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Le 19eme régiment d'infanterie 1914/1918
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Le 19eme régiment d'infanterie 1914/1918
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4 novembre 2014

LA 1ere SECTION DE LA 3ème COMPAGNIE

La 1ère section de la 3ème compagnie, commandée par le lieutenant JOUNET, qui avait reçu l'ordre, par le colonel CHAPES, de défendre les abords de la gare de MAISSIN, ne put être informée du retrait du régiment, faute de liaison.
Le 23 aout 1914, vers 10 heures 30, encerclée par les Allemands et ayant épuisé toutes ses munitions, la 1ère section de la 3ème compagnie du 19 ème régiment d'infanterie tenta de s'enfuir en emmenant les blessés, mais il furent tous fait prisonniers et faillirent être passé par les armes dans un champ au dessus de la gare.

Maissin_gare

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7 juin 2022

VICTOR JOSEPH GUILLOIS

Victor Joseph GUILLOIS, 8ème d'une fratrie, naît à Brest le 14 octobre 1880 d'un pèregendarme à pied. Il intègre en 1894 l'école des enfants de troupes de Montreuil sur Mer jusqu'en 1898 d'où il contracte un engagement volontaire de 5 ans à Lorient le 17 octobre 1898 au 62e RI. Il passe ensuite au 64e RI, puis au 5e RI Coloniale. Au terme de celui-ci il contracte, en date du 8 octobre 1903, un nouvel engagement de 5 années au sein de ce dernier régiment; il passe successivement au 2ème et 1er Régiment Infanterie Coloniale. Au cours de cette période plusieurs campagnes, Cochinchine, Cambodge et Algérie.
A l'issue de cette période en date du 21 décembre 1908 à Brest il reprend un engagement de 5 ans au sein du 2ème régiment étranger puis au 1er régiment étranger le 1 juillet 1912. Durant cette période, il effectuera plusieurs campagnes en Algérie, aux confins Algéro-Marocain et la région Saharienne ou il participe à plusieurs affaires en avril 1913, l'attaque de nuit de Mekhila, affaire du Zag, le combat de Sanga et le 28 mai 1913 au Combat d'Ain-El-Arba.
Le 7 janvier1914, il est admis à faire valoir ses droits à la pension proportionnelle de retraite.

Victor Guillois 2

Victor Joseph Guillois est rappelé à l'activité par décret de mobilisation générale d’août 1914. Affecté au 19e régiment d’infanterie de Brest le 2 août 1914, il passe caporal le 22 octobre 1914. Il rejoint son régiment sur le front le 1er décembre 1914 dans le secteur de La Boisselle dans la Somme. Promu sergent le 6 décembre 1914 puis adjudant le 23 décembre 1914, il est cité à l'ordre de son régiment :
« Adjudant de réserve au 19ème régiment d'infanterie; mobilisé le 2 août 1914. A, dans la journée du 3 février 1915 à 10 heures, été enlever 200 pétards à la mélinite posés en avant de la tranchée française de 1ère ligne. Excellent sous officier énergique conduisant admirablement sa section.»
Il est blessé à la Boisselle le 26 mars 1915 suite à l’explosion d’une mine.
A son retour de convalescence, il est affecté aux travailleurs coloniaux le 25 juillet 1917. De retour au dépôt commun des 19eme,219eme et 87eme le 20 avril 1918 il est dirigé vers les Sables d'Olonne le 1er mai 1918. Rentré au dépôt le 25 mai 1918 , il est dirigé vers le 64e RI de Chateaulin le 7 juin 1918 puis passe au 84e régiment d’infanterie territoriale le 28 septembre 1918. Victor Guillois est envoyé en congé de démobilisation le 4 février 1919 après 21 ans de carrière dans l'armée.

Médaille militaire à compter du 24 avril 1915 (JO du 27 Avril 1915), Croix de guerre avec Palme, Médaille de la Victoire et Médaille commémorative.

Je remercie son petit fils, Michel Neveu, pour ses informations.

19 décembre 2019

LE JOURNAL D'UN SURVIVANT DE LA BATAILLE DE MAISSIN

Kleber ARGOUARCH, caporal au 19e régiment d'infanterie, raconte sa participation à la bataille de Maissin dans son carnet de guerre. Il sera grièvement blessé le 23 aout 1914 à Maissin.

Le journal d'un survivant de la bataille de Maissin

Un de mes frères a retrouvé le carnet de campagne de mon grand-père alors caporal au 19e régiment d'infanterie de Brest et âgé de 18 ans. Kléber Argouarc'h a survécu miraculeusement à la terrible bataille de Maissin en Belgique où beaucoup de Bretons ont été tués. Cela s'est passé le 22 août 1914.

https://abp.bzh
11 décembre 2007

LE SOUS LIEUTENANT ALBERT SAGET

SAGET

Albert Joseph SAGET est né le 8 mars 1892 à Landevennec. Elève à Saint Cyr, il fait partie de la promotion de Montmirail 1912-1914.
Nommé sous lieutenant au 19ème régiment d'infanterie, il quitte Brest avec celui-ci en août 1914.
C'est pendant la bataille de Maissin, le 22 août 1914 que le sous lieutenant Albert SAGET fut mortellement touché. Blessé au bras lors de l'assaut du village et malgré les conseils d'un de ses sous-officiers qui l'engageai vivement à se retirer, il répondit "Jamais, je resterais avec mes hommes. Je leur dois de mourir avec eux." Saisissant son képi de sa main valide, il l'agitât en poussant ce cri "En avant les gars du 19e " Il avait à peine prononcé ces paroles qu'une balle au coeur l'étendit mort sur le champ de bataille.


Le sous lieutenant Albert SAGET a reçu une citation à l'ordre de l'armée :
"Est tombé glorieusement à la tête de sa section alors qu'il l'entrainait sous le feu meurtrier à l'assaut de Maissin le 22 août."
Il à reçu, à titre posthume, la croix de guerre et fut nommé chevalier de la légion d'honneur.

SAGET_1
Source :Mémoire des Hommes

Merci à Christian L. pour sa collaboration

14 octobre 2008

LE CAPITAINE DESCHARD

DESCHARD_Louis_Cne

Louis Marie Edouard Albert DESCHARD naît à Laval le 14 novembre 1882. Après ses études à Saint Cyr, promotion du Sud Oranais (1902-1904) il est nommé sous-lieutenant au 19e régiment d'infanterie de Brest en 1904. Promu lieutenant en 1906, il commande la section de mitrailleuse du 2e bataillon du 19e RI lorsque surviens la guerre. Louis DESCHARD est nommé capitaine à titre temporaire peu de temps avant la Bataille de la Marne ou il trouvera la mort.
Le 8 septembre 1914, à LENHARREE, la section de mitrailleuse du capitaine DESCHARD est en position sur le remblai de la voie ferrée, à proximité du passage à niveau de la gare situé à moins d'un kilomètre en arrière de Lenharrée. Très tôt ce matin là, débute un terrible bombardement suivi de l'assaut des troupes Allemandes. Ses hommes ayant tous été mis hors de combat, le capitaine Louis Deschard prend position à la mitrailleuse, tirant et chargeant lui-même. C'est la qu'il sera tué d'une balle en pleine poitrine.

Citation à l'ordre du Corps d'Armée du 16 avril 1915
Le capitaine Louis DESCHARD
A montré ,dans tous les combats, un mépris absolu du danger.
A Lenharrée, le 8 septembre, a maintenu sa section sous un feu meurtrier. Après la mort de ses tireurs, a servi lui-même sa pièce avec un sang froid admirable. Est tombé mortellement frappé.
La croix de Chevalier de la Légion d'Honneur lui a été décernée à titre posthume.

Quelques mois plus tard, son épouse vint à Lenharrée reconnaître le corps du capitaine Louis Deschard et assistera a ses obsèques qui furent célébré dans l'église de Lenharrée très endommagée par les combats livrés par le 19e RI les 6, 7 et 8 septembre 1914. Inhumé dans un premier temps dans le petit cimetière de Lenharrée, son corps a été transféré, après la guerre, à la nécropole de Fère-Champenoise ou il repose toujours de nos jours.

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Hugues, Louis et Raymond DESCHARD
Merci à Jacques DESCHARD pour cette photo.

Louis DESCHARD avait 4 frères officiers comme lui.
Jules, capitaine au 41e RI, blessé et fait prisonnier en Belgique le 22 août 1914.
Raymond, capitaine au 118e RI, tué à l'ennemi le 3 septembre 1914 à Louvercy.
Hugues, lieutenant au 118e RI, blessé à Maissin le 22 août 1914.
Jean, sous lieutenant au 169e RI, tué à l'ennemi le 11 septembre 1914 à Champremont.
Trois des cinq frères DESCHARD sont mort au combat la même semaine de septembre 1914...
Son cousin Paul DESCHARD, lieutenant au 19e RI a été fait prisonnier à Maissin le 22 août 1914.

 

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26 mai 2007

LA BATAILLE DE LA MARNE-LENHARREE

 

bat_marne_1914

Le   11ème Corps d'Armée doit s'établir défensivement de Morains le petit à Lenharrée, pour barrer à l'ennemi les routes venant de Chalons et de Vertus.
Le 6 septembre 1914, sur les ordres du général EYDOUX, la 22ème Division prends ses positions. La 44 ème brigade (19e RI et 118e RI) tient le front de Normée exclus à Lenharrée inclus. La 43 ème brigade (62e RI et 116e RI) couvre le flanc droit.
Le lieutenant colonel MAGNAN, qui vient de prendre le commandement du 19 ème régiment d'infanterie, place les 1er et 3ème bataillons avec deux sections de mitrailleuses en avant du village de Lenharrée. La 7ème compagnie s'installe dans le cimetière et sert de liaison entre les deux bataillons. Le reste du régiment s'établit en réserve derrière le remblai de la voie ferrée. Le 118e RI se positionne dans les bois au sud de Normée.

6_sept_1914

Coll B. GarandeauA gauche, les positions des régiments : les rectangles noirs représentent les régiments allemands, les blanc les français.
Source :R. Vilatte- Foch à la marne

 

 

Photo de droite : Patte d'épaule portée par les soldats allemands de l'IR 177. C'est ce régiment qui faisait face au 19e régiment d'infanterie. Source : Collection Bertand Garandeau

 

Les différentes unités sont en place vers 10 h. Sous une chaleur étouffante, les heures passent, angoissantes. Vers 14 h, une attaque de 150 cavaliers Allemands est repoussée.

bat_marne

En conséquence des ordres du général FOCH, qui ordonne, pour la journée du 7 septembre, au 11ème corps d'armée de maintenir ses positions et d'attaquer l'ennemi, le général EYDOUX donne les ordres suivants :   
        " Avec l'appui de l'artillerie, la 21ème division d'infanterie s'efforcera de reprendre Morains le petit-Ecury-Normée.
La 22ème division d'infanterie appuiera l'attaque de la 21ème division et tiendra solidement Lenharrée."
Or, des le matin, les Allemands attaquent, empêchant l'action offensive du 11ème corps d'armée.
A Lenharrée, le bombardement est très intense, les combats sont violents. Malgré plusieurs assauts ennemis, le 19ème Régiment d'Infanterie se maintient, non sans de fortes pertes. Les tirs des 75 Français ont permis a deux reprises de repousser les assauts Allemands. A aucun moment de la journée, ceux ci ne pénétreront dans le village de LENHARREE.
Vers 19 heures, le 19e R.I. reçoit un message du général PAMBET, commandant la 22ème division :
"J'adresse toutes mes félicitations au 19e RI pour sa glorieuse conduite. Je mets à votre disposition un bataillon du 62e R.I. et un bataillon du 116e R.I. Toute la ligne passera à l'offensive le 8 à 4 heures du matin."
Le colonel MAGNAN ordonne aux bataillons des 62e et 116e R.I. de relever les unités du 19ème RI en avant de Lenharrée. Le 19ème régiment d'infanterie se reforme le long de la voie ferrée pour prendre un repos bien mérité avant de repartir à l'attaque prévue à 4 heures du matin.
Mais cette offensive n'eut pas lieu car, vers 3h30 le 8 septembre, les Allemands déclenchent un bombardement intense sur Lenharrée et passent à l'attaque. Ils prennent le village et parviennent à la voie ferrée ou se trouve le régiment. Après de furieux combats, le 19e RI, comme le reste de la 22ème division d'infanterie, se replie sur Fere Champenoise et Connantray. Rejoint par la 18e division d'infanterie qui arrive en renfort, le 11e C.A livre de durs combats sur le plateau d'Oeuvy ou il subit de fortes pertes, puis se replie sur Corroy, Gourgançon, Semoine.
Le 9 septembre, la 22ème D.I. suit le mouvement de la 18e D.I. en direction de Montépreux. La 44ème brigade (19e et 118e R.I.) occupe le secteur de Haussimont, Sommesous ou elle livre des combats avec l'arrière garde de l'armée Allemande.
Le 10 septembre, la 22e D.I. se porte à Breuvery sur Coole et Nuisement sur Coole.
Le 12 septembre, elle traverse Chalons en Champagne, Saint Etienne au Temple et Fontenelle ou le 19e régiment d'infanterie bivouaque le soir.
Le 13 septembre, le 19e R.I. passe par la ferme des Vacques et cantonne à la côte 165 au nord de Suippes.
Le 14 septembre, le régiment se porte à Sillery ou, avec la division Marocaine, il prend position près du fort de la Pompelle.
Le 21 septembre, se trouvant à Rilly, le 19ème régiment d'infanterie prends connaissance de l'ordre d'évacuation du 11ème C.A., dont il fait partie. Le 11ème C.A. est rattaché à la 2éme Armée du général de Castelnau. Le régiment rejoint Compiègne à marche forcée ou il est embarqué, le 22 septembre, en chemin de fer pour Amiens dans la Somme.

18 novembre 2014

AOUT 1914

En garnison à Brest depuis 1871, le 19 ème régiment d'infanterie est composé de plus de 3000 hommes recrutés principalement dans le département du Finistere et le département des Cotes d'Armor.En 1914, la 2ème compagnie est en garnison sur l'ile d'Ouessant, la 5ème compagnie est à Crozon, la 9ème compagnie est au fort de Bertheaume, les 10ème et 11ème compagnies sont à Portzic et la 12ème compagnie se trouve au fort de Montbarrey. Le reste du régiment est à Brest dans les casernes d'Estrées, Fautras et de Kervéguen.

brest_caserne_estree

la caserne d'Estrée

Le 19 eme R.I quitte Brest le 8 Aout 1914 sous les ovations de la population Brestoise.
Voici la liste des officiers qui encadraient le 19 eme R.I au départ de Brest. (source: Les cahiers du 19eme régiment d'infanterie)

ETAT MAJOR DU REGIMENT

  • Colonel : CHAPES

  •  Chef de bataillon faisant fonction de Lieutenant-colonel : ROUSSEL

  •  Capitaine adjoint : DANO

  •  Officier-payeur : Lieutenant CORIOU

  •  Officier d'approvisionnement : Lieutenant CAMPER

  •  Médecin-Major de 1ére classe : OUI

  •  Chef de Musique : ESVAN

  • Aumônier volontaire : Abbé LE BOETTE

1er BATAILLON

  • Chef de Bataillon : DUCREST DE VILLENEUVE

  • 1 ére compagnie : Capitaine LESDOS

  • 2 éme compagnie : Capitaine MARMAGNAN

  • 3 éme compagnie : Capitaine LETOURNEUR

  • 4 éme compagnie : Capitaine ARCHAMBEAUD

  • Médecin auxiliaire : PETIT, faisant fonction d'aide major

  • Médecin auxiliaire : CHEVANNES

2 éme BATAILLON

  • Chef de Bataillon : DE LAAGE DE MEUX

  • 5 éme compagnie : Capitaine L'HELGOUAC'H

  • 6 éme compagnie : Capitaine GUERLESQUIN

  • 7 éme compagnie : Capitaine LALLEMAND

  • 8 éme compagnie : Capitaine DE LONLAY

  • Médecin Aide-major : CORRE

  • Médecin auxiliaire : ANDRIEUX

3 éme BATAILLON

  • Chef de Bataillon : NAGUET DE SAINT VULFRAN

  • 9 éme compagnie : Capitaine VENTRILLON

  • 10 éme compagnie : Capitaine MERCIER

  • 11 éme compagnie : Capitaine WOLFF

  • 12 éme compagnie : Capitaine MENGIN LE CREUX

  • Médecin Aide-major : GASPAIS

  • Médecin auxiliaire : ROCQUES

8 septembre 2007

LE MONUMENT DES BRETONS A LENHARREE

Il y a 93 ans, ce 8 Septembre, le 19ème régiment d'infanterie livrait ses derniers combats à Lenharrée avant de se replier en direction de Fère Champenoise et connantray.
En cette occasion, je vais vous présenter le "monument des Bretons" qui se trouve dans le cimetière attenant à l'église de Lenharrée.

monument_breton_1_entier

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Parmi les nombreuses victimes du 19e R.I. pendant ces trois jours de combats à Lenharrée, quelques braves sont cités sur ce monument. 

monument_breton_4

Louis Marie Albert DESCHARD, capitaine, section de mitrailleuses, tué au combat le 8 Septembre
Lucien Désiré LESCOËT, sous lieutenant, tué au combat le 8 Septembre
Adrien Louis GANDON, sergent fourrier, tué au combat le 8 Septembre
Henri GAY, sous lieutenant, tué au combat le 7 Septembre
Jean Louis Marie LE THIEC, adjudant, tué au combat le 8 Septembre
Auguste Eugène Marie KEROMNES, sergent, tué au combat le 8 Septembre
Charles François CALVEZ, caporal, tué au combat le 8 Septembre
Charles Pierre Emile COAT, caporal, tué au combat le 8 Septembre
Lucien François PENTHER, soldat, tué le 7 Septembre
Pierre Aimé PENNEC, soldat, tué le 7 Septembre

Louis Eugène BRODHAG, tué au combat le 8 Septembre, était sous lieutenant au 225ème R.I.

26 novembre 2023

SERGENT ALBERT TOUSSAINT JOSEPH BARRE

Warloy-Baillon 3

Albert Toussaint Joseph BARRE nait le 1er novembre 1887 à Ploërmel dans le département du Morbihan. En 1908, il est domestique à Gacé dans l'Orne. Il rentre en Bretagne pour effectuer son service militaire au 19e régiment d'infanterie à Brest en septembre 1908. Promu caporal puis sergent, il est démobilisé en septembre 1910. Il s'installe à Saint Denis, département de la Seine, ou il est journalier. Rappelé au 19e RI par le décret de mobilisation générale du 1er aout 1914, il décède des suites de ses blessures à l'ambulance 7/11 stationnée à Warloy-Baillon. Le sergent Albert Barré est inhumé dans la nécropole nationale de Warloy-Baillon dans la Somme.

20 février 2021

VICTOR MARIE CHAUVEL

VIctor Chauvel Fonds A

Victor Marie Chauvel est né le 22 novembre 1891 au tertre Oréal à Plemet (Côtes d’Armor), il est le fils d’Isidore et de Marie Louise Goujon. Il a deux sœurs, Victorine née en 1893 et Marie Louise née en 1896, et un frère Jean né en 1899. En 1912, il habite à Clichy dans la région parisienne ou il exerce le métier de terrassier.
Il part effectuer son service militaire le 1er octobre 1912 au 19e RI de Brest, et est nommé caporal le 8 novembre 1913. Suite à la déclaration de la guerre, il quitte Brest avec son régiment le 8 août 1914 en direction du front.
Après les combats de Maissin, Sedan et Lenharrée, le 19e régiment d'infanterie est envoyé dans la Somme. Le 21 février 1915, le régiment est dans les tranchées de première ligne devant La Boisselle. Les Allemands bombardent nos tranchées toute la journée. Victor Marie Chauvel est tué, victime d'une bombe ennemie.

2 novembre 2020

ALAIN YVES LE NAOUR

VerdunAlain Yves LE NAOUR est né le 3 aout 1895 à Elliant, dans le Finistère, ou ses parents, Alain François et Marie Mathurine Rolland, sont cultivateurs. A 20 ans, Alain Yves est facteur des télégraphes à Quimper. C'est cette année là, en 1915, qu'il est mobilisé au 19e régiment d'infanterie de Brest dont il rejoint la caserne le 28 octobre.
Après quatre mois d'instruction il part en renfort le 1er mars 1916 au 19e RI qu'il rejoint à Herpont ou le régiment est repos. A la fin de ce mois de mars, le 19e RI part au combat à Verdun. Alain Yves Le Naour disparait le 17 avril 1916 lors de l'attaque allemande dans le secteur du ravin de la couleuvre.

2 juillet 2020

LES AMIS DE LA CLASSE 1906

19e RI Les amis de la classe 1906

S. Leclair, que je remercie, m'a fait parvenir cette photo de soldats du 19e régiment d'infanterie prise lors de leur service militaire en 1906. Son arrière grand père, Joseph Léon Valentin Edmond DROUIN est au dernier rang, le deuxième en partant de la droite. Malheureusement, le nom des autres soldats présent sur la photo ne sont pas connus. N'hésitez pas à me contacter si vous pensez reconnaître votre aïeul sur ce cliché.

DROUINJLéonS. Leclair m'a également envoyé la biographie de son arrière grand père que je vous livre ci-dessous:

Joseph "Léon" Valentin Edmond DROUIN est né le 12 avril 1886 à La Bleure, Chauché (85). C'est une famille nombreuse de cultivateurs. Ils déménagent plusieurs fois et s'installent enfin à Treize-Septiers (85). C'est là que Léon rencontre sa future femme, Marie GILLOT (1890-1983). Les jeunes époux sont très pieux, comme la plupart des Vendéens de l'époque. Ils se marient le 9 septembre 1913 à Treize-Septiers, et s'installent avec la famille de Marie au village des Godelinières.

Lorsqu'éclate la Première Guerre Mondiale, Joseph rejoint le 293e Régiment d'Infanterie, dit "des Vendéens", basé à la Roche-sur/Yon (85). Sa femme est alors enceinte, elle accouchera d'une petite fille chétive, prénommée Marie, qui naît en décembre 1914 mais ne survit pas plus de 2 heures.

Pendant son service militaire (1907-1909), Léon avait d'abord été incorporé (classe de 1906) au 19e Régiment d'Infanterie en tant que soldat de 2e classe. Il est ensuite passé dans la réserve de l'armée, et en 1913, il est affecté au 293e RI. Il est rappelé à l'activité en août 1914 (mobilisation générale) et rejoint le corps d'armée dès le 5 août. Sa fiche militaire ne donne que peu de renseignements sur son parcours. Toutefois, des lettres envoyées régulièrement à sa "petite femme" en Vendée révèlent quelques informations précieuses. Il envoie deux ou trois cartes postales avec des photographies de soldats pendant leur entraînement "en intérieur". Il a été chargé pour un temps de s'occuper d'un cheval (au service de l'infirmerie) mais il y a eu un "incident", qui a fait que Léon a perdu la confiance de son supérieur et été changé d'affectation. Il sera finalement chargé de ramasser les blessés avec un brancard, une occupation qui n'est bien sûr pas sans risque!

C'est grâce à une permission vers le mois de février 1916 qu'il peut revoir enfin sa femme après cette longue séparation. Lorsqu'il écrit de nouveau du front (ou de l'intérieur), il semble préoccupé. Il apprend quelques mois plus tard que sa femme attend un autre enfant, mais il est inquiet, quoique résigné à son sort. Il demande à sa femme de se ménager à cause de sa "condition". Ils ont déjà perdu un enfant, il veut qu'elle se repose, qu'elle ne fasse pas trop d'efforts... La vie à la ferme, sans mari, est dure. Le père de Marie est décédé quelques mois plus tôt, les femmes doivent faire de leur mieux. L'expérience de la guerre ne lui fait pas douter de sa foi (ses lettres font constamment référence aux neuvaines, aux prières, et il inscrit souvent les initiales JMJ pour "Jésus Marie Joseph"). Il ménage sa femme tant bien que mal, ne donnant que peu de détails sur les horreurs auxquelles il a dû être confronté, racontant parfois quelque épisode de la vie de soldat, tout en admettant qu'il a parfois du mal à se concentrer ou se sentir concerné par les nouvelles de la vie civile que Marie lui raconte dans ses lettres. En juillet 1916, les lettres de Léon s'arrêtent, la dernière date du 6 juillet au soir, et il s'apprête à rejoindre le front pour une action avec son bataillon. Il répète encore qu'il fait confiance à Dieu, et s'en remet à lui quelque soit le sort qui lui est réservé. Il se trouve alors près du fort de Douaumont, près de Verdun (Meuse), et cette bataille en va-et-vient entre les Allemands et les alliés dure déjà depuis le mois de février, sans qu'aucun camp n'ait réussi à prendre le dessus. La prochaine lettre que Marie envoie à son mari lui revient. Il se passe plusieurs semaines, mais Marie apprend (probablement vers le mois d'août) que Léon a été tué au matin du 7 juillet 1916. Son acte de décès est transcrit au registre de Treize-Septiers. Son avis de décès militaire (fiche "Mort pour la France") est consultable sur le site Mémoire des Hommes.

Marie accouche en novembre 1916 d'une deuxième fille, prénommée Marie Thérèse Léontine. Celle-ci survit et finira par se marier juste après la Deuxième Guerre Mondiale. Elle aura 3 enfants.Quant à Marie, la veuve de Léon, elle portera le noir toute sa vie, ainsi que sa coiffe de vendéenne. Elle ne s'est jamais remariée.

14 juin 2020

YVES LOUIS ANTOINE BEN

Fils de Yves et Nicolase Bisquay, Yves Louis Antoine BEN nait à Riec sur Belon (Finistère) le 11 mars 1894. A 20 ans, il est mobilisé au 19e régiment d'infanterie de Brest le 7 septembre 1914. Après deux mois d'instruction, il rejoint son régiment sur le front de la Somme le 14 novembre 1914 et est affecté à la 10e compagnie.

Le 12 mai 1915 a 21 heures, le 19e RI relève le 118e RI devant La Boisselle. Le 3e bataillon, dont fait partie la 10e compagnie, est affecté dans le secteur de l'Ilot. Le secteur est loin d'être calme, les bombardements y sont journaliers. Le 14 mai, l'ennemi fait sauter une mine devant la tranchée Dohollou qui produit un entonnoir de 25 mètres de diamètre. Heureusement, aucune victime dans les rang du 19e RI.

Explosion

Dans la soirée du 15 mai 1915, des soldats de la 10e compagnie travaillent à l'entretien du boyau Cochereau, qui se trouve le long de la route allant à Contalmaison, lorsqu'une bombe allemande tombe dans ce boyau. Yves Louis Antoine BEN est tué sur le coup ainsi que François Kervella. L'explosion fait aussi trois blessés dont deux décéderont des suites de leurs blessures à l'ambulance 12/20 basée à Senlis, François Marie Calvez le 17 mai et Jean Baptiste Chaillou le 20 mai.

 

Yves Louis Antoine BEN repose dans le carré des Bretons dans le cimetière d'Albert.

4 septembre 2019

FRANCOIS et PIERRE TOUDIC

Jean Marie TOUDIC et son épouse Anne Marie TANGUY sont cultivateurs à Lohuec dans les Côtes d'Armor. ils ont une grande famille, 8 enfants: Marie Yvonne née en 1889, Marie Louise née en 1890, François Marie né en 1892, Pierre Marie né en 1894, Anne Marie née en 1897, Jean Louis né en 1900, Yves né en 1902 et Marie née en 1906. La guerre va frapper durement cette famille car elle va perdre deux de ses fils à un mois et demi mois d'intervalle.

François Toudic

François Marie TOUDIC effectue son service militaire au 19e régiment d'infanterie de Brest depuis le mois d'octobre 1913. Il part à la guerre avec son régiment le 8 aout 1914, combat à Maissin, Lenharrée, Thiépval et est tué au cours de l'assaut d'Ovillers La Boisselle le 17 décembre 1914.

Pierre Marie TOUDIC est incorporé au 19e régiment d'infanterie en septembre 1914 et rejoint son frère sur le front. Il meurt au combat le 7 février 1915 à La Boisselle à quelques centaines de mètres de l'endroit ou son frère a été tué un mois et demi plus tôt.

François et Pierre reposent non loin de l'autre dans la nécropole nationale de Rancourt dans la Somme.

Rancourt - Copie 

 

Rancourt - Copie

 

 

 

 

 

Merci à Maurice Auboyer pour ces précieuses informations sur les frères Toudic.

19 mars 2020

FRANCOIS LAURENT KERVELLA

François Laurent KERVELLA est né le 5 janvier 1885 à Plouguerneau. A l'age de 19 ans, il s'engage pour cinq ans dans la marine et fait la campagne du Maroc de 1907 à 1908. Démobilisé en 1909, il rentre à Plouguerneau ou il exerce le métier de cultivateur.

Rappelé à l'Armée par le décret de mobilisation générale d'aout 1914, il affecté à la 10e compagnie du 19e régiment d'infanterie de Brest.

La Boisselle

Le 12 mai 1915 a 21 heures, le 19e RI relève le 118e RI devant La Boisselle. Le 3e bataillon, dont fait partie la 10e compagnie, est affecté dans le secteur de l'Ilot. Le secteur est loin d'être calme, les bombardements y sont journaliers. Le 14 mai, l'ennemi fait sauter une mine devant la tranchée Dohollou qui produit un entonnoir de 25 mètres de diamètre. Heureusement, aucune victime dans les rang du 19e RI.
Dans la soirée du 15 mai 1915, des soldats de la 10e compagnie travaillent à l'entretien du boyau Cochereau, qui se trouve le long de la route allant à Contalmaison, lorsqu'une bombe allemande tombe dans ce boyau. François Laurent Kervella est tué sur le coup ainsi que Yves Ben. L'explosion fait aussi trois blessés dont deux décéderont des suites de leurs blessures à l'ambulance 12/20 basée à Senlis, François Marie Calvez le 17 mai et Jean Baptiste Chaillou le 20 mai.

15 mars 2019

JOSEPH CELESTIN MARIE COMMEAUX

joseph commeauxJoseph Célestin Marie COMMEAUX est né le 13 mars 1891 à Trébry dans les Cotes d'Armor ou il exerce le métier de cultivateur.
En octobre 1912, il part effectuer son service militaire au 19e régiment d'infanterie de Brest et est nommé soldat de 1ere classe le 1er aout 1913. Toujours sous les drapeaux à la déclaration de la guerre, il quitte Brest avec son régiment le 8 aout 1914 en direction de la frontière. Joseph est tué au combat le 22 aout 1914 à Maissin en Belgique. Une liste allemande de 1915 stipule qu'il est inhumé à Maissin. De nos jours, il n'existe pas de tombe au nom de Joseph Commeaux dans ce village. Il est fort probable qu'il repose anonymement dans un des deux ossuaires du cimetière Pierre Massé à Maissin.

26 février 2018

LOUIS CORENTIN PICHAVANT

archives_I880404RLouis Corentin PICHAVANT est né le 20 octobre 1893 à Ergué Armal dans le Finistère. Habitant Gouesnach, il exerce le métier de cultivateur lorsqu'il est appelé pour effectuer son service militaire. Il est incorporé au 19e régiment d'infanterie et rejoint la caserne à Brest le 28 novembre 1913. Suite à la déclaration de la guerre, il quitte Brest avec son régiment le 8 aout 1914 et participe à tous les combats jusqu'au 17 décembre 1914 ou l'attaque d'Ovillers La Boisselle lui est fatale. Il est porté disparu au combat et son décès ne sera reconnu qu'en 1920 par un jugement rendu par le tribunal de Quimper.
Le nom de Louis Corentin PICHAVANT est incrit sur le monument aux morts de Gouesnach.

Merci à Corinne Rivoallan pour ses informations.

6 décembre 2017

PIERRE SABATIER

CitationNé le 19 janvier 1886 à Les Laubies dans le département de la Lozère, Pierre Jean Baptiste SABATIER quitte jeune les travaux des champs pour aller étudier chez « les Frères ». Il obtient son brevet élémentaire pour l'enseignement primaire en 1904 et devient instituteur, métier qu'il exerce pendant deux années.

A la déclaration de la guerre, alors âgé de 28 ans, Pierre est mobilisé au 252e régiment d'infanterie. A la dissolution de ce régiment, il passe au 19e régiment d’infanterie ou il est sergent fourrier à la 3e compagnie.

Le 19 octobre 1918, le lieutenant-colonel Vassal, commandant le 19e régiment d’infanterie cite à l’ordre du régiment :
Pierre SABATIER
« Pendant trois journée de combat a fait parfaitement fonctionner le service de liaison entre la compagnie et le bataillon n’hésitant pas après la perte de 3 de ses agents de liaison  à porter lui-même les ordres sous de violents bombardements. »

Au vu de la date de la citation, il y a de fortes chances qu’il ait obtenu cette citation lors des combats pour la prise de Sommepy en Champagne fin septembre 1918.

Après la guerre Pierre Sabatier reprends son métier d'instituteur puis exerce le métier de comptable dans une société où il suivait  la construction des Ouvrages d' Art. Il se marie en 1920 et décède à Saint Pierre le Moutier, dans la Nièvre, le 17 février 1976 à l’âge de 90 ans.

Merci à ses petits-fils, Jean Pierre et Yves Géant ainsi que son arrière petit-fils Camille Erwann Géant, pour les informations.

15 juin 2015

TEMOIGNAGES DE BLESSES

On sait que le 19e de ligne est des régiments qui ont le plus donné. Il est composé en grande partie de Bretons qui maintiennent vaillamment la vieille réputation de notre race.
De nombreux blessés de ce régiment ont été mis en traitement à l’hôpital de Port-Louis (Morlaix) qui fonctionne sous la direction de MM. Les docteurs Kergrohen, Belamy et Bruhat. Un infirmier, M. Ollier, officier des équipages de la flotte est de Saint Pol de Léon.
Un morlaisien, blessé à la bataille de Sedan, Louis Hamon, nous écrit que les malades reçoivent à l’hôpital les soins les plus empressés. La lettre de notre correspondant est pleine d’un entrain de bon aloi. Nous en extrayons les passages suivants :
Plusieurs morlaisiens étaient à la bataille de Sedan, parmi lesquels j’ai vu Gustave Rolland, Poilleu, Guiomar, Guibot.
L’artillerie lourde allemande a une portée de 10 à 12 kilomètres ; mais notre artillerie, surtout le canon 75, sait la faire taire.
Le 26 aout, j’étais placé avec ma section dans une tranchée à 100 mètres en avant de la lisière d’un bois occupé par le 28e d’artillerie. 600 obus, nous a raconté le colonel, furent tirés sur le 28e. Les arbres du bois étaient décimés. En revanche, ce nombre énorme de projectiles réussit juste à blesser un cheval.

Notre glorieux 75


Un autre correspondant nous écrit :
Dans Sedan, les rues étaient jonchées de cadavres. Les allemands quittant la ville s’étaient sauvés vers la Meuse. Les ponts n’existant plus, les fuyards se jetèrent à l’eau. Il y en eut bientôt tant que les derniers passaient le fleuve à pied sec, en marchant sur leurs camarades.
Les allemands ont inventé un procédé spécial pour arrêter l’élan de nos troupes. Ils disposent devant leurs camps des ronces artificielles, qu’ils agrémentent d’hameçons, si bien que quand on veut franchir ces barrages, l’hameçon vous happe au passage, au détriment de votre pantalon ou de votre capote qui ne s’en porte pas mieux.
Notre correspondant termine en exprimant le désir de retourner au plus vite sur la ligne de combat.
Nous leur souhaitons de continuer à montrer le même courage et leur adressons ainsi qu’à leurs camarades nos meilleures félicitations et nos meilleurs vœux.

Source : Journal "L’Eclaireur du Finistère" paru le 12 septembre 1914

11 avril 2023

GEORGES MAURICE BABOUIN

Craonnelle - 02

Georges Maurice BABOUIN est né le 23 avril 1894 à La Puisaye (28) ou il est ouvrier agricole. Mobilisé le 3 septembre 1914, il fait ses classes au 28e régiment d'infanterie à Evreux. Passé au 66e R.I. le 21 mars 1915, il intègre le 19e régiment d'infanterie le 4 mai 1916. Victime d'un éclat d'obus, il décède des suites de ses blessures le 1er mai 1917 à l'ambulance 11/17 à Vassogne (02). Inhumé dans un premier temps dans la creute de Vassogne, son corps sera transféré à la nécropole nationale de Craonelle (02).

22 juillet 2023

CAPORAL MARCEL PAUL HIPPOLYTE GIROUD

Né le 19 juillet 1895 à Alixan dans la Drome, Marcel Paul Hippolyte GIROUD est chapelier à Bourg de Péage lorsque la guerre éclate. Il s'engage volontairement pour la durée de la guerre le 27 aout 1914. Affecté au 22e régiment d'infanterie, il part au front le 15 octobre 1914. Blessé dans des combats à Fays (Somme), il est évacué. Nommé caporal le 26 juillet 1915, il rejoint le front au sein du 22e RI en janvier 1916. De nouveau évacué pour maladie en mars 1916, il retourne au dépôt du 22e RI à Bourgouin. En décembre 1916, il est affecté au 19e régiment d'infanterie de Brest. Sa brillante conduite lors des combats de Fayet lui vaut la citation suivante :

Lanceur de grenade

"Grenadier d'élite, s'est particulièrement distingué par son courage et son sang froid au cours des combats du 11 aout 1917. A pénétré des premiers dans la tranchée ennemie et a ainsi contribué à faire 6 prisonniers."
Le 2 octobre 1917, alors qu'il se trouve dans le tunnel de la Malmaison sur le Chemin des Dames, le caporal Marcel Giroud est enseveli par l'explosion d'une torpille ennemie en même temps que son camarade, le sergent André Loubière. Les deux hommes ne s'en sortiront pas.

14 mars 2007

EDOUARD FRANCOIS MARIE MOTEL

Né le 15 juin 1895 à Maure en Ille et Vilaine, Edouard François Marie MOTEL y exerce le métier de laboureur.
Il est mobilisé en avril 1915 au 136e régiment d'infanterie puis part au front dans les rangs du 25e régiment d'infanterie fin novembre 1915. Malade, il est évacué en aout 1917 et retrouve le front un mois plus tard. En octobre de la même année, il est de nouveau évacué pour pieds gelés. Après sa convalescence, il rentre au dépôt du 25e RI en décembre 1917. Il fait partie d'un renfort de 8 officiers et 841 sous-officiers et soldats qui rejoins le 19e régiment d'infanterie le 9 avril 1918 à Saint Christophe (Oise) ou il est affecté à la 9e compagnie. Aussitôt le régiment part au Chemin des Dames ou il doit défendre le secteur de Braye en Laonnois.
Le 27 mai 1918, c'est l'offensive Ludendorff. Après un bombardement d'une intensité phénoménale, les troupes d'assaut allemandes déferlent sur le Chemin des Dames.

Soupir 1Officiellement, Edouard François Marie Motel est tué au combat ce jour-là à Moussy et est inhumé dans la nécropole de Soupir n°1. Il fait l'objet d'une citation à titre posthume :
" Tué à son poste de guetteur ou il se maintenait sous le bombardement et les balles à Moussy le 27 mai 1918".
Or, la date de décès mentionné sur sa croix indique le 30 mai 1918, soit trois jours après, étrange...
Grâce aux archives sur les prisonniers de la première guerre mondiale mises en ligne par la Croix Rouge de Genève, le mystère est éclairci.
En fait, Edouard François Marie Motel est grièvement blessé le 27 mai et secouru par les allemands qui le transporte dans une ambulance située à Athies sous Laon ou il décède le 30 mai 1918. Il est inhumé dans un premier temps à Chambry avant de rejoindre la nécropole de Soupir.

15 septembre 2014

CENTENAIRE DES COMBATS DE MAISSIN

Le 24 aout 2014 a eu lieu la cérémonie pour le centenaire des combats de Maissin.

Le 22 aout 1914, les combats de Maissin, qui eurent lieu dans le cadre de la bataille des frontières, furent meurtrier pour le 11e Corps d'Armée breton et vendéen dont faisait partie le 19e régiment d'infanterie. Premier combat du régiment brestois, il a eu 262 hommes tués mais aussi beaucoup de blessés, de disparus, de prisonniers. Beaucoup de soldats furent marqués à jamais par l'horreur de ces premiers combats.

Une foule nombreuse était présente à Maissin parmi laquelle une délégation de bretons mais aussi des descendants des soldats ayant combattu en ces lieux.

La montée au cimetière Pierre Massé ou va avoir lieu la cérémonie.

La montée au cimetière Pierre Massé

Les discours des officiels

Les discours des officiels

Dépôt de gerbes au pied du calvaire breton venu du Tréhou (Finistère)

Dépôt de gerbes au calvaire

Le drapeau du 19e régiment d'infanterie était présent.

Drapeau du 19e RI

La chaine de télévision TVLux a fait un petit reportage sur cette cérémonie que vous pouvez voir en cliquant sur le lien suivant => http://www.tvlux.be/video/paliseul-1418-les-bretons-a-maissin-_17099.html

En parallèle de la cérémonie, une exposition se tenait dans la maison communale de Maissin. Elle retraçait l'histoire des combats, le calvaire des habitants de Maissin mais aussi l'histoire du calvaire breton du Tréhou (Finistère) déplacé en 1932 pour veiller sur le dernier sommeil des soldats inhumés dans le cimetière Pierre Massé.

Expo

6 octobre 2022

LUCIEN ALBERT DARCHE

Laffaux avril 1917

Fils de François et de Julie Gibert, Lucien Albert DARCHE nait le 24 juin 1884 à Crouy sur Ourcq dans le département de Seine et Marne ou il exerce la profession de charretier. En aout 1914, il est mobilisé au 76e régiment d'infanterie de Coulommiers, régiment ou il avait effectué son service militaire de 1905 à 1907. Il est blessé le 12 janvier 1915 dans le secteur du bois Bolante en Argonne. A sa guérison, il est muté à la 11e compagnie du 19e régiment d'infanterie le 2 mai 1916. Lucien Albert Darche est tué au combat par éclat de grenade le 6 avril 1917 devant Laffaux sur le Chemin des Dames.

Il est décoré de la Croix de Guerre à titre posthume avec la citation suivante:
"Soldat courageux et dévoué. Tombé au champ d'honneur pour le salut de la patrie le 6 avril 1917 à Laffaux. Mort en brave."

4 mars 2013

JEAN MARIE BEUZIT

Beuzit Jean Marie

Né le 31 juillet 1892 à Plounéour Menez (Finistère), Jean Marie Beuzit est le petit dernier d'une fratrie de sept enfants. Après son enfance passée dans la ferme familiale, il entre à l'école normale d'instituteur de Quimper en 1909. A sa sortie, en 1912, il part effectuer son service militaire ou le trouvera la mobilisation générale du 2 aout 1914.
Sergent à la 6e compagnie, Jean Marie Beuzit part avec le 19e régiment d'infanterie et participe à tous les combats jusqu'au 17 décembre 1914 ou il est tué lors de l'attaque d'Ovillers La Boisselle.
Après la guerre, sa mère a longtemps cherché le lieu de sépulture de Jean Marie Beuzit. Son corps n'a jamais été retrouvé.

Je remercie Anne pour ses informations et la photo de Jean Marie Beuzit.

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Le 19eme régiment d'infanterie 1914/1918
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