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Le 19eme régiment d'infanterie 1914/1918
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Le 19eme régiment d'infanterie 1914/1918
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10 novembre 2009

THEODORE BOTREL - UNE CROIX DANS LA TRANCHEE

Voici un poème de Théodore Botrel dédié " Aux compatriotes du 19e ". Écrit en mai 1915 à La Boisselle, ce poème a pour titre " Une croix dans la tranchée ".

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AUX COMPATRIOTES DU 19e
UNE CROIX DANS LA TRANCHÉE

Nous suivions la tranchée à vingt mètres des Boches,
Silencieux, le dos voûté, le pied glissant,
Et les canons "tapaient" là, si proches,
Que le vent des obus nous fouettait en passant.

Nous voyons à travers les créneaux La Boisselle,
Son petit cimetière et son îlot brumeux,
Paysage banal qu'un frôlis de ton aile
A fait sublime, ô gloire, et pour jamais.

Nous bonjournions les gars bretons du 19e
A leurs postes d'écoute au long des longs boyaux
Où échangeant deux mots "brezounek" parfois même,
Les "tiens bon" se croisaient avec les "kenavos".

Quand, tout à coup, je vis au bas d'une tranchée
Une petite croix faite avec deux roseaux
Croix sans date et sans nom timidement cachée
Comme en font les enfants sur les tombes d'oiseaux.

Qui était donc ce mort, quand tomba t'il ? Mystère
Il était de ceux là qu'on note "disparus"
Et qui, devant les yeux des remueurs de terre,
Sous le coup de leurs pics, un soir, sont reparus.

On ne dérange pas ce corps du camarade
On salue, on se signe et le travail reprend
Si bien qu'il reste encore là, sous la fusillade
Soldat jusqu'au-delà du tombeau, dans le rang.

Et devant l'humble croix, saisi d'un trouble étrange,
Je me sentis jaloux de ce mort radieux
Qui, face à l'ennemi, dans son linceul de fange,
Dormait là du grand sommeil des héros et des dieux.

Théodore Botrel - La Boisselle 13 mai 1915
Merci beaucoup à Jean Bannier pour ce document.

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Th_odore_Botrel

Célèbre chansonnier breton, Théodore Botrel avait été nommé par le ministère de la guerre "Chansonnier aux armées". Pendant tout le conflit, il s'est rendu sur tous les différents secteurs du front, ou il donnait des spectacles patriotiques.
Théodore Botrel a écrit beaucoup de poèmes et chansons dont la célèbre "Rosalie".

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28 décembre 2007

NESLE - ROYE - MONTDIDIER - Mars Avril 1918

- Extrait de l'historique du 19e régiment d'infanterie -

La 22e division est alertée dans la nuit du 22 au 23, enlevée en camions et débarquée, après 24 heures de route au sud de Nesle. Il s'agit d'arrêter à tout prix l'avance victorieuse des Allemands. Le 19e régiment d'infanterie est immédiatement jeté dans la bataille, prend la place des Anglais et engage une lutte opiniâtre avec les Allemands, " combattant sans trêve ni repos, de jour et de nuit ". Il les attaque le 25 et leur enlève Nesle et le chateau d'Herly, les arrête le 26 à Roye, le 27 à Dancourt-PopincourtDancourt-Popincourt, à la ferme de Forestil où il résiste jusqu'à la dernière cartouche. Relevé dans la nuit, il reste en soutien jusqu'au 4 avril.
La conduite héroïque des régiments de la 22e division d'infanterie en cette circonstance leur vaut une citation au 2e corps de cavalerie, transformée, pour le 19e régiment d'infanterie, en citation à l'ordre de l'armée, le 29 mars 1919, par le maréchal commandant en chef les armées du Nord et du Nord-Est.

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Ce chapitre de l'histoire du 19e régiment d'infanterie est en construction.

9 octobre 2007

L'INSIGNE DU 19e REGIMENT D'INFANTERIE

Aujourd'hui, malgré que cela soit un peu hors sujet car datant des années 40, je vais vous présenter l'insigne du 19e Régiment d'Infanterie.

INF_19Dessiné par le caporal Ducrocq il est executé par le graveur Drago.
Représentant la côte Bretonne, avec son calvaire, qui résiste à l'assaut des vagues, il évoque ainsi la tenacité.
Il porte la maxime du régiment :

" LA VAGUE S'Y BRISE "

  insigne_19e_RI

Merci à Christian Terrasson http://www.histoiredeguerre.canalblog.com/

27 décembre 2007

Le CHEMIN DES DAMES - Octobre à Décembre 1917

CDD_Borne

- Extrait de l'historique du 19e régiment d'infanterie -

Dans le courant du mois de septembre, le 22e division d'infanterie vient occuper le secteur de La Malmaison et participe aux travaux de préparation de l'attaque du Chemin des Dames.
Pendant vingt jours les hommes sont soumis aux tir violents de contre-préparation, multiplient les coups de main et recueillent de précieux renseignements sur l'ennemi.

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Ce chapitre de l'histoire du 19e régiment d'infanterie est en construction.

31 octobre 2010

UN BEL HOMMAGE

Le 5 mai 1917, le 19e RI attaque dans le secteur d'Hurtebise sur le Chemin des Dames
La 7e compagnie, commandée par le capitaine Eugène Guénolé NICOLAS, s'élance à l'assaut de l'éperon du monument d'Hurtebise. Au niveau de la grotte du Dragon, la 7e compagnie est contre-attaquée par des troupes allemandes sortant de la grotte. Le capitaine Eugène NICOLAS est grièvement blessé et décède le même jour des suites de ses blessures. Son corps est inhumé à Pargnan.

Pargnan_Nov_2010

Après guerre, lorsque que l'état a procédé au rapatriement des corps inhumés dans les petits cimetières disséminés sur la ligne de front vers les nécropoles nationales, l'épouse du capitaine NICOLAS demande à ce que le corps de son mari reste à Pargnan. 

93 ans après, un bel hommage a été rendu au capitaine Eugène Guénolé NICOLAS. Des visiteurs ont déposés sur la tombe des offrandes: Un photophore et un pot contenant du sable et des coquillages entouré de galets.

Pargnan_Nov_2010_Sable
Superbe et émouvant hommage.
Le sable, les coquillages et les galets sont un peu de Bretagne apportée à ce breton reposant pour l'éternité loin des siens.

Je remercie Gilles Deschamps pour m'avoir signalé cet hommage et pour ces photos. Pargnan_Nov_2010_photophore

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15 juillet 2019

PIERRE MARCEL BILLOT

Voncq___Billot
Pierre Marcel BILLOT soldat au 19e RI

Le 2 novembre 1918, le 2e bataillon du 19e régiment d'infanterie doit relever le 2e bataillon du 124e régiment d'infanterie à Semuy dans les Ardennes. Il part de l'église de Voncq ou les agents de liaisons du 124e RI est venu le chercher.
De nuit, sous la pluie et dans le brouillard, les agents de liaison du 124e RI ne trouvent plus leur chemin et le 2e bataillon du 19e RI s'égare dans le bois de Voncq. Soudain, un terrible bombardement ennemi se déclenche sur ce bois.
Pierre Marcel BILLOT tombe sous ce déluge de feu à l'âge de 22 ans.
Né à Rioms dans le département de la Gironde le 13 août 1896, son corps sera rapatrié après guerre.
Pierre Marcel BILLOT
repose désormais à Bordeaux.

Mur_plaques_

Grand merci à Serge Michel Dumartin et Bernard Labarbe pour leurs photos et informations.

14 juin 2010

ARTISANAT DE TRANCHEE 2

Souvenir_de_Guerre

Monsieur Jolivet, que je remercie, m'a fait parvenir cette photo d'un bénitier ramené par son grand père Jean Marie JOLIVET, soldat à la 7e compagnie du 19e régiment d'infanterie, tué à Verdun le 3 avril 1916.
Façonné dans un morceau d'aluminium de fusée allemande fondu, il porte les inscriptions suivantes:
Sur la croix: Jésus, Marie et verticalement Joseph.
Sur le bénitier: Souvenir de guerre 1914 - 1915.

15 février 2012

A L'ASSAUT ! Récit d'un combattant

Fantasins se préparant à l'attaque

Le matin de l'attaque (25 septembre 1915), grande animation dans les boyaux; c'est le grand jour, et, depuis 70 heures on ne cesse de canarder les allemands.
L'heure approche, c'est pour 9 heures 15.
9 heures arrivent, le commandant passe avec toute son escorte, le génie et quelques téléphonistes suivent. Ils vont prendre leur emplacement et se mettent près de nous car la compagnie a tout les honneurs. Nous devons passer le parapet les premiers.
9 heures 10, on boit un petit coup de gnole, on fume une pipe sans s'en faire. Au préalable, chacun a mit ordre aux affaires de sa conscience et fait en son fors intérieur un dernier et bon acte de contrition. Nous sommes résignés, tels des condamnés à mort. En finir d'une manière ou de l'autre, c'est le raisonnement de tous. Assez de cette vie de tranchées. Tant pis, si l'on reste, ce sera la délivrance car il y a trop longtemps que cela dure.
9 heures 14, Baïonnette au canon ! Chargez et en avant !
D'un bond, nous sommes sur le parapet, notre capitaine en tête et fonçons sur les tranchées ennemies. Nous traversons sans trop de peine les fils de fer, pas un coup de fusil de la part des allemands. Nous arrivons dans les tranchées de première ligne ennemies et passons. L'équipe des nettoyeurs de tranchées reste pour dénicher les allemands qui s'étaient cachés dans leurs souterrains.
On arrive à la deuxième ligne juste au moment ou les allemands sortent de leurs sapes et s'apprêtent à nous recevoir. A bout portant, on les fusille. Ils lèvent les bras au ciel et crient "Kamarades !". A part quelques fanatiques qui nous tirent dessus, tous se rendent. D'ailleurs ces quelques fanatiques sont vite "nettoyés". L'entrain est superbe. Après un petit nettoyage, nous poursuivons notre course en avant. Nous voilà descendant une colline, rien d'anormal. Nous recevons quelques obus et le 75 s'en met. Il ne croyait pas que l'on irait si vite et il balayait la colline devant nous.
Maintenant nous allons grimper l'autre versant. A ce moment, nous sommes pris de biais par les mitrailleuses ennemies qui nous fauchent. Un 105 arrive et éclate tout près de moi. Je suis projeté à terre. Pas la moindre blessure, c'est étonnant, je continue. Sur le coup, je ne me ressentais de rien. Vingt mètres plus loin, mon copain, que je connais depuis 15 ans, tombe frappé d'une balle qui lui a perforé le poumon. Aussitôt, nous allons vers un trou d'obus et je lui fais son pansement.
Pendant ce temps, la compagnie s'était arrêtée et le renfort ne venait pas. Ca y est, je me voyais prisonnier ! Plus de compagnie, plus de renfort. Je regardais et ne voyais rien. J'entendais à droite et à gauche des coups de fusils allemands. Puis la fusillade s'était ralentie. J'avais la ferme conviction que nous étions "faits" comme des lapins.
La nuit arrive et, aux fusées, je cherchais à me reconnaitre. Pas moyen, c'était un méli-mélo épouvantable. Je ne me risque pas trop. Nous passons donc la deuxième journée dans notre trou continuellement sonnés par les schrapnells et les gros noirs. Je vous assure que je croyais ma dernière heure venue. La encore un "maousse" arrive tout près. A demi enterrés, on arrive a se dégager. Pendant ce temps, mon pauvre copain s'affaiblissait.
A la nuit, je regarde bien et observe nos tirs et ceux des allemands. Je me rends un peu compte de la situation. A notre droite, il y avait un boyau sonné tantôt par nous, tantôt par les allemands et c'était le seul boyau que nous pouvions prendre pour ne pas se faire voir.

tahure tranchées

La nuit arrivée, je me décide à sortir explorer le terrain. Je n'avais pas fait trois mètres qu'une décoction de fusées allemandes arrive. Une fusillade éclate, suivie bientôt d'un bombardement. Nous voilà frais encore une fois ! C'est une contre-attaque ennemie qui se passe à droite. Nous nous abritons le mieux possible avec nos sacs. Je commençais à sentir une douleur dans les reins, enfin, cela ne me gênait guère, je ne pensais qu'à changer de domicile.
La deuxième nuit se passe et le matin, au petit jour, je me décide à déguerpir coute que coute. Tant pis si l'on est "faits". Je rampe et j'écoute. J'entends une voix de blessé qui appelle au secours. Je vais vers lui et j'aperçois une pauvre silhouette à genoux dans un trou d'obus avec une figure contractée par les fatigues et angoisses de deux journées. Il était blessé à la jambe. Vite, nous échangeons nos situations. Il me dit avoir entendu le génie travailler. Je vais dans la direction indiquée. Impossible de passer, il y a des fils de fer. Je reviens donc au blessé et lui indique notre trou. Nous revenons à mon domicile après quelques minutes de recherches, car la nuit on ne s'oriente pas bien. Je n'étais donc pas plus avancé qu'au début.
Comme poussé par l'instinct, je me dirige vers le boyau suspect, bien lentement, je vous assure, et l'oreille bien tendue. J'approche et j'entends prononcer des mots. Sauvé ! Ce sont des français ! D'un bond, je suis dans la tranchée et explique mon cas. Justement se trouvait là un bon camarade d'Angers, qui, sans hésiter, vient avec moi chercher notre blessé qu'on ramène tant bien que mal au poste de secours. Quand à moi, j'avais de plus en plus mal aux reins et je fus évacué pour contusions. Comme le dépôt d'éclopés était comble, on m'évacua dans le midi.

22 janvier 2012

HAUDAINVILLE

Haudainville de nos joursLe canal à Haudainville - 2011

En novembre et décembre 1916, le 19e régiment d'infanterie occupe le secteur du fort de Vaux et du bois Fumin. Pendant ces deux mois, lorsqu'il n'est pas dans les tranchées de première ligne, le 19e RI va au repos à Haudainville, village tout proche de Verdun. Les hommes sont logés dans des péniches amarrées sur le canal latéral à la Meuse à 1500 mètres au sud-ouest du village.
" D'une façon générale, nous préférions ce cantonnement de marins au cantonnement d'Haudainville ou grouillait tout un peuple de trains de combat, de cuisines roulantes, d'équipages d'artillerie qui se mouvaient très difficilement dans une boue gluante et sans cesse pétrie. Les paillasses, ici, étaient moins habitées et la proximité de l'eau permettait de se nettoyer. "
                                                                  Joseph Cadiou - Les Cahiers du 19e RI

Haudainville PénichesPéniches à Haudainville - 1916

Non loin du canal, sur la route menant au village, se trouve la petite nécropole d'Haudainville.

Haudainville NécropoleNécropole militaire d'Haudainville

Deux officiers du 19e régiment d'infanterie y reposent, le capitaine Marius Lavie et le sous-lieutenant Emile Poisson, tous deux tués au combat le 2 novembre 1916.

Capitaine Marius Lavie                         Sous-lieutenant Emile Poisson

15 mai 2011

LE JOUR "N" APPROCHE

Après des mois de guerre de position, le général Joffre reprend l'offensive en prévoyant deux attaques sur deux fronts différents, l'une sur Arras et Neuville Saint Vaast, l'autre en Champagne.
Prévue et minutieusement préparée depuis des mois, l'attaque sur le front de Champagne a pour objectif de rompre le front allemand mais aussi de fixer l'adversaire sur le front français afin d'aider les troupes russes sur le front de l'est. Ce sont les 2e armée (dont fait partie le 19e RI) et 4e armée qui doivent attaquer en Champagne. Le jour de l'attaque, désigné par la lettre "N" approche.
Dans la nuit du 21 au 22 septembre 1915, le 19e régiment d'infanterie est relevé de la première ligne par un bataillon du 22e régiment d'infanterie territorial. Les 1er et 3e bataillons partent au camp des Coloniaux, le 2e bataillon, réserve de corps d'armée, va au camp Bonnefoy.
Le mercredi 22 septembre est le jour "N" - 3. L'artillerie française commence des le matin le bombardement des positions ennemies. Cette préparation d'artillerie, qui va durer 3 jours, est sans précédent. Les moyens engagés sont énormes. L'artillerie lourde tire sur l'arrière-front ennemi, visant les cantonnements, les dépôts de munitions et d'approvisionnement ainsi que les routes, voies ferrées et gare. Les batteries de 75 ont mission de détruire les tranchées ennemies et les réseaux de fil de fer barbelé.
Au camp des Coloniaux et au camp Bonnefoy, les hommes du 19e RI sont informés que le régiment va participer à l'attaque. L'ordre du jour du général Joffre leur est lu :

Soldats de la république

Après des mois d'attente qui nous ont permis d'augmenter nos forces et nos ressources, tandis que l'adversaire usait les siennes, l'heure est venue d'attaquer pour vaincre et pour ajouter de nouvelles pages de gloire à celles de la Marne et des Flandres, des Vosges et d'Arras.
Derrière l'ouragan de fer et de feu déchainé grâce au labeur des usines de France ou vos fréres ont, nuit et jour, travaillé pour vous, vous irez à l'assaut tous ensemble sur le front en étroite union avec toutes les armées de nos alliés.
Il vous portera d'un premier effort jusqu'aux batteries de l'adversaire, au delà des lignes fortifiées qu'il vous oppose. Vous ne lui laisserez ni trêve ni repos jusqu'ç l'achèvement de la victoire.
Allez y de plein coeur pour la délivrance du sol de la patrie, pour le triomphe du droit et de la liberté.

Général Joffre

Pour les hommes du 19e RI, ce n'est qu'une demi-surprise. Ils se doutaient bien que toutes les tranchées, boyaux et places d'armes qu'ils avaient construit ces derniers temps laissaient augurer une grande offensive.
Pendant 3 jours, les hommes sont entrainés à partir à l'attaque en vagues d'assaut et à la manipulation et au lancement de grenades. Ces exercices de lancé de grenades furent d'ailleurs l'occasion d'accidents ou seront plus ou moins blessés grièvement des soldats du 19e RI.
Les hommes ont bien conscience que plusieurs d'entre-eux ne reviendront pas de cet assaut. Mais la nouvelle de la reprise de l'offensive gonfle le moral des soldats, usés par la guerre de position, qui en ont assez de leur vie de terrassiers. "Cette fois-ci, on va les battre, la guerre sera alors finie et l'on pourra rentrer à la maison." L'extraordinaire bombardement des lignes ennemies par nos artilleurs ne fait que conforter les soldats dans leur conviction de victoire. C'est un tel déluge de fer et de feu que personne ne peut y survivre.
Messe Le 24 septembre 1915, jour "N" -1, en fin d'après-midi, l'aumônier du 19e régiment d'infanterie, Ernest Keramoal dit une messe en plein-air. Son sermon très patriotique galvanise encore plus les hommes.
Vers 21 heures, le 19e RI quitte le camp des Coloniaux pour monter en première ligne. Alors qu'il faisait un temps magnifique depuis plusieurs jours, la pluie se met à tomber. Les soldats, trempés et lourdement chargés, arrivent dans la nuit et relèvent le 22e régiment d'infanterie territorial qui s'en va en deuxième ligne. Ce dernier reviendra en première ligne des que les troupes seront parties à l'assaut. Les compagnies du 19e RI sont placées dans les parallèles de départ et places d'armes dans leur ordre de départ à l'assaut.

23 mars 2011

NOUVEAU SECTEUR

Secteur_Champagne_1915

Situé au dessus de Mesnil les Hurlus, le nouveau secteur attribué au 19e régiment d'infanterie comprend les secteurs A et B et la partie gauche du secteur de S (voir carte ci-dessus). Le 118e régiment d'infanterie est à sa gauche et la 21e division d'infanterie à sa droite. Deux bataillons sont en première ligne, le troisième en seconde ligne.
Dans ce coin de Champagne, les soldats du 19e RI retrouvent la même vie qu'à Ovillers La Boisselle : garde du secteur sous le feu ennemi et travaux de terrassement. Si ce n'est que les travaux sont plus intensifs car il s'agit de préparer la future tranchée de première ligne et ses trois parallèles de départ prévues pour la future offensive, l'approfondissement, l'élargissement et le prolongement des boyaux permettant d'accéder aux futures parallèles ainsi que la construction d'abris et de deux places d'armes. Les travaux sont effectué de jour comme de nuit, le jour dans les parties cachées de la vue de l'ennemi, la nuit dans les endroits visibles.

7 mars 2021

LE CASQUE ADRIAN

C'est fin aout 1915 que les soldats du 19e régiment d'infanterie vont être équipés d'une nouvelle coiffure pour remplacer leurs képis : Le casque Adrian.

Le_casque_Adrian

Face au nombre important de blessures à la tête, il avait été fourni aux soldats, en février 1915, des cervelières. La cervelière était une sorte de calotte en métal qui se portait sous le képi et qui était peu pratique et très inconfortable.
Crée par le sous intendant militaire Louis Adrian, ce nouveau casque était conçu pour protéger les soldats des projectiles qui explosaient au dessus des tranchées.

18 avril 2010

Mathurin QUEFFELEC

Madame Bathany m'a fait parvenir la photo de son grand père
Mathurin QUEFFELEC
.

Mathurin_QUEFFELEC

Cette photo a été prise lors du service militaire de Mathurin QUEFFELEC qu'il a effectué au 19e régiment d'infanterie en 1903.
Rappelé sous les drapeaux lors de la mobilisation générale en 1914, il a fait toute la campagne 1914-1918 dans les rangs du 219e régiment d'infanterie.

Mathurin_QUEFFELEC_2

Je remercie Madame Bathany pour ces documents et Monsieur Le Chatreux pour son aide.

3 mars 2009

FROIDETERRE

Voici une superbe vue aérienne de l'ouvrage de Froideterre prise par Jean Luc Kaluzko.
Plus de 90 ans après les effroyables combats de Verdun, les traces laissées par les bombardements sont encore bien visibles de nos jours.

froideterre_aer
Merci à Jean Luc Kaluzko pour cette photo aérienne.

Début Avril 1916, le 19e régiment d'infanterie a eu plusieurs tués dans ce secteur de Froideterre, victimes des bombardements, dont :
Jean Marie GOASDUFF et Charles LE GAC le 1er avril 1916.
Jean Claude GOASGUEN, Jean LASSAL, Jean Marie PICARD, Henri VASSEUR et le caporal Alexandre LE CADRE le 2 avril 1916.
Jean LE MENTEC le 3 avril et Joseph LE TURNIER le 4 avril 1916.

24 novembre 2010

EN ROUTE VERS LA CHAMPAGNE

En prévision de la future offensive prévue en Champagne pour le mois de septembre 1915, la 3e armée britannique relève la 2e armée française dans la Somme. La 51e division britannique doit prendre la place de la 22e division (19e et 118e R.I) dans le secteur de La Boisselle.

Pour le 19e régiment d'infanterie, la relève commence la nuit du 30 juillet 1915 par le 2e bataillon qui va cantonner à Saint Gratien. Le 1er août, c'est le tour du 1er bataillon qui va à Millencourt puis rejoint le 2e bataillon à Saint Gratien le 3 août. La relève du 19e régiment d'infanterie se termine par le 3e bataillon qui se rend à Frechencourt. Pour rejoindre Frechencourt et Saint Gratien, les hommes font 25 kilomètres à pied et de nuit.

Regiment_en_marche

Dans la soirée du 4 août 1915, le 19e régiment d'infanterie quitte ses cantonnements et fait 32 kilomètres à pied pour rejoindre Merville et Rouvrel ou il arrive au petit matin.
Le soir du 5 août, départ en direction de Grandvilliers, nouvelle marche nocturne de 40 kilomètres. Épuisés par la guerre d'usure subie tout l'hiver à La Boisselle, le manque de sommeil et la pluie qui tombe rendent particulièrement pénible ces 72 kilomètres parcourus à pied en deux nuits. Nombreux sont les soldats qui ont du mal à suivre.
Le 6 août au matin, le 19e régiment d'infanterie s'installe à Grandvilliers ou il est au repos. Ce repos sera toutefois relatif car les journées sont occupées par des travaux de cantonnements, des revues d'armes mais aussi par des exercices de lancement de grenades ayant pour but d'habituer les soldats a l'utilisation de cette arme en vue de l'offensive prochaine.
Ce séjour de repos est écourté car le 16e C.A, qui tient le secteur de Mesnil les Hurlus, future zone d'attaque du 11e C.A est épuisé. De ce fait, il ne peut mener à bien les travaux de préparation du terrain des futures attaques. Le général De Castelnau décide d'envoyer le 16e C.A au repos à l'arrière et de le remplacer par le 11e C.A.
Par conséquent, le 19e régiment d'infanterie quitte Grandvilliers le 18 août et effectue, toujours à pied, les 12 kilomètres qui le sépare de Crévecoeur ou il doit s'embarquer dans des trains qui le conduiront en Champagne. Trois trains seront nécessaires pour acheminer le régiment, un par bataillon. Le premier part à 6 heures de Crévecoeur, le second à 10 heures et le dernier à 14 heures.
Le 19e régiment d'infanterie débarque à Vitry le ville, dans la Marne, le 19 août. A la nuit tombée, il se rend au Fresne sur Moivre ou il passe la journée du 20 août. Le soir, nouveau départ pour Tilloy et Bellay. Le 21 août à 20 heures, départ pour la Croix en Champagne. Le 22 août, le 2e bataillon se déplace au camp de la grande route puis au camp des Coloniaux ou il est rejoint par les deux autres bataillons le 23.
A 21 heures le 24 août, commence, sous un violent bombardement, la relève du 143e régiment d'infanterie du 16e C.A par le 19e régiment d'infanterie.

Campement_en_Champagne
Aout 1915 - Le 19e R.I dans un camp en Champagne

21 septembre 2009

VISITE DES VILLAGES DISPARUS DU CAMP DE SUIPPES

Tous les deux ans, les autorités militaires ouvre au public les portes du camp militaire de Suippes dans la Marne. A l'intérieur de ce camp subsiste les vestiges de cinq villages, Mesnil les Hurlus, Hurlus, Perthes les Hurlus, Tahure et Ripont. Ces cinq villages furent complément détruit pendant la 1ere guerre mondiale et n'ont jamais été reconstruit.
Le 19e régiment d'infanterie a occupé ce secteur d'août 1915 à février 1916. Beaucoup d'hommes y ont laissé la vie, notamment lors de l'offensive du 25 septembre 1915, et certains y reposent encore, leurs corps n'ayant jamais été retrouvés...

Mesnil_les_Hurlus
Mesnil les Hurlus

Hurlus
Hurlus

Tahure
Autel de l'église de Tahure retrouvé en 1980 lors de travaux.

Pour en savoir plus sur ces villages disparus http://www.crdp-reims.fr/memoire/lieux/1GM_CA/villages_detruits/menu.htm

3 juillet 2009

VAUX - 1er au 9 novembre 1916

Le 28 octobre 1916, le général Nivelle décide de reprendre l'attaque du fort de Vaux. Dès le lendemain, il commence la relève des divisions d'attaque et renforce le nouveau front.
La 44e Brigade (19e et 118e RI), sous le commandement du général De Lavillèon, est envoyée en renfort des troupes épuisées par plusieurs jours de lutte et est mise à la disposition du général Andlauer, commandant la 63e division d'infanterie.
Cantonné à Haudainville, sur des péniches amarrées sur le canal de la Meuse, le 19e régiment d'infanterie reçoit l'ordre de départ pour les premières lignes le 30 octobre. Il va relever le 305e régiment d'infanterie dans le sous-secteur du bois Fumin dans la nuit du 31 octobre au 1er novembre 1916. Dès 3 heures du matin, le colonel De Chaunac De Lanzac (commandant le 19e RI), les commandants Lesdos (1er bataillon), Bosquet (2ème bataillon) et L'Helgoualc'h (3ème bataillon) quittent Haudainville pour reconnaître le secteur attribué au régiment ou ils arrivent au lever du jour. Après une visite du secteur, le colonel Duplat, commandant le 305e RI, leurs laissent les consignes. Le 19e RI quitte Haudainville après 16 heures pour rejoindre ses chefs au bois Fumin. Les compagnies se suivent à 1/4 heure d'intervalle. Itinéraire: Haudainville, Faubourg Pavé, Cabaret, Boyau et piste de l'étang. Les hommes sont lourdement chargés : en plus de l'équipement et des cartouchières, chaque homme porte un masque à gaz, une musette avec les biscuits et vivres de réserve, une autre musette avec les grenades, un bidon de 2 litres plein de vin, la couverture roulée dans la toile de tente, en bandoulière et l'outil au ceinturon. La marche se fait sous une pluie battante. La nuit est tombée lorsque le 19e RI arrive à la batterie de l'Hôpital ou l'attendent les guides du 305e RI. Le régiment repart, la marche est pénible tant le sol est bouleversé par les cratères d'obus, beaucoup d'hommes tombent dans la boue, d'autres s'égarent, les guides se trompent et le canon tonne...
La relève se termine le 1er novembre. Dans ce sous-secteur du bois Fumin, le 1er bataillon (commandant Lesdos) s'installe à droite, à gauche, le 2ème bataillon (commandant Bosquet) tandis que le 3ème bataillon (commandant L'Helgoualc'h) se positionne aux tranchées de Trébizonde et Curtenaz en réserve de division d'infanterie. Le 19e régiment d'infanterie est encadré à droite par le 118e régiment d'infanterie et à gauche par le 82e régiment d'infanterie.

Vaux__01_11_1916
Secteur du 19e RI le 1er novembre 1916

Du 28 octobre au 2 novembre a lieu la préparation par l'artillerie française de l'attaque du fort de Vaux. C'est un tir continu d'obus de 155 et de 220 sur le fort et ses environs. Et l'ennemi riposte, marmitage et pilonnage des lignes françaises à coups d'obus de 210. C'est un ouragan de feu, un vacarme épouvantable. Les hommes ne peuvent s'abriter car les tranchées de première ligne sont bouleversée par les bombardements. Ils se terrent dans les trous d'obus. Le ravitaillement en nourriture est impossible.

Témoignage du commandant Bosquet (Chef du 2ème bataillon du 19e RI) 1er novembre 1916
"La ligne ennemie se trouve à 100, 150 mètres devant nos lignes et à peu près parallèlement. L'ennemi, qui se préparait à sortir de ses tranchées vers 17 heures, a été obligé d'y rentrer à cause des tirs de nos 75 et de nos mitrailleuses. Une contre-attaque, qui avait été préparée pour rectifier notre front, n'a pu être déclenchée par suite d'un tir de 210 en avant de la crête et du feu des mitrailleuses ennemies. De 8 heures à 18 heures, le barrage est tellement intense et profond qu'aucun agent de liaison ne serait arrivé au P.C du colonel. Les liaisons optiques ne peuvent fonctionner à cause du nuage de fumée épaisse dégagée par les obus. Le téléphone a été mis en miettes tout de suite."

Pour cette journée du 1er novembre 1916, les pertes du 19e régiment d'infanterie sont:
- 1er bataillon : 21 tués et 50 blessés.
- 2 ème bataillon : 4 tués, 29 blessés et 4 disparus.
- 3ème bataillon : 4 tués, 2 blessés et 1 disparu.
Les bombardements des deux adversaires n'ont pas cessé de la nuit et continuent de plus belle toute la journée du 2.
Le 2 novembre, le 19e régiment d'infanterie reçoit l'ordre de porter ses lignes en avant et de réduire la hernie à la hauteur de la tranchée de Gotha. Il faut attendre la tombée de la nuit car tout mouvement de jour est impossible à cause des mitrailleuses ennemies. La mission est accomplie par la 6e compagnie qui, vers 18 heures 15, occupait l'abri 4296 qui gênait particulièrement toute progression, ainsi que l'ouvrage 4398.
Ce même 2 novembre 1916, vers 17 heures, était capté un message allemand qui disait que le fort de Vaux était évacué. Pour vérifier ce fait, l'état-major de la 63e DI décide d'envoyer deux reconnaissances de une compagnie chacune.
Une compagnie du 118e RI est envoyée en reconnaissance au fort de Vaux, accompagnée d'un groupe de soldats du 298e RI commandés par le lieutenant Diot. Ils trouveront le fort vide de ses occupants et, conformément aux ordres reçus, s'y installent pour la nuit.
Une compagnie du 19e RI est envoyée en reconnaissance aux abris 144 et 4595 qu'ils trouvent également abandonnés et suivant les ordres, s'y installent pour la nuit.
L'ordre d'opération de la
63e DI pour la journée du 3 novembre ordonne d'organiser une nouvelle position sur les pentes Est et Nord du fort de Vaux. Il faut porter la première ligne sur les retranchements 5190 et 5493, cote 307, 5395, 398 et 399, tranchée Glogau, cote 350 et 249, tranchée Serajevo, point 4696, boyau de Warnia, retranchement 4498, carrière W et abri 4299.

Vaux
Secteur Est et Nord du fort de Vaux

Pour sa part, la mission du 19e RI est la suivante :
Le bataillon de droite doit se porter sur 249, la tranchée de Sarejevo, le boyau de Warnia et le retranchement 4497.
Le bataillon de gauche se portera sur la carrière W et le ligne W ainsi que l'abri 4299.
Ce mouvement vers l'avant doit se faire en liaison avec le 82e RI.
Le 19e RI ne pourra atteindre ses objectifs que le soir du 4 novembre car le 82e RI qui couvre le flanc gauche du 19e RI est bloqué sur place par des tirs ennemis. Si le 19e RI avance trop vite, il découvre son flanc et risque de se faire prendre à revers.
Le 5 novembre, le 19e régiment d'infanterie porte ses premières lignes jusqu'à la tranchée Glogau, le boyau de Vaux jusqu'à la lisière Sud du village de Vaux et rétablit la liaison avec le 82e RI qui occupe le village.
Ces derniers jours ont été très dur. Au deuxième bataillon du 19e RI, on compte approximativement 40 à 50 tués et blessés par compagnies. Ces pertes sont essentiellement dues au bombardement intensif de l'ennemi.
En 5 jours, le 19e RI a progressé de 800 à 900 mètres au prix d'effroyables pertes. Les hommes sont épuisés, affamés et meurent de soif.
Rapport du lieutenant Cloastre de la 1ere compagnie :
"J'ai l'honneur de rendre compte de l'état d'épuisement dans lequel se trouvent mes hommes. Fatigués par le peu d'aliments, ils se trouvent actuellement dans des trous qui s'éboulent sans cesse et qu'ils doivent remonter continuellement pour ne pas être complétement recouverts. Avec cette impossibilité de prendre un sommeil de quelques heures, mes hommes sont à bout. Il serait urgent de les faire relever."
Le 6 novembre, le général De Lavillèon donne l'ordre suivant :
"Maintenant que nous avons atteint les objectifs qui nous étaient fixés, le meilleur moyen de diminuer nos pertes est de nous enterrer rapidement et profondément. Il semble que la meilleure façon d'obtenir un bon rendement soit de mettre les hommes à la tache par équipes, se relevant et assurant ainsi la continuité du travail de jour comme de nuit prescrite par le général en chef."
Mais, à cause des bombardements incessant, les travaux ne peuvent être exécutés le jour et les travaux faits la nuit sont aussitôt détruit dès que le jour reviens...
Le 7 novembre, le 2e bataillon du 19e RI est relevé par le 3e qui était resté en réserve de division. Les 7 et 8 novembre, les travaux de construction et d'organisation du secteur avancent mais très très lentement, toujours sous les bombardements incessants.
Le 9 novembre 1916, le 19e régiment d'infanterie est relevé par le 118e. Il descend à Haudainville et rejoint son ancien cantonnement des péniches sur le canal ou il passe 8 jours de repos avant de remonter en ligne dans le secteur du bois Fumin.

27 janvier 2009

Des photos

Collectionneur de cartes postales et de photos anciennes sur le thème de la Bretagne, Christophe Rochet a eu l'extrême gentillesse de me faire parvenir des scans de photos de soldats du 19e régiment d'infanterie provenant de sa collection.

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Photo prise certainement lors d'une permission, ce soldat du 19e RI pose en compagnie de sa femme et de leurs trois enfants en costume traditionnel de Quimper.

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Série de portraits

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A gauche un soldat du 19e régiment d'infanterie et à droite un sergent du 2e régiment d'infanterie coloniale.
Ces deux régiments étaient caserné à Brest.

Vous pouvez retrouver ces photos et d'autres dans l'album photos "A identifier" qui se trouve dans la colonne de droite.

Grand merci à Christophe Rochet pour ces photos.

16 janvier 2009

Jean Marie PERON

Jean_Marie_Peron

Né le 11 septembre 1884 à Bodilis, Jean Marie PERON a rejoint le 19e régiment d'infanterie dès la mobilisation. Blessé trois fois au cours du conflit, il a eu la chance de survivre à l'enfer de la guerre.
Poète, son fils Hervé Peron a écrit un poème en hommage à son pére et aux poilus de la grande guerre que vous pouvez lire ci-dessous.
Merci à Virginie et Hervé Peron pour leurs documents.

Peron_Poeme      Jean_Marie_Peron_Groupe

28 décembre 2007

LE CHEMIN DES DAMES - Avril Mai 1918

- Extrait de l'historique du 19e régiment d'infanterie -

CDD_BorneLe 19e régiment d'infanterie vient occuper, le 20 avril, le secteur du Chemin des Dames compris entre l'éperon de Courtecon et celui des Vaumaires. Le secteur est calme et rien jusqu'au 25 mai ne fait prévoir une attaque Allemande de ce côté. Cependant, le 27 mai 1918, à 3 heures 30, après une préparation d'artillerie de trois heures d'une violence inconnue, l'infanterie Allemande attaque et submerge littéralement les régiments de la 22e division d'infanterie.

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Ce chapitre de l'histoire du 19e régiment d'infanterie est en construction.

6 novembre 2014

COMPOSITION DU 11éme CORPS D'ARMEE LE 22 AOUT 1914

Le 19ème régiment d'infanterie fait partie du 11ème corps d'armée commandé par le général EYDOUX, dont voici la composition à la veille de la bataille de Maissin, le 22 aout 1914.
(source: les cahiers du 19e RI)

-21ème Division : Général RADIGUET
  -41ème Brigade d'infanterie : Colonel De TEYSSIERES
      -64e R.I :Colonel BOUYSSOU
      -65e R.I :Colonel BALAGNY
  -42ème Brigade d'infanterie : Colonel LAMEY
      -93e R.I :Colonel RETET
      -137e R.I :Colonel De MAROLLES
      -5e Escadron du 2e Chasseurs
      -51e R.A.C :Colonel MORIZOT
      -Compagnie 11/1 du Génie

-22ème Division : Général PAMBET
  -43ème Brigade d'infanterie : Général DUROISEL
      -62e R.I :Colonel COSTEBONEL
      -116e R.I :Colonel ESTRABOU
  -44ème Brigade d'infanterie : Général CHAPLAIN
      -19e R.I : Colonel CHAPES
      -118e R.I : Colonel FRANCOIS
      -6e Escadron du 2e Chasseurs
-293e R.I et 337e R.I de réserve : Lieutenants-Colonels DEGREES DU LOUP et MAGNAM
-2e Chasseurs à cheval :Colonel ROUSSEL
-28e R.A.C :Colonel DARDE
-Génie de corps

En ce 22 aout 1914, le 11ème corps d'armée a le 17ème corps d'armée du Général POLINE à sa droite.
En face, se trouve la 25ème Division du 18ème corps d'armée Allemand faisant partie de la 4ème armée du duc De WURTENBERG.
Cette division est composée des 115e, 116e, 117e, 118e et 168e Régiments d'infanterie Allemands.

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(carte extraite du livre de Gabriel Hanotaux: Histoire illustée de la guerre de 1914)

Le 11ème Corps d'armée marchera sur Maissin en deux colonnes :
  -A droite, la 22ème division d'infanterie par l'est de Paliseul, Maissin.
  -A gauche, la 21ème division d'infanterie par l'ouest de Paliseul, Opont, Our, Maissin.

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29 décembre 2007

L'OFFENSIVE VICTORIEUSE - Septembre à Novembre 1918

- Extrait de l'historique du 19e régiment d'infanterie -

Le 26 septembre 1918, au point du jour, après une préparation d'artillerie courte mais très violente, la 22e division d'infanterie entamera une série d'action offensives particulièrement brillantes qui se terminent le 11 novembre 1918 sur la Meuse.
Pendant les deux premières périodes de rudes combats, du 26 au 29 septembre et du 4 au 7 octobre, le 19e régiment d'infanterie enlève, sur une profondeur de 14 kilomètres, l'ensemble des organisations établies et renforcées pendant quatre années par les Allemands et s'empare de la crête de Navarin, des villages de Somme-Py, Saint Pierre à Arnes et Saint Clément à Arnes.
Le 12 octobre 1918, après avoir franchi la retourne, le 19e régiment d'infanterie borde l'Aisne au nord du mont Laurent.
Le 1er novembre, il traverse les inondations de l'Aisne à hauteur de Terron et occupe jusqu'au 4 le point d'appui de Voncq et le canal des Ardennes à Semuy.
Le 6 novembre, il franchit le canal à Semuy, s'empare de Suzanne et de Tourteron.
Le 8 novembre, le 19e poursuit et bouscule les arrières-gardes ennemies, s'empare des villages de Balaives, d'Etrépigny, d'Elaires et de Flize.
Le 10 novembre, il force le passage de la Meuse sous un feu des plus violents, établit une tête de pont au nord de la rivière et termine la guerre, comme il l'a commencée, par un magnifique et glorieux combat.

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Ce chapitre de l'histoire du 19e régiment d'infanterie est en construction.

20 février 2008

17 DECEMBRE 1914 - L'ATTAQUE D'OVILLERS LA BOISSELLE

Le général JOFFRE, dans son instruction générale n°8 du 8 Décembre 1914, prescrivait deux opérations principales, l'une en Champagne, l'autre en Artois ainsi que des actions secondaires. Ces actions secondaires avaient pour but de "Fixer l'adversaire, de détourner son attention et de préparer les actions ultérieures."
L'une de ces offensives secondaires devait avoir lieu sur le front de la 2ème armée dont le 19e régiment d'infanterie faisait partie depuis fin septembre. La directive étant " La 2ème armée attaquera en direction de Combles."
Dans le cadre des préparatifs de cette offensive, le général DE CASTELNAU commandant la 2ème armée déclara : " Il sera indispensable de fixer, par une attaque sérieuse sur Pozières, les effectifs et l'artillerie ennemie de la région de Pozières, Ovillers, La Boisselle afin d'empêcher toute attaque sur le flanc gauche lors de notre action sur Montauban. Le village de La Boisselle étant très fortement organisé et trop bien flanqué pour pouvoir être attaqué directement. L'objectif de cette attaque sera Ovillers et la crête nord, avec comme objectif ultérieur Pozières. Elle partira du bois d'Authuile."

Carte_Ovillers
Merci à A. Dubois pour la carte

Cette attaque sera menée par la 44ème brigade (19e et 118e RI) de la 22ème division du 11ème corps d'armée.
Le 19ème régiment d'infanterie, renforcé par un groupe de volontaires du 116e RI et un du 337e RI, eut pour mission l'attaque sur Ovillers. Le 118ème RI devant mener l'attaque sur La Boisselle.
L'opération fut fixée pour le 17 Décembre 1914 a 6 H du matin, sans préparation d'artillerie pour obtenir le bénéfice de la surprise. Le 19e RI menant son attaque sur Ovillers à la fois par le saillant sud-est et par le nord, le 118e RI devant attaquer La Boisselle par le sud-ouest.

Ovillers_a_gauche_La_Boiselle_au_milieu

Malheureusement, les allemands eurent vent du projet d'attaque. Leurs tranchées de 1ère et 2ème lignes sont pleines de défenseurs qui attendent nos troupes de pied ferme. C'est sous un déluge de mitraille que le 19e régiment d'infanterie doit avancer. L'artillerie ennemie bombarde constamment les positions du 19e RI. De plus, la destruction des réseaux de fil de fer en avant des lignes ennemies n'a pu être complètement achevée. Les hommes se heurtent à ces obstacles infranchissables. Malgré tout, vers 7H, ils réussirent a s'emparer d'un blockhaus situé en avant d'Ovillers.
Mais le 19e régiment d'infanterie est pris sous le feu ennemi, impossible d'avancer, impossible de se replier. En fin de matinée le blockhaus est repris. La bataille est perdue.
Plus de la moitié des hommes qui tentèrent de se replier en plein jour furent tués. Les quelques hommes qui purent se maintenir jusqu'à la nuit, profitèrent de l'obscurité pour rejoindre les lignes Françaises.
Le 19e régiment d'infanterie est décimé. Il perdra, ce 17 Décembre 1914, 19 officiers et 1138 sous-officiers et soldats tués, blessés, disparus, prisonniers.

1 mars 2008

Jean Marie JOLIVET

Né le 11 Mai 1878 à Plouescat dans le finistère, Jean Marie JOLIVET fut affecté au 19ème régiment d'infanterie pendant la grande guerre.
Un de ses petits enfants m'a fait parvenir cette photo de Jean Marie JOLIVET (à droite) en compagnie d'un de ses camarades. Ce cliché fut certainement pris dans la Somme début 1915.

JM_Jolivet_1915

Affecté à la 7ème compagnie du 2ème bataillon du 19e RI, Jean Marie JOLIVET fut tué à l'ennemi le 3 Avril 1916 à Verdun dans le secteur du ravin de la Dame.

Tous mes remerciement à G. JOLIVET et à sa famille pour cette photo.

14 septembre 2008

CHAMPAGNE 1915

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Ce chapitre est en cours de construction et toute aide est la bienvenue.
Si vous possédez des informations sur le 19ème régiment d'infanterie en Champagne, dans le secteur de Tahure et sur l'offensive de Champagne du 25 septembre 1915, n'hésitez pas à me contacter >>ici<<.Tous récits, témoignages, correspondances, cartes postales, photos, cartes, souvenirs, etc... me seront d'une aide précieuse pour relater cette page de l'histoire du 19e RI.

Grand merci d'avance pour votre aide.

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Le 19eme régiment d'infanterie 1914/1918
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