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Le 19eme régiment d'infanterie 1914/1918
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Le 19eme régiment d'infanterie 1914/1918
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26 novembre 2016

Jean François Marie ABGUEGUEN

Abgueguen Jean FrançoisNé le 15 septembre 1886 à Plouguerneau (Finistère) Jean François Marie ABGUEGUEN est le fils de Jean et Marie Françoise GAC. Il effectue son service militaire au 19e régiment d'infanterie de 1907 à 1909.
Ouvrier dans une usine de soude, il épouse Marie Anne Angélique UGUEN. Le couple a deux filles, Anne-Marie et Léontine lorsque la guerre éclate le 2 aout 1914. Mobilisé, Jean François Marie Abgueguen rejoint le 19e régiment d'infanterie et part pour le front. Il participe à tous les combats du régiment jusqu'au 27 mai 1918 où il sera fait prisonnier à Moussy sur Aisne lors d'une offensive allemande qui débute par un bombardement massif en pleine nuit suivi d'attaques d'infanterie.
Détenu en captivité du 28 mai 1918 au 7 janvier 1919 en Allemagne, il est rapatrié puis démobilisé le 10 mars 1919.
Il exerce alors le métier de garde particulier et jardinier dans un château à Morlaix et a deux autres enfants, Ernest et Jean. Jean François Marie Abgueguen est décédé le 1er février 1952 à Morlaix (Finistère).

Son frère, Théophile Abgueguen, soldat au 48e RI, sera tué au combat de Roclincourt le 25 juin 1915.

Merci à son arrière arrière petit-fils pour la photo et les informations.

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17 avril 2016

VERDUN 17 AVRIL 1916

BDIC_VAL_207_021
Verdun - Le ravin de la Dame et le ravin de la Couleuvre - BDIC VAL 207/021

Dès le matin, le bombardement habituel reprend et s’amplifie d’heure en heure. L’extrême violence de ce dernier détruit tout. Les tranchées et positions françaises sont nivelées et beaucoup de soldats du 19e régiment d’infanterie sont victimes de cet ouragan de fer et de feu, tués, blessés, enterrés vivants, disparus…

A 11 heures 30, les Allemands passent à l’offensive. Abasourdis, les survivants tentent de repousser l’ennemi. Dans le secteur du 1er bataillon, il parvient à s’infiltrer dans le bois Albain, le ravin de la Couleuvre, le bois Nawé et, contournant les positions françaises, il surprend nos soldats par derrière et fait de nombreux prisonniers.

De leur côté, les 2e et 3e bataillons résistent farouchement aux assauts et ne cèdent le terrain que pas à pas. La 8e compagnie est submergée et les soldats allemands s’engouffrent dans cette brèche mais une contre-attaque de la 10e compagnie parvient à refouler ces hommes jusque la tranchée Picard.

AFGG - Verdun avril 1916 Extrait

En fin de journée, les Allemands n’ont progressés que d’environ 500 mètres. L’héroïque résistance du 19e régiment d’infanterie l’ayant empêché d’aller plus loin. Mais à quel prix, 110 hommes sont tués au combat pour cette seule journée du 17 avril 1916.

Décimé, le 19e régiment d’infanterie est relevé de l’enfer de Verdun le 20 avril 1916.

22 février 2016

TEMOIGNAGE DE JEAN COTE

Vaux - Fort

« C’était à Verdun, dans le secteur du fort de Vaux. Il fallait que je monte au fort tous les soirs. Le sergent-major me dit : « Il y a là deux caporaux qui reviennent de permission, tu vas les ramener en ligne. » Je les emmène donc avec moi. Ah ! Malheureux ! En arrivant en face des batteries de l’Hôpital, juste en face du fort de Vaux, on a pris un bombardement terrible. Alors on n’y voyait que du feu. Il y a des fois où on dit qu’on ne voit que 36 chandelles, là, je ne voyais que du feu ! Les gars marchaient un de chaque côté de moi et moi au milieu. Je me suis jeté à terre. Quand je me suis relevé, qu’est-ce que je vois ? Un porte-monnaie par terre et une jambe un peu plus loin, c’est tout ce que j’ai vu. J’étais à peu près loin comme d’ici l’embranchement qui va d’ici au Désert. J’arrive au fort. Il y avait là Thébaut qui était un gars de Plémy. Je cherche un coin pour m’asseoir. Je les entendais bien causer mais je ne pouvais pas répondre. Ils se demandaient ce que j’avais. Les voilà tous autour de moi. Il paraît qu’au bout de 20 minutes, je suis revenu à moi. Alors je leur ai dit : « Voilà un porte-monnaie. » « Mais les gars qui étaient avec toi ? » « Mon vieux, il ne restait qu’une jambe d’eux, ils ont été complètement déchiquetés. » Sûr que ça m’avait commotionné… »
© Enregistrement oral, 1980, Fonds René Richard.
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Jean Cote, classe 1911, de Plémet (Côtes d'Armor), incorporé au 19ème R.I. de Brest est agent de liaison. Il y fait toute sa guerre sans jamais être blessé. Il a été enregistré, en 1980, par René Richard que je remercie de son autorisation de publication.

5 septembre 2020

FELIX MARIE GLORY

Félix GloryFélix Marie GLORY est né à La Prenessaye, dans les Côtes d'Armor, le 20 avril 1889. Son père, Félix, est laboureur et sa mère, Marie Françoise Le Flahec, est ménagère. Il a un frère ainé, Jean, né en 1885.
En octobre 1910, Félix part effectuer son service militaire au 19e régiment d'infanterie de Brest. Libéré fin septembre 1912, il rentre à La Prenessaye ou il exerce le métier de Laboureur.
Rappelé par le décret de mobilisation générale d'aout 1914, Il se rend la caserne du 19e R.I. à Brest des le 3 aout. Puis, le 24 octobre 1914, il rejoint son régiment sur le front dans le secteur de Thiépval dans la Somme. Affecté à la 6e compagnie commandée par le capitaine Guerlesquin, il fait partie de la première vague d'assaut sur Ovillers La Boisselle le 17 décembre 1914. Félix Marie Glory disparaît au combat au cours de cette journée.

22 mai 2017

JEAN ABIVEN

Albert - BlogJean ABIVEN est cultivateur à Plouguerneau ou il est né le 29 mars 1888. Il effectue son service militaire de 1909 à 1911 au 19e régiment d'infanterie de Brest, régiment qu'il rejoint le 3 aout 1914 à la suite du décret de mobilisation générale.
Après les combats de Maissin et Lenharrée, le 19e régiment d'infanterie est envoyé dans la Somme. Le 1er novembre 1914, alors que la mission du régiment est de prendre le chateau de Thiépval, Jean ABIVEN est blessé au combat. Evacué sur l'ambulance 4/11 à Senlis le Sec, il décède des suites de ses blessures à zéro heure dix le 2 novembre. Il repose de nos jours dans la nécropole nationale d'Albert dans la Somme.

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24 septembre 2022

SERGENT HENRI HELDT

Henri Heldt

Henri Maurice HELDT est né à Uzerche en Corrèze le 31 octobre 1891. Etudiant à Paris, il est mobilisé au 19e régiment d'infanterie de Brest. Promu caporal le 27 aout 1914, il est blessé au combat le 8 septembre 1914 à Lenharrée puis de nouveau blessé au combat d'Ovillers La Boisselle le 17 décembre 1914. La gravité de ses blessures l'empéchera de retourner au front, il sera réformé en 1916. Nommé sergent le 23 mars 1915, il est décoré de la médaille militaire et de la Croix de guerre avec palme en septembre 1915 avec la citation suivante:
" Gradé qui s'est fait remarquer par son calme, son allant et son mépris du danger au combat du 22 aout 1914. Atteint de trois blessures au combat du 8 septembre suivant, et revenu sur le front, a été de nouveau grièvement blessé le 17 décembre 1914 de deux balles."

9 mai 2022

JOSEPH MARIE OULHEN

Fils unique de Nicolas et Jeanne Buors, Joseph Marie OULHEN naît le 8 décembre 1884 à Tréglonou (Finistère). Après son service militaire effectué au 19e régiment d'infanterie à Brest de 1905 à 1907, il revient au pays ou il exerce le métier de cultivateur. Le 23 janvier 1910, il épouse Marie Victorine Abarnou à Bourg-Blanc. Mobilisé par le décret de mobilisation générale d'aout 1914, il rejoint la caserne du 19e R.I. à Brest des le 3 aout 1914. Il quitte Brest le 25 aout 1914 pour rejoindre le front.
Joseph Marie OULHEN est tué au combat de La Boisselle le 17 décembre 1914.
A titre posthume, il recoit la citation suivante :
"Brave soldat. Belle conduite au feu, le 17 décembre 1914, à La Boisselle. Mortellement frappé au cours de l'assaut."

tranchée

14 août 2018

JULES HENRI BIA

Jules BiaJULES HENRI BIA est né le 12 Mai 1897 à Anzin (canton de Valenciennes) dans le département du Nord.
Il a été incorporé le 8 Janvier 1916 au 54ème régiment d'infanterie et détaché le 19 Janvier 1916 à la compagnie des Omnibus de Paris , comme tourneur sur métaux. De retour au dépôt du 54ème RI le 9 Février 1916, il passe au 124ème régiment d'infanterie le 17 Septembre 1916, puis au 19ème régiment d'infanterie le 4 Décembre 1916. Il rejoint le régiment dans le secteur de Verdun puis le Chemin des Dames ou il est gravement blessé par éclats de grenade au crâne le 7 mai 1917 lors des combats d'Hurtebise.

Jules henri BIA est titulaire  de la croix  du combattant avec palme, de la Médaille militaire et de la Légion d'Honneur en tant que Chevalier puis Officier en1939. Il est décédé en Mai 1975.

Je remercie son fils Alain pour ces informations.

1 février 2015

ENFIN UN PEU DE REPOS

Relevés dans la nuit du 8 au 9 octobre 1915, les survivants des 14 jours de combats de Tahure se regroupent à Perthes les Hurlus. Malgré leur fatigue, ils rejoignent à pied Somme-Tourbe. Puis ils sont dirigés sur un camp de repos situé entre Croix en Champagne et Auve. Après ces 12 kilomètres de marche, les hommes du 19e régiment d'infanterie s'aperçoivent que ce camp de repos n'en a que le nom. En fait, il s'agit d'un bois de sapin.

Témoignage d'Henri Calvez, lieutenant (1):

" Quelle désillusion à l'arrivée ! En réalité ce camp n'était constitué que par quelques petits bois de sapins de forme géométrique, si courants en Champagne pouilleuse, sans aucun abri installé. Réellement l'État-major exagérait ! Envoyer au repos dans de telles conditions des troupes qui venaient de combattre sans trêve pendant quatorze jours était un véritable crime. Le mécontentement des hommes était grand mais leur lassitude était telle qu'ils étaient incapables de la moindre réaction.
Tout le monde coucha sous la tente la première nuit. Mais dès le lendemain le système D entra en action. Le parc du génie le plus proche fut littéralement assailli par les corvées venues chercher de la tôle ondulée, des planches et du carton bitumé. Le personnel du parc fut vite débordé et les voitures de compagnie revinrent lourdement chargées. Tout le monde se mit aussitôt au travail et bien vite un village nègre s'éleva où le régiment put prendre enfin un repos bien gagné et attendre les renforts destinés à remplacer les pertes cruelles. "

Témoignage de Charles Perrin, lieutenant au 2e bataillon (1) :

" Le camp n'existait qu'à l'état de projet ; en arrivant nous trouvâmes la terre nue et force nous fut de monter des tentes pour avoir un abri pour la nuit, mais le bois, que n'avait encore souillé le séjour d'aucune troupe, était des plus pimpants, il faisait d'ail­leurs un temps admirable et durant une semaine nous goûtâmes de nouveau la douceur de vivre. "

Tahure campement

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(1) Ces deux témoignages sont extraits des Cahiers du 19e RI.

10 octobre 2021

Le lieutenant AMBROISE PAROU

PAROU Ambroise

Ambroise Gabriel PAROU est né le 28 octobre 1884 à Brest. Il est le fils de Jean Marie, Brigadier à la gendarmerie maritime de Brest et de Gabrielle Françoise Le Roux.
Agé de 14 ans, il rejoint l'école militaire préparatoire de Rambouillet le 1er octobre 1898 ou il passe 4 ans jusqu'au 1er aout 1902. Alors agé de 18 ans, il s'engage pour une durée de 5 ans au 19e régiment d'infanterie de Brest le 28 octobre 1902. Soldat de 2eme classe, il gravit rapidement les échelons, caporal en 1903; sergent en 1904 puis sergent fourrier en 1905. Il renouvelle son engagement pour 2 années en 1907, puis pour 5 ans en 1909.
Gabriel se marie le 29 janvier 1912 à Brest avec Renée Stéphan. Le 2 avril 1913 naît leur fille, Renée Jeanne.
Sergent Major depuis février 1912, il est promu adjudant le 1er juillet 1913. Suite à l'entrée en guerre de la France contre l'Allemagne, Ambroise Parou quitte Brest, avec son régiment, le 8 aout 1914 pour le front. Il participe à tous les combats dont celui de Maissin le 22 aout 1914 qui lui vaut une citation pour sa brillante conduite:
"A Maissin, le 22 aout 1914, son commandant de compagnie et tous les officiers ayant été tués ou mis hors de combat, a pris spontanément le commandement de la compagnie et l'a brillamment conduite à l'assaut des positions ennemies."
Il est nommé sous-lieutenant le 27 septembre 1914 mais les conditions de vie très dures ont raison de sa santé. Il tombe malade et est évacué du front. Après sa guérison, il est affecté au dépôt de Brest comme officier d'instruction le 7 avril 1915 puis il rejoint le 19e régiment d'infanterie à Verdun le 16 avril 1916. Affecté à la compagnie hors rang, il commande la section de pionniers du régiment. Fait prisonnier lors de l'offensive Allemande sur le Chemin des Dames le 27 mai 1918, il est interné au camp de Rastatt en Allemagne.
Rapatrié à Cherbourg le 17 janvier 1919, il rentre au dépôt du 19e R.I. le 22 février de la même année. Après avoir suivi des cours d'officier comptable, il est nommé à la compagnie hors rang du 19e régiment d'infanterie en qualité de lieutenant adjoint au capitaine chargé du matériel en juillet 1921. Cette année là, le 17 mai, naît sa seconde fille, Andrée Françoise.
Détaché au camp de Meudon comme officier d'approvisionnement en juillet 1922, il est muté au 1er régiment de Zouaves qu'il rejoint au Maroc de mars 1923 à janvier 1925. A son retour en France, il est affecté au bataillon du 48e régiment d'infanterie stationné à Brest puis à l'état major de l'infanterie en novembre 1928.
Après 35 ans de carrière dans l'armée, Ambroise Parou, promu capitaine, est admis à la retraite le 28 octobre 1937. Il décéde à Paris le 10 mai 1946 à l'age de 62 ans.
Décorations:
 - Croix de guerre 1914-1918 avec étoile de bronze
 - Médaille de la victoire
 - Médaille commémorative de la Grande Guerre
 - Chevalier de la Légion d'Honneur.

Je remercie Bernard Sancier pour ses informations et la photographie d'Ambroise Parou.

20 janvier 2021

JEAN MARIE STEPHAN

Infanterie face

Jean Marie Stéphan naît à Bourbriac, dans les Côtes d'Armor, le 16 mai 1892. Il est le quatrième enfant d'une fratrie de onze. Ses parents, Jean Marie et Anne Marie Le Carré sont cultivateurs.
En 1912, à l'age de 20 ans, il part effectuer son service militaire et est affecté au 19e régiment d'infanterie de Brest. Lorsque la guerre est déclarée en aout 1914, il quitte Brest avec son régiment et prend part à tous les combats du régiment jusqu'au 17 décembre 1914 ou il est tué au combat devant Ovillers La Boisselle dans la Somme.

La famille Stéphan est durement touchée par la guerre car, outre Jean Marie, elle perd deux autres fils.
Yves Marie Augustin, sergent au 248e RI, est tué au combat le 25 septembre 1915 entre Souain et Perthes les Hurlus dans la Marne.
Théophile Marie, soldat au 248e RI, disparaît au combat le 30 juin 1916 à Thiaumont dans la Meuse.

Merci à son arrière petite nièce Hélène pour ses informations.

8 décembre 2018

LE SOUS LIEUTENANT PAUL VIDIEU

Vidieu Paul 19e RI Novembre 1917Paul, Joseph, Valentin VIDIEU naît le 11 janvier 1898 à Saint-Martin-Labouval dans le Lot où ses parents sont instituteurs.
A 18 ans, il s'engage dans l'armée et passe avec succès le concours d'admission à l'École spéciale militaire de Saint-Cyr où il est admis au centre des élèves aspirants. Affecté au 138ème régiment d'infanterie comme simple soldat le 30 juillet 1916, il y apprend le métier de soldat pendant 10 mois puis monte rapidement en grade : caporal le 30 mai 1917, sergent le 30 juin 1917 puis aspirant le 30 juillet 1917.
Quinze jours après, il est muté au 19ème régiment d'infanterie qu'il rejoint sur le front dans le secteur du Fayet tout proche de Saint-Quentin dans l'Aisne. Moins de deux mois plus tard alors que le 19e R.I. occupe le secteur de La Malmaison sur le Chemin des Dames, sa vaillance au combat lui vaut une citation à l'ordre du 11e Corps d'Armée :
« Jeune aspirant, nouvellement arrivé au front, s'est affirmé immédiatement comme chef de section, Volontaire pour les missions périlleuses, a exécuté avec bravoure deux coups de main sur les tranchées ennemies les 19 et 20 octobre 1917 ».
Le 1er février 1918, le 19e R.I., qui se trouve dans le secteur de la forêt de Pinon dans l'Aisne, reçoit l'ordre de monter un coup de main afin de faire des prisonniers. Au cours de cette action menée la nuit suivante, Paul Vidieu est blessé par une balle au poignet gauche.
Le 21 mars 1918, les Allemands déclenchent l'opération « Michael » qui enfonce le front tenu par les troupes britanniques. Appelé en renfort le 26, le 19e R.I. résiste aux assauts répétés de l'ennemi dans le secteur de Roye dans la Somme. La valeur de Paul Vidieu est une nouvelle fois reconnue par une citation à l'ordre du 19e R.I. :
« Dans les combats des 26 et 27 mars a montré beaucoup d’énergie et une tenace volonté à mettre tout en œuvre pour retarder la marche d'un ennemi supérieur en nombre ».

Le 27 mai 1918, leschemin des dames - 27 mai 1918 Allemands lancent une grande offensive sur le Chemin des Dames. Tenant les tranchées devant Braye-en-Laonnois, le 19e régiment d’infanterie ne peut contenir l’assaut ennemi et cède du terrain. La rapidité de l’attaque ennemie surprend beaucoup d’hommes qui sont fait prisonniers dont Paul Vidieu.

En bleu, l'avancée allemande entre 4 heures 30 et 7 heures du matin le 27 mai 1918. Cartes extraites du J.M.O. de l'I.D.22. =>                                                    
Emmenés dans un premier temps à Laon (Aisne), les captifs se rendent à pieds à Hirson (Aisne) puis sont acheminés en train au camp de Rastatt (Bade-Wurtemberg). Paul Vidieu y reste deux mois avant d’être envoyé au camp d’Osnabrück (Basse-Saxe) où il est détenu pendant cinq mois. Il raconte sa vie en captivité dans un cahier.

Carnet couverture

 

Calque Osnabrück

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Malgré le risque d'être sévèrment puni, il réalise, en toute clandestinité, une carte de l'avancée des troupes françaises. =>



Paul Vidieu compose une pièce de théâtre ayant pour titre "Demain ou après demain" qui est jouée le 21 juillet 1918 au camp de Rastatt (Bade-Wurtemberg).

Rapatrié en France un mois et demi après l’armistice, le 24 décembre 1918, il rejoint l’École spéciale militaire de Saint-Cyr dès le mois de février 1919 et poursuit une longue carrière militaire dans le Génie. Nommé Chevalier de la Légion d’honneur en 1934, Paul Vidieu décède le 24 juillet 1959.

Carnet S-Lt Vidieu PP4&5

Carnet S-Lt Vidieu PP6&7

Carnet S-Lt Vidieu PP8&9

Carnet S-Lt Vidieu PP10&11

Carnet S-Lt Vidieu PP12&13

Carnet S-Lt Vidieu PP14&15

Carnet S-Lt Vidieu PP16&17

Carnet S-Lt Vidieu PP18&19

Carnet S-Lt Vidieu PP20&21

Carnet S-Lt Vidieu PP22&23

Carnet S-Lt Vidieu PP24&25
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Grand merci à Jérôme G. pour le partage de ses documents concernant Paul Vidieu.

24 octobre 2018

FLIZE 9-10-11 NOVEMBRE 1918

Le 9 novembre 1918, les 2e et 3e bataillons du 19e régiment d'infanterie tiennent les bords de la Meuse à Flize dans les Ardennes, en liaison avec la 163e Division d'Infanterie (53e, 142e et 415e RI) à sa droite. Les Allemands occupent l'autre coté du fleuve et les ponts permettant le passage de la Meuse sont détruits. L'ordre est donné de passer de l'autre coté de la rive afin d'occuper la gare de Lumes-Triage. Pour ce faire, les soldats du génie aidés des pionniers du 19e RI établissent une passerelle de fortune.
A 6 heures du matin, le 10 novembre, dans un brouillard intense et sous le feu nourri de l'ennemi, les 9e, 10e et 11e compagnies du 3e bataillon commencent la traversée suivis par la 5e compagnie du 2e bataillon et s'établissent sur la rive.

Flize 10-11-18

Carte extraite du livre du colonel Grasset "Le passage de la Meuse par la 163e DI"

La dernière patrouille du 19e régiment d'infanterie

Vers 9 heures, le lieutenant Le Glaunec, qui commande la 9e compagnie, ordonne au caporal Perrot de partir en patrouille avec son escouade afin de trouver la voie ferrée et d'y reconnaitre le terrain. Cette patrouille est prise à partie par les nids de mitrailleuses allemandes. Roger Boursaud, Edouard Deumie, Jean Joseph Guillou et Lucien Laurent sont tués ainsi que Fernand Charpentier et le sergent François Marie Moulec qui avaient rejoint la patrouille. En se portant à leur secours, les brancardiers Julien Bourel et Jean François Le Deroff tombent à leur tour sous les balles ennemies. Le caporal Eugène Perrot sera l'unique survivant de cette dernière patrouille.
Traumatisé par cet événement survenu à quelques heures de l'armistice, il revient à de nombreuses reprises à Flize après la guerre. Il fait peindre un tableau représentant cette dernière patrouille qu'il offre à la municipalité de Flize. De nos jours, le tableau est toujours accroché au mur de la salle du conseil de la mairie.

FLIZE La dernière Patrouille Mairie de Flize

Tableau de la dernière patrouille - Mairie de Flize

L'armistice

En fin de matinée, les trois bataillons du 415e RI, deux du 142e RI et un du 19e RI plus une compagnie sont parvenus à franchir la Meuse. Lorsque le brouillard se lève, les Allemands, s'apercevant que nos troupes ont traversé la Meuse, déclenchent un feu nourri qui cloue sur place nos fantassins. Vers 13 heures, la compagnie du lieutenant Le Glaunec attaque les maisons vers l'Est ou se cachent les mitrailleuses ennemies.Il y fera une trentaine de prisonniers. Le reste de cette journée du 10 novembre se passe en combats et tirs sur toute la ligne de front.
Ces derniers jours de combat vaudront au 3e bataillon du 19e RI la citation suivante, à l'ordre de la 3e armée:
" Après s'être emparé de haute lutte, le 8 novembre 1918, des villages de Balaives, d'Etrepilly et de Flize, avoir porté nos lignes sur la rive gauche de la Meuse, et effectué ainsi une avance de plus de 10 kilomètres, le 3e bataillon du 19e RI, sous les ordres du capitaine Vincent, est parvenu, le 10 novembre, à franchir le fleuve sur une passerelle de fortune soumise aux plus violents tirs de mitrailleuses, de minen et d'obus de tous calibres. A établi une tête de pont à 500 mètres de la rive droite et s'est maintenu sur sa position dans des circonstances particulièrement critiques et périlleuses, joignant le plus bel exemple du devoir et de l'abnégation à des qualités manœuvrières de premier ordre."

Ce 10 novembre 1918, le 19e régiment d'infanterie a ses 13 derniers soldats tués au combat:
Les huit de la dernière patrouille: Julien Bourel, Roger Boursaud, Fernand Charpentier, Edouard Deumie, Jean Joseph Guillou, Lucien Laurent, Jean François Le Deroff et le sergent François Marie Moulec.
Et Charles Ardouin, Pierre Carlet, Jean Baptiste Le Page, Eugène Lossignol et Charles Poincon.

Des le matin du 11 novembre 1918, la nouvelle de l'armistice prévu à 11 heures commence à circuler parmi les hommes. Le capitaine Vincent, commandant le 3e bataillon du 19e RI, raconte :
"La nouvelle de l'armistice a filtré vers l'avant et, comme pénétrée d'un fluide magique, la première ligne s'agite. Négligeant toute prudence, les hommes sortent de leurs trous et se congratulent bruyamment. Le tactac d'une mitrailleuse fait rentrer bien vite chacun dans son trou, les allemands ne sont pas au courant. Enfin, vers 11 heures, la cloche d'une locomotive tinte longuement dans la gare de Lumes et nos clairons, massés dans la cour du château de Flize, sonnent à plein poumons le "Cessez le feu".
Minute poignante ! Sur la ligne de feu, Français et Allemands s'avancent les uns vers les autres sans armes. On se serre la main, on rit sans retenue. Quelques groupes chantent la Marseillaise, c'est un peu du délire."

2 mai 2018

TOUSSAINT BREVET

Toussaint BrevetM. l'abbé Toussaint BREVET est né le 15 novembre 1885 à Saint-Laurent-de-la-Plaine dans le Maine et Loire.

Après son service militaire effectué au 77e RI, il est ordonné prêtre le 29 juin 1910. Licencié ès lettres, il est professeur de seconde et de droit commercial à l'Institution Sainte-Marie, à Cholet.

Mobilisé à l’ambulance n°3 de la 18e Division, comme infirmier brancardier, le 3 août 1914, il reçoit, le 2 octobre 1914, la citation suivante : « Brevet, infirmier de 1ere classe : s'est dépensé jour et nuit, sans souci de la fatigue, avec un dévouement admirable pour surveiller les malades dans leurs salles et leur donner spontanément tous les soins d'hygiène que nécessitait leur état.»

Muté à la 8e Section d’Infirmiers Militaire le 15 novembre 1916, il passe ensuite au 105e RI le 26 janvier 1917 puis au 19e RI le 1er juin 1917.

Il est tué au combat de Nesle dans la Somme le 25 mars 1918.

Toussaint BREVET reçoit la Croix de Guerre avec étoile de bronze et médaille militaire à titre posthume:

« Soldat brancardier, courageux et dévoué, Tombé au champ d’honneur pour le salut de la patrie dans l’accomplissement de son devoir, le 25 mars 1918, à Nesle, Mort en brave, »

Je remercie Gérard Froger pour ces informations et la photo de Toussaint Brevet.

15 avril 2017

LAFFAUX - 29 mars au 7 avril 1917

Dans la soirée du 28 mars 1917, les 1er et 3e bataillons du 19e régiment d'infanterie relèvent le 172e régiment d'infanterie dans le secteur entre Margival et Pont-Rouge tandis que le 2e bataillon relève le 25e Bataillon de Chasseurs à Pieds entre Pont-Rouge et Vregny. Dès le lendemain le régiment se lance sur les arrières gardes ennemies afin de trouver la ligne Hindenburg ou se sont repliés les allemands et dont on ignore le tracé exact.

Laffaux

Front du 19e régiment d'infanterie le 29 mars 1917.

Dans son secteur, le 2e bataillon rencontre une forte résistance de l'ennemi qui occupe le plateau et balaye de ses feux de mitrailleuses la plaine ou s'avancent les soldats. Malgré tout, ils parviennent à s'installer dans les tranchées de la trombe, de la glace et de Quincy ou, après trois jours de combats, ils parviennent, avec l'aide du 62e régiment d'infanterie, a faire fuir les allemands qui se replient sur Laffaux le 1er avril. Durement éprouvé, le 2e bataillon est relevé le soir même.

De leurs côté, les 1er et 3e bataillons, évoluant sur un terrain plus favorable, occupent le village Margival dès le 29 mars. Le lendemain la colline de la Montinette est prise puis le ravin de Margival.
Le 2 avril 1917 débute le bombardement intensif du village de Laffaux que le 19e régiment d'infanterie doit attaquer le lendemain 3 avril.

Ici était Laffaux

Ce bombardement n'a pas l'efficacité désirée. S'il a bien détruit le village de Laffaux, il n'a pas anéanti l'ennemi qui s'est abrité dans les caves et les creutes du village. Dès la fin du bombardement, les soldats allemands sortent de leurs abris et installent des nids de mitrailleuses qui déciment les vagues d'assaut du 19e régiment d'infanterie. Le 1er bataillon est cloué sur place par l'intensité des tirs ennemis. Le 3e bataillon parvient aux premières maisons ruinées du village mais est contraint de se replier.
Durant les trois jours suivant le régiment se maintient aux abords de Laffaux. Epuisés, les hommes du 19e régiment d'infanterie sont relevés le 7 avril par le 118e régiment d'infanterie qui tente également de prendre le village mais sans succès.

12 décembre 2016

LOUIS PETTON

Louis Joseph PETTON est né le 10 décembre 1887 à Bréles (Finistère). Etant menuisier à Saint Renan, il s'engage dans la marine pour cinq ans de 1906 à 1911. Rappelé par le decret de mobilisation générale d'aout 1914 il est mis à disposition de l'armée de terre pour la durée de la guerre suite au decret ministèriel du 29 aout 1914. Il est affecté au 19e régiment d'infanterie de Brest qu'il rejoint le 6 septembre 1914. Louis Joseph PETTON est tué à la Boisselle (Somme) le 3 mai 1915 et repose de nos jours dans l'ossuaire n°4 de la nécropole d'Albert (Somme).

Ossuaire Albert - Blog

 

15 avril 2016

SOUS LES MARMITES

Jaisson Robert 1Dernière lettre écrite par Robert JAISSON, de la 1ere compagnie du 19e RI, qui sera tué deux jours plus tard, le 17 avril 1916 à Verdun.

Sous les marmites le samedi 15 avril veille des Rameaux

Cher Papa,

            J’étais de garde la nuit dans le Boyau devant le gourbi des officiers de la Cie, hier soir quand on est venu m’apporter ta lettre. Il pleuvait de la grêle mais faisait un magnifique clair de lune. J’étais gelé et trempé. Ta lettre m’a réchauffé le cœur. A la lueur de la lune et des fusées que les Boches lancent toute la nuit j’ai déchiffré le plus gros. J’ai été me coucher à minuit et je l’ai relue ce matin. Oh oui vous avez bien raison de prier pour moi.
La vie est encore plus difficile ici depuis qu’il pleut. Si tu voyais la boue qu’il y a dans le boyau. Une boue liquide aussi claire que de l’eau.
Ah tu avais bien raison de plaindre les soldats des tranchées quand il pleuvait. La capote est toujours trempée pleine de boue fraîche et qui ne sèche pas. Les pieds trempent dans l’eau. Ce n’est pas ça qui nous réchauffe pour peu que  la température se soit refroidie comme en ce moment. Les marmites suffiraient bien à nous embêter tu peux croire. Il en tombe un peu moins mais juste en plein sur le Boyau. Nous sommes 80 de la compagnie aux tranchées. Tous les soirs il en part trois ou quatre comme blessés. Dans mon escouade nous restons 3. Je crois que nous allons changer de secteur cette nuit pour aller à 2 km sur la droite. Entre Douaumont et Vaux comme dit le communiqué. Nous sommes mal ici mais à côté de là-bas il paraît que nous sommes au paradis. Là-bas il ne tomberait que des 300 ou des 420. Ça fait de beaux petits trous tu peux le croire. J’en ai vu 5 à 6 mètres de diamètre et 3 à 4 de profondeur. On y mettrait sans se gêner tout un attelage chevaux et voiture. Il faut voir quand ça tombe. L’eau de pluie se met dans tous ces trous de marmite. Quand on est éreinté de courir (ça monte rien que des côtes à pic) sous les marmites et qu’on n’en peut plus on descend dans un de ces trous et on va boire de l’eau au fond. C’est la guerre on n’est pas fier. Heureux encore quand on peut trouver de l’eau car il n’y en a pas toujours. Il y a des moments où les jambes ne veulent plus avancer et plient sous vous. On ne se figurerait pas ce qu’on fatigue. On ne se repose pas dans les tranchées, Dame non.
Enfin il est question que nous serons peut-être relevés pour le 20. Il serait temps car on est épuisé de toute façon.
En cas d’accident j’ai dit à mon camarade de vous prévenir. C’est le 3e à qui je donne mon adresse, les 2 autres ont été blessés et c’est moi qui ai écrit chez eux.
Tante Thérèse m’a envoyé des œufs durs, des bonbons et de l’alcool de menthe. Elle est bien bonne pour moi je n’aurais jamais cru qu’elle eut si bon cœur.
Je t’ai dit que si j’échappais à cette guerre j’ai fait un vœu à la Ste Vierge. Je ne resterai pas dans cette vie. Mais nous en reparlerons plus sérieusement si j’en échappe et si nous nous retrouvons.
Je serais content d’avoir votre photographie si vous pouviez vous faire photographier tous tous ensemble. Je veux que tu sois dessus.     
 Au revoir donc cher Papa chère Maman. Priez tous bien pour moi.

            Je vous embrasse

                                   Robert
Ecrivez-moi tous les jours. Si vous saviez comme ça fait du bien de recevoir une lettre.
Il y a un an la veille des Rameaux c’est moi qui ai cloué les guirlandes dans l’église de PLanty. Vous m’enverrez un peu de buis dans les lettres ça me portera bonheur. J’ai encore du laurier de l’année dernière. Il doit y avoir des feuilles et des fleurs. Ici la terre est noire de poudre.

Découvrez l'histoire de Robert JAISSON => ICI

23 septembre 2015

ETE 1916 A BERRY AU BAC

Dans la lettre du Chemin des Dames, numéro 34, figurent quelques photos de Berry au Bac, secteur occupé par le 19e régiment d'infanterie en cet été 1916. Elles ont été prises par un officier du 35e régiment d'artillerie, Jean Cuer.

Lettre du Chemin des Dames

Pour voir la suite de ces photos, dans le carré si-dessous, cliquez sur " La lettre du Chemin des Dames".

La Lettre du Chemin des Dames

Le Portail est le site de référence du Chemin des Dames, à vocation historique, culturelle et touristique. Il présente un ensemble d'informations historiques pour comprendre le rôle du Chemin des Dames dans l'histoire de la Première Guerre mondiale, mais également des informations pratiques pour vous rendre sur les différents lieux de Mémoire du Chemin des Dames.

http://www.chemindesdames.fr

 Puis, dans la liste déroulante, cliquer sur "la lettre du Chemin des Dames numéro 34". Vous trouverez les photos de Jean Cuer de la page 32 à 36.

29 novembre 2019

FRANCOIS MARIE BODEC

François Marie BODEC est né au Cloître Saint Thégonnec, dans le Finistère, le 25 septembre 1881. Après son service militaire effectué au 118e régiment d'infanterie de Quimper, il exerce le métier de cultivateur. Rappelé par la mobilisation générale du 1er aout 1914, il rejoint la caserne du 19e régiment d'infanterie à Brest le 11 août 1914.
François Marie BODEC est tué au combat le 6 octobre 1915 devant Tahure dans la Marne.
Inscrit sur le monument aux Morts de Plourin les Morlaix, son lieu de sépulture n'est pas connu.

JO 22-10-1920

15 décembre 2008

EMILE MADEC dit MILEC

MADEC_Emile

Né à Pont-Aven le 23 juillet 1891, fils d'un artisan peintre, il fait des études de peinture à l'école Siber de Melun. Emile Madec est incorporé au 19e RI le 9 octobre 1912. Soldat de première classe le 18 juin 1913, il redevient soldat de 2e classe sur sa demande le 8 novembre 1913 et ce même jour est classé dans le service auxiliaire. Le 5 décembre de la même année il est soldat infirmier.
Classé dans le service armé le 10 août 1914 il est caporal infirmier au 2ème bataillon, 3ème puis 2ème compagnie, subdivision de Quimper numéro de matricule 2333.
Emile Madec participe à toutes les campagnes du 19ème Régiment d'Infanterie. Il illustre par des dessins les différentes manifestations récréatives de son régiment : programmes des concerts de la musique, des repas de fêtes...avec l'aide de son ami Maurice Marchand.
Blessé au "poste de secours du Ressaut, près de Oulches dans le secteur du Chemin des Dames" , il décède des suites de ses blessures le 7 mai 1917 à 5h30 à l'ambulance 12/20.
Emile Madec est enterré, non loin, au cimetière militaire d'Oeuilly (Aisne).

Texte de Françoise Le Pautremat dite Soizick, petite nièce d'Emile Madec.

Fiche_MDH

Madec E

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Citations et décorations :
- Caporal infirmier depuis le début de la campagne s'est montré d'un courage au dessus de tout éloge devant Verdun dans la journée du 17 avril 1916 soignant des blessés sous un bombardement d'une violence extrême sans abri et assurant leur évacuation.
Citation au régiment n°329.

- A fait preuve, en même temps que de hautes qualités professionnelles, du plus grand courage, en se portant lui même au secours de blessés dont le transport était rendu impossible par des tirs de barrage. Citation à l'ordre de la 44e Brigade n°58 datée du 9 novembre 1916.

- Brave caporal qui a toujours fait son devoir. Mort pour la France le 7 mai 1917 des suites de ses blessures reçues à son poste de combat.
JO du 2 décembre 1920.

- Croix de guerre avec étoile de bronze.

Couverture_Milec_recto

Le carnet de guerre d'Emile Madec est publié aux éditions Vagamundo. => Milec, le soldat méconnu

 

 

 

 Grand merci à Soizick et Pierre Le Pautremat pour leur aide et leur collaboration qui m'est très précieuse pour retracer l'histoire du 19e RI et de ses hommes.

23 août 2009

LE COMMANDANT DU CREST

 

du CREST Jean Jacques Etienne

Né le 27 mars 1863 à Bourbon Lancy (71) Jean Jacques Etienne DU CREST est élève à l'école spéciale militaire de Saint Cyr de 1884 à 1886, promotion de Fou Tchéou.
Nommé sous lieutenant au 41e régiment d'infanterie de Rennes le 1er septembre 1886, il passe au 116e régiment d'infanterie de Vannes le 25 septembre 1890 avec le grade de lieutenant. En 1897, il est promu capitaine. Après un bref passage de 2 mois au 118e régiment d'infanterie de Quimper, il passe au 137e régiment d'infanterie de Fontenay le Comte le 26 mai 1897. C'est dans ce régiment que Jean Jacques Etienne DU CREST effectuera la plus grande partie de sa carrière, 16 ans. Il est promu capitaine adjudant major le 16 janvier 1907 et reçoit la légion d'honneur en 1910.
Fin septembre 1913, nouvelle promotion, il devient chef de bataillon et est muté au 19e régiment d'infanterie de Brest ou il prend le commandement du 1er bataillon à la tête duquel il participera à la terrible bataille de Maissin le 22 août 1914.
Quelques jours plus tard, dans le cadre de la mission du 11e Corps d'Armée qui est d'empêcher les allemands de passer la Meuse, le 19e régiment d'infanterie défend les ponts de Sedan. Au cours de cette mission que le chef de bataillon Jean Jacques Etienne DU CREST sera grièvement blessé le 26 août 1914. Transporté à l'ambulance Pajot, il succombera à ses blessures le lendemain.
Pour son action au cours de ces combats de Sedan, Jean Jacques Etienne DU CREST sera cité à l'ordre de l'armée :
" Chargé de la défense de ponts, le 25 août, a maintenu jusqu'au dernier moment son bataillon sous un feu meurtrier. Est tombé mortellement atteint au ventre au cours de l'action. "
Jean Jacques Etienne DU CREST repose dans la nécropole nationale de Sedan - Torcy.
DuCrestDu_Crest_MDH

 

 

 

 

 

Merci à Mr Desplanches pour ses renseignements et la photo du commandant DU CREST.

5 novembre 2014

LA BATAILLE DE MAISSIN

Avant garde de la 22ème division d'infanterie, le 19ème régiment d'infanterie quitte Les Hayons le 22aout au matin. Après une courte halte à Paliseul, les 1er et 3ème bataillons marche en colonne sur la route de Paliseul en direction de Maissin, tandis que le 2ème bataillon part à droite sur la route de Framont.
Vers midi, les 1er et 3ème bataillons du 19éme R.I quittent la route à la hauteur de la ferme Bellevue et entre en colonne de sections par quatre dans le bois d'Hautmont. La, se trouve déjà le 2ème chasseurs a cheval qui, après avoir occupé Maissin tôt dans la matinée, a du se replier dans le bois d'Hautmont suite à un combat contre l'infanterie Allemande venant de Villance.

Maissin_1
(merci a C. Dumonceaux)

Le général Pambet ordonne aux 1er et 3ème bataillons du 19e R.I de ne pas bouger du bois d'Hautmont avant que les 2 groupes du 35ème R.A.C n'entrent en action. Mais cet ordre n'est pas entendu. A environ midi et demi, les tambours et clairons sonnent la charge et, drapeau déployé, les deux bataillons s'élancent en direction de Maissin, baïonnette au canon. Les 400 mètres de prairie séparant le bois d'Hautmont du village sont rapidement franchis par les premières sections. Surpris, les Allemands se ressaisissent vite et bombarde d'obus de 77, la lisière du bois d'Hautmont et la prairie. Les tirs des mitrailleuses ennemies, cachées dans le village de Maissin, font beaucoup de dégâts dans les rangs du 19eme régiment d'infanterie. En début d'après midi, alors que toute la 22ème division est engagée dans la bataille, les 1er et 3ème bataillon du 19e R.I, ayant reçu l'appui de deux groupes du 35ème R.A.C, l'un installé aux environ de la ferme Bellevue, l'autre vers la ferme de l'Almoine, luttent dans un combat de rue très meurtrier.

maissin_champ_de_bataille

Commandé par le chef de bataillon DE LAAGE DE MEUX, le 2éme bataillon qui a quitté le reste du régiment a Paliseul, a pour ordre de se rendre au moulin de Villance par la route de Framont pour couvrir l'aile droite du 19éme R.I.
Arrivé au moulin, qui se trouve sur la route de Maissin, Villance, le chef de bataillon DE LAAGE DE MEUX place ses compagnies sur trois axes différents: Maissin, Villance et Anloy.

Maissin_2

Des troupes Allemandes, venant de Maissin, tentent une attaque qui échoue.
Le chef de bataillon DE LAAGE DE MEUX décide alors d'attaquer en direction de Villance. Au cours de cette action, il est mortellement blessé et est remplacé par le capitaine LALLEMAND qui prends le commandement du 2éme bataillon.
Averti par des éclaireurs de l'arrivée de troupes Allemandes qui risquent de prendre le bataillon a revers, le capitaine LALLEMAND, qui a appris que le 118éme R.I se trouve à sa droite et que, par conséquent, il protége le flanc droit du 19éme régiment d'infanterie, considére la mission du 2éme bataillon comme remplie et décide de se replier sur Framont et ensuite de rejoindre les 1er et 3éme bataillon du 19e R.I toujours engagés a la lisière sud de Maissin.

Maissin_3

Les Allemands tentent d'opérer une percée sur le flanc droit et se rapprochent de la route MAISSIN-PALISEUL.
Vers 18 heures, deux contres attaques sont menées, l'une par environ 500 hommes des 62e RI, 116e RI et 118e RI, sous les ordres du général DUROISEL, qui avance vers le sud-ouest. La seconde, quelques centaines d'hommes commandé par le commandant VIAL du 62e R.I repousse l'ennemi au nord du bois d'Hautmont. L'ennemi, mis en difficulté, abandonne le terrain.
A la fin de cette journée du 22 aout 1914, la 21ème division occupe le plateau au nord ouest de MAISSIN, la 22ème division occupe le village. C'est la victoire.
Cependant, le général EYDOUX a l'impression d'être trop en flèche par rapport aux corps d'armée voisins, il craint l'encerclement du 11ème Corps d'Armée. Après de mortelles hésitations, il se résigne à donner l'ordre de la retraite. L'ordre de repli parvient lentement aux divers régiments, tous plus ou moins mélangés. Les unités se regroupent et se reforment à la hauteur du ruisseau de Framont.
Le 2ème bataillon du 19ème régiment d'infanterie qui se trouve à ce moment la à PALISEUL, reçoit l'ordre de s'établir à la sortie du village et de couvrir le repli du train de combat du 11ème Corps et de servir d'arrière garde à ce convoi.
Mais l'ordre de repli n'est pas parvenu aux centaines d'hommes qui combattent dans MAISSIN. Ce sont les 1er et 3ème bataillon du 19e régiment d'infanterie, avec leur commandant le colonel CHAPES, la 8ème compagnie et une section de mitrailleuses du 118e régiment d'infanterie, la 1ère compagnie du 116e régiment d'infanterie et 4 compagnies du 62e régiment d'infanterie qui vont y passer une nuit très agitée. Vers minuit et 3 heures, ils vont repousser deux attaques ennemies. A 6 heures, dans le brouillard, nouvelle attaque. Le colonel CHAPES, se sentant abandonné, donne l'ordre de rompre le combat et de battre en retraite sur PALISEUL. Le repli commence a 7 heures avec le 1er bataillon du 19e R.I qui arrive, sans rencontrer de difficultées, a BOUILLON vers 13 heures. Le 3ème bataillon du 19e R.I ne décroche qu'a 9 heures avec les hommes du 118e R.I. et du 62e R.I.

Maissin_route_de_Paliseul

10 décembre 2020

LE COMMANDANT DE LAAGE DE MEUX

DE_LAAGE_DE_MEUXJoseph DE LAAGE DE MEUX est né le 2 février 1863 à Orléans. Elève à Saint Cyr, promotion de Madagascar, il en sort sous-lieutenant en 1885. Il est nommé capitaine au 95ème régiment d'infanterie en 1896. En 1912, il est promu chef de bataillon au 19ème régiment d'infanterie de Brest. Le 8 août 1914, le commandant Joseph DE LAAGE DE MEUX quitte Brest à la tête du 2ème bataillon du 19e R.I.
LE 22 août 1914, à MAISSIN, ayant reçu l'ordre de se rendre au moulin de Vilance pour couvrir l'aile droite du 19e R.I, il n'hésite pas, sous une pluie de mitraille, a se porter en avant pour entraîner ses hommes dans une charge à la baïonnette contre un ennemi bien supérieur en nombre. Blessé une première fois, il se relève pour reprendre l'attaque et reçoit une balle en pleine poitrine. Se sentant mortellement atteint, il force ses hommes a l'abandonner. Transporté à la ferme de Villance par les Allemands qui y avaient établi un lazareth, on l'entendis à plusieurs reprises, réclamer un prêtre, mais les ennemis refusèrent de lui en procurer un, le gardant étroitement et ne permettant a aucun Français de l'approcher. Il mourut dans la nuit.
Le commandant Joseph DE LAAGE DE MEUX a reçu une citation à l'ordre de l'armée:
    "Avec le plus grand mépris du danger, a enlevé brillamment son bataillon à l'attaque du moulin, le 22 août. Est tombé glorieusement au moment ou il abordait la position."

Chevalier de la Légion d'Honneur, Croix de Guerre.
(Source: livre d'or de l'école Sainte Geneviève)

DE_LAAGE_DE_MEUX_1
(source: Mémoire des hommes,a noter, une erreur de régiment 219e RI au lieu du 19e RI)

21 octobre 2019

EUGENE JOSEPH LANDEC

Tableau honneur Trébry 1 - CopieNé le 3 juin 1891 à Trébry (Côtes d’Armor), Eugène Joseph LANDEC est le fils de Joseph et Toussainte Rouillé. Il a un frère, Jean Baptiste et deux sœurs, Marie Joseph et Victoire. Comme son père, il exerce le métier de cultivateur à Trébry.

Il part au service militaire le 1er octobre 1912 au 19e régiment d’infanterie de Brest, ou il se trouve toujours à la déclaration de la guerre. Il part avec son régiment le 8 août 1914 pour le front. Il participe à tout les combats jusqu'au 18 février 1915, jour ou il est victime de l'intense bombardement ennemi.

Eugène Joseph LANDEC est mort pour la France le 18 février 1915 dans le secteur de "L'Ilot" à La Boisselle (Somme). Son corps repose dans la nécropole Franco-Britanique d'Ovillers La Boisselle.

Ovillers La Boisselle

23 novembre 2021

MATHURIN FRANCOIS MARIE LAVING

Laving Mathurin - retouchéeFils de Jean Baptiste et de Jeanne Moisan, Mathurin François Marie LAVING naît le 2 mai 1891 à Plémy dans le département des Côtes d'Armor. Il est le sixième d'une fratrie de neuf enfants. Sa mère décède en 1901 alors qu'il à peine 10 ans. Cultivateur comme son père, il part effectuer son service militaire en octobre 1912 au 19e régiment d'infanterie de Brest. A la suite de la mobilisation générale d'aout 1914, il part avec son régiment pour la frontière. Il participe à tous les combats du régiment jusqu'au 17 décembre 1914 ou il disparaît au combat lors de l'attaque d'Ovillers La Boisselle (Somme).
Mathurin François Laving est inscrit sur le monument aux morts de Plémy.

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Le 19eme régiment d'infanterie 1914/1918
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