'infanterie, car les archives du régiment avaient étés perdues en 1918 au Chemin des Dames. Se basant sur des ouvrages traitant de cette période complétés par des témoignages d'anciens du 19e RI, ces articles retracent tout le périple du 19e régiment d'infanterie pendant la grande guerre. Ces cahiers sont l'une de mes principales sources pour la rédaction des articles de ce blog.

Cahiers du 19e RI

25 avril 2014

" Carnets de guerre et souvenirs de captivité " d'André Braudeau lieutenant au 19e RI

André Braudeau Livre

Marié et père de deux enfants, André Braudeau est inspecteur primaire de l'éducation nationale. Mobilisé en aout 1914, il fait toute la guerre qu'il termine prisonnier en Allemagne. Durant ces quatre années, il prend des notes. En 1949, André Braudeau reprend ses notes qu'il réécrit sur trois carnets :
- Le premier couvre la période de sa mobilisation comme sergent au 249e régiment d'infanterie à sa première blessure reçue à Craonnelle, sur le Chemin des Dames, le 24 septembre 1914.
- Le second relate la période de mai 1915 ou il est nommé sous-lieutenant au 123e régiment d'infanterie à sa seconde blessure en mai 1916 dans le secteur de Verdun.
- Le troisième commence en janvier 1917, période ou André, promu lieutenant, est au bataillon d'instruction du 123e régiment d'infanterie près de Bordeaux. Le 13 novembre 1917, il est affecté au 19e régiment d'infanterie. Ce carnet s'arrête le 27 mai 1918, jour de la grande offensive allemande sur le Chemin des Dames. Comme beaucoup d'hommes du 19e régiment d'infanterie, il est fait prisonnier ce jour-là.
Lors de sa captivité au camp d'Osnabrück, André Braudeau raconte son quotidien de prisonnier dans un carnet qu'il appelle "Souvenirs de captivité".

Ses petites filles ont retranscrit ces quatre carnets auxquels elles ont croisé le journal tenu en 1918 par Suzanne, son épouse, qu'elles ont réunis dans un livre, paru en 2014 en auto-édition chez Autres Talents, intitulé :

" 1914-1918 Carnets de guerre et souvenirs de captivité " d'André Braudeau

Un grand merci à Brigitte et Marie Claude qui m'ont généreusement offert ce livre de leur grand-père.

1 novembre 2014

1914 - COMBATS DANS LA SOMME

Un article sur les combats du 11e Corps d'Armée dans la Somme pendant l'hiver 1914-1915 est paru dans le numéro de novembre 2014 de la revue "Uniformes". Outre le fait que cet article traite d'un sujet assez méconnu de l'histoire de la première guerre mondiale, y figure également de belles photos de l'uniforme d'un soldat du 19e régiment d'infanterie au début de la guerre avant l'apparition de la tenue "bleu horizon".

Uniformes Magazine

22 avril 2011

30 AOUT 1915 - EXPLOSION DE MINE

Le 30 aout 1915, le 3e bataillon du 19e régiment d'infanterie est en première ligne dans le secteur A.
A 5 heures 30, une mine allemande explose devant la tranchée 474. La mine produit un entonnoir de 50 mètres de diamètre, détruit la première ligne française sur quarante mètres et comble la tranchée de seconde ligne sur vingt mètres.
A la 12e compagnie, une dizaine d'hommes sont ensevelis. La section voisine se porte aussitôt dans l'entonnoir. Une partie des hommes se ruent sur la lèvre de l'entonnoir faisant face à l'ennemi et défend celle-ci à coup de grenades. Les autres recherchent activement leurs camarades ensevelis sous le violent bombardement qui a suivi l'explosion de la mine.
LARDY

 Quatre hommes ne pourront être sauvés:

 Le sous lieutenant Maurice Lardy
 Les soldats : Meven André
                   Jean Brelivet
                   Prigent Moal
                   Yves Velly

11 janvier 2010

L'ALBUM PHOTO DU LIEUTENANT JEANTREL

Voici quelques photos prises par le lieutenant Jeantrel que Guy François, propriétaire de l'album, a eu l'extrême gentillesse de me communiquer.
Ces clichés ont été pris dans la Somme dans le secteur d'Ovillers La Boisselle, Bécourt, Fricourt pendant l'hiver 1914-1915, période ou le 11e Corps d'Armée, dont faisait partie le 19e régiment d'infanterie, occupait ce secteur.
Le lieutenant Jeantrel n'était pas au 19e régiment d'infanterie. Il faisait partie du 28e Régiment d'Artillerie ou il était officier à la 8e batterie du 3e groupe. Le 28e RA est le régiment d'artillerie du 11e CA et il passé l'hiver 1914-1915 en compagnie des fantassins du 19e régiment d'infanterie.

1___Lieutenant_Jeantrel_et_adjudant_Car_me

Le lieutenant Jeantrel (à droite) et l'adjudant Carême dans un abri de première ligne.

2___Une_tranchee_devant_La_Boisselle

Une tranchée devant La Boisselle.

3___Ruines_de_La_Boisselle

Les ruines de La Boisselle vues depuis un PC du 28e RA.
Les lignes blanches visibles au premier plan sont les tranchées allemandes.

4___P

Officiers du 19e RI.
Le deuxième en partant de la gauche est le commandant Wolf, chef du 3e bataillon.

5___Casemate_du_28e_RAC_devant_La_Boisselle

Casemate de canon de 75 du 28e RA construite devant La Boisselle.

6___Basilique_d_Albert

La basilique d'Albert en ruine et sa célèbre vierge penchée.

Grand merci à Guy François pour le partage de ces photos.

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Le 19eme régiment d'infanterie 1914/1918
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