Le 19eme régiment d'infanterie 1914/1918

15 décembre 2014

CENTENAIRE DES COMBATS D'OVILLERS LA BOISSELLE

Le 17 décembre 1914, le 19e régiment d'infanterie partait à l'assaut du village d'Ovillers. Combat ou le régiment a 302 soldats  tués et plus de 800 blessés ou fait prisonniers.

Dans le cadre du centenaire de cette offensive, une commémoration a eu lieu à Ovillers La Boisselle le samedi 13 décembre 2014. Cent ans après, une délégation bretonne venue de Landerneau, mais aussi des allemands de Hünfeld se sont retrouvés pour rendre un hommage à toutes les victimes de cette tragique journée du 17 décembre 1914.

Après la messe dite en allemand, français et breton dans l'église d'Ovillers, le cortège, accompagné du bagad de Landerneau, des musiciens allemands de Hünfeld et du Samarobriva Pipe Band d'Amiens, s'en rendu au carré breton dans le cimetière britannique d'Ovillers La Boisselle.

  Le Samarobriva Pipe Band 

Le Samarobriva Pipe Band                     Le Bagad Bro Landerne de Landerneau

Le bagad Bro Landerne de Landerneau

 

 

 

 

 

 

Dépôt de gerbe au carré breton

Les drapeaux

 

 

 

 

  


Dépôt de gerbes au carré breton  

La cérémonie s'est poursuivie au calvaire breton d'Ovillers avec les discours des officiels et les dépôts de gerbes de fleurs. Un hommage est rendu au lieutenant Augustin de Boisanger du 19e RI avec l'évocation de l'histoire du calvaire érigé par sa famille.

Dépôt de gerbe
Les enfants d'Ovillers La Boisselle déposent une gerbe au pied du calvaire breton

Puis retraite aux flambeaux jusqu'à La Boisselle ou un moment de recueillement a lieu devant le monument aux morts.

recueillement devant le monument aux morts de La Boisselle

La cérémonie se termine par la lecture de textes et chants à l'Ilot, site resté en l'état depuis la fin de la 1ère guerre mondiale comportant d'importants  vestiges de la terrible guerre des mines qui y a sévit.  

L'Ilot
Chants et lectures à l'Ilot


16 novembre 2014

UN POILU DE QUINZE ANS

Malgré qu'ils n'aient pas l'âge requis pour être mobilisés, de jeunes adolescents sont parvenus à partir au front et ont combattu avec leurs ainés. Le plus célèbre d'entre eux est Jean Corentin Carré. Engagé en 1915 à l'âge de quinze après avoir menti sur son âge, il est tué au combat en 1918. D'après un article, certes très patriotique, paru dans le journal "La Dépêche de Brest" le 9 mai 1915 il semblerait que le 19e régiment d'infanterie ai eu, lui aussi, son "poilu de quinze ans", René Lebas.

Un poilu de 15 ans

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01 novembre 2014

1914 - COMBATS DANS LA SOMME

Un article sur les combats du 11e Corps d'Armée dans la Somme pendant l'hiver 1914-1915 est paru dans le numéro de novembre 2014 de la revue "Uniformes". Outre le fait que cet article traite d'un sujet assez méconnu de l'histoire de la première guerre mondiale, y figure également de belles photos de l'uniforme d'un soldat du 19e régiment d'infanterie au début de la guerre avant l'apparition de la tenue "bleu horizon".

Uniformes Magazine

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14 octobre 2014

EDOUARD FRANCOIS MARIE MOTEL

Né le 15 juin 1895 à Maure en Ille et Vilaine, Edouard François Marie MOTEL y exerce le métier de laboureur.
Il est mobilisé en avril 1915 au 136e régiment d'infanterie puis part au front dans les rangs du 25e régiment d'infanterie fin novembre 1915. Malade, il est évacué en aout 1917 et retrouve le front un mois plus tard. En octobre de la même année, il est de nouveau évacué pour pieds gelés. Après sa convalescence, il rentre au dépôt du 25e RI en décembre 1917. Il fait partie d'un renfort de 8 officiers et 841 sous-officiers et soldats qui rejoins le 19e régiment d'infanterie le 9 avril 1918 à Saint Christophe (Oise) ou il est affecté à la 9e compagnie. Aussitôt le régiment part au Chemin des Dames ou il doit défendre le secteur de Braye en Laonnois.
Le 27 mai 1918, c'est l'offensive Ludendorff. Après un bombardement d'une intensité phénoménale, les troupes d'assaut allemandes déferlent sur le Chemin des Dames.

Soupir 1Officiellement, Edouard François Marie Motel est tué au combat ce jour-là à Moussy et est inhumé dans la nécropole de Soupir n°1. Il fait l'objet d'une citation à titre posthume :
" Tué à son poste de guetteur ou il se maintenait sous le bombardement et les balles à Moussy le 27 mai 1918".
Or, la date de décès mentionné sur sa croix indique le 30 mai 1918, soit trois jours après, étrange...
Grâce aux archives sur les prisonniers de la première guerre mondiale mises en ligne par la Croix Rouge de Genève, le mystère est éclairci.
En fait, Edouard François Marie Motel est grièvement blessé le 27 mai et secouru par les allemands qui le transporte dans une ambulance située à Athies sous Laon ou il décède le 30 mai 1918. Il est inhumé dans un premier temps à Chambry avant de rejoindre la nécropole de Soupir.

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15 septembre 2014

CENTENAIRE DES COMBATS DE MAISSIN

Le 24 aout 2014 a eu lieu la cérémonie pour le centenaire des combats de Maissin.

Le 22 aout 1914, les combats de Maissin, qui eurent lieu dans le cadre de la bataille des frontières, furent meurtrier pour le 11e Corps d'Armée breton et vendéen dont faisait partie le 19e régiment d'infanterie. Premier combat du régiment brestois, il a eu 262 hommes tués mais aussi beaucoup de blessés, de disparus, de prisonniers. Beaucoup de soldats furent marqués à jamais par l'horreur de ces premiers combats.

Une foule nombreuse était présente à Maissin parmi laquelle une délégation de bretons mais aussi des descendants des soldats ayant combattu en ces lieux.

La montée au cimetière Pierre Massé ou va avoir lieu la cérémonie.

La montée au cimetière Pierre Massé

Les discours des officiels

Les discours des officiels

Dépôt de gerbes au pied du calvaire breton venu du Tréhou (Finistère)

Dépôt de gerbes au calvaire

Le drapeau du 19e régiment d'infanterie était présent.

Drapeau du 19e RI

La chaine de télévision TVLux a fait un petit reportage sur cette cérémonie que vous pouvez voir en cliquant sur le lien suivant => http://www.tvlux.be/video/paliseul-1418-les-bretons-a-maissin-_17099.html

En parallèle de la cérémonie, une exposition se tenait dans la maison communale de Maissin. Elle retraçait l'histoire des combats, le calvaire des habitants de Maissin mais aussi l'histoire du calvaire breton du Tréhou (Finistère) déplacé en 1932 pour veiller sur le dernier sommeil des soldats inhumés dans le cimetière Pierre Massé.

Expo

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13 août 2014

UNE EMISSION SUR LES COMBATS DE MAISSIN

Dans le cadre du centenaire, une télévision belge a réalisé toute une serie d'émission sur la bataille des frontières dont une est consacré aux combats de Maissin.
Cliquer ici pour la voir => http://www.tvlux.be/video/un-jour-en-enfer-ep-11-maissin-porcheresse_17006.html

27 juillet 2014

POUR LE PLAISIR DES YEUX

Un collectionneur m'a très gentiment proposé cette photo de pattes de col du 19e RI, modéle 1877, portées par les soldats du 19e RI en 1914.

Pattes de col 19e RI, modéle 1877Collection Bertrand Garandeau

Une autre belle pièce de sa collection, un brassard de l'état-major du 11e Corps d'Armée.

Brassard Etat-major du 11e C.ACollection Bertand Garandeau

Grand merci à Bertrand Garandeau pour le partage de ces objets de sa collection.

 

 

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10 juin 2014

L'ATTAQUE DE LA BROSSE A DENTS - 6,8 octobre 1915

Après deux jours de bombardements préparatifs, la 22e Division d'infanterie se lance à l'attaque de la Brosse à dents le 6 octobre 1915 à 4 heures 20 du matin.

Attaque de la Brosse à dents

 

A l'Ouest, le 118e régiment d'infanterie s'empare du bois 6981, de la tranchée de Constantinople et de la partie Ouest de la Brosse à dents.
Partant du Sud-Ouest, les 2e et 3e bataillons du 19e régiment d'infanterie prennent la Brosse à dents jusqu'au point 7481. Au-delà, un fortin allemand empêche toute avance. Posté face à la nouvelle tranchée allemande, le 1er bataillon couvre le flanc de l'attaque des deux autres bataillons. Le régiment fait 200 prisonniers allemands ce jour-là.



Le général Bouyssou, commandant la 22e Division, donne l'ordre de prendre le reste de la Brosse à dents dès le lendemain. Vu l'état de fatigue des hommes du 19e RI qui combattent sans arrêt depuis 12 jours sous la pluie, le colonel Albert refuse cet ordre. Par conséquent, l'attaque est reportée. Mais les hommes ne peuvent guère se reposer car, toute la journée du 7, l'ennemi bombarde les lignes françaises à coups d'obus asphyxiants.
Malgré tout, le 8 octobre à 4 heures du matin, le 19e RI attaque sans préparation d'artillerie, appuyé par le 118e RI. La Brosse à dents est conquise à 8 heures.
Dans la nuit du 8 au 9 octobre, le régiment est relevé par le 134e RI. Les hommes sont si fatigués qu'ils regagnent Perthes les Hurlus par la plaine au vu de l'ennemi. Malgré le danger encouru, ce chemin est plus court que celui des boyaux remplis de boue permettant de regagner l'arrière.

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25 avril 2014

" Carnets de guerre et souvenirs de captivité " d'André Braudeau lieutenant au 19e RI

André Braudeau Livre

Marié et père de deux enfants, André Braudeau est inspecteur primaire de l'éducation nationale. Mobilisé en aout 1914, il fait toute la guerre qu'il termine prisonnier en Allemagne. Durant ces quatre années, il prend des notes. En 1949, André Braudeau reprend ses notes qu'il réécrit sur trois carnets :
- Le premier couvre la période de sa mobilisation comme sergent au 249e régiment d'infanterie à sa première blessure reçue à Craonnelle, sur le Chemin des Dames, le 24 septembre 1914.
- Le second relate la période de mai 1915 ou il est nommé sous-lieutenant au 123e régiment d'infanterie à sa seconde blessure en mai 1916 dans le secteur de Verdun.
- Le troisième commence en janvier 1917, période ou André, promu lieutenant, est au bataillon d'instruction du 123e régiment d'infanterie près de Bordeaux. Le 13 novembre 1917, il est affecté au 19e régiment d'infanterie. Ce carnet s'arrête le 27 mai 1918, jour de la grande offensive allemande sur le Chemin des Dames. Comme beaucoup d'hommes du 19e régiment d'infanterie, il est fait prisonnier ce jour-là.
Lors de sa captivité au camp d'Osnabrück, André Braudeau raconte son quotidien de prisonnier dans un carnet qu'il appelle "Souvenirs de captivité".

Ses petites filles ont retranscrit ces quatre carnets auxquels elles ont croisé le journal tenu en 1918 par Suzanne, son épouse, qu'elles ont réunis dans un livre, paru en 2014 en auto-édition chez Autres Talents, intitulé :

" 1914-1918 Carnets de guerre et souvenirs de captivité " d'André Braudeau

Un grand merci à Brigitte et Marie Claude qui m'ont généreusement offert ce livre de leur grand-père.

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19 février 2014

LOUIS MARIE ROUAULT

Louis Marie ROUAULT est né le 9 mai 1888 au lieu-dit "Cabriens" à Saint Brandan dans les Côtes d'Armor ou ses parents sont agriculteurs. Il effectue son service militaire au 19e régiment d'infanterie de Brest du 8 octobre 1909 au 1er octobre 1911.

Louis Marie Rouault

Libéré des obligations militaires, il rentre à Lanfains ou il aide sa mère à tenir la ferme familiale. Rappelé à l'armée par la mobilisation générale, Louis Rouault rejoint la caserne de Brest dès le 3 aout 1914. Il rejoint le 19e régiment d'infanterie sur le front le 21 décembre 1914 et passe tout l'hiver dans le secteur d'Ovillers La Boisselle dans la Somme.
Début aout 1915, le régiment part pour la Champagne. Le 25 septembre 1915, l'armée française lance une grande offensive et attaque sur un front de 25 kilomètres. L'objectif du 19e RI est le village de Tahure. Cette journée est terrible et fait de nombreuses victimes, Louis Rouault à la chance d'en sortir indemne. Le 6 octobre, le 19e RI repart à l'assaut de Tahure qui n'a pu être conquis le 25 septembre. Ce jour-là, Louis a moins de chance, il est blessé au nez par un éclat d'obus.
Il est évacué sur l'hôpital temporaire n° 30 de Moulin dans l'Allier ou il est soigné pendant un mois, puis il est envoyé aux hospices civils de Lyon pour y finir sa convalescence. Le 21 janvier 1916, après sept jours de permission passés en famille, Louis Rouault rentre au dépôt et rejoins le 19e régiment d'infanterie au front le 2 mars 1916.
Après les tragiques journées de Verdun en avril 1916, l'été se passe dans le secteur de Berry au Bac et sa célèbre cote 108.
Mi-septembre 1916, malade, Louis est évacué pendant un mois. Il retrouve son régiment le 11 novembre près du fort de Vaux.
De nouveau évacué pour maladie en mars 1917, il est soigné à l'hôpital complémentaire n° 1 à Meaux en Seine et Marne et reviens au dépôt du 19e RI après sa convalescence le 21 avril 1917. Il est évacué une troisième fois pour entorse début octobre 1917 et passe un mois dans un dépôt d'éclopés avant de retrouver le 19e RI dans la forêt de Pinon non loin du Chemin des Dames.

Le 10 mars 1918, le régimenSecteur des combats du 19e RI fin mars 1918t est relevé pour aller au grand repos à Lagny sur Marne dans la région parisienne. Après dix jours de voyage, les hommes goutent à un repos bien mérité mais qui sera de courte durée. Trois jours après son arrivée, le 19e régiment d'infanterie est mis en alerte et envoyé d'urgence dans le secteur de Roye dans la Somme ou il doit venir au secours des troupes britanniques enfoncées par poussée allemande de l'offensive "Michaël". C'est au cours de ces combats que Louis Marie Rouault est fait prisonnier le 26 mars 1918 à Roye. Interné au camp de Soltau en Allemagne, il rentre en France le 2 décembre 1918 et bénéficie d'un mois de permission du 19 décembre au 10 janvier 1919. Muté au 71e régiment d'infanterie de Saint Brieuc le 18 février, il est démobilisé le 22 mars 1919.

Louis Marie Rouault se marie en 1920 avec Mélanie Joly et aura trois enfants. Après avoir tenu un café à Lanfains dans les Côtes d'Armor, il exerce différents métier dont agent de maintenance à la SNCF. En 1928, il quitte la Bretagne et exploite une ferme dans l'Eure et Loir puis dans l'Orne ou il décède le 6 février 1952 à l'âge de 64 ans.

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