Le 19eme régiment d'infanterie 1914/1918

08 décembre 2018

LE SOUS LIEUTENANT PAUL VIDIEU

Vidieu Paul 19e RI Novembre 1917Paul, Joseph, Valentin VIDIEU naît le 11 janvier 1898 à Saint-Martin-Labouval dans le Lot où ses parents sont instituteurs.
A 18 ans, il s'engage dans l'armée et passe avec succès le concours d'admission à l'École spéciale militaire de Saint-Cyr où il est admis au centre des élèves aspirants. Affecté au 138ème régiment d'infanterie comme simple soldat le 30 juillet 1916, il y apprend le métier de soldat pendant 10 mois puis monte rapidement en grade : caporal le 30 mai 1917, sergent le 30 juin 1917 puis aspirant le 30 juillet 1917.
Quinze jours après, il est muté au 19ème régiment d'infanterie qu'il rejoint sur le front dans le secteur du Fayet tout proche de Saint-Quentin dans l'Aisne. Moins de deux mois plus tard alors que le 19e R.I. occupe le secteur de La Malmaison sur le Chemin des Dames, sa vaillance au combat lui vaut une citation à l'ordre du 11e Corps d'Armée :
« Jeune aspirant, nouvellement arrivé au front, s'est affirmé immédiatement comme chef de section, Volontaire pour les missions périlleuses, a exécuté avec bravoure deux coups de main sur les tranchées ennemies les 19 et 20 octobre 1917 ».
Le 1er février 1918, le 19e R.I., qui se trouve dans le secteur de la forêt de Pinon dans l'Aisne, reçoit l'ordre de monter un coup de main afin de faire des prisonniers. Au cours de cette action menée la nuit suivante, Paul Vidieu est blessé par une balle au poignet gauche.
Le 21 mars 1918, les Allemands déclenchent l'opération « Michael » qui enfonce le front tenu par les troupes britanniques. Appelé en renfort le 26, le 19e R.I. résiste aux assauts répétés de l'ennemi dans le secteur de Roye dans la Somme. La valeur de Paul Vidieu est une nouvelle fois reconnue par une citation à l'ordre du 19e R.I. :
« Dans les combats des 26 et 27 mars a montré beaucoup d’énergie et une tenace volonté à mettre tout en œuvre pour retarder la marche d'un ennemi supérieur en nombre ».

Le 27 mai 1918, leschemin des dames - 27 mai 1918 Allemands lancent une grande offensive sur le Chemin des Dames. Tenant les tranchées devant Braye-en-Laonnois, le 19e régiment d’infanterie ne peut contenir l’assaut ennemi et cède du terrain. La rapidité de l’attaque ennemie surprend beaucoup d’hommes qui sont fait prisonniers dont Paul Vidieu.

En bleu, l'avancée allemande entre 4 heures 30 et 7 heures du matin le 27 mai 1918. Cartes extraites du J.M.O. de l'I.D.22. =>                                                    
Emmenés dans un premier temps à Laon (Aisne), les captifs se rendent à pieds à Hirson (Aisne) puis sont acheminés en train au camp de Rastatt (Bade-Wurtemberg). Paul Vidieu y reste deux mois avant d’être envoyé au camp d’Osnabrück (Basse-Saxe) où il est détenu pendant cinq mois. Il raconte sa vie en captivité dans un cahier.

Carnet couverture

 

Calque Osnabrück

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Malgré le risque d'être sévèrment puni, il réalise, en toute clandestinité, une carte de l'avancée des troupes françaises. =>



Paul Vidieu compose une pièce de théâtre ayant pour titre "Demain ou après demain" qui est jouée le 21 juillet 1918 au camp de Rastatt (Bade-Wurtemberg).

Rapatrié en France un mois et demi après l’armistice, le 24 décembre 1918, il rejoint l’École spéciale militaire de Saint-Cyr dès le mois de février 1919 et poursuit une longue carrière militaire dans le Génie. Nommé Chevalier de la Légion d’honneur en 1934, Paul Vidieu décède le 24 juillet 1959.
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Grand merci à Jérôme G. pour le partage de ses documents concernant Paul Vidieu.


18 novembre 2018

JEAN FRANCOIS MARIE HERRY

Croix de Guerre B

Fils de François et Marie Jeanne NEDELEC, Jean François Marie HERRY nait le 1er juin 1883 à Ploudiry dans le département du Finistère. Il exerce le métier de cultivateur, puis de meunier. Marié, il est le père de deux enfants.
Mobilisé au 19e régiment d'infanterie le 7 décembre 1914, il décède des suites de ses blessures reçues au combat à Tahure le 28 septembre 1915.
Jean François Marie HERRY est décoré de la Croix de Guerre avec étoile de bronze à titre posthume en 1920. Cette décoration est accompagnée de la citation suivante :
"Brave soldat. Mort glorieusement pour la France le 28 septembre 1915 à Tahure".
Son nom est inscrit sur le monument aux Morts de La Roche Maurice.

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17 novembre 2018

EUGENE MARIE TREDAN

Eugène TREDAN - Copie

Eugène Marie TREDAN est né le 10 octobre 1889 à Vieux Marché dans les Côtes d'Armor. Après son service militaire effectué au 19e régiment d'infanterie de Brest de 1910 à 1912, il est mobilisé dans ce même régiment à la déclaration de la guerre en aout 1914.
Blessé par une balle à la tête le 17 décembre 1914 au combat d'Ovillers La Boisselle, il est évacué à l'hôpital d'Amiens. Il rejoint son régiment le 5 mars 1915 à La Boisselle ou il est commotionné et contusionné par des éclatements d'obus le 26 mars. Evacué sur l'Ambulance 7/11 puis admis au dépôt des convalescents de Beauvais le 8 avril, il revient sur ce front de la Somme le 4 juillet 1915.
Alors que le 19e régiment d'infanterie se trouve dans le secteur de Tahure dans la Marne, il est blessé une troisième fois par un éclat d'obus à la cuisse droite le 6 septembre 1915.
Après ses soins reçus dans les hôpitaux de Blois et de Mont de Marsan, Eugène Marie Tredan est affecté au 411e régiment d'infanterie en avril 1916 ou il est blessé une quatrième fois le 27 juillet 1917.
Décoré de la Croix de Guerre avec étoile de bronze, il sera démobilisé le 25 mars 1919.

24 octobre 2018

FLIZE 9-10-11 NOVEMBRE 1918

Le 9 novembre 1918, les 2e et 3e bataillons du 19e régiment d'infanterie tiennent les bords de la Meuse à Flize dans les Ardennes, en liaison avec la 163e Division d'Infanterie (53e, 142e et 415e RI) à sa droite. Les Allemands occupent l'autre coté du fleuve et les ponts permettant le passage de la Meuse sont détruits. L'ordre est donné de passer de l'autre coté de la rive afin d'occuper la gare de Lumes-Triage. Pour ce faire, les soldats du génie aidés des pionniers du 19e RI établissent une passerelle de fortune.
A 6 heures du matin, le 10 novembre, dans un brouillard intense et sous le feu nourri de l'ennemi, les 9e, 10e et 11e compagnies du 3e bataillon commencent la traversée suivis par la 5e compagnie du 2e bataillon et s'établissent sur la rive.

Flize 10-11-18

Carte extraite du livre du colonel Grasset "Le passage de la Meuse par la 163e DI"

La dernière patrouille du 19e régiment d'infanterie

Vers 9 heures, le lieutenant Le Glaunec, qui commande la 9e compagnie, ordonne au caporal Perrot de partir en patrouille avec son escouade afin de trouver la voie ferrée et d'y reconnaitre le terrain. Cette patrouille est prise à partie par les nids de mitrailleuses allemandes. Roger Boursaud, Edouard Deumie, Jean Joseph Guillou et Lucien Laurent sont tués ainsi que Fernand Charpentier et le sergent François Marie Moulec qui avaient rejoint la patrouille. En se portant à leur secours, les brancardiers Julien Bourel et Jean François Le Deroff tombent à leur tour sous les balles ennemies. Le caporal Eugène Perrot sera l'unique survivant de cette dernière patrouille.
Traumatisé par cet événement survenu à quelques heures de l'armistice, il revient à de nombreuses reprises à Flize après la guerre. Il fait peindre un tableau représentant cette dernière patrouille qu'il offre à la municipalité de Flize. De nos jours, le tableau est toujours accroché au mur de la salle du conseil de la mairie.

FLIZE La dernière Patrouille Mairie de Flize

Tableau de la dernière patrouille - Mairie de Flize

L'armistice

En fin de matinée, les trois bataillons du 415e RI, deux du 142e RI et un du 19e RI plus une compagnie sont parvenus à franchir la Meuse. Lorsque le brouillard se lève, les Allemands, s'apercevant que nos troupes ont traversé la Meuse, déclenchent un feu nourri qui cloue sur place nos fantassins. Vers 13 heures, la compagnie du lieutenant Le Glaunec attaque les maisons vers l'Est ou se cachent les mitrailleuses ennemies.Il y fera une trentaine de prisonniers. Le reste de cette journée du 10 novembre se passe en combats et tirs sur toute la ligne de front.
Ces derniers jours de combat vaudront au 3e bataillon du 19e RI la citation suivante, à l'ordre de la 3e armée:
" Après s'être emparé de haute lutte, le 8 novembre 1918, des villages de Balaives, d'Etrepilly et de Flize, avoir porté nos lignes sur la rive gauche de la Meuse, et effectué ainsi une avance de plus de 10 kilomètres, le 3e bataillon du 19e RI, sous les ordres du capitaine Vincent, est parvenu, le 10 novembre, à franchir le fleuve sur une passerelle de fortune soumise aux plus violents tirs de mitrailleuses, de minen et d'obus de tous calibres. A établi une tête de pont à 500 mètres de la rive droite et s'est maintenu sur sa position dans des circonstances particulièrement critiques et périlleuses, joignant le plus bel exemple du devoir et de l'abnégation à des qualités manœuvrières de premier ordre."

Ce 10 novembre 1918, le 19e régiment d'infanterie a ses 13 derniers soldats tués au combat:
Les huit de la dernière patrouille: Julien Bourel, Roger Boursaud, Fernand Charpentier, Edouard Deumie, Jean Joseph Guillou, Lucien Laurent, Jean François Le Deroff et le sergent François Marie Moulec.
Et Charles Ardouin, Pierre Carlet, Jean Baptiste Le Page, Eugène Lossignol et Charles Poincon.

Des le matin du 11 novembre 1918, la nouvelle de l'armistice prévu à 11 heures commence à circuler parmi les hommes. Le capitaine Vincent, commandant le 3e bataillon du 19e RI, raconte :
"La nouvelle de l'armistice a filtré vers l'avant et, comme pénétrée d'un fluide magique, la première ligne s'agite. Négligeant toute prudence, les hommes sortent de leurs trous et se congratulent bruyamment. Le tactac d'une mitrailleuse fait rentrer bien vite chacun dans son trou, les allemands ne sont pas au courant. Enfin, vers 11 heures, la cloche d'une locomotive tinte longuement dans la gare de Lumes et nos clairons, massés dans la cour du château de Flize, sonnent à plein poumons le "Cessez le feu".
Minute poignante ! Sur la ligne de feu, Français et Allemands s'avancent les uns vers les autres sans armes. On se serre la main, on rit sans retenue. Quelques groupes chantent la Marseillaise, c'est un peu du délire."

COMMEMORATION A FLIZE LE 15 SEPTEMBRE 2018

CPR_9359Le 15 septembre 2018, à l'initiative de la municipalité et de son maire Cédric Branz, une cérémonie s'est déroulée pour commémorer le centenaire des derniers combats de la grande guerre à Flize et rendre hommage aux huit soldats de la dernière patrouille du 19e régiment d'infanterie tués au combat.

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Cette cérémonie a débuté au monument aux morts de la commune par la lecture, faite par les enfants de l'école de Flize, du récit d'Eugène Perrot racontant l'histoire de la dernière patrouille du 19e régiment d'infanterie, dont il sera le seul survivant. Suivi par les discours des officiels et un dépôt de gerbes de fleurs au pied du monument aux morts, la commémoration s'est poursuivie par un second dépôt de gerbes devant la plaque commémorative de la 163e Division d'Infanterie.
Le chemin qui permit au 19e régiment d'infanterie d'accéder à la passerelle sur la Meuse en novembre 1918 a été inauguré par les familles de deux soldats de la dernière patrouille. il se nomme désormais "Chemin de la dernière patrouille du 19e RI."

 

Flize - 15 septembre 2018

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24 septembre 2018

JOSEPH EMILE BARTHELET

Joseph Emile BARTHELET est né le 7 février 1895 à Oye et Pallet dans le département du Doubs. Il est cultivateur à Vaux et Chantegrue lorsqu’il est appelé sous les drapeaux en décembre 1914.

Incorporé dans un premier temps à la 8e puis à la 9e section de Commis et d’Ouvrier militaire d’Administration, il rejoint le 105e régiment d’infanterie le 1er février 1917 puis passe au 19e régiment d’infanterie le 1er juin 1917. Il trouve le régiment au repos dans la région de Fescamps dans la Somme avant sa montée dans le secteur du Fayet . Joseph Emile Barthelet participe à tous les combats du 19e régiment d’infanterie. C’est probablement lors des combats de la région de Roye, fin mars 1918, qu’il a obtenu la citation suivante :

« Belle attitude au feu pendant les derniers combats livrés par le régiment. »

Le 27 mai 1918, il est fait prisonnier à Moussy sur Aisne sur le Chemin des Dames et emmené en captivité au camp de Gardelegen en Allemagne ou il restera jusqu’en décembre 1918. A son retour, il est affecté au 60e régiment d’infanterie.

Joseph Emile Barthelet est démobilisé le 13 septembre 1919 après avoir passé cinq ans sous les drapeaux.

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14 août 2018

JULES HENRI BIA

Jules BiaJULES HENRI BIA est né le 12 Mai 1897 à Anzin (canton de Valenciennes) dans le département du Nord.
Il a été incorporé le 8 Janvier 1916 au 54ème régiment d'infanterie et détaché le 19 Janvier 1916 à la compagnie des Omnibus de Paris , comme tourneur sur métaux. De retour au dépôt du 54ème RI le 9 Février 1916, il passe au 124ème régiment d'infanterie le 17 Septembre 1916, puis au 19ème régiment d'infanterie le 4 Décembre 1916. Il rejoint le régiment dans le secteur de Verdun puis le Chemin des Dames ou il est gravement blessé par éclats de grenade au crâne le 7 mai 1917 lors des combats d'Hurtebise.

Jules henri BIA est titulaire  de la croix  du combattant avec palme, de la Médaille militaire et de la Légion d'Honneur en tant que Chevalier puis Officier en1939. Il est décédé en Mai 1975.

Je remercie son fils Alain pour ces informations.

30 juillet 2018

GEORGES ARTHUR HENNEQUIN

Berry au Bac

Georges Arthur HENNEQUIN est né le 9 avril 1893 à Villeneuve sur Fère dans l'Aisne ou il exerce la profession de Berger.
Mobilisé en 1915, il est affecté au 19e régiment d'infanterie le 30 avril 1916. Le 20 mai, le régiment occupe la zone de Berry au Bac ou sévit la guerre des mines. Le 23 juin 1916, le secteur est bombardé par l'ennemi. Georges Arthur Hennequin reçoit un éclat de torpille qui le tue sur le coup. Il est inhumé dans la nécropole de Berry au Bac à une cinquantaine de kilomètres de son village natal.

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26 juin 2018

FRANCOIS LOUIS PLASSARD

Tours - 37 - 1François Louis PLASSARD est né le 12 aout 1888 à Lopèrec dans le département du Finistère.
Mobilisé, en aout 1914, au 19e régiment d'infanterie de Brest, il meurt des suites de ses blessures de guerre le 17 octobre 1914 à l'hôpital mixte de Tours en Indre et Loire, ville ou il est inhumé dans le carré militaire du cimetière La Salle.
Son nom est inscrit sur le Monument aux Morts de Brasparts.

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02 mai 2018

TOUSSAINT BREVET

Toussaint BrevetM. l'abbé Toussaint BREVET est né le 15 novembre 1885 à Saint-Laurent-de-la-Plaine dans le Maine et Loire.

Après son service militaire effectué au 77e RI, il est ordonné prêtre le 29 juin 1910. Licencié ès lettres, il est professeur de seconde et de droit commercial à l'Institution Sainte-Marie, à Cholet.

Mobilisé à l’ambulance n°3 de la 18e Division, comme infirmier brancardier, le 3 août 1914, il reçoit, le 2 octobre 1914, la citation suivante : « Brevet, infirmier de 1ere classe : s'est dépensé jour et nuit, sans souci de la fatigue, avec un dévouement admirable pour surveiller les malades dans leurs salles et leur donner spontanément tous les soins d'hygiène que nécessitait leur état.»

Muté à la 8e Section d’Infirmiers Militaire le 15 novembre 1916, il passe ensuite au 105e RI le 26 janvier 1917 puis au 19e RI le 1er juin 1917.

Il est tué au combat de Nesle dans la Somme le 25 mars 1918.

Toussaint BREVET reçoit la Croix de Guerre avec étoile de bronze et médaille militaire à titre posthume:

« Soldat brancardier, courageux et dévoué, Tombé au champ d’honneur pour le salut de la patrie dans l’accomplissement de son devoir, le 25 mars 1918, à Nesle, Mort en brave, »

Je remercie Gérard Froger pour ces informations et la photo de Toussaint Brevet.

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