Le 19eme régiment d'infanterie 1914/1918

10 juin 2014

L'ATTAQUE DE LA BROSSE A DENTS - 6,8 octobre 1915

Après deux jours de bombardements préparatifs, la 22e Division d'infanterie se lance à l'attaque de la Brosse à dents le 6 octobre 1915 à 4 heures 20 du matin.

Attaque de la Brosse à dents

 

A l'Ouest, le 118e régiment d'infanterie s'empare du bois 6981, de la tranchée de Constantinople et de la partie Ouest de la Brosse à dents.
Partant du Sud-Ouest, les 2e et 3e bataillons du 19e régiment d'infanterie prennent la Brosse à dents jusqu'au point 7481. Au-delà, un fortin allemand empêche toute avance. Posté face à la nouvelle tranchée allemande, le 1er bataillon couvre le flanc de l'attaque des deux autres bataillons. Le régiment fait 200 prisonniers allemands ce jour-là.



Le général Bouyssou, commandant la 22e Division, donne l'ordre de prendre le reste de la Brosse à dents dès le lendemain. Vu l'état de fatigue des hommes du 19e RI qui combattent sans arrêt depuis 12 jours sous la pluie, le colonel Albert refuse cet ordre. Par conséquent, l'attaque est reportée. Mais les hommes ne peuvent guère se reposer car, toute la journée du 7, l'ennemi bombarde les lignes françaises à coups d'obus asphyxiants.
Malgré tout, le 8 octobre à 4 heures du matin, le 19e RI attaque sans préparation d'artillerie, appuyé par le 118e RI. La Brosse à dents est conquise à 8 heures.
Dans la nuit du 8 au 9 octobre, le régiment est relevé par le 134e RI. Les hommes sont si fatigués qu'ils regagnent Perthes les Hurlus par la plaine au vu de l'ennemi. Malgré le danger encouru, ce chemin est plus court que celui des boyaux remplis de boue permettant de regagner l'arrière.

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25 avril 2014

" Carnets de guerre et souvenirs de captivité " d'André Braudeau lieutenant au 19e RI

André Braudeau Livre

Marié et père de deux enfants, André Braudeau est inspecteur primaire de l'éducation nationale. Mobilisé en aout 1914, il fait toute la guerre qu'il termine prisonnier en Allemagne. Durant ces quatre années, il prend des notes. En 1949, André Braudeau reprend ses notes qu'il réécrit sur trois carnets :
- Le premier couvre la période de sa mobilisation comme sergent au 249e régiment d'infanterie à sa première blessure reçue à Craonnelle, sur le Chemin des Dames, le 24 septembre 1914.
- Le second relate la période de mai 1915 ou il est nommé sous-lieutenant au 123e régiment d'infanterie à sa seconde blessure en mai 1916 dans le secteur de Verdun.
- Le troisième commence en janvier 1917, période ou André, promu lieutenant, est au bataillon d'instruction du 123e régiment d'infanterie près de Bordeaux. Le 13 novembre 1917, il est affecté au 19e régiment d'infanterie. Ce carnet s'arrête le 27 mai 1918, jour de la grande offensive allemande sur le Chemin des Dames. Comme beaucoup d'hommes du 19e régiment d'infanterie, il est fait prisonnier ce jour-là.
Lors de sa captivité au camp d'Osnabrück, André Braudeau raconte son quotidien de prisonnier dans un carnet qu'il appelle "Souvenirs de captivité".

Ses petites filles ont retranscrit ces quatre carnets auxquels elles ont croisé le journal tenu en 1918 par Suzanne, son épouse, qu'elles ont réunis dans un livre, paru en 2014 en auto-édition chez Autres Talents, intitulé :

" 1914-1918 Carnets de guerre et souvenirs de captivité " d'André Braudeau

Un grand merci à Brigitte et Marie Claude qui m'ont généreusement offert ce livre de leur grand-père.

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19 février 2014

LOUIS MARIE ROUAULT

Louis Marie ROUAULT est né le 9 mai 1888 au lieu-dit "Cabriens" à Saint Brandan dans les Côtes d'Armor ou ses parents sont agriculteurs. Il effectue son service militaire au 19e régiment d'infanterie de Brest du 8 octobre 1909 au 1er octobre 1911.

Louis Marie Rouault

Libéré des obligations militaires, il rentre à Lanfains ou il aide sa mère à tenir la ferme familiale. Rappelé à l'armée par la mobilisation générale, Louis Rouault rejoint la caserne de Brest dès le 3 aout 1914. Il rejoint le 19e régiment d'infanterie sur le front le 21 décembre 1914 et passe tout l'hiver dans le secteur d'Ovillers La Boisselle dans la Somme.
Début aout 1915, le régiment part pour la Champagne. Le 25 septembre 1915, l'armée française lance une grande offensive et attaque sur un front de 25 kilomètres. L'objectif du 19e RI est le village de Tahure. Cette journée est terrible et fait de nombreuses victimes, Louis Rouault à la chance d'en sortir indemne. Le 6 octobre, le 19e RI repart à l'assaut de Tahure qui n'a pu être conquis le 25 septembre. Ce jour-là, Louis a moins de chance, il est blessé au nez par un éclat d'obus.
Il est évacué sur l'hôpital temporaire n° 30 de Moulin dans l'Allier ou il est soigné pendant un mois, puis il est envoyé aux hospices civils de Lyon pour y finir sa convalescence. Le 21 janvier 1916, après sept jours de permission passés en famille, Louis Rouault rentre au dépôt et rejoins le 19e régiment d'infanterie au front le 2 mars 1916.
Après les tragiques journées de Verdun en avril 1916, l'été se passe dans le secteur de Berry au Bac et sa célèbre cote 108.
Mi-septembre 1916, malade, Louis est évacué pendant un mois. Il retrouve son régiment le 11 novembre près du fort de Vaux.
De nouveau évacué pour maladie en mars 1917, il est soigné à l'hôpital complémentaire n° 1 à Meaux en Seine et Marne et reviens au dépôt du 19e RI après sa convalescence le 21 avril 1917. Il est évacué une troisième fois pour entorse début octobre 1917 et passe un mois dans un dépôt d'éclopés avant de retrouver le 19e RI dans la forêt de Pinon non loin du Chemin des Dames.

Le 10 mars 1918, le régimenSecteur des combats du 19e RI fin mars 1918t est relevé pour aller au grand repos à Lagny sur Marne dans la région parisienne. Après dix jours de voyage, les hommes goutent à un repos bien mérité mais qui sera de courte durée. Trois jours après son arrivée, le 19e régiment d'infanterie est mis en alerte et envoyé d'urgence dans le secteur de Roye dans la Somme ou il doit venir au secours des troupes britanniques enfoncées par poussée allemande de l'offensive "Michaël". C'est au cours de ces combats que Louis Marie Rouault est fait prisonnier le 26 mars 1918 à Roye. Interné en Allemagne, il rentre en France le 2 décembre 1918 et bénéficie d'un mois de permission du 19 décembre au 10 janvier 1919. Muté au 71e régiment d'infanterie de Saint Brieuc le 18 février, il est démobilisé le 22 mars 1919.

Louis Marie Rouault se marie en 1920 avec Mélanie Joly et aura trois enfants. Après avoir tenu un café à Lanfains dans les Côtes d'Armor, il exerce différents métier dont agent de maintenance à la SNCF. En 1928, il quitte la Bretagne et exploite une ferme dans l'Eure et Loir puis dans l'Orne ou il décède le 6 février 1952 à l'âge de 64 ans.

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29 janvier 2014

YVES ROUZES

Rouzès Yves

Né en 1891 à Pleumeur Gautier dans les Côtes d'Armor, Yves ROUZES effectue son service militaire au 19e régiment d'infanterie depuis octobre 1913 lorsque la guerre éclate. Il quitte Brest avec son régiment le 8 aout 1914 en direction des Ardennes et participe à tous les combats de ce début de campagne.

Le 29 septembre 1914 dans la matinée, le 19e régiment d'infanterie doit participer à une attaque avec le 62e régiment d'infanterie ayant pour objectif la prise de Thiépval dans la Somme. Pour ce faire, un bataillon part d'Authuile, l'autre de Hamel pendant que le 3ème garde les ponts sur la rivière Ancre. Ignorant les positions exactes de l'ennemi, le régiment part au combat sous un bombardement et une fusillade incessante.

A la lisière du bois de Thiépval, Yves Rouzès, allongé sur le sol pour se protéger, tire sur l'ennemi. C'est à ce moment-là qu'il est frappé simultanément par un éclat d'obus au pied droit et par une balle entrée par le menton et ressortie sous l'omoplate gauche.

Ramené par ses camarades à Hamel ou il reçoit les premiers soins, il est évacué et soigné dans un hôpital de La Roche sur Yon en Vendée.
Après guérison, Yves Rouzès est affecté au 228e régiment d'artillerie et repart sur le front. Il est démobilisé le 5 juillet 1919.


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17 décembre 2013

99 ANS APRES...

96_ans_apr_s

99 ans après, une grande pensée pour toutes les victimes du combat meurtrier d'Ovillers La Boisselle le 17 décembre 1914.



17 novembre 2013

Marcel PONDAVEN

Petit message à l'intention de Mr Dubuisson suite à sa demande de renseignements.

Serait'il possible de me recontacter car je ne peux pas vous répondre car l'adresse mail que vous avez donné ne fonctionne pas.

Merci.

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15 novembre 2013

JOSEPH MARIE L'HOPITAL

LHOPITAL Joseph Marie

 

Joseph Marie L’Hopital est né le 9 mars 1886 à Ploumoguer dans le Finistère. Il se marie en 1911 avec Albertine Françoise L'hostis et habite Saint Pierre Quilbignon près de Brest. Il exerce la profession de tôlier à l'arsenal de Brest.
Rappelé par l'armée à la mobilisation générale du 2 aout 1914, alors que sa femme attend leur premier enfant, il est affecté au 19e régiment d’infanterie ou il est caporal à la 8e compagnie. Il participe à tous les combats du régiment, Maissin, Lenharrée, Ovillers La Boisselle. Le 25 septembre 1915, le 19e RI prend part à l’offensive de Champagne dont la mission est la prise de Tahure. Dans la nuit du 25 au 26 à 1 heure du matin, Joseph Marie L’Hopital est tué par les éclats d’un obus. Le même obus toucha quatre de ses camarades.

Son fils Jean, né le 12 novembre 1914, ne connaitra jamais son père.

Inhumé dans un premier temps dans un cimetière provisoire à Somme Suippe, le corps de Joseph Marie L’Hopital a été transféré en 1923 dans la nécropole nationale de Somme Suippe dans la Marne ou il repose au milieu de ses camarades d’infortune.

L'Hopital J - Somme Suippe

Tombe de Joseph Marie L'Hopital - Nécropole nationale de Somme Suippe

 

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21 septembre 2013

UN CAVALIER - LE COLONEL TAYLOR

Un cavalier Le colonel Taylor

Biographie du colonel Paul Walwein Taylor commandant le 19e régiment d'infanterie d'avril 1917 au 27 mai 1918, date à laquelle il sera tué au combat sur le chemin des Dames.

Livre écrit par Alfred Duret et Tony Catta paru aux éditions Baufreton en 1927.

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18 août 2013

LE SOURIRE DE L'ESCOUADE

Le Sourire de l'escouade

A l'été 1916, le 19e régiment d'infanterie se trouve à Berry au Bac. C'est à cette époque que cinq camarades de la 1ere compagnie décident de créer un journal destiné à leurs compagnons de tranchée. Ce journal s'appellera " Le Sourire de l'Escouade" dont le premier numéro paraitra le 14 juillet 1916. Il aura ue existence très courte. Seul six numéros seront édités, le dernier paraissant le 25 octobre 1916 alors que le 19e régiment d'infanterie cantonne à Vassincourt en attendant de repartir une seconde fois dans l'enfer de Verdun.
Le 31 octobre 1916, sous une pluie battante, le régiment part relever le 305e RI devant le fort de Vaux. Arrivés dans ce secteur à l'aube du 1er novembre, les hommes sont pris sous un déluge d'obus de tous calibres. Devant l'absence d'abri, les soldats se terrent dans les trous d'obus, qu'ils tentent d'approfondir et de relier entre eux.
Dans un de ces trous d'obus, les cinq rédacteurs du "Sourire de l'Escouade" tentent de s'abriter de cet enfer. C'est alors que tombe un obus dans leur trou, tuant sur le coup le soldat Adolphe Brechet, le caporal Marius Bonnefous, le soldat Edmond Ledos et le sergent Marius Marouby. Le cinquième, Roger Anceaume, grièvement blessé, décèdera le 5 novembre 1916.
Avec ces cinq hommes disparu "Le Sourire de l'Escouade" éphémère journal de tranchée de la 1ere compagnie du 19e régiment d'infanterie.

Il est possible qu'il y ait eu un sixième rédacteur car, ce 1er novembre 1916, outre Adolphe Brechet, Marius Bonnefous, Edmond Ledos et Marius Marouby, un cinquième homme, Eugène Léon, a été tué à la 1ère compagnie. Se trouvait' il dans le trou d'obus qui fut fatal aux rédacteurs du "Sourire de l'escouade" ? Mystère...

A l'occasion de la sortie du livre d'André Charpentier " Livre d'or des journaux du front - Feuilles bleu horizon ", Roland Dorgelès, dans un article du Petit Parisien du 27 janvier 1936, évoque " Le Sourire de l'Escouade" :
" Parmi tous ces titres qui me viennent à l'esprit, je n'en veux retenir qu'un : Le Sourire de l'Escouade. Il a tenu trois ans, paraissant chaque fois qu'il pouvait, au repos ou en ligne, entre deux attaques. Puis, un jour, en 1917, sur une feuille bordée de noir, on a lu cet avis : " Le Sourire de l'Escouade ne paraîtra plus : ses collaborateurs ont été tués tous les cinq, devant le fort de Vaux. La fatalité les avait réunis dans un même trou où un obus les écrasa. Cinq serrés au coude-à-coude, blêmes et terreux, blaguant quand même : " Tu le mettras dans ton article... Leur dernier sourire."
A noter que dans ces lignes de Roland Dorgelès figure deux erreurs :
Le Sourire de l'Escouade n'a pas tenu trois ans mais trois mois et les membres de la rédaction ont été tués en 1916 et non en 1917.

Le numéro un du Sourire de l'Escouade est visible sur le site Gallica ici => http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k1040761c.image.langFR.r=Le%20Sourire%20de%20l%27Escouade

Merci à Remi Hebert pour son aide précieuse dans mes recherches sur Le Sourire de l'Escouade.

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05 juillet 2013

LE 19e RI DANS LA PRESSE

Place du 19e RI

Article paru dans le le journal "Le Télégramme" en juillet 2012.

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