Le 19eme régiment d'infanterie 1914/1918

02 juillet 2020

LES AMIS DE LA CLASSE 1906

19e RI Les amis de la classe 1906

S. Leclair, que je remercie, m'a fait parvenir cette photo de soldats du 19e régiment d'infanterie prise lors de leur service militaire en 1906. Son arrière grand père, Joseph Léon Valentin Edmond DROUIN est au dernier rang, le deuxième en partant de la droite. Malheureusement, le nom des autres soldats présent sur la photo ne sont pas connus. N'hésitez pas à me contacter si vous pensez reconnaître votre aïeul sur ce cliché.

DROUINJLéonS. Leclair m'a également envoyé la biographie de son arrière grand père que je vous livre ci-dessous:

Joseph "Léon" Valentin Edmond DROUIN est né le 12 avril 1886 à La Bleure, Chauché (85). C'est une famille nombreuse de cultivateurs. Ils déménagent plusieurs fois et s'installent enfin à Treize-Septiers (85). C'est là que Léon rencontre sa future femme, Marie GILLOT (1890-1983). Les jeunes époux sont très pieux, comme la plupart des Vendéens de l'époque. Ils se marient le 9 septembre 1913 à Treize-Septiers, et s'installent avec la famille de Marie au village des Godelinières.

Lorsqu'éclate la Première Guerre Mondiale, Joseph rejoint le 293e Régiment d'Infanterie, dit "des Vendéens", basé à la Roche-sur/Yon (85). Sa femme est alors enceinte, elle accouchera d'une petite fille chétive, prénommée Marie, qui naît en décembre 1914 mais ne survit pas plus de 2 heures.

Pendant son service militaire (1907-1909), Léon avait d'abord été incorporé (classe de 1906) au 19e Régiment d'Infanterie en tant que soldat de 2e classe. Il est ensuite passé dans la réserve de l'armée, et en 1913, il est affecté au 293e RI. Il est rappelé à l'activité en août 1914 (mobilisation générale) et rejoint le corps d'armée dès le 5 août. Sa fiche militaire ne donne que peu de renseignements sur son parcours. Toutefois, des lettres envoyées régulièrement à sa "petite femme" en Vendée révèlent quelques informations précieuses. Il envoie deux ou trois cartes postales avec des photographies de soldats pendant leur entraînement "en intérieur". Il a été chargé pour un temps de s'occuper d'un cheval (au service de l'infirmerie) mais il y a eu un "incident", qui a fait que Léon a perdu la confiance de son supérieur et été changé d'affectation. Il sera finalement chargé de ramasser les blessés avec un brancard, une occupation qui n'est bien sûr pas sans risque!

C'est grâce à une permission vers le mois de février 1916 qu'il peut revoir enfin sa femme après cette longue séparation. Lorsqu'il écrit de nouveau du front (ou de l'intérieur), il semble préoccupé. Il apprend quelques mois plus tard que sa femme attend un autre enfant, mais il est inquiet, quoique résigné à son sort. Il demande à sa femme de se ménager à cause de sa "condition". Ils ont déjà perdu un enfant, il veut qu'elle se repose, qu'elle ne fasse pas trop d'efforts... La vie à la ferme, sans mari, est dure. Le père de Marie est décédé quelques mois plus tôt, les femmes doivent faire de leur mieux. L'expérience de la guerre ne lui fait pas douter de sa foi (ses lettres font constamment référence aux neuvaines, aux prières, et il inscrit souvent les initiales JMJ pour "Jésus Marie Joseph"). Il ménage sa femme tant bien que mal, ne donnant que peu de détails sur les horreurs auxquelles il a dû être confronté, racontant parfois quelque épisode de la vie de soldat, tout en admettant qu'il a parfois du mal à se concentrer ou se sentir concerné par les nouvelles de la vie civile que Marie lui raconte dans ses lettres. En juillet 1916, les lettres de Léon s'arrêtent, la dernière date du 6 juillet au soir, et il s'apprête à rejoindre le front pour une action avec son bataillon. Il répète encore qu'il fait confiance à Dieu, et s'en remet à lui quelque soit le sort qui lui est réservé. Il se trouve alors près du fort de Douaumont, près de Verdun (Meuse), et cette bataille en va-et-vient entre les Allemands et les alliés dure déjà depuis le mois de février, sans qu'aucun camp n'ait réussi à prendre le dessus. La prochaine lettre que Marie envoie à son mari lui revient. Il se passe plusieurs semaines, mais Marie apprend (probablement vers le mois d'août) que Léon a été tué au matin du 7 juillet 1916. Son acte de décès est transcrit au registre de Treize-Septiers. Son avis de décès militaire (fiche "Mort pour la France") est consultable sur le site Mémoire des Hommes.

Marie accouche en novembre 1916 d'une deuxième fille, prénommée Marie Thérèse Léontine. Celle-ci survit et finira par se marier juste après la Deuxième Guerre Mondiale. Elle aura 3 enfants.Quant à Marie, la veuve de Léon, elle portera le noir toute sa vie, ainsi que sa coiffe de vendéenne. Elle ne s'est jamais remariée.

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14 juin 2020

YVES LOUIS ANTOINE BEN

Fils de Yves et Nicolase Bisquay, Yves Louis Antoine BEN nait à Riec sur Belon (Finistère) le 11 mars 1894. A 20 ans, il est mobilisé au 19e régiment d'infanterie de Brest le 7 septembre 1914. Après deux mois d'instruction, il rejoint son régiment sur le front de la Somme le 14 novembre 1914 et est affecté à la 10e compagnie.

Le 12 mai 1915 a 21 heures, le 19e RI relève le 118e RI devant La Boisselle. Le 3e bataillon, dont fait partie la 10e compagnie, est affecté dans le secteur de l'Ilot. Le secteur est loin d'être calme, les bombardements y sont journaliers. Le 14 mai, l'ennemi fait sauter une mine devant la tranchée Dohollou qui produit un entonnoir de 25 mètres de diamètre. Heureusement, aucune victime dans les rang du 19e RI.

Explosion

Dans la soirée du 15 mai 1915, des soldats de la 10e compagnie travaillent à l'entretien du boyau Cochereau, qui se trouve le long de la route allant à Contalmaison, lorsqu'une bombe allemande tombe dans ce boyau. Yves Louis Antoine BEN est tué sur le coup ainsi que François Kervella. L'explosion fait aussi trois blessés dont deux décéderont des suites de leurs blessures à l'ambulance 12/20 basée à Senlis, François Marie Calvez le 17 mai et Jean Baptiste Chaillou le 20 mai.

 

Yves Louis Antoine BEN repose dans le carré des Bretons dans le cimetière d'Albert.

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02 mai 2020

SYLVAIN ARNAUD BRUMAGE

Brumage Sylvain BlogFils de Arnaud et Jeanne Bagat, Sylvain Arnaud BRUMAGE est né le 22 mai 1895 à Saint Germain d'Esteuil dans le département de la Gironde.
Ouvrier agricole, il est mobilisé le 8 aout 1916 au 6e régiment d'infanterie ou il fait ses classes. Passé au 123e régiment d'infanterie le 3 janvier 1917, il est ensuite muté à la 9e compagnie du 19e régiment d'infanterie le 15 avril 1917.
A cette période le 19e RI est au Chemin des Dames et participe a de durs combats. Fin juin 1917, le régiment change de secteur et va occuper les tranchées du Fayet devant Saint Quentin.
Le 10 aout 1917, les Allemands attaquent dans le secteur du Fayet et s'empare de la tranchée de 1ere ligne tenue par le 116e régiment d'infanterie. Le 3e bataillon du 19e RI est appelé en renfort et rejoint le 116e. Le lendemain, 11 aout, à 18 heures les 9e, 10e et 11e compagnies du 3e bataillon du 19e régiment d'infanterie s'élancent à l'assaut et reprennent la tranchée perdue la veille.
Sylvain Arnaud Brumage est tué par un éclat d'obus au cours de cet assaut. Il est inhumé dans la nécropole nationale de Saint Quentin.

Diplome MPLF

Merci à son arrière petite nièce pour le partage de ses documents.

 

30 avril 2020

OLIVIER CALVARIN

Fils de Jean François et de Marie Anne Prigent, Olivier CALVARIN est né le 12 juillet 1888 à Ploudalmézeau. En octobre 1909, il part effectuer son service militaire au 132e régiment d'infanterie de Reims. Libéré le 24 septembre 1911, il rentre à Ploudalmézeau ou il est cultivateur dans la ferme familiale.
A la déclaration de la guerre, il est mobilisé au 19e régiment d'infanterie de Brest. Il rejoint la caserne des le 2 aout 1914 et quitte Brest pour le front le 8 aout. Le 22 aout 1914 a lieu le premier combat du 19e RI à Maissin en Belgique. Olivier Calvarin est tué au cours de cette attaque.

Les parents d'Olivier vont payer un lourd tribu à la guerre. En l'espace d'une semaine, trois de leurs fils sont tués au combat. Jean Marie, soldat au 124e régiment d'infanterie, est tué le même jour qu'Olivier, le 22 aout à Virton en Belgique. Joseph, mobilisé au 219e régiment d'infanterie, est tué le 28 aout 1914 à Sailly-Saliseul dans la Somme.

Trois soldats

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19 mars 2020

FRANCOIS LAURENT KERVELLA

François Laurent KERVELLA est né le 5 janvier 1885 à Plouguerneau. A l'age de 19 ans, il s'engage pour cinq ans dans la marine et fait la campagne du Maroc de 1907 à 1908. Démobilisé en 1909, il rentre à Plouguerneau ou il exerce le métier de cultivateur.

Rappelé à l'Armée par le décret de mobilisation générale d'aout 1914, il affecté à la 10e compagnie du 19e régiment d'infanterie de Brest.

La Boisselle

Le 12 mai 1915 a 21 heures, le 19e RI relève le 118e RI devant La Boisselle. Le 3e bataillon, dont fait partie la 10e compagnie, est affecté dans le secteur de l'Ilot. Le secteur est loin d'être calme, les bombardements y sont journaliers. Le 14 mai, l'ennemi fait sauter une mine devant la tranchée Dohollou qui produit un entonnoir de 25 mètres de diamètre. Heureusement, aucune victime dans les rang du 19e RI.
Dans la soirée du 15 mai 1915, des soldats de la 10e compagnie travaillent à l'entretien du boyau Cochereau, qui se trouve le long de la route allant à Contalmaison, lorsqu'une bombe allemande tombe dans ce boyau. François Laurent Kervella est tué sur le coup ainsi que Yves Ben. L'explosion fait aussi trois blessés dont deux décéderont des suites de leurs blessures à l'ambulance 12/20 basée à Senlis, François Marie Calvez le 17 mai et Jean Baptiste Chaillou le 20 mai.

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28 février 2020

ALAIN MARIE KERAVEL

Calvaire OvillersFils de Jean Pierre et de Marie Anne Torillec, Alain Marie KERAVEL nait le 16 octobre 1883 à Telgruc dans le département du Finistère.
En octobre 1903, âgé de 20 ans, il s'engage dans la marine ou il reste jusque décembre 1904. De retour à Telgruc, il exerce le métier de cultivateur et se marie en janvier 1908 avec Jeanne Dagorn. De cette union naît quatre filles dont une meurt en bas age.
Mobilisé par le décret de mobilisation générale d'aout 1914, Alain Marie Keravel est affecté au 19e régiment d'infanterie de Brest qu'il quitte, avec son régiment, le 8 aout 1914 pour rejoindre le front. Affecté à la 7e compagnie, il participe a tout les combats jusqu'au 17 décembre 1914, date à laquelle il est tué au combat devant le village d'Ovillers La Boisselle.
Il est décoré de la Croix de Guerre à titre posthume en 1922 avec la citation suivante:
"Brave soldat. Mortellement frappé en se portant vaillamment à l'attaque le 17 décembre 1914 à La Boisselle."

Alain Marie Keravel ne connaîtra jamais sa cinquième fille née quelques mois après son décès en 1915.
Je remercie Sylvie Keravel pour ces informations sur son arrière grand père.

15 janvier 2020

JOSEPH PERTEL

LOSCOUET-SUR-MEU(22) eglise JYCFils de Pierre et Marie Cholet, Joseph Mathurin Léon PERTEL est né le 8 aout 1890 à Loscouët sur Meu, dans les Côtes d'Armor, ou il exerce le métier de cultivateur.
Il effectue son service militaire au 19e régiment d'infanterie de Brest d'octobre 1911 à novembre 1913.
Mobilisé le 3 aout 1914, il rejoint la 4e compagnie du 19e RI à Brest et part pour le front.
Joseph PERTEL est tué lors du premier combat à Maissin en Belgique le 22 aout 1914.

Sans nouvelle et ignorant son sort, sa famille fait une demande auprès de la Croix Rouge de Genève afin de savoir s'il est prisonnier en Allemagne. La tragique réponse arrive le 1er novembre 1914. Joseph est mort et enterré à Maissin dans l'une des nombreuses fosses communes creusées par les Allemands après les combats.

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19 décembre 2019

LE JOURNAL D'UN SURVIVANT DE LA BATAILLE DE MAISSIN

Kleber ARGOUARCH, caporal au 19e régiment d'infanterie, raconte sa participation à la bataille de Maissin dans son carnet de guerre. Il sera grièvement blessé le 23 aout 1914 à Maissin.

Le journal d'un survivant de la bataille de Maissin

Un de mes frères a retrouvé le carnet de campagne de mon grand-père alors caporal au 19e régiment d'infanterie de Brest et âgé de 18 ans. Kléber Argouarc'h a survécu miraculeusement à la terrible bataille de Maissin en Belgique où beaucoup de Bretons ont été tués. Cela s'est passé le 22 août 1914.

https://abp.bzh

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29 novembre 2019

FRANCOIS MARIE BODEC

François Marie BODEC est né au Cloître Saint Thégonnec, dans le Finistère, le 25 septembre 1881. Après son service militaire effectué au 118e régiment d'infanterie de Quimper, il exerce le métier de cultivateur. Rappelé par la mobilisation générale du 1er aout 1914, il rejoint la caserne du 19e régiment d'infanterie à Brest le 11 août 1914.
François Marie BODEC est tué au combat le 6 octobre 1915 devant Tahure dans la Marne.
Inscrit sur le monument aux Morts de Plourin les Morlaix, son lieu de sépulture n'est pas connu.

JO 22-10-1920

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21 octobre 2019

EUGENE JOSEPH LANDEC

Tableau honneur Trébry 1 - CopieNé le 3 juin 1891 à Trébry (Côtes d’Armor), Eugène Joseph LANDEC est le fils de Joseph et Toussainte Rouillé. Il a un frère, Jean Baptiste et deux sœurs, Marie Joseph et Victoire. Comme son père, il exerce le métier de cultivateur à Trébry.

Il part au service militaire le 1er octobre 1912 au 19e régiment d’infanterie de Brest, ou il se trouve toujours à la déclaration de la guerre. Il part avec son régiment le 8 août 1914 pour le front. Il participe à tout les combats jusqu'au 18 février 1915, jour ou il est victime de l'intense bombardement ennemi.

Eugène Joseph LANDEC est mort pour la France le 18 février 1915 dans le secteur de "L'Ilot" à La Boisselle (Somme). Son corps repose dans la nécropole Franco-Britanique d'Ovillers La Boisselle.

Ovillers La Boisselle

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