Le 19eme régiment d'infanterie 1914/1918

15 juin 2015

TEMOIGNAGES DE BLESSES

On sait que le 19e de ligne est des régiments qui ont le plus donné. Il est composé en grande partie de Bretons qui maintiennent vaillamment la vieille réputation de notre race.
De nombreux blessés de ce régiment ont été mis en traitement à l’hôpital de Port-Louis (Morlaix) qui fonctionne sous la direction de MM. Les docteurs Kergrohen, Belamy et Bruhat. Un infirmier, M. Ollier, officier des équipages de la flotte est de Saint Pol de Léon.
Un morlaisien, blessé à la bataille de Sedan, Louis Hamon, nous écrit que les malades reçoivent à l’hôpital les soins les plus empressés. La lettre de notre correspondant est pleine d’un entrain de bon aloi. Nous en extrayons les passages suivants :
Plusieurs morlaisiens étaient à la bataille de Sedan, parmi lesquels j’ai vu Gustave Rolland, Poilleu, Guiomar, Guibot.
L’artillerie lourde allemande a une portée de 10 à 12 kilomètres ; mais notre artillerie, surtout le canon 75, sait la faire taire.
Le 26 aout, j’étais placé avec ma section dans une tranchée à 100 mètres en avant de la lisière d’un bois occupé par le 28e d’artillerie. 600 obus, nous a raconté le colonel, furent tirés sur le 28e. Les arbres du bois étaient décimés. En revanche, ce nombre énorme de projectiles réussit juste à blesser un cheval.

Notre glorieux 75


Un autre correspondant nous écrit :
Dans Sedan, les rues étaient jonchées de cadavres. Les allemands quittant la ville s’étaient sauvés vers la Meuse. Les ponts n’existant plus, les fuyards se jetèrent à l’eau. Il y en eut bientôt tant que les derniers passaient le fleuve à pied sec, en marchant sur leurs camarades.
Les allemands ont inventé un procédé spécial pour arrêter l’élan de nos troupes. Ils disposent devant leurs camps des ronces artificielles, qu’ils agrémentent d’hameçons, si bien que quand on veut franchir ces barrages, l’hameçon vous happe au passage, au détriment de votre pantalon ou de votre capote qui ne s’en porte pas mieux.
Notre correspondant termine en exprimant le désir de retourner au plus vite sur la ligne de combat.
Nous leur souhaitons de continuer à montrer le même courage et leur adressons ainsi qu’à leurs camarades nos meilleures félicitations et nos meilleurs vœux.

Source : Journal "L’Eclaireur du Finistère" paru le 12 septembre 1914

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14 avril 2015

LE LIVRE D'OR DU 19e REGIMENT D'INFANTERIE - 3

Livre d'or du 19e RI

Outre les citations reçues à titre individuel des deux articles publiés précédemment, des citations à l'ordre de la 22e Division d'Infanterie ont été aussi données pour une action collective.

Le 2e bataillon du 19e régiment d’infanterie commandé par le chef de bataillon FOHANNO :
« Sous la conduite énergique de son chef, s’est porté résolument en avant, franchissant les tranchées d’un élan irrésistible, faisant prisonniers 10 officiers et 207 hommes de troupes. »

La 8e compagnie du 19e régiment d’infanterie :
« Le …, devant …, après s’être emparée de la première ligne ennemie, s’est élancée à l’attaque d’une batterie d’artillerie, dont elle a mis toutes les pièces hors d’usage. »

La 4e compagnie du 19e régiment d’infanterie :
« Le …, à l’attaque de la …, s’est élancée à l’assaut de la position ennemie avec un ensemble, une bravoure, une volonté qui ont fait l’admiration de tous. A obtenu un succès complet. »

La 4e section de la 13e compagnie du 19e régiment d'infanterie :
« Commandé par le sergent THEBAUT, cette unité, chargée d’accompagner une troupe d’assaut à …, et d’occuper les positions conquises, est arrivée sur la position ennemie en même temps que la vague qu’elle était chargée de soutenir. S’est immédiatement mise en batterie, malgré un violent tir d’artillerie et d’infanterie. »

Croix de Guerre B

30 mars 2015

LE LIVRE D'OR DU 19e REGIMENT D'INFANTERIE - 2

Livre d'or du 19e RI

Croix de Guerre B

Voici la suite des citations parues dans la Dépêche de Brest en octobre 1915.
Citations à l'ordre de la 22e Division d'Infanterie :

Henri PETIT, médecin aide-major de 2e classe :
« A assuré avec une bravoure et un dévouement absolus la recherche et l’évacuation des blessés, au milieu d’un bombardement très intense et pendant l’assaut d’une position allemande. A pansé plus de 100 blessés. »

Jean BOIDEC, sergent-fourrier :
« A fait la guerre de tranchées depuis 12mois ; s’était déjà distingué à l’attaque d’Ovillers-la-Boisselle le 17 décembre 1914. Le …, devant …, tous ses officiers ayant été mis hors de combat, a pris le commandement de la campagne et l’a très bien dirigée pour l’attaque, sous un feu très violent de mitrailleuses et de mousqueterie. »

Joseph HOUPIN, caporal :
« S’était déjà fait remarquer aux combats de Maissin, le 22 août 1914, et de …, le … ; devant …, marchant en tête d’une section, a été blessé et n’en a pas moins conservé son commandement. Blessé une deuxième de fois grièvement, et de plus presque asphyxié, n’a consenti à être évacué que sur l’ordre formel de son commandant de compagnie. »

Georges GUILLOUX, adjudant :
« Dans la matinée du …, devant …, a fait prisonniers avec sa section plus de 80 Allemands non blessés, qui, avec des mitrailleuses, gênaient la progression des bataillons. Sous-officier très brave, qui a déjà donné des preuves multiples d’un courage à toute épreuve. »

René ROBERT, sous-lieutenant :
« Au front depuis le 5 septembre 1914, a pris part à toutes les attaques depuis cette date, et s’est particulièrement distingué devant les positions ennemies de … A conduit brillamment sa section à l’assaut.

Jean Pierre LE BOT, sous-lieutenant :
« Energique et brave, a conduit d’une façon remarquable sa section à l’assaut des tranchées ennemies devant …, sous un feu et un bombardement violent. »

René OUTIN, sous-lieutenant :
Courageux et énergique. A conduit d’une façon brillante sa section à l’attaque des tranchées ennemies de …, malgré un feu violent de mitrailleuses très intense. A été blessé pendant l’assaut.

Guillaume RIOU, sergent :
« Très dévoué et très courageux. Devant …, s’est résolument porté dans un bois battu par des mitrailleuses allemandes. A emporté la position et s’y est maintenu jusqu’à la dernière extrémité. »

Jean SALMON, sergent :
« Déjà cité à l’ordre du régiment pour sa brillante conduite à la Boisselle où, bien que blessé en dégageant son sergent-major enseveli, a refusé d’être évacué. Le … devant …, a été grièvement blessé de deux balles en se portant bravement à l’assaut des positions ennemies sous un feu et un bombardement intenses. »

Henri BALLABOUS, soldat :
« Tué glorieusement en allant porter un ordre urgent, sous un bombardement intense et un feu de mitrailleuses et d’infanterie des plus violents. Toujours volontaire pour les missions périlleuses. »

Ange LALICAN, sergent :
« A été tué glorieusement au cours d’une patrouille, dont la mission comportait des dangers considérables, après avoir demandé à la commander comme volontaire. »

François CORDON, sous-lieutenant :
« Officier admirable de courage et de bravoure. Le .., a brillamment porté sa section à l’attaque des positions ennemies devant …. Depuis cette date, donne à tous l’exemple des plus grandes qualités d’endurance, de calme, de sang-froid et d’esprit de décision, ne dépensant, sans compter, malgré les difficultés de sa position. »

Paul CARIOU et Jean BOHIC, sous-lieutenants :
« Ont brillamment entrainé leur section devant …, à l’assaut des formidables positions défensives allemandes. Ont même dépassé les pièces d’artillerie ennemies, faisant prisonniers ou mettant hors de combat tous les servants. »

Eugène DUEDAL, sergent :
« Sous-officier plein de courage, capable de tous les dévouements. Blessé grièvement pour la troisième fois en se portant résolument à la tête de sa section à l’assaut des positions ennemies de …, sous un violent bombardement et un tir de mitrailleuse des plus intenses. »

Yves DUGAIN, sergent :
« Présent sur le front depuis le début de la campagne, a toujours fait preuve de courage et d’entrain, même dans les circonstances les plus difficiles. Blessé le …, pendant l’assaut des positions allemandes de …, a quand même gardé le commandement de sa demi-section, continuant à progresser avec elle jusqu’au moment où, complètement épuisé, il a dû se laisser transporter par force au poste de secours. »

Jean SALAUN, sous-lieutenant :
« Le …, devant …, à la tête de sa compagnie qu’il a entraînée brillamment à l’assaut de formidables tranchées allemandes fortement organisées, y a fait plus de 50 prisonniers et pris beaucoup de matériel. Déjà titulaire d’une citation à l’ordre du corps d’armée. »

KUDELSKI, médecin auxiliaire :
« Le …, a accompagné son bataillon à l’assaut des tranchées allemandes de … pour panser et soigner les blessés. N’a pas hésité, au mépris de dangers considérables, à se rendre auprès des blessés sur un point violemment bombardé, où trois de ses brancardiers ont été tués à ses côtés. S’était déjà distingué en des circonstances absolument semblables, le 17 décembre 1914, à Ovilliers-La Boisselle. »

Guillaume RIOU, sergent :
« Sous-officier très énergique et très brave. A l’attaque de la …, s’est porté résolument en avant, et aidé par un caporal de sa section, a pris entre les mains des Allemands deux fusils-mitrailleuses, un canon de rechange et un lance-bombes. »

Henri CALVEZ, lieutenant :
« S’est distingué dans les combats de … au … en assurant d’une façon parfaite la liaison téléphonique du corps sous un bombardement extrêmement violent et en dressant le croquis des positions conquises, ce qui a permis de se faire rapidement une idée exacte de la situation. Le …, a été fortement contusionné par éclat d’obus au …, écroulé par un obus de gros calibre. »

Victor ANDRE, sous-lieutenant :
« Chef d’une section de mitrailleuses, le …, devant …, s’est porté résolument en avant à la tête de son unité, et a été très grièvement blessé en abordant les tranchées ennemies. »

François MOISAN, soldat téléphoniste :
« Tombé glorieusement devant …, en réparant une ligne téléphonique sous un très violent bombardement. »

Jean Louis ROBIN, soldat brancardier :
« Tué glorieusement devant …, en se portant au secours des blessés, sous un très violent bombardement. »

BELLANGER, aspirant :
« Devant …, a entrainé sa section à l’attaque d’une manière admirable. A enlevé une tranchée dont il a tué ou pris tous les défenseurs. »

Yves DERRIEN, sous-lieutenant :
« Brave et bon officier, exemplaire dans le service comme au feu. Blessé grièvement d’une balle au ventre, et n’a quitté la ligne qu’après avoir passé le commandement à son sous-lieutenant. »

Louis CHEVANCHE, lieutenant :
« Sur le front depuis le début de la campagne. Comme commandant de compagnie dans le secteur de …, a fait preuve, en maintes circonstances difficiles, de qualité militaire de premier ordre. Comme officier d’approvisionnement, se dépense sans compter : ne compte ni son temps ni sa peine ; apporte la plus grande compétence dans le service important dont il est chargé. N’hésite pas à se rendre souvent avec son ravitaillement, malgré plusieurs bombardements, à proximité des premières lignes pour assurer dans les conditions les plus rapides et les meilleures, l’approvisionnement du régiment. »

Louis GAILLARD, lieutenant :
« Blessé grièvement le 22 août 1914 au combat de Maissin (Belgique), en écrivant un ordre sous la dictée de son chef de corps, ordre dont il a assuré lui-même la transmission malgré sa blessure. A tenu à rejoindre son corps avant complète guérison. Sur le front depuis 10 mois. Officier d’une haute valeur morale et militaire. Travailleurs infatigables, n’a ménagé ni son temps ni sa peine pendant les dernières journées d’attaque, en allant deux et trois fois chaque nuit conduire les voitures amenant aux hommes une nourriture chaude et confortable, malgré de violents bombardements. »

GODART DE DONVILLE, sous-lieutenant :
« Officier très brave, se tenant admirablement au feu. A rallié plusieurs isolés égarés de leur unité et les a reconduits brillamment à l’attaque des positions ennemies. »

MONCONDUIT, sous-lieutenant :
« Faisant partie d’une catégorie rappelée dans ses foyers, est resté au front sur ses instances ; s’est vaillamment comporté en maintes circonstances. Resté seul officier de sa compagnie, à l’attaque du …, a pris le commandement de l’unité et fait intervenir ses mitrailleuses à tous les moments utiles. »

Michel COCARLY, sergent, et Jean PROUF, caporal :
« Sur le front depuis le début de la campagne, ont toujours fait preuve de la plus grande énergie et d’un mépris absolu du danger. Pendant les combats du … au … à …., se sont particulièrement distingués en dirigeant avec un dévouement inlassable, les équipes de réparations de lignes téléphoniques sous un feu violent et incessant. »

François MORVAN, Hyacinthe LE MARCHAND, Michel BOURVIE, Augustin CRENN, soldats sapeurs :
« Modèles de courage, de dévouement, de discipline. Pendant les journées d’attaque du … au … devant …, ont constamment suivi le chef de corps, servant d’agents de liaison d’une façon très intelligente. Se sont employés sans relâche à la construction d’abris et de P. C., malgré un violent bombardement d’obus de gros calibre et à gaz asphyxiants. Jour et nuit, sans une minute de repos, ont fait le coup de feu à l’occasion avec leurs camarades de la première ligne. Blessés au cours de la dernière journée d’attaque. »

Les soldats brancardiers NICOLAS ; LE FLOCH ; ROHEL, 2e compagnie; MORVAN, 3e compagnie; DERRIEN ; LE LAYS, 11e compagnie; ROUDAUT, 14e compagnie :
« Blessés grièvement pendant les journées d’attaque du … au … devant …, en se portant bravement au secours de blessés sur un terrain découvert, battu violemment par le feu de l’artillerie et de l’infanterie ennemies. »

LEHO, soldat musicien :
« Brancardier d’un zèle et d’un dévouement admirables. Courageux, énergique, se dépensant sans compter. A été blessé le … devant …. A refusé d’être évacué. »

Jean-Baptiste RINEAU, sergent :
« Sous-officier très brave. Le …, devant …, faisant partie d’une corvée de nettoyeurs, a pénétré résolument dans un abri ennemi fortement occupé. Blessé à la main, a néanmoins continué à lancer des grenades sur les Allemands jusqu’au moment où ils se sont rendus. »

Jean ROUDAUT et Yves GALLARDON, caporaux :
« Tués glorieusement en améliorant une tranchée conquise à l’ennemi. Gradés très braves. »

Henri PODER, soldat :
« Agent de liaison d’une compagnie. Sur l’insistance de son commandant de compagnie, qui voulait l’envoyer à l’examen du médecin, a répondu : « Je suis le seul agent de liaison restant et je ne quitterai pas mon poste. » A continué à transmettre les ordres en passant dans les zones les plus dangereuses, pendant toutes les journées d’attaque. »

Emile ROCABOIC, soldat :
« Soldat d’un dévouement à toute épreuve, intelligent et courageux. Très grièvement blessé devant … en procédant au nettoyage des fortins ennemis. »

Louis SEGUENNOT, sergent :
« Très grièvement blessé devant …, en se portant résolument à l’assaut des tranchées ennemies sous un bombardement extrêmement violent.

BOHEC, caporal, et Yves SCORDIA, soldat :
« Devant …, se sont précipités les premiers à l’attaque des tranchées allemandes, entrainant par leurs bel exemple tous les hommes de leur unité. Dans un entonnoir ennemi, ont combattu furieusement à coups de grenades, en attendant l’arrivée des renforts. »

 

15 mars 2015

LE LIVRE D'OR DU 19e REGIMENT D'INFANTERIE - 1

 

Croix de Guerre

A la suite des deux semaines de combats, du 25 septembre au 8 octobre 1915, menés à Tahure par le 19e régiment d'infanterie, des citations sont distribuées. Ces citations étaient accompagnées de l'attribution d'une médaille : "La Croix de Guerre". Une citation à l'ordre du régiment ou de la brigade donnait droit au port d'une étoile de bronze sur le ruban. Une citation à l'ordre de la division, une étoile d'argent et une à l'ordre du corps d'armée, une étoile de vermeil. Une palme était apposée sur le ruban dans le cas d'une citation à l'ordre de l'armée.

 

Dépêche 24 octobre 1915

 

 

 

 

 

Dans le journal "La Dépêche de Brest" du 24 octobre 1915 sont publiées certaines de ces citations reçues par des soldats, sous-officiers et officiers du 19e régiment d'infanterie. La rubrique a pour titre " Le livre d'or du 19e régiment d'infanterie". La censure de l'époque empêchait de donner les dates et les lieux qui étaient remplacés par trois points de suspension mais l'on sait aujourd'hui que ces citations ont étés gagnées à Tahure entre le 25 septembre et le 8 octobre 1915.

Livre d'or du 19e RI

Voici les citations à l’ordre du 11e corps d’armée :

Le capitaine Alphonse DENIS :
« A conduit avec une remarquable énergie sa compagnie devant … sous un violent feu de mitrailleuses et de mousqueterie. S’est emparé de deux tranchées ennemies et a su s’y maintenir, malgré un bombardement très violent. »

Les sous-lieutenants Georges ABGRALL, Henri ARIDON et R. DUPONT :
« Officiers de grande valeur et d’un sang-froid remarquable. Devant … ont entrainé admirablement leur section à l’assaut des tranchées ennemies, sous une pluie de mitraille ; ont pénétré dans les positions ennemies, faisant de nombreux prisonniers. »

Le lieutenant Alphonse JEGADEN et les sous-lieutenants Joseph BLOCH, Robert MAILLOT et François BOULCH :
« A l’attaque de …, chargés de pénétrer dans les cavernes ennemies pour mettre hors de combat tous les défenseurs, se sont acquittés de leur mission avec dévouement, un sang-froid, un mépris du danger dignes de tous les éloges. Ont fait de très nombreux prisonniers. »

Les sous-lieutenants Joseph SAGOT, J. ILIGU et Jérôme GUIVARCH :
« Grandes qualités militaires. Chefs de section d’un courage et d’une bravoure remarquables devant …, se sont portés résolument à l’assaut des positions ennemies sous un feu infernal. Ont pénétré dans les tranchées ennemies et ont pris ou mis hors de combat tous les défenseurs. »

Le sous-lieutenant Jean RIVOALAN :
« Devant …, sa compagnie ayant été arrêtée par un fortin ennemi, contenant deux mitrailleuses, et après que son commandant de compagnie eut été mortellement frappé, a conçu de sa propre initiative un mouvement débordant, qui a assuré la chute de l’ouvrage et le passage du bataillon. Officier d’un grand caractère, d’une bravoure à toute épreuve. Sur le front depuis le début de la campagne, donne à tous l’exemple des plus belles vertus militaires. »

Les sous-lieutenants M. PERRIN et René DE RESBECQ :
« A l’attaque des positions allemandes devant …, ont conçu, exécuté et dirigé une série de reconnaissances qui ont permis de débrouiller la situation. Officiers d’un grand mérite et d’une bravoure à toute épreuve, chez lesquels les journées passées semblent avoir surexcité l’esprit d’offensive. »

Le sous-lieutenant Emile LE GALL :
« Devant …, a entrainé sa compagnie à l’attaque d’une position ennemie formidablement défendue par des mitrailleuses, battant le terrain de front et de flanc. S’est parfaitement acquitté de sa mission. Officier brave et plein d’entrain. Toujours prêt à marcher. »

Le caporal Guénolé LE GUEN :
« A l’attaque de …, a demandé dans la soirée à commander une reconnaissance, dont la mission comportait des dangers considérables. Est tombé mortellement frappé, tout en ayant le courage de remettre à un homme sous ses ordres le renseignement de la plus grande importance. »

Le capitaine Louis NATALINI :
« Capitaine-adjoint au chef de corps, s’est fait remarquer dans les combats du … au … se dépensant sans compter, assurant sans relâche la liaison entre le colonel et les bataillons. Toujours sur la brèche. A été blessé devant … au moment ou il assurait le ravitaillement du régiment. A continué quand même son service. Le …, a été fortement contusionné par un éclat d’obus, au poste de commandement, écroulé par un obus de gros calibre. »

Le sous-lieutenant Jean CALVEZ :
« Blessé une première fois à l’assaut des tranchées de …, a refusé d’abandonner son poste. A continué la lutte pendant deux jours, jusqu’à ce que, blessé une seconde fois, il eut été contraint d’être évacué. »

Le sous-lieutenant A. PLUSQUELLEC :
« A fait preuve d’un courage, d’une bravoure, d’une énergie et d’une ténacité dignes des plus grands éloges, en tenant avec sept hommes une tranchée ennemie conquise, pendant toute une journée sous un bombardement des plus violents. »

L’adjudant Maxime KERGUELEN :
« A fait preuve, depuis le début de la campagne, des plus grandes qualités militaires. Parti comme caporal, a obtenu tous ses grades, grâce à sa bravoure, à son entrain et à sa brillante conduite au feu. Tué glorieusement alors qu’il pansait un officier grièvement blessé. »

L’adjudant Léon KERSCAVEN :
« D’une santé délicate, qui aurait pu le faire maintenir au dépôt, a demandé avec insistance à servir sur le front en première ligne. Tué glorieusement en allant, sous un bombardement extrêmement violent d’obus de gros calibre et asphyxiants, établir la liaison téléphonique entre le colonel et la brigade. »

Le médecin auxiliaire Jean CHATIGNIERES :
« Détaché temporairement au service du 19e pendant les journées d’attaque du … au … devant …, a trouvé une mort glorieuse en se portant au secours des blessés sur un terrain découvert, sous un feu extrêmement violent d’obus de gros calibre et à gaz asphyxiants. »

01 février 2015

ENFIN UN PEU DE REPOS

Relevés dans la nuit du 8 au 9 octobre 1915, les survivants des 14 jours de combats de Tahure se regroupent à Perthes les Hurlus. Malgré leur fatigue, ils rejoignent à pied Somme-Tourbe. Puis ils sont dirigés sur un camp de repos situé entre Croix en Champagne et Auve. Après ces 12 kilomètres de marche, les hommes du 19e régiment d'infanterie s'aperçoivent que ce camp de repos n'en a que le nom. En fait, il s'agit d'un bois de sapin.

Témoignage d'Henri Calvez, lieutenant (1):

" Quelle désillusion à l'arrivée ! En réalité ce camp n'était constitué que par quelques petits bois de sapins de forme géométrique, si courants en Champagne pouilleuse, sans aucun abri installé. Réellement l'État-major exagérait ! Envoyer au repos dans de telles conditions des troupes qui venaient de combattre sans trêve pendant quatorze jours était un véritable crime. Le mécontentement des hommes était grand mais leur lassitude était telle qu'ils étaient incapables de la moindre réaction.
Tout le monde coucha sous la tente la première nuit. Mais dès le lendemain le système D entra en action. Le parc du génie le plus proche fut littéralement assailli par les corvées venues chercher de la tôle ondulée, des planches et du carton bitumé. Le personnel du parc fut vite débordé et les voitures de compagnie revinrent lourdement chargées. Tout le monde se mit aussitôt au travail et bien vite un village nègre s'éleva où le régiment put prendre enfin un repos bien gagné et attendre les renforts destinés à remplacer les pertes cruelles. "

Témoignage de Charles Perrin, lieutenant au 2e bataillon (1) :

" Le camp n'existait qu'à l'état de projet ; en arrivant nous trouvâmes la terre nue et force nous fut de monter des tentes pour avoir un abri pour la nuit, mais le bois, que n'avait encore souillé le séjour d'aucune troupe, était des plus pimpants, il faisait d'ail­leurs un temps admirable et durant une semaine nous goûtâmes de nouveau la douceur de vivre. "

Tahure campement

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(1) Ces deux témoignages sont extraits des Cahiers du 19e RI.

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20 janvier 2015

JACQUES MEYER - Avec le 329e RI sur la butte de Tahure

Jacques Meyer, lieutenant au 329e régiment d'infanterie, a écrit deux livres sur ses souvenirs de sa participation à la grande guerre. " La biffe " paru en 1928 et " La guerre, mon vieux " paru en 1932. Il est aussi l'auteur avec André Ducasse et Gabriel Perreux du livre " Vie et mort des français 1914-1918".Dans l'un de ces ouvrages, il fait une saissisante description du secteur de Tahure en septembre 1915 tel que l'on vu les soldats du 19e régiment d'infanterie. En effet, son régiment faisait partie de la 53e DI qui suivait la 22e DI.

En voici un extrait :

Les boyaux devant Perlhes-les-Hurlus.

Ils sont de moins en moins hauts, de moins en moins larges, de moins en moins propres, de moins en moins secs.
Des détours et des coudes brusques. Des routes franchissent le boyau par des ponts en planches renforcées de terre, des pistes le rejoignent en pente douce. Quelques éclatements, çà et là, ont éboulé les parapets taillés à arêtes vives dans la marne. Un cheval crevé est tombé en travers du boyau, et l'obstrue. Plus loin, il se fait souterrain pour quelques mètres, et les flaques qui n'ont pu sécher le transforment en véritable lac.
De vieux équipements, des armes hors d'usage parsèment le sol; des ordures aussi, sans nombre. Un isolé entre deux gendarmes. Le premier mort, à peine entrevu, pâle figure de cire, allonge sur le parapet des membres raidis. Une ouverture béante et noire, avec des marches qui conduisent on ne sait où, et tout près, un tas de pansements, jaunes et rouges de sang et de pus, exhale une odeur infecte : un poste de secours. En se haussant par-dessus le parapet, on a des échappées sur un paysage désolé, des lignes blanches sur fond grisâtre qui sont d'autres boyaux, des arbres édentés avec des branchages sans feuilles.
Soudain, le boyau se termine, c'est la sortie au grand jour, c'est Perthes-les-Hurlus une grande route blanche et boueuse, comme elles sont toutes par ici; ses talus, où se dressent encore quelques rares pans de mur, sont des tranchées abandonnées ; d'immenses cratères, à intervalles irréguliers, la bordent, la rongent et la coupent en tronçons inégaux : les entonnoirs.
Et tout cela c'est l'ancienne première ligne boche conquise le 25 septembre, il y a deux jours de cela, il y a un siècle plutôt, car déjà se dessèchent les morts épars et abandonnés, et la vie a repris en dehors et au-dessus d'eux: des corvées de ravitaillement, en file indienne, s'affairent sur la route dangereuse, ou se groupent près d'immenses tonneaux d'eau potable en vrac sur le talus, et les éclatements des fusants boches ponctuent le tout, indistinctement, de leurs panaches clairs ou bruns.
Les réserves dans les carrières de la route de Souain à Tahure.
Des bouquets d'arbres, en bordure de ce qui fut une route départementale, les tronçons d'une voie de Decauville, et, dans deux cirques naturels au pied d'une pente blanchâtre et continue, une agitation insolite. Ce sont les fameuses carrières où les postes de commandement des brigades et les postes de secours de nos régiments voisinent avec des éléments du Corps d'Armée de gauche, des Bretons des 19e et 116e régiments d'infanterie.
La pente elle-même est creusée sur toute son étendue, ruche aux alvéoles insolites, d'une infinité de niches occupées par les hommes des compagnies de réserve. Des groupes de cavaliers, avec leurs chevaux, de ceux-là qu'on amassés par divisions entières pour le cas d'une percée, jettent la note étincelante et imprévue des aciers et des cuivres dans ce paysage tout de grisaille. Et sans arrêt, au poste de secours, tapi comme dans le bas d'une falaise, continuent à affluer un à un, particules douloureuses et meurtries se détachant du champ de bataille, invisible là-haut sur la butte, les blessés pitoyables et sanglants : un, entr'autres, que je ne puis chasser de mon souvenir, pâle à défaillir, et soutenant de son bras intact une main mutilée, qui n'est plus qu'une masse horrible et méconnaissable de chair et de sang...

Sur la butte de Tahure (28 septembre).

D'abord, un passage facile, tant que nous gravissons la pente, et que se rapprochent fumée et tonnerre.
Et puis la pente s'adoucit, un dernier talus, celui de la route de Somme-Py, où, hier, un obus a éclaté qui a tué cinq officiers de l'état-major du régiment : le colonel, son capitaine-adjoint, un commandant, le porte-drapeau, le capitaine mitrailleur, et mis le drapeau en miettes.
Comme le nageur, avant de plonger, il faut, au moment d'aborder le redoutable inconnu, faire une longue aspiration d'énergie. A quinze cents ou deux mille mètres, une ligne sombre de bois ferme l'horizon. Jusque là-bas, la plaine, barrée et comme mouchetée, tachetée de panaches de toutes les couleurs, formant à la fois sur le sol et dans le ciel des alignements presque impeccables, des quinconces presque réguliers...
Quelque part est la ligne - s'il est possible qu'il y ait là même une apparence de ligne, que nous devons renforcer. Et déjà, courbant le dos, baissant la tête, nous filons en une course éperdue, tombant dans un trou d'obus, trébuchant sur un cadavre bleu, assourdis, secoués par le vacarme des explosions à droite, à gauche, en avant, en arrière, couverts de terre et de suie, et gardant pourtant une conscience anormalement grossie et distincte de détails infimes et presque grotesques, le fil téléphonique traînant à terre, une courroie de mon sac qui s'est rompue et que je dois retenir de la main, et arrivant finalement, intact au sortir de cet enfer, « à la ligne », c'est à dire à quelques trous vaguement alignés; par endroits, deux ou trois de ces trous réunis forment une sorte de fosse avec, au fond, des formes bleues recroquevillées, immobiles, des sacs, quelques boîtes de singe... Je voudrais me rendre compte de l'étendue de la ligne, mais des jurons énergiques, jaillissant du fond des trous, m'obligent à plonger dans l'un d'eux qu'occupent seulement deux poilus.
Ils m'expliquent qu'il est absolument impossible de circuler ici en plein jour, même de trou à trou, sans se faire saluer par les mitrailleuses du bois de droite, et même sans faire arroser le secteur de quelques percutants. J'essaie donc, pour faire ma liaison avec nos prédécesseurs, de faire passer un bout de papier jusqu'à leur chef. Du trou voisin, un poilu, interpellé à mi-voix, sort un bras prudent, et mon papier me revient au bout d'une demi-heure, avec un accusé de réception du sergent-major qui commande la 22e, les quatre officiers et l'adjudant ayant été tués ou blessés la veille au soir, avec deux bons tiers des « bonhommes », à l'attaque de la tranchée de la Vistule.
Journée lente, lourde, terrible de monotonie et d'appréhensions. Le soleil de midi tape ferme et accentue encore la torpeur.
Des moments de sommeil, j'ignore de quelle durée. Mes deux compagnons et moi nous mangeons, à même la boîte, prise sur un mort, un peu de singe desséché. De temps en temps, je glisse un coup d'oeil au dessus du parapet, et ne vois toujours devant moi que la masse vert sombre des bois que tiennent les Boches et les lignes inclinées du terrain qui descendent vers le ravin où se cache le village de Tahure.
C'est bien çà la guerre : du silence coupé de sonorités brutales ; pas trace de vie : les seules fermes visibles à l'horizon sont des fermes inertes. Dans l'après-midi, un mot du sergent-major « Est-il vrai qu'on attaque à 4 heures ? »
Qui expliquera jamais l'origine d'un tuyau « éclos en plein isolement, alors que pas un agent de liaison ne peut parvenir jusqu'ici », et qui s'est propagé tout le long de la ligne, malgré la distance qui sépare chaque trou du voisin. Je réponds que j'ignore tout et n'ai d'ailleurs reçu aucun ordre.
Et je n'en entends plus parler. Plus tard, un avion a bourdonné sur nos têtes. Un trait brillant qui part de l'avion, une fumée qui le suit, sans doute un signal pour l'artillerie. Et, en effet, quelques minutes après, le bombardement commence, manifestement dirigé contre nous : les premiers obus éclatent en avant ou en arrière, ou bien trop à gauche ou à droite, mais déjà ils n'ont plus ce vrombissement particulier des gros obus en cours de route qui passent très haut sur les têtes avec un halètement rauque de locomotive ; non, c'est le sifflement du projectile à bout de course, dont la trajectoire descend, rapide, vers le sol; et puis, tout de suite après, c'est le fracas déchirant de l'explosion, et la fumée suffocante et lourde qui rampe longtemps sur le sol.
Et le tir se fait plus précis, les éclatements plus proches; ça y est, nous sommes en plein dans la fourchette. Pendant une heure nous avons été « sonnés », bien vite étourdis, engourdis par ce bruit et ces odeurs de poudre et de soufre : et, comme mes deux « bonhommes » étendus, l'un à plat ventre avec son sac sur la tête, et l'autre enseveli dans sa toile de tente pour ne plus rien voir et entendre le moins possible, j'étais moins qu'un être humain, plutôt un pauvre animal qui se cache, pour être oublié par le destin mauvais, mais meurtri brutalement en pleine chair, en pleines entrailles par chaque éclatement proche, dont le sol transmet les ondes en autant de vibrations douloureuses...
Nous sommes relevés dans la nuit du 30 par le 51e régiment d'infanterie, et nous redescendons pour quelques jours, afin de nous reformer plus que nous reposer, au bois des Caissons, en bordure de la Voie Romaine, derrière Perthes.

Source : l'excellent site du Chtimiste => http://chtimiste.com/batailles1418/divers/journalmarche329.htm ou vous pouvez lire la suite.

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01 janvier 2015

BONNE ANNEE 2015

Voeux 2015

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15 décembre 2014

CENTENAIRE DES COMBATS D'OVILLERS LA BOISSELLE

Le 17 décembre 1914, le 19e régiment d'infanterie partait à l'assaut du village d'Ovillers. Combat ou le régiment a 302 soldats  tués et plus de 800 blessés ou fait prisonniers.

Dans le cadre du centenaire de cette offensive, une commémoration a eu lieu à Ovillers La Boisselle le samedi 13 décembre 2014. Cent ans après, une délégation bretonne venue de Landerneau, mais aussi des allemands de Hünfeld se sont retrouvés pour rendre un hommage à toutes les victimes de cette tragique journée du 17 décembre 1914.

Après la messe dite en allemand, français et breton dans l'église d'Ovillers, le cortège, accompagné du bagad de Landerneau, des musiciens allemands de Hünfeld et du Samarobriva Pipe Band d'Amiens, s'en rendu au carré breton dans le cimetière britannique d'Ovillers La Boisselle.

  Le Samarobriva Pipe Band 

Le Samarobriva Pipe Band                     Le Bagad Bro Landerne de Landerneau

Le bagad Bro Landerne de Landerneau

 

 

 

 

 

 

Dépôt de gerbe au carré breton

Les drapeaux

 

 

 

 

  


Dépôt de gerbes au carré breton  

La cérémonie s'est poursuivie au calvaire breton d'Ovillers avec les discours des officiels et les dépôts de gerbes de fleurs. Un hommage est rendu au lieutenant Augustin de Boisanger du 19e RI avec l'évocation de l'histoire du calvaire érigé par sa famille.

Dépôt de gerbe
Les enfants d'Ovillers La Boisselle déposent une gerbe au pied du calvaire breton

Puis retraite aux flambeaux jusqu'à La Boisselle ou un moment de recueillement a lieu devant le monument aux morts.

recueillement devant le monument aux morts de La Boisselle

La cérémonie se termine par la lecture de textes et chants à l'Ilot, site resté en l'état depuis la fin de la 1ère guerre mondiale comportant d'importants  vestiges de la terrible guerre des mines qui y a sévit et ou beaucoup d'hommes du 19e régiment d'infanterie ont perdu la vie au cours de l'hiver 1914-1915.

L'Ilot
Chants et lectures à l'Ilot

Une petite vidéo réalisée par le journal "Le courrier picard". Cliquer sur la flèche pour la visionner.

16 novembre 2014

UN POILU DE QUINZE ANS

Malgré qu'ils n'aient pas l'âge requis pour être mobilisés, de jeunes adolescents sont parvenus à partir au front et ont combattu avec leurs ainés. Le plus célèbre d'entre eux est Jean Corentin Carré. Engagé en 1915 à l'âge de quinze après avoir menti sur son âge, il est tué au combat en 1918. D'après un article, certes très patriotique, paru dans le journal "La Dépêche de Brest" le 9 mai 1915 il semblerait que le 19e régiment d'infanterie ai eu, lui aussi, son "poilu de quinze ans", René Lebas.

Un poilu de 15 ans

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01 novembre 2014

1914 - COMBATS DANS LA SOMME

Un article sur les combats du 11e Corps d'Armée dans la Somme pendant l'hiver 1914-1915 est paru dans le numéro de novembre 2014 de la revue "Uniformes". Outre le fait que cet article traite d'un sujet assez méconnu de l'histoire de la première guerre mondiale, y figure également de belles photos de l'uniforme d'un soldat du 19e régiment d'infanterie au début de la guerre avant l'apparition de la tenue "bleu horizon".

Uniformes Magazine

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