Canalblog Tous les blogs
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Le 19eme régiment d'infanterie 1914/1918
Publicité
Le 19eme régiment d'infanterie 1914/1918
Archives
17 septembre 2012

RECHERCHES ARCHEOLOGIQUES A LA BOISSELLE (2)

Une nouvelle session de recherches archéologiques a eu lieu en mai dernier à La Boisselle. Elle a permit de mettre à jour une partie des ruines de la ferme qui se trouvait au sud du village. Appelée "L'ilot" par les français, "Granathof" par les allemands, elle fut le théâtre d'âpres combats pour les soldats des 19e et 118e RI.

L'ilot

C'est au cFrançois Marie Bideauours de ces recherches que fut retrouvé les corps de deux soldats français dont l'un n'a pas pu être identifié. Le second, identifié grâce à sa plaque d'identité est François Marie Bideau, soldat au 118e régiment d'infanterie, tué le 27 décembre 1914 au cours d'un combat à l'ilot de La Boisselle.
François Marie Bideau et son camarade ont été inhumés dans la nécropole militaire d'Albert le 28 aout 2012 en présence de la famille de François Marie Bideau.
                   


Pour plus d'informations, n'hésitez pas à consulter le site => http://www.laboisselleproject.com/fr/ et la page concernant François Marie Bideau ici => http://www.laboisselleproject.com/fr/tag/francois-marie-bideau/

Publicité
4 août 2019

LES TROIS FRERES QUILLIEN

La famille QUILLIEN a payé un lourd tribu à la guerre. En l'espace d'une année, elle a perdu trois de ses fils.
Deux étaient mobilisés au 19e régiment d'infanterie, le troisième au 219e régiment d'infanterie.

Quillien

Jean Pierre Quillien, soldat au 19e RI, a été tué lors de l'attaque de La Boisselle le 17 décembre 1914, à l'age de 31 ans.
Deux mois plus tard, Jean Jacques Quillien sergent au 19e RI, succombe à son tour le 20 février 1915 au même endroit, La Boisselle. Il avait 23 ans.
Jean Marie Quillien, agé de 29 ans est soldat au 219e RI. Il s'éteint le 19 septembre 1915 à l'hôpital de Saint Servan des suite d'une maladie contractée au front.

Je remercie Mr Le Chatreux de m'avoir communiqué cette photo.

10 février 2022

JEAN PILLET

Jean PilletJean PILLET est né le 12 aout 1896 à Luzy dans la Nièvre puis il habite, avec ses parents, à Chevry-Cossigny en Seine et Marne ou il exerce le métier de maçon.
Il est mobilisé le 12 avril 1915 au 76e régiment d'infanterie de Coulommiers ou il apprend le métier de soldat.
Le 30 avril 1916, il est envoyé sur le front ou il rejoint le 19e régiment d'infanterie dans la région de Berry au Bac. Affecté à la Compagnie Hors Rang, il est promu caporal le 1er juin 1917.
Sa valeureuse conduite au front lui vaut la croix de Guerre avec trois étoiles, une étoile par citation à l'ordre du régiment :
"Agent de liaison plein d'entrain et de bravoure. S'est distingué pendant les combats du 29 mars au 6 avril 1917 par son zèle et son dévouement en accomplissant, sous de très violents bombardements, des missions comportant des dangers sans nom."
"Pendant les journées des 25 et 26 mars 1918, a assuré avec zèle et courage le ravitaillement des premières lignes en munitions et en vivres."
Malheureusement, le texte d'une de ses citations n'est pas connu.
Fait prisonnier à Braye en Laonnois, lors de l'offensive Allemande sur le Chemin des Dames le 27 mai 1918, il est interné au camp de Darmstadt en Allemagne puis au camp de Munster II. Envoyé au camp de Friedrichsfeld en septembre 1918, Jean Pillet est rapatrié en France le 18 décembre 1918. Après un mois de permission, il est affecté au 31e régiment d'infanterie de Melun. A la fin de sa période militaire, il est affecté au Chemin de Fer ou il fera carrière.
Je remercie son arrière petit fils pour la photo et les informations sur Jean Pillet.

6 juin 2017

GEORGES FRANCOIS KUNCHS

KUNCHS GeorgesGeorges François KUNCHS est né le 21 avril 1891 à Paris dans le 1er arrondissement. Marié à Marguerite Magnou, il exerce la profession de doreur.
Mobilisé en mai 1917 au 130e R.I, il passe au 103e R.I en février 1918 avant de rejoindre le 19e régiment d'infanterie le 7 juin 1918. Blessé par éclats d'obus au thorax à Orfeuil le 8 octobre 1918, Georges François KUNCHS est évacué sur l'ambulance 3/65 stationnée à Cuperly Mont Frenet (Marne) ou il décède le jouMont Frenetr même.
Il repose dans la nécropole nationale de Mont Frenet dans la Marne.

 


Je remercie son petit neveu Jean Pierre Kunchs pour ses photographies et ses informations. 

16 février 2007

UN POILU DE QUINZE ANS

Malgré qu'ils n'aient pas l'âge requis pour être mobilisés, de jeunes adolescents sont parvenus à partir au front et ont combattu avec leurs ainés. Le plus célèbre d'entre eux est Jean Corentin Carré. Engagé en 1915 à l'âge de quinze après avoir menti sur son âge, il est tué au combat en 1918. D'après un article, certes très patriotique, paru dans le journal "La Dépêche de Brest" le 9 mai 1915 il semblerait que le 19e régiment d'infanterie ai eu, lui aussi, son "poilu de quinze ans", René Lebas.

Un poilu de 15 ans

Publicité
18 août 2013

LE SOURIRE DE L'ESCOUADE

Le Sourire de l'escouade

A l'été 1916, le 19e régiment d'infanterie se trouve à Berry au Bac. C'est à cette époque que cinq camarades de la 1ere compagnie décident de créer un journal destiné à leurs compagnons de tranchée. Ce journal s'appellera " Le Sourire de l'Escouade" dont le premier numéro paraitra le 14 juillet 1916. Il aura ue existence très courte. Seul six numéros seront édités, le dernier paraissant le 25 octobre 1916 alors que le 19e régiment d'infanterie cantonne à Vassincourt en attendant de repartir une seconde fois dans l'enfer de Verdun.
Le 31 octobre 1916, sous une pluie battante, le régiment part relever le 305e RI devant le fort de Vaux. Arrivés dans ce secteur à l'aube du 1er novembre, les hommes sont pris sous un déluge d'obus de tous calibres. Devant l'absence d'abri, les soldats se terrent dans les trous d'obus, qu'ils tentent d'approfondir et de relier entre eux.
Dans un de ces trous d'obus, les cinq rédacteurs du "Sourire de l'Escouade" tentent de s'abriter de cet enfer. C'est alors que tombe un obus dans leur trou, tuant sur le coup le soldat Adolphe Brechet, le caporal Marius Bonnefous, le soldat Edmond Ledos et le sergent Marius Marouby. Le cinquième, Roger Anceaume, grièvement blessé, décèdera le 5 novembre 1916.
Avec ces cinq hommes disparu "Le Sourire de l'Escouade" éphémère journal de tranchée de la 1ere compagnie du 19e régiment d'infanterie.

Il est possible qu'il y ait eu un sixième rédacteur car, ce 1er novembre 1916, outre Adolphe Brechet, Marius Bonnefous, Edmond Ledos et Marius Marouby, un cinquième homme, Eugène Léon, a été tué à la 1ère compagnie. Se trouvait' il dans le trou d'obus qui fut fatal aux rédacteurs du "Sourire de l'escouade" ? Mystère...

A l'occasion de la sortie du livre d'André Charpentier " Livre d'or des journaux du front - Feuilles bleu horizon ", Roland Dorgelès, dans un article du Petit Parisien du 27 janvier 1936, évoque " Le Sourire de l'Escouade" :
" Parmi tous ces titres qui me viennent à l'esprit, je n'en veux retenir qu'un : Le Sourire de l'Escouade. Il a tenu trois ans, paraissant chaque fois qu'il pouvait, au repos ou en ligne, entre deux attaques. Puis, un jour, en 1917, sur une feuille bordée de noir, on a lu cet avis : " Le Sourire de l'Escouade ne paraîtra plus : ses collaborateurs ont été tués tous les cinq, devant le fort de Vaux. La fatalité les avait réunis dans un même trou où un obus les écrasa. Cinq serrés au coude-à-coude, blêmes et terreux, blaguant quand même : " Tu le mettras dans ton article... Leur dernier sourire."
A noter que dans ces lignes de Roland Dorgelès figure deux erreurs :
Le Sourire de l'Escouade n'a pas tenu trois ans mais trois mois et les membres de la rédaction ont été tués en 1916 et non en 1917.

Le numéro un du Sourire de l'Escouade est visible sur le site Gallica ici => http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k1040761c.image.langFR.r=Le%20Sourire%20de%20l%27Escouade

Merci à Remi Hebert pour son aide précieuse dans mes recherches sur Le Sourire de l'Escouade.

16 mai 2012

LUCIEN THOBIE

THOBY Lucien

Né le 14 septembre 1891 à Montoir de Bretagne et domicilié à Sainte Reine de Bretagne (44), Lucien Thobie fait son service militaire au 64e RI lorsque la guerre éclate. Fin septembre 1915 il est muté au 19e régiment d'infanterie, caporal à la 8e compagnie. Probablement blessé à Verdun en avril 1916, il décède des suites de ses blessures reçues au combat le 4 mai 1916 à l'hôpital complémentaire n° 11 à Orléans (45).
Orléans Carré Militaire

 

Lucien Thobie repose dans le carré militaire d'Orléans.
A noter, une erreur d'orthographe sur sa fiche "Mémoire des Hommes" et sur son registre matricule militaire (Thoby au lieu de Thobie).

Merci à Marc ( http://lessoldatsdeloireinferieure.hautetfort.com/ ) pour la photo

22 janvier 2011

FRANCOIS FICHOU

François fichou_Fran_oisFICHOU est né en 1880 à Plouha dans les Côtes d'Armor. Il n'est âgé que de huit ans lorsque son père disparait en  mer. Ensuite, la famille Fichou part sur l'île de Jersey ou François est gardien de vaches. Dispensé de service militaire comme aîné de veuve, il part vivre au Canada.
En août 1914, il est mobilisé au 47e régiment d'infanterie de Saint Malo puis passe au 19e régiment d'infanterie le 30 avril 1916 qu'il rejoint dans la région de Fère en Tardenois.
Le 28 juillet 1916 à Berry au Bac, le 19e RI subit un énorme bombardement de ses lignes en représailles des coups de main qu'il a réalisé au cours de la journée. Ce même jour, pendant que François Fichou est sous la pluie de bombes à la Côte 108 à Berry au Bac, a lieu son mariage à Plouézec. Bénéficiant de la loi du 4 avril 1915 (1), il épouse par procuration Marie Joseph Le Hégarat.
Fin octobre 1916, le 19e RI repart à Verdun dans le secteur du fort de Vaux. C'est la que François Fichou est grièvement blessé à son poste de combat, touché par des éclats d'obus au coude et à l'épaule droite. Évacué le 14 novembre 1916, il est amputé du bras droit. Il obtient la médaille militaire en 1917 avec la citation suivante :
"Très bon soldat, brave et énergique. S'est toujours fait remarquer par son entrain et sa crânerie."

Réformé définitif, il s'installe à Kerity près de Paimpol pendant quelques années avant de rejoindre la région parisienne ou il exerce le métier de garde-voie à la SNCF.

François Fichou décède le 28 mars 1940 à Mantes la jolie.

Merci à son arrière petit fils Yann Guillerm pour ses informations

-----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
(1) Extrait de l'article 1 de la loi du 4 avril 1915 :

En temps de guerre, pour causes graves et sur autorisation du ministre de la justice et du ministre de la guerre ou du ministre de la marine, il peut être procédé à la célébration du mariage des militaires et des marins sans que le futur époux, s’il est présent sous les drapeaux, soit obligé de comparaître en personne et à la condition qu’il soit représenté par un fondé de procuration spéciale.

 

19 novembre 2007

LE SERGENT ALLAIN YVINEC

Né le 27 aout 1883 à Guiclan (Finistère), Allain Marie YVINEC est cultivateur. Il effectue son service militaire au 128e régiment d'infanterie de 1904 à 1907 ou il est promu sergent. Rappellé sous les drapeaux par la mobilisation générale du 2 aout 1914, il est affecté au 19e régiment d'infanterie de Brest. Il est tué au combat le 7 Octobre 1914 dans le secteur d'Authuile (Somme).

Yvinec_1Yvinec_2



 

Seul français au milieu des tombes anglaises, il repose au Lonsdale cemetery à Authuile.
Yvinec_3

6 janvier 2022

JEAN MARIE BALCON

cim communal ixelles Belgique

Jean Marie BALCON est né le 30 juin 1891 à Lambézellec dans le Finistère. Cultivateur à Bourg Blanc, il part faire son service militaire au 19e régiment d'infanterie de Brest le 10 octobre 1912. A la déclaration de la guerre, il part, avec son régiment, pour le front. Le 27 octobre 1914, il décède à l'hôpital militaire d'Ixelles, dans la banlieue de Bruxelles en Belgique.
On ignore à quel combat Jean Marie Balcon a été blessé. On peut supposer qu'il a été fait prisonnier et soigné par les Allemands car, en octobre 1914, Bruxelles était occupé par l'ennemi.
Il est inhumé dans le carré militaire du cimetière d'Ixelles. A noter qu'une erreur d'orthographe a été faite dans son nom de famille : Belcon au lieu de Balcon.

16 novembre 2022

VINCENT MARIE MAHE

Vincent Mahé et sa soeur 2Fils de Mathurin et de Louise Tuffin, Vincent Marie Mahé nait le 14 janvier 1896 à Saint Thuriau dans le Morbihan.
Il exerce la profession de garçon de café lorsqu'il est mobilisé au 19e régiment d'infanterie de Brest le 8 avril 1915.
Deux mois plus tard, il décède à l'hôpital maritime de Brest, rue Lannouron, à l'age de 19 ans.

 

Merci à sa petite nièce pour la photo et ses informations.

12 juillet 2015

LOUIS MARIE RIOU

Riou Louis 
Né à Ploeuc, dans les Côtes d'Armor, le 24 mai 1888 Louis Marie RIOU est domestique à Sainte Suzanne dans le Doubs ou il réside.
Il effectue son service militaire au 19e régiment d'infanterie de Brest de 1909 à 1911. Rappelé sous les drapeaux lors de la mobilisation générale, il réintègre son régiment le 2 aout 1914 et est affecté à la 6e compagnie ou il est clairon.
Tué au combat à Bulson (Ardennes) le 27 aout 1914, il repose dans la nécropole de La Marfée à Noyers Pont Maugis (Ardennes).

24 septembre 2023

JEAN MARIE CLOAREC

St Jean sur Tourbe

Jean Marie CLOAREC est né le 10 mars 1884 à Bodilis dans le Finistère. Après son service militaire, effectué au 19e régiment d'infanterie de Brest de 1905 à 1907, il est cultivateur à Ploudiry. Rappelé au 19e RI par le décret de mobilisation générale du 1er aout 1914, il est affecté à la 10e compagnie. Il meurt des suites de ses blessures le 29 novembre 1915 à l'ambulance 12/20 stationnée à La Croix en Champagne dans la Marne. Il reçoit, à titre posthume, la Croix de guerre accompagnée de la citation suivante :
" Brave soldat. Mort pour la France, le 29 novembre 1915, des suites de ses glorieuses blessures."
Jean Marie Cloarec repose dans la nécropole nationale de Saint Jean sur Tourbe dans la Marne.

5 avril 2019

FRANCOIS CLEMENT MORVAN

MORVAN_Fran_ois_Phare_28_juillet_1916Né à Pont Aven, dans le Finistère, le 13 juin 1891, François Clément MORVAN est menuisier.

Il part effectuer son service militaire au 19e régiment d'infanterie de Brest le 9 octobre 1912. En aout 1914, il part pour le front et fait toute la guerre au sein du 19e RI.
Il est cité à l'ordre du régiment pour sa bravoure lors des combats dans le secteur de Tahure (Marne) en 1915.
" Agent de liaison remarquable de dévouement et de courage. Pendant les journées d'attaques du 25 septembre au 8 octobre, n'a cesser de se prodiguer nuit et jour, portant les ordres et les renseignements sous un très violent bombardement."

Il est promu caporal sapeur le 16 janvier 1917. Malade le 15 mars 1918, ce sera la seule fois qu'il sera évacué du front car il a eu la chance de faire toute la guerre sans jamais être blessé.

Démobilisé le 19 aout 1919, après 7 années passés sous l'uniforme du 19e RI, il rentre à Pont Aven.

Le journal "Le phare de la Loire" a publié des photos de soldats accompagnées des citations reçues. 702 portraits sont ainsi publiés entre mai 1916 et février 1917, parmi lesquels celui de François Clément Morvan.

L'intégralité de ces 702 portraits est visible sur le site des archives municipales de Nantes.
C'est ici => http://www.archives.nantes.fr/PAGES/DOSSIERS_DOCS/portraits_soldats_1418_presse/intro_soldats_presse.htm

11 décembre 2022

LUCIEN ABADIE

Mesnil

Lucien ABADIE est cultivateur à Benesse les Dax (40) ou il est né le 8 janvier 1895. Ill est mobilisé le 17 décembre 1914 au 123e régiment d'infanterie de La Rochelle ou il fait ses classes. Affecté au 19e régiment d'infanterie, il rejoint le front le 5 octobre 1915. Lucien Abadie est tué au combat le 20 février 1916 à Mesnil les hurlus (51).

18 juillet 2012

700 MARKS POUR UNE MITRAILLEUSE FRANCAISE

Le_Temps_31_01_1915Le Temps 31 janvier 1915

Un article paru dans le journal Le Temps du 31 janvier 1915 raconte que, pour fêter l'anniversaire de la fondation de l'empire germanique, l'empereur Guillaume II a demandé la prise de La Boisselle. Pour motiver ses troupes, il promet une récompense de 700 marks à qui rapporterait une mitrailleuse française.

- Que s'est réellement passé à La Boisselle ?

Le 18 janvier 1915, le 65e régiment d'infanterie occupe le secteur de La Boisselle, la 7e compagnie dans l'ilot, la 8e au cimetière et la 6e dans la tranchée aux arbres située un peu en arrière du cimetière. Le 2e bataillon du 65e est dans les tranchées de soutien et le reste du régiment en réserve à Albert.
Un peu après minuit, les allemands s'élancent sur l'ilot et le cimetière en silence, pas un coup de fusil ni de canon.
Pris par surprise et devant la violence de l'assaut ennemi, les 7e et 8e compagnies du 65e régiment d'infanterie se replient sur la tranchée aux arbres. L'artillerie est alertée et commence aussitôt un bombardement du village de La Boisselle.
Vers 0 heures 45, le dépôt de cheddite, destiné aux travaux de mine, qui se trouvait dans une cave de l'ilot explose.
Le général commandant le 11e Corps d'Armée ordonne de reprendre le terrain perdu. Le 19e régiment d'infanterie est alerté et se porte à Albert prêt à intervenir si besoin. Le 118e régiment d'infanterie est à Bouzincourt.
A 6 heures 55, la contre-attaque lancée par le 65e régiment d'infanterie est un succès, tous les emplacements occupés au début de la nuit précédente sont repris.

Dans sa correspondance, le commandant Viotte chef du 2e bataillon du 19e régiment d'infanterie note à la date du 18 janvier 1915 :

" Ce matin à quatre heures un ordre imprévu nous portait à la sortie Est d’Albert. Là, je m’y mettais en liaison avec le commandant du 65e et j’attendais près de lui jusqu’à 10 heures 45 un nouvel ordre, celui de rentrer à Millencourt. Dans la nuit le 65e avait relevé le 118e et le 19e et par un hasard extraordinaire les allemands avaient fait un coup de main sur la partie de La Boisselle que nous possédons. Coup de main heureux puisque des deux compagnies qui la tenaient, il ne restait plus qu’une soixantaine d’hommes, le reste, pincé.
Vous voyez la tête du haut commandement ; à vouloir s’avancer toujours et sans nécessité ont finit par perdre de vue les plus nécessaires principes de sureté. Il n’y avait aucun fil de fer en avant. Les boches ont écopé ferme naturellement dès que notre artillerie se fut mise de la partie. A 10 heures 45, au moment où je repartais tout était repris par le 65e qui sera évidement plus prudent cette nuit.
PS : On avait promis 700 marks aux allemands par mitrailleuse prise ! Ils se sont tapés. Rien. "

 

29 janvier 2014

YVES ROUZES

Rouzès Yves

Né en 1891 à Pleumeur Gautier dans les Côtes d'Armor, Yves ROUZES effectue son service militaire au 19e régiment d'infanterie depuis octobre 1913 lorsque la guerre éclate. Il quitte Brest avec son régiment le 8 aout 1914 en direction des Ardennes et participe à tous les combats de ce début de campagne.

Le 29 septembre 1914 dans la matinée, le 19e régiment d'infanterie doit participer à une attaque avec le 62e régiment d'infanterie ayant pour objectif la prise de Thiépval dans la Somme. Pour ce faire, un bataillon part d'Authuile, l'autre de Hamel pendant que le 3ème garde les ponts sur la rivière Ancre. Ignorant les positions exactes de l'ennemi, le régiment part au combat sous un bombardement et une fusillade incessante.

A la lisière du bois de Thiépval, Yves Rouzès, allongé sur le sol pour se protéger, tire sur l'ennemi. C'est à ce moment-là qu'il est frappé simultanément par un éclat d'obus au pied droit et par une balle entrée par le menton et ressortie sous l'omoplate gauche.

Ramené par ses camarades à Hamel ou il reçoit les premiers soins, il est évacué et soigné dans un hôpital de La Roche sur Yon en Vendée.
Après guérison, Yves Rouzès est affecté au 228e régiment d'artillerie et repart sur le front. Il est démobilisé le 5 juillet 1919.


26 juin 2018

FRANCOIS LOUIS PLASSARD

Tours - 37 - 1François Louis PLASSARD est né le 12 aout 1888 à Lopèrec dans le département du Finistère.
Mobilisé, en aout 1914, au 19e régiment d'infanterie de Brest, il meurt des suites de ses blessures de guerre le 17 octobre 1914 à l'hôpital mixte de Tours en Indre et Loire, ville ou il est inhumé dans le carré militaire du cimetière La Salle.
Son nom est inscrit sur le Monument aux Morts de Brasparts.

14 juin 2016

KEPI DE SOUS-OFFICIER DU 19e RI

képi 19RI Blog
Collection Bertrand Garandeau

Voici un képi de sous-officier du 19e régiment d'infanterie. Marqué du 11e Corps d'Armée, il daterait de 1909.

Ce képi, modèle 1884, présente 3 différences avec un képi de troupe :

1) le drap est plus fin.

2) il porte extérieurement une jugulaire en fin galon doré au lieu de la jugulaire à coulisse en veau de 1,5 cm de large.

3) il possède une jugulaire intérieure, en deux parties, en cuir.

Merci à Bertrand Garandeau pour le partage de cette pièce de sa collection.

10 juin 2014

L'ATTAQUE DE LA BROSSE A DENTS - 6,8 octobre 1915

Après deux jours de bombardements préparatifs, la 22e Division d'infanterie se lance à l'attaque de la Brosse à dents le 6 octobre 1915 à 4 heures 20 du matin.

Attaque de la Brosse à dents

 

A l'Ouest, le 118e régiment d'infanterie s'empare du bois 6981, de la tranchée de Constantinople et de la partie Ouest de la Brosse à dents.
Partant du Sud-Ouest, les 2e et 3e bataillons du 19e régiment d'infanterie prennent la Brosse à dents jusqu'au point 7481. Au-delà, un fortin allemand empêche toute avance. Posté face à la nouvelle tranchée allemande, le 1er bataillon couvre le flanc de l'attaque des deux autres bataillons. Le régiment fait 200 prisonniers allemands ce jour-là.



Le général Bouyssou, commandant la 22e Division, donne l'ordre de prendre le reste de la Brosse à dents dès le lendemain. Vu l'état de fatigue des hommes du 19e RI qui combattent sans arrêt depuis 12 jours sous la pluie, le colonel Albert refuse cet ordre. Par conséquent, l'attaque est reportée. Mais les hommes ne peuvent guère se reposer car, toute la journée du 7, l'ennemi bombarde les lignes françaises à coups d'obus asphyxiants.
Malgré tout, le 8 octobre à 4 heures du matin, le 19e RI attaque sans préparation d'artillerie, appuyé par le 118e RI. La Brosse à dents est conquise à 8 heures.
Dans la nuit du 8 au 9 octobre, le régiment est relevé par le 134e RI. Les hommes sont si fatigués qu'ils regagnent Perthes les Hurlus par la plaine au vu de l'ennemi. Malgré le danger encouru, ce chemin est plus court que celui des boyaux remplis de boue permettant de regagner l'arrière.

20 août 2016

JEAN FRANCOIS BATAILLE

BATAILLE_Jean_Phare_2_octobre_1916

 

Né le 16 novembre 1894 au Croisic (Loire Atlantique), Jean François BATAILLE est boulanger. Soldat de la classe 1914, il est incorporé au 19e régiment d'infanterie en décembre 1914. Il est nommé caporal en septembre 1915 puis sergent en juillet 1916. Il est tué au combat le 29 mars 1917 devant Margival (Aisne).

Au cours des combats de Verdun en avril 1916, Jean François bataille a reçu une citation :

"Le 9 avril 1916, sous un bombardement intense de gros calibre, n'a pas hésité a se porter au secours de camarades ensevelis par l'explosion d'un obus et est resté à ce poste périlleux jusqu'à ce que ses camarades soient mis hors de danger.
S'est toujours fait remarquer par sa bravoure et son entrain."

 

La photo est parue dans le journal "Le phare de la Loire". 702 portraits de soldats accompagnées des citations reçues sont ainsi publiés entre mai 1916 et février 1917.
L'intégralité de ces 702 portraits est visible sur le site des archives municipales de Nantes, ici => http://www.archives.nantes.fr/PAGES/DOSSIERS_DOCS/portraits_soldats_1418_presse/intro_soldats_presse.htm

7 juillet 2008

PIERRE MARIE LE MAITRE

Pierre_Marie_LE_MAITRE__1

Pierre Marie LE MAITRE est né le 3 avril 1889 à Méllionnec dans les Côtes d'Armor. Soldat de la classe 1909, il effectue son service militaire au 19e régiment d'infanterie de Brest.

groupe_1911_1
Pierre Marie LE MAITRE(entouré en bleu) au sevice militaire 1911

Libéré des obligations militaire à l'été 1912, il rentre à Méllionnec et reprend son métier de cultivateur dans l'exploitation familiale. Il se marie puis surviens la guerre. Rappelé par le décret de mobilisation générale du 2 août 1914 il rejoint la caserne à Brest ou il écrit une lettre à son épouse (l'orthographe d'origine de cette lettre est conservé) :

" Brest le 7 aout 1914
Ma chère femme
Je vous écris deux ou trois mots pour vous dire que suis toujours en bonne santé en désirant que vous soyez de même en recevant ma lettre. Dieu merci.
Ma chère femme je vous dit que je suis toujours à Brest et on c’est pas quant est on partira. Jusqu’à présent on est tranquille. Le travail n’est dur mais on est forcé de resté quand même d’ici que l’ordre arrivera pour nous envoyez à la maison.
Prenez toujours du courage, il faut pas vous découragé car moi je ne fait pas.
Bien le bonjour de tout mon cœur ainsi qu’a tout la famille."

Affecté à la 7éme compagnie, 2éme bataillon du 19éme régiment d'infanterie, il part des ledemain et participe à tous les combats de ces premiers mois de guerre (Maissin, Lenharrée, Thiepval).
Pierre Marie LE MAITRE est tué au combat le 29 novembre 1914 à Thiepval dans la Somme, alors qu'il venait d'apprendre qu'il allait être papa. Son épouse, qui ne s'est jamais remariée, a élevé seule leur fils né en Janvier 1915.
Un grand merci à son petit fils Alain LE MAITRE pour ces documents et informations.

CertHommage_de_la_nation

 

 

4 août 2007

LE 219e REGIMENT D'INFANTERIE

A la mobilisation, chaque régiment d'active crée un régiment de réserve, dont le numéro est le sien plus 200. C'est ainsi que le 19e régiment d'infanterie a crée le 219e régiment d'infanterie. La plupart des réservistes ayant effectué leur service militaire au 19ème RI se retrouvèrent donc mobilisé au 219ème RI.

219e_RI

27 mai 2021

LE 19ème REGIMENT D'INFANTERIE A TRAVERS L'HISTOIRE

" Cet ouvrage, préfacé par M le Général Marc ALBERT, écrit par Pierre MASSE, imprimé par Louis BOCLE, tous trois Anciens du 19e, a été édité pour tenter de sauver de l'oubli l'histoire glorieuse de leur Régiment, et pour honorer, au nom de l'amicale des Anciens Combattants du 19e, l'immortelle Mémoire de tous ses Héros disparus."

le_19e_RI___travrers_l_histoire

 

Paru en 1928, Pierre Massé a écrit ce livre a partir de divers documents qu'il avait réunit, dans le but de retracer les grandes lignes de l'histoire du 19e RI de 1597 à 1923.
L'épopée du 19ème régiment d'infanterie pendant la 1ère guerre mondiale fait l'objet d'une vingtaine de pages de ce livre tiré a 1000 exemplaires.

10 novembre 2011

HENRI BOISSELEAU

Boisseleau Henri

Henri Constant Auguste BOISSELEAU est né le 19 novembre 1889 à Ardelay en Vendée.
A 20 ans, il effectue son service militaire au 137e régiment d'infanterie à Fontenay le Comte. Libéré de ses obligations militaires, il rentre à Ardelay ou il exerce la profession de charpentier. Il se marie le 29 septembre 1913 avec Marie Papin.
Rappelé sous les drapeaux par la mobilisation générale du 2 aout 1914, Henri Boisseleau est affecté au 137e régiment d'infanterie et part au front.
Le 18 avril 1915 nait son premier enfant, une petite fille prénommée Simone.
Henri Boisseleau est blessé une première fois à l'été 1915 et évacué à l'hôpital Joubert d'Ancenis. Après guérison, il repart au front et est affecté à la 11e compagnie du 19e régiment d'infanterie le 26 septembre 1915. il est mortellement blessé le 8 octobre 1915 à Tahure. Un éclat d'obus lui déchiquète la jambe. Il est conduit dans un hôpital à La Croix en Champagne ou il a "la chance" d'y retrouver son propre frère. Ce dernier lui donne son sang mais les erreurs de compatibilité et la rusticité de la technique de transfusion sanguine ne permet pas de le sauver. Henri Boisseleau meurt des suites de ses blessures ce même jour. Son frère, présent à son chevet, recueille son dernier souffle. Il sera inhumé à La Croix en Champagne.
Le 26 avril 1916 nait sa seconde fille, Marie, qui ne connaitra jamais son père. Inconsolable, son épouse mourra de la grippe espagnole quelques mois plus tard laissant les petites Simone et Marie orphelines.
En 1922, le cimetière de La Croix en Champagne est désaffecté et les corps des soldats transféré dans la nécropole nationale de Saint Jean sur Tourbe ou Henri Boisseleau repose encore de nos jours.
Henri Boisseleau sera décoré de la médaille du combattant et de la croix de guerre.

Boisseleau H 137e RIHenri Boisseleau lors de son service militaire au 137e RI de Fontenay le Comte.

Merci à son arrière petit fils Sébastien Boudaud pour ses informations et photos.

Publicité
<< < 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 > >>
Visiteurs
Depuis la création 245 386
Publicité
Le 19eme régiment d'infanterie 1914/1918
Publicité