16 décembre 2015

EMOUVANTE CARTE POSTALE

Emouvante carte postale, évoquant les nombreuses victimes de l'attaque d'Ovillers le 17 décembre 1914, envoyée par un soldat du 19e régiment d'infanterie à sa fiancée.

Recto

Le 15 janvier 1915

Ma chère petite Marie

Je viens de recevoir ta carte. Je suis heureux de savoir que tu es toujours en bonne santé et moi je suis de même, Dieu merci. Alors, tu as su que le 19e a été complétement détruit. Je t’assure qu’on avait fait du propre. Nous sommes partis à 4 heures du matin avec 2500 hommes pour faire une attaque et à 6 heures et demie nous étions que 1200 hommes et alors tu n’as qu’à voir combien qui ont laissé leur peau. Je t’assure qu’on aura beaucoup de mal à retourner.

Ton ami qui t’aime et qui pense toujours à toi.

 

Verso


15 décembre 2014

CENTENAIRE DES COMBATS D'OVILLERS LA BOISSELLE

Le 17 décembre 1914, le 19e régiment d'infanterie partait à l'assaut du village d'Ovillers. Combat ou le régiment a 302 soldats  tués et plus de 800 blessés ou fait prisonniers.

Dans le cadre du centenaire de cette offensive, une commémoration a eu lieu à Ovillers La Boisselle le samedi 13 décembre 2014. Cent ans après, une délégation bretonne venue de Landerneau, mais aussi des allemands de Hünfeld se sont retrouvés pour rendre un hommage à toutes les victimes de cette tragique journée du 17 décembre 1914.

Après la messe dite en allemand, français et breton dans l'église d'Ovillers, le cortège, accompagné du bagad de Landerneau, des musiciens allemands de Hünfeld et du Samarobriva Pipe Band d'Amiens, s'en rendu au carré breton dans le cimetière britannique d'Ovillers La Boisselle.

  Le Samarobriva Pipe Band 

Le Samarobriva Pipe Band                     Le Bagad Bro Landerne de Landerneau

Le bagad Bro Landerne de Landerneau

 

 

 

 

 

 

Dépôt de gerbe au carré breton

Les drapeaux

 

 

 

 

  


Dépôt de gerbes au carré breton  

La cérémonie s'est poursuivie au calvaire breton d'Ovillers avec les discours des officiels et les dépôts de gerbes de fleurs. Un hommage est rendu au lieutenant Augustin de Boisanger du 19e RI avec l'évocation de l'histoire du calvaire érigé par sa famille.

Dépôt de gerbe
Les enfants d'Ovillers La Boisselle déposent une gerbe au pied du calvaire breton

Puis retraite aux flambeaux jusqu'à La Boisselle ou un moment de recueillement a lieu devant le monument aux morts.

recueillement devant le monument aux morts de La Boisselle

La cérémonie se termine par la lecture de textes et chants à l'Ilot, site resté en l'état depuis la fin de la 1ère guerre mondiale comportant d'importants  vestiges de la terrible guerre des mines qui y a sévit et ou beaucoup d'hommes du 19e régiment d'infanterie ont perdu la vie au cours de l'hiver 1914-1915.

L'Ilot
Chants et lectures à l'Ilot

Une petite vidéo réalisée par le journal "Le courrier picard". Cliquer sur la flèche pour la visionner.

17 décembre 2013

99 ANS APRES...

96_ans_apr_s

99 ans après, une grande pensée pour toutes les victimes du combat meurtrier d'Ovillers La Boisselle le 17 décembre 1914.

16 janvier 2013

PREMIER CONCERT DE LA MUSIQUE DU 19e R.I.

Après huit mois de silence, la musique du 19e régiment d'infanterie sous la baguette du chef de musique Esvan donne son premier concert de la guerre à Lavièville le 3 avril 1915 lors d'une période de repos du régiment.
Il y sera joué :

  • Le ménestrel
  • Titus
  • Chante Manon
  • Le petit duc
  • Air belge
  • Air anglais
  • La Marseillaise

Pour cette occasion, Emile Madec et Maurice Marchand illustrent le programme qui sera distribué aux soldats du 19e RI. Ils y dessinent un soldat faisant le guet au créneau ainsi que le clocher de la basilique d'Albert avec sa célèbre vierge penchée.
La petite nièce d'Emile Madec, Soizick, que je remercie, m'a fait parvenir une copie de ce programme de musique du 3 avril 1915 signé de la main d'Emile Madec.

Concert 3 avril 1915

Ce concert remporta un vif succès et sera suivi de nombreux autres dont les programmes furent aussi illustrés par Emile Madec et Maurice Marchand.

 

15 octobre 2012

L'ALBUM PHOTO DE JACQUES PILVEN

Marie Claude, que je remercie, m'a fait parvenir les photographies prises par son grand oncle Jacques Pilven. Sous Lieutenant au 62e régiment d'infanterie, il sera tué au combat le 25 septembre 1915 à Tahure lors de l'offensive de Champagne.

n°81 Jacques Pilven

Ces photos, prises dans le secteur d'Ovillers La Boisselle entre mai et juillet 1915, sont très intéressantes car elles montrent les lieux occupés par le 19e régiment d'infanterie de janvier à juillet 1915.

n°2 abri de mitrailleuse,La Boisselle

n°13 tranchée de 1ère ligne avec créneaux blindés  

n°3 groupe dans tranchée de 1ère ligne

n°8 La Boisselle vue des 2èmes lignes

n°1 Jacques Pilven

Pour voir toutes les photos de l'album de Jacques Pilven cliquez ici => Album photos de Jacques Pilven

Grand merci à Marie Claude pour le partage de ces photos.


17 septembre 2012

RECHERCHES ARCHEOLOGIQUES A LA BOISSELLE (2)

Une nouvelle session de recherches archéologiques a eu lieu en mai dernier à La Boisselle. Elle a permit de mettre à jour une partie des ruines de la ferme qui se trouvait au sud du village. Appelée "L'ilot" par les français, "Granathof" par les allemands, elle fut le théâtre d'âpres combats pour les soldats des 19e et 118e RI.

L'ilot

C'est au cFrançois Marie Bideauours de ces recherches que fut retrouvé les corps de deux soldats français dont l'un n'a pas pu être identifié. Le second, identifié grâce à sa plaque d'identité est François Marie Bideau, soldat au 118e régiment d'infanterie, tué le 27 décembre 1914 au cours d'un combat à l'ilot de La Boisselle.
François Marie Bideau et son camarade ont été inhumés dans la nécropole militaire d'Albert le 28 aout 2012 en présence de la famille de François Marie Bideau.
                   


Pour plus d'informations, n'hésitez pas à consulter le site => http://www.laboisselleproject.com/fr/ et la page concernant François Marie Bideau ici => http://www.laboisselleproject.com/fr/tag/francois-marie-bideau/

18 juillet 2012

700 MARKS POUR UNE MITRAILLEUSE FRANCAISE

Le_Temps_31_01_1915Le Temps 31 janvier 1915

Un article paru dans le journal Le Temps du 31 janvier 1915 raconte que, pour fêter l'anniversaire de la fondation de l'empire germanique, l'empereur Guillaume II a demandé la prise de La Boisselle. Pour motiver ses troupes, il promet une récompense de 700 marks à qui rapporterait une mitrailleuse française.

- Que s'est réellement passé à La Boisselle ?

Le 18 janvier 1915, le 65e régiment d'infanterie occupe le secteur de La Boisselle, la 7e compagnie dans l'ilot, la 8e au cimetière et la 6e dans la tranchée aux arbres située un peu en arrière du cimetière. Le 2e bataillon du 65e est dans les tranchées de soutien et le reste du régiment en réserve à Albert.
Un peu après minuit, les allemands s'élancent sur l'ilot et le cimetière en silence, pas un coup de fusil ni de canon.
Pris par surprise et devant la violence de l'assaut ennemi, les 7e et 8e compagnies du 65e régiment d'infanterie se replient sur la tranchée aux arbres. L'artillerie est alertée et commence aussitôt un bombardement du village de La Boisselle.
Vers 0 heures 45, le dépôt de cheddite, destiné aux travaux de mine, qui se trouvait dans une cave de l'ilot explose.
Le général commandant le 11e Corps d'Armée ordonne de reprendre le terrain perdu. Le 19e régiment d'infanterie est alerté et se porte à Albert prêt à intervenir si besoin. Le 118e régiment d'infanterie est à Bouzincourt.
A 6 heures 55, la contre-attaque lancée par le 65e régiment d'infanterie est un succès, tous les emplacements occupés au début de la nuit précédente sont repris.

Dans sa correspondance, le commandant Viotte chef du 2e bataillon du 19e régiment d'infanterie note à la date du 18 janvier 1915 :

" Ce matin à quatre heures un ordre imprévu nous portait à la sortie Est d’Albert. Là, je m’y mettais en liaison avec le commandant du 65e et j’attendais près de lui jusqu’à 10 heures 45 un nouvel ordre, celui de rentrer à Millencourt. Dans la nuit le 65e avait relevé le 118e et le 19e et par un hasard extraordinaire les allemands avaient fait un coup de main sur la partie de La Boisselle que nous possédons. Coup de main heureux puisque des deux compagnies qui la tenaient, il ne restait plus qu’une soixantaine d’hommes, le reste, pincé.
Vous voyez la tête du haut commandement ; à vouloir s’avancer toujours et sans nécessité ont finit par perdre de vue les plus nécessaires principes de sureté. Il n’y avait aucun fil de fer en avant. Les boches ont écopé ferme naturellement dès que notre artillerie se fut mise de la partie. A 10 heures 45, au moment où je repartais tout était repris par le 65e qui sera évidement plus prudent cette nuit.
PS : On avait promis 700 marks aux allemands par mitrailleuse prise ! Ils se sont tapés. Rien. "

 

26 octobre 2011

RECHERCHES ARCHEOLOGIQUES A LA BOISSELLE

En parallèle de la cérémonie d'inauguration après restauration du calvaire breton dédié aux soldats du 19e régiment d'infanterie mort pour la France le 17 décembre 1914, se déroulait une opération "portes ouvertes" sur le site ou des recherches archéologiques sur la première guerre mondiale sont effectuées à Ovillers La Boisselle.
Menées par un groupe d'historiens britanniques, ces recherches ont pour but de mener une étude détaillée d'un champ de bataille de la 1ère guerre mondiale, l'étude et la cartographie du réseau de galeries, sapes et puits souterrains, vestiges de la guerre des mines et la préservation d'un lieu unique de la première guerre mondiale resté quasiment en l'état depuis la fin du conflit grâce à la volonté des propriétaires.

En 1915, ce terrain faisait partie du secteur de la 44e brigade d'infanterie. Le 19e et le 118e R.I s'y sont relayés pour garder cette ligne de front jusqu'à fin juillet 1915, date à laquelle ils ont été relevés par l'armée britannique. Hiver terrible pour les soldats bretons ! Sous les bombardements et fusillades incessants, dans le froid, ils se transforment en terrassiers et creusent tout un réseau de tranchées et boyaux qui porteront les noms de soldats tués dans ce terrain. De plus, une guerre des mines est poussée activement sur ce petit morceau du front. De nombreuses galeries souterraines sont creusées dans le sous sol en direction des lignes ennemies afin d'y placer des explosifs pour faire sauter la tranchée adverse. Les allemands font de même. Les soldats vivent dans l'angoisse permanente d'être enseveli vivant par une explosion de mine. Ces travaux de fortification du terrain et de guerre des mines seront poursuivis par les soldats britanniques.

Vue générale

A l'occasion de ces portes ouvertes, les historiens britanniques avait matérialisés les tranchées avec des petits drapeaux (jaune pour les franco-britanniques, rouge pour les allemandes). Par endroit, celles-ci ne sont distantes que de 35 mètres. Les noms des tranchées ainsi matérialisées était inscrit sur un panneau de bois, en haut le nom français, en dessous le nom que les britanniques ont donné à cette tranchée quand ils ont repris le secteur.

Tranchée Dohollou

 

Jean Dohollou était sous lieutenant au 19e régiment d'infanterie. Il est mort des suites de ses blessures à l'ambulance 3/11 installée à Dernancourt le 5 mars 1915. Son nom a été donné à la tranchée ou il a été mortellement blessé. La tranchée Dohollou était la tranchée de 1ere ligne. Elle n'a pas été renommée par les britanniques.

 

 

 

 Tranchée Joanny

Pierre Marie Jouanny était sergent au 19e régiment d'infanterie. Il a été tué au combat le 28 février 1915 à La Boisselle, probablement non loin de la tranchée qui a pris son nom. Les soldats britanniques ont renommé cette tranchée "Tummel Street".
A noter une petite erreur dans l'orthographe du nom.

 

 

 

 

 

Tranchée QuemarFrédéric Hyacinthe Quémar était sous lieutenant au 19e régiment d'infanterie. Il a été tué au combat le 7 février 1915 à La Boisselle lors d'une attaque pour occuper les lévres de l'entonnoir produit par l'explosion de mines allemandes. Il a donné son nom à la tranchée qui se trouvait juste devant cet entonnoir. Elle été renommée "Fairmaid Street" par les soldats britanniques.

 

 

 

 


Entonnoir du 7 février 1915Des entonnoirs de mines ont été dégagées, ici celui du 7 février 1915.

L'ilot

 

 

Les chercheurs sont parvenus a localiser l'Ilot, théâtre d'âpres combats pour le 19e régiment d'infanterie.

 

 

 

 

 

 

Au cours de cette session de fouilles, les historiens et archéologues découvert et remis à jour deux entrées de galeries souterraines, une française et une britannique.

Galerie Française

Entrée de la galerie française. On y voit les restes du boisage fait en 1915.

La prochaine session de recherches sur ce terrain à Ovillers La Boisselle aura lieu au printemps 2012.
Pour en savoir plus sur ces recherches archéologiques et suivre l'avancée des travaux, n'hésitez pas à consulter le site des historiens britanniques ici => http://www.laboisselleproject.com/fr/

16 octobre 2011

UN REPORTAGE DE FRANCE 3 BRETAGNE

Voici un reportage en langue bretonne (sous-titré en français) ou Gabriel Le Mer de l'association "Bretagne 14-18" évoque l'attaque du 19e régiment d'infanterie de Brest le 17 décembre 1914.
Filmé en 2008, on y voit le calvaire du 19e RI avant rénovation. Ce reportage a été diffusé sur France 3 Breizh en octobre 2011. Cliquer sur la flèche blanche pour démarrer la lecture de la vidéo.

A noter une petite erreur dans le reportage: Augustin De Boisanger est le président de l'Office Central de Landerneau et non pas son fils ainé.

 

10 octobre 2011

INAUGURATION DU CALVAIRE BRETON DU 19e REGIMENT D'INFANTERIE

Inauguration 1

Inauguration 2

 

Samedi 8 octobre 2011 a eu lieu l'inauguration, après travaux de restauration, du calvaire breton d'Ovillers La Boisselle.

Erigé en 1924, sur l'initiative de la famille De Boisanger et de l'Office Central des œuvres mutuelles et des syndicats agricole du Finistère, le calvaire est l'oeuvre du marbrier Donnart de Landerneau.
Réalisé en pierre de Kersanton, il est dédié à la mémoire du lieutenant Augustin De Boisanger, de l'adjudant André Pitel, du capitaine Henri Raillard et des braves du 19e régiment d'infanterie tombés le 17 décembre 1914 lors de l'attaque d'Ovillers.

 

 Les quatre faces du socle du calvaire

Socle 1

 Socle 2

 

 

 

 

 Socle 3

Socle 4

 

 

 

 

 

 Le calvaire

Calvaire rénovation

Fidèle gardien de la mémoire des soldats bretons du 19e régiment d'infanterie tombés le 17 décembre 1914 sur la terre picarde, le calvaire, qui avait subi les ravages du temps, a fait l'objet d'une complète restauration cet été. Il a été inauguré le samedi 8 octobre 2011 au cours d'une émouvante cérémonie.
Une importante délégation bretonne était présente parmi laquelle des familles de soldats du 19e régiment d'infanterie mort pour la France le 17 décembre 1914 à Ovillers La Boisselle.

Quelques photos de cette cérémonie

Le départ du cortège. Le Samarobriva Pipes and Drums ouvre la marche suivi par les poilus de l'association "14-18 en Somme".

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En route vers le calvaire breton

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Les portes drapeaux se mettent en place

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Le ruban est coupé par madame Wattraint maire d'Ovillers La Boisselle, monsieur Patrick Leclerc maire de Landerneau, monsieur Bassaguet sous-prefet de Peronne.

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Inauguration du panneau explicatif

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Le panneau

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Discours officiels

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Les enfants déposent des petits bouquets

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Un article sur cette cérémonie est paru dans le journal "le courrier Picard". Vous pouvez le lire ici => http://www.courrier-picard.fr/courrier/Actualites/Info-locale/Haute-Picardie/Picards-et-Bretons-a-l-unisson-pour-preserver-la-memoire