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Le 19eme régiment d'infanterie 1914/1918
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Le 19eme régiment d'infanterie 1914/1918
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21 septembre 2010

UNE JOURNEE PARMI TANT D'AUTRES

Afin de mieux connaître le quotidien des soldats du 19e RI lorsqu'ils étaient en première ligne devant La Boisselle, voici un rapport du colonel Marc Albert.

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19ème régiment d'infanterie                             18 février 1915

Compte rendu des évènements et des travaux effectués pour la journée du 17 et la nuit du 17 au 18 février 1915.

 

Bombardement assez intense du secteur surtout par du 77 fusant.
Depuis deux jours, l'intensité du feu de l'artillerie allemande a beaucoup augmenté. Tout travail de jour est impossible étant donné que toute levée de terre attire aussitôt le tir de l'artillerie ennemie et le travail de nuit est retardé.
Les tranchées de première ligne ont été bouleversées en plusieurs points notamment dans les tranchées C, F et la tranchée du cimetière. En F une section de mitrailleuses à même été bouleversée sans perte d'hommes ni dégât matériel.
Pertes du régiment: 2 tués (1) et 6 blessés.

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Travaux effectués

Construction de traverses dans la tranchée C que l'on a commencé a couvrir de rondins et de claies pour protéger contre le tir d'enfilade venant du bois en V.
Construction de 10 mètres de boyau conduisant de la tranchée G à l'îlot.
Mise en place de 10 créneaux dans la tranchée Sud de l'entonnoir ainsi que dans les tranchées C et F.
Pose de réseaux de fil de fer brun devant les tranchées E, F et G.
Réfection des tranchées A et B dans les parties démolies par les obus et les bombes et éboulées par la pluie.
Nettoyage des boyaux 23 et 25 sur une longueur de 150 mètres.

Le colonel commandant le 19e RI
Marc Albert

 

Tranch_es_devant_La_Boisselle___F_vrier_1915

Plan des tranchées dans le secteur de La Boisselle à la date du 18 février 1915
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(1) Après quelques recherches sur le site "Mémoire des Hommes" j'ai retrouvé deux soldats du 19e RI tués le 17 février 1915:
Jean Guillaume Gourvez et Pierre Jestin.

 

 

 

 

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4 juin 2021

LES FOURRAGERES

1- Ordre général n° 71 "F" du 9 décembre 1917, du général commandant en chef.

Le général commandant en chef décide que le 19ème régiment d'infanterie, qui a obtenu deux citations à l'ordre de l'armée au cours de la campagne pour sa belle conduite devant l'ennemi, aura droit au port de la fourragère aux couleurs du ruban de la croix de guerre.
                              Au G.Q.G., le 9 décembre 1917Le général commandant en chef
                                                                                                                     PETAIN

Remise Fourragère

2- Ordre n°151 "F" I.G. n° 1176, du 17 avril 1919, du maréchal commandant en chef.

Par application des prescriptions de la circulaire n°2156 "D", du 22 février 1918, le maréchal de France commandant en chef les armées Françaises de l'est a décidé que les unités ci-dessus auraient droit au port de la fourragère:
      - Aux couleurs du ruban de la médaille militaire :
                               Le 19ème régiment d'infanterie
     Cette unité a obtenu 4 citations pour sa brillante conduite au cours de la campagne.
                Au Q.G., le 17 avril 1919, Le maréchal commandant en chef les armées Françaises de l'est
                                                                                                                    PETAIN

14 mars 2018

A LA GLOIRE DU 19ème DE LIGNE

Soldat

  A LA GLOIRE DU 19e DE LIGNE

       1914 - 1915

                  Paroles de Maurice Marchand
                    Musique de Eugène Esvan

I

Tous sont des Celtes au coeur fort,
Des preux descendants de la race,
Dont gardera toujours la trace
Notre vieille terre d'Armor.
Qu'ils entonnent de leurs voix graves
La " Marseillaise " ou le Bardit,
Ces fils des terres de granit
Sont toujours les mêmes braves

Refrain

En avant ! fils du sol Breton
En avant ! et sus au Teuton
En avant ! au coeur de l'Espérance
En avant ! En avant ! C'est pour la France !

II

Sur son étendard sont inscrits
Des noms célèbres dans l'Histoire
Et l'étranger garde mémoire
Des temps où ses vaillants conscrits,
Servant la jeune République,
Mouraient au cri de " Liberté !"
A Jemmapes il a lutté
Le dix-neuvième héroïque.

III

Lorsque de glorieux lauriers
La Renommée encor naissante
Cernait la tête frémissante
Du plus fameux de nos guerriers,
Près du vainqueur des pyramides
Héliopolis vit se ranger,
Calmes en face du danger,
Nos bataillons intrépides.

IV

Marchant de succès en succès
Et toujours avide de gloire,
A Wagram il eut la victoire,
Sous l'Aigle du César français.
Servant toujours sans défaillance
Le dix-neuvième s'est battu
Avec une mâle vertu
Quand l'a demandé la France.

V

Aujourd'hui que de sombres jours
Ramènent la guerre abhorrée,
Maissin, Bulson et Lenharrée,
Nous nous en souvenons toujours.
Et demain, quand, victorieuse,
La France reprendra l'assaut,
Nous achèverons, le front haut
Notre tâche glorieuse !

2 avril 2018

NOEL YVES MARIE CORBEL

Noël Yves Marie CORBEL est né le 29 juin 1881 à Saint Thégonnec dans le département du Finistère ou il exerce le métier de cultivateur. Il effectue son service militaire de 1902 à 1905 au 118e régiment d'infanterie de Quimper. Rappelé au 19e régiment d'infanterie de Brest par la mobilisation du 2 aout 1914, il intègre la caserne le 11 aout alors que le régiment est parti depuis le 8. La date à laquelle il le rejoint sur le front n'est pas connue.
Dans la nuit du 2 au 3 juin 1915, le 19e régiment d'infanterie relève le 118e dans les tranchées de La Boisselle (Somme). C'est la que Noël Yves Marie CORBEL est blessé le 3 juin. Evacué sur l'hôpital de la Sainte Famille à Amiens, il décède des suites de ses blessures le 11 juin 1915. Il est inhumé dans la nécropole nationale Saint Acheul à Amiens.

Amiens Saint Acheul

20 juillet 2016

5 SOLDATS DU 19e RI DONT VICTOR DERRIEN

5 soldats du 19e RI

J'ai ajouté une nouvelle photo dans l'album "Photos de groupes" qui se trouve dans la colonne de droite.

Au dos de cette photo, une petite phrase "Souvenir de votre cousin Victor Derrien".
Il pourrait s'agir de Victor Derrien, né en 1889 à Saint Bihy dans les Côtes d'Armor, qui a effectué son service militaire au 19e régiment d'infanterie de 1910 à 1912. Rappelé au 19e régiment d'infanterie par la mobilisation générale du 2 aout 1914, il est promu caporal le 8 janvier 1915. Passé au 249e régiment d'infanterie, il est tué au combat le 12 mai 1916 à Verdun, secteur de Douaumont.

N'hésitez pas à regarder l'album "Photos de groupes" ici => http://19emeri.canalblog.com/albums/photos_de_groupes/index.html , vous y reconnaitrez peut être un membre de votre famille.

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15 décembre 2014

CENTENAIRE DES COMBATS D'OVILLERS LA BOISSELLE

Le 17 décembre 1914, le 19e régiment d'infanterie partait à l'assaut du village d'Ovillers. Combat ou le régiment a 302 soldats  tués et plus de 800 blessés ou fait prisonniers.

Dans le cadre du centenaire de cette offensive, une commémoration a eu lieu à Ovillers La Boisselle le samedi 13 décembre 2014. Cent ans après, une délégation bretonne venue de Landerneau, mais aussi des allemands de Hünfeld se sont retrouvés pour rendre un hommage à toutes les victimes de cette tragique journée du 17 décembre 1914.

Après la messe dite en allemand, français et breton dans l'église d'Ovillers, le cortège, accompagné du bagad de Landerneau, des musiciens allemands de Hünfeld et du Samarobriva Pipe Band d'Amiens, s'en rendu au carré breton dans le cimetière britannique d'Ovillers La Boisselle.

  Le Samarobriva Pipe Band 

Le Samarobriva Pipe Band                     Le Bagad Bro Landerne de Landerneau

Le bagad Bro Landerne de Landerneau

 

 

 

 

 

 

Dépôt de gerbe au carré breton

Les drapeaux

 

 

 

 

  


Dépôt de gerbes au carré breton  

La cérémonie s'est poursuivie au calvaire breton d'Ovillers avec les discours des officiels et les dépôts de gerbes de fleurs. Un hommage est rendu au lieutenant Augustin de Boisanger du 19e RI avec l'évocation de l'histoire du calvaire érigé par sa famille.

Dépôt de gerbe
Les enfants d'Ovillers La Boisselle déposent une gerbe au pied du calvaire breton

Puis retraite aux flambeaux jusqu'à La Boisselle ou un moment de recueillement a lieu devant le monument aux morts.

recueillement devant le monument aux morts de La Boisselle

La cérémonie se termine par la lecture de textes et chants à l'Ilot, site resté en l'état depuis la fin de la 1ère guerre mondiale comportant d'importants  vestiges de la terrible guerre des mines qui y a sévit et ou beaucoup d'hommes du 19e régiment d'infanterie ont perdu la vie au cours de l'hiver 1914-1915.

L'Ilot
Chants et lectures à l'Ilot

Une petite vidéo réalisée par le journal "Le courrier picard". Cliquer sur la flèche pour la visionner.

3 août 2022

ANDRE MARIE AUFFRET

André Marie Auffret

Fils de Marc et Marie Joseph Le Calvez, André Marie AUFFRET nait le 6 juillet 1888 à Plélauff dans les Côtes d'Armor. Il est cultivateur puis quitte la Bretagne en direction de Versailles ou il excerce le métier de garçon boucher. C'est à Versailles qu'il rencontre sa future épouse, Mélanie Augustine Jouseau. Ils se marient le 17 février 1914 mais ils ne connaîtront que quelques mois de bonheur.
Le 3 aout 1914, André est mobilisé et part à la guerre avec le 19e régiment d'infanterie de Brest. Il est sergent. Le 15 janvier 1915, il est blessé lors d'une attaque Allemande à La Boisselle dans la Somme. En cette même année 1915 nait son fils André Auguste. Après sa guérison, André repart au front.
Le 5 mai 1917, Le 19e régiment d'infanterie attaque sur le Chemin des Dames. Sa mission est de prendre à l'ennemi un certain nombre de tranchées dans le secteur d'Hurtebise mais aussi de s'emparer des creutes du dragon et des saxons. A 9 heures, le régiment s'élance à l'assaut mais ils est aussitôt sous le feu des nombreuses mitrailleuses ennemies.
Le sergent André Marie Auffret est tué des le début de l'attaque, d'une balle à la tête, victime de ces tirs de mitrailleuses.
Le lieu de sa sépulture est inconnu, peut être repose t'il encore quelque part sur le Chemin des Dames.

André Marie Auffret est décoré de la médaille militaire et de la croix de guerre avec la citation suivante:
"Au cours d'une attaque violente, a rallié les hommes de sa section et s'est opposé avec une rare énergie à l'avance ennemie, permettant ainsi l'établissement d'un barrage et contribuant au maintien de la ligne."

Je remercie sa petite fille pour la photo et ses informations sur son grand père.

30 juillet 2018

GEORGES ARTHUR HENNEQUIN

Berry au Bac

Georges Arthur HENNEQUIN est né le 9 avril 1893 à Villeneuve sur Fère dans l'Aisne ou il exerce la profession de Berger.
Mobilisé en 1915, il est affecté au 19e régiment d'infanterie le 30 avril 1916. Le 20 mai, le régiment occupe la zone de Berry au Bac ou sévit la guerre des mines. Le 23 juin 1916, le secteur est bombardé par l'ennemi. Georges Arthur Hennequin reçoit un éclat de torpille qui le tue sur le coup. Il est inhumé dans la nécropole de Berry au Bac à une cinquantaine de kilomètres de son village natal.

11 janvier 2023

EMILE TOUDIC

Emile TOUDIC est né le 20 février 1890 à Buhulien dans les Côtes d'Armor. Fils de Tugdual et de Françoise Meudic, il exerce le métier de cultivateur lorsqu'il est appelé au service militaire.
Affecté au 19e régiment d'infanterie de Brest, il rejoint la caserne en octobre 1911 et est démobilisé en novembre 1913.

Attaque

Quelques mois plus tard éclate la première guerre mondiale. Emile est rappelé au 19e régiment d'infanterie qu'il rejoint des le 3 aout 1914. Il participe à tous les combats du régiment jusqu'au 17 avril 1916, jour ou il est fait prisonnier devant le fort de Douaumont à Verdun. Envoyé en Allemagne, il est détenu au camp de Parchim.
Rapatrié en France le 23 janvier 1919, il est muté au 48e régiment d'infanterie de Guingamp le 18 mars 1919 et démobilisé le 23 avril 1919.

Je remercie sa petite fille pour ses informations.

7 juillet 2021

JOSEPH MARIE PIOLOT

Joseph Piolot vers 1914

Joseph Marie PIOLOT est né le 14 mars 1893 à Calanhel dans les Côtes d'Armor. Fils de Pierre et Jeanne Marie Bizien, il est le 5ème enfant d'une fratrie qui en comptera 10. A l'âge de 20 ans, il part effectuer son service militaire.
Incorporé au 19e régiment d'infanterie de Brest, il rejoint sa garnison le 27 novembre 1913. Affecté à la 4e compagnie commandée par le capitaine Archambeaud, le quotidien est partagé entre exercices, manoeuvres et déplacements dans la presqu'île de Crozon ou des détachements du 19e R.I. gardent le littoral. Cette routine va être bouleversée par l'entrée en guerre de la France contre l'Allemagne le 2 aout 1914.
Faisant partie du 11ème Corps d'Armée, le 19e régiment d'infanterie quitte Brest le 8 aout 1914 en direction de la frontière. Après quelques jours passés dans la région de Sedan, le régiment se rend en Belgique ou il reçoit son baptême du feu le 22 aout 1914 à Maissin. Débouchant du bois de Hautmont, les vaillants soldats s'élancent à l'assaut du village. Les premières sections arrivent à franchir le vallon séparant le bois du village sans trop de pertes mais les Allemands se ressaisissent et déclenchent un feu nourri de mitrailleuses et d'obus de 77. La 4ème compagnie est décimée, son capitaine Georges Archambeaud est tué. Joseph Marie Piolot est blessé aux mains et aux jambes et gît sur le champ de bataille. Après les combats, il est secouru par les Allemands, fait prisonnier et envoyé en Allemagne. On soigne ses blessures, il est amputé du médius droit et de l'index gauche. Interné dans un premier temps au camp de Merseburg, il est envoyé en 1917 à Beatenberg en Suisse en vue de son rapatriement en France en qualité de blessé de guerre. Après 46 mois de captivité, Joseph Marie Piolot est libéré le 17 juin 1918. A son retour en France, il est envoyé au centre spécial de réforme de Rennes ou il arrive le 24 juin 1918. Cette commission le classera dans les services auxiliaires le 7 novembre 1918 et il sera démobilisé le 23 aout 1919.
Merci à son petit-fils Nicolas Piolot pour ses informations.

21 janvier 2019

AUGUSTE LE BOULANGER

Auguste Le Boulanger Né le 26 aout 1888 à Plounévez-Moëdec dans les Côtes d'Armor, Auguste Marie LE BOULANGER est laboureur dans la ferme de ses parents.
Il effectue son service militaire au 19e régiment d'infanterie de Brest de 1909 à 1911 et est rappelé par le décret de mobilisation générale d'aout 1914 dans le même régiment.
Affecté à la première compagnie commandée par le capitaine Lesdos, il quitte la caserne de Brest le 8 aout 1914 pour rejoindre le front. Le 22 aout 1914, Auguste disparaît lors des combats de Maissin en Belgique. Sans nouvelle de lui depuis cette date, ses parents écrivent à la Croix Rouge de Génève, espérant qu'il est emprisonné dans un camp en Allemagne. La réponse anéantit leur espoir, ils sont informés en mars 1915 que leur fils a été tué le 22 aout 1914 à Maissin et qu'il y a été inhumé par les Allemands.
De nos jours, les fosses communes ou reposaient les soldats inhumés à Maissin par les Allemands ont été relevés et les corps ont été regroupés dans deux fosses ou ils reposent anonymement dans le cimetière Pierre Massé à Maissin.

Merci à son petit neveu Erwan Scolan pour ses informations.

30 mai 2023

FRANCOIS MARIE ELIES

A l'assaut

François Marie ELIES est né le 16 aout 1886 à Saint Pierre Quilbignon (Finistère). De 1908 à 1910, il effectue son service militaire au 64e régiment d'infanterie d'Ancenis ou il obtient le grade de caporal. De nouveau mobilisé par le decret de mobilisation générale d'aout 1914, il rejoint le 19e régiment d'infanterie de Brest. Il est nommé sergent à la 7e compagnie le 13 octobre 1914. François Marie Elies disparaît lors de l'attaque d'Ovillers La Boisselle le 17 décembre 1914. Son corps ne sera pas retrouvé.

22 août 2020

THEOPHILE ENTEM

Fils d'Hippolyte et de Jeanne Marie Rolland, Théophile ENTEM naît le 23 septembre 1890 à Bégard dans les Côtes d'Armor. Quelque temps plus tard, la famille part s'installer à Plourivo ou il est cultivateur dans la ferme familiale.

P1090733En octobre 1912, Théophile est appelé sous les drapeaux pour faire son service militaire qu'il effectue au 19e régiment d'infanterie de Brest. Après la déclaration de la guerre, il quitte Brest avec son régiment le 8 aout 1914 pour se rendre dans les alentours de Sedan. Après quelques jours, le 19e R.I. entre en Belgique et livre son premier combat à Maissin le 22 aout 1914. C'est au cours de cette bataille que Théophile ENTEM est tué au combat.
De nos jours, il repose probablement dans l'un des deux ossuaires du cimetière militaire "Pierre Massé" à Maissin.
Théophile Entem est décoré de la Croix de Guerre à titre posthume :
" Soldat brave et dévoué. Glorieusement tombé pour la France le 22 aout 1914 à Maissin en se portant à l'assaut."

30 avril 2020

OLIVIER CALVARIN

Fils de Jean François et de Marie Anne Prigent, Olivier CALVARIN est né le 12 juillet 1888 à Ploudalmézeau. En octobre 1909, il part effectuer son service militaire au 132e régiment d'infanterie de Reims. Libéré le 24 septembre 1911, il rentre à Ploudalmézeau ou il est cultivateur dans la ferme familiale.
A la déclaration de la guerre, il est mobilisé au 19e régiment d'infanterie de Brest. Il rejoint la caserne des le 2 aout 1914 et quitte Brest pour le front le 8 aout. Le 22 aout 1914 a lieu le premier combat du 19e RI à Maissin en Belgique. Olivier Calvarin est tué au cours de cette attaque.

Les parents d'Olivier vont payer un lourd tribu à la guerre. En l'espace d'une semaine, trois de leurs fils sont tués au combat. Jean Marie, soldat au 124e régiment d'infanterie, est tué le même jour qu'Olivier, le 22 aout à Virton en Belgique. Joseph, mobilisé au 219e régiment d'infanterie, est tué le 28 aout 1914 à Sailly-Saliseul dans la Somme.

Trois soldats

17 juillet 2017

GEORGES BERNARD

Georges BERNARD est né le 11 mars 1893 à Boulogne sur Mer dans le Pas de Calais ou il est employé de tramway. Le 28 novembre 1913, il est incorporé au 155e régiment d'infanterie pour y effectuer son service militaire et c'est avec ce régiment que Georges BERNARD part à la guerre. Il est blessé par éclat d'obus au bras droit au combat de Bulainville le 6 septembre 1914.

Arbre d'Andouille

Il passe au 19e régiment d'infanterie le 29 avril 1916 et est nommé soldat de 1ere classe le 24 février 1917.
Sa bravoure est remarquée lors d'un coup de main sur "l'arbre d'Andouille" dans le secteur de Quincy Basse le 2 février 1918 et lui vaut l'attribution de la Croix de Guerre avec étoile.
Fait prisonnier à Herly le 25 mars 1918 Georges BERNARD décède de pneumonie au lazaret de Saint Quentin le 13 juin 1918.

12 novembre 2012

GUERLESQUIN

Guerlesquin Monument aux mortsMonument aux morts de Guerlesquin


Le 2 aout 1914, beaucoup d'hommes de Guerlesquin, dans le Finistère, furent mobilisés au 19e régiment d'infanterie et quittèrent familles, femmes et enfants. Certains ne revinrent jamais :
Yves Marie Le Moullec tué au combat à Maissin (Belgique) le 22 aout 1914.
Jean Marie Crom mort des suites de ses blessures en captivité au camp de Cassel (Allemagne) le 15 octobre 1914.
Jean Marie Lucas mort des suites de ses blessures à Thièpval (Somme) le 2 novembre 1914.
Pierre Marie Larvor mort de maladie à l'hospice de Bacqueville (Seine Maritime) le 6 novembre 1914.
Louis Jean Henry et Jean François Le Jeune tués au combat à Ovillers La Boisselle (Somme) le 17 décembre 1914.
Pierre Meuric mort des suites de ses blessures en captivité au lazaret du 1er régiment bavarois à Cambrai (Nord) le 20 décembre 1914.
Jean Yves Gravot mort de maladie en captivité au camp d'Ohrdruff (Allemagne) le 5 février 1915.
Jean Guillaume Marie Kerharo tué au combat à Fayet (Aisne) le 30 juin 1917.
Yves Marie Cojean mort de maladie à l'hôpital maritime de Brest (Finistère) le 22 novembre 1918.
Tous ces hommes sont inscrits sur le monument aux morts de Guerlesquin sauf Jean Guillaume Marie Kerharo qui figure sur celui de Botsorhel.

15 janvier 2020

JOSEPH PERTEL

LOSCOUET-SUR-MEU(22) eglise JYCFils de Pierre et Marie Cholet, Joseph Mathurin Léon PERTEL est né le 8 aout 1890 à Loscouët sur Meu, dans les Côtes d'Armor, ou il exerce le métier de cultivateur.
Il effectue son service militaire au 19e régiment d'infanterie de Brest d'octobre 1911 à novembre 1913.
Mobilisé le 3 aout 1914, il rejoint la 4e compagnie du 19e RI à Brest et part pour le front.
Joseph PERTEL est tué lors du premier combat à Maissin en Belgique le 22 aout 1914.

Sans nouvelle et ignorant son sort, sa famille fait une demande auprès de la Croix Rouge de Genève afin de savoir s'il est prisonnier en Allemagne. La tragique réponse arrive le 1er novembre 1914. Joseph est mort et enterré à Maissin dans l'une des nombreuses fosses communes creusées par les Allemands après les combats.

5 mai 2019

KLEBER ARGOUARC'H

Argouarch

Kléber Marie AROUARC'H est ne le 14 janvier 1896 à Plouzané dans le Finistère. Il a la vocation militaire très jeune et incorpore l'école des enfants de troupe des Andelys en 1909 à l'age de 13 ans. Le 14 janvier 1914 jour de ses 18 ans, il signe, à la mairie des Andelys, un engagement volontaire pour cinq ans au 19e régiment d'infanterie de Brest. Il est nommé caporal le 16 mai de la même année.
A la mobilisation d'aout 1914, il quitte Brest avec son régiment en direction de la frontière. Après quelques jours passés dans la région de Sedan, c'est le premier combat du 19e R.I. à Maissin en Belgique et c'est là que Kléber Argouarch est gravement blessé d'une balle au poumon le 23 aout 1914. Il est évacué sur Sedan où il reçoit les premiers soins. Intransportable, il reste à Sedan alors que l'armée française quitte la ville et c'est là qu'il est fait prisonnier par les Allemands. Après ses soins, il est transféré au camp de Giesen en Allemagne où il restera quatre longues années.

Dans son carnet de campagne, Kelber Argouarch raconte les combats de Maissin. Voir ici =>

Le journal d'un survivant de la bataille de Maissin

Un de mes frères a retrouvé le carnet de campagne de mon grand-père alors caporal au 19e régiment de Brest. Kléber Argouarc'h a survécu miraculeusement à la terrible bataille de Maissin en Belgique où beaucoup de Bretons ont été tués.

https://abp.bzh

Rapatrié en France le 11 décembre 1918, il se réengage dans l'armée où il poursuivra une longue carrière. Pendant la seconde guerre mondiale, il sert de nouveau au 19e RI où il commande le 1er bataillon. Voir ici => https://abp.bzh/article.php?id=31347

Outre sa carrière militaire, Kléber Argouarc'h est aussi un grand sportif qui participe au Jeux Olympique d'Anvers en 1920 ou il finit à la cinquième place du 800 mètres en demi-finale. Voir ici => https://abp.bzh/la-poitrine-transpercee-par-une-balle-en-1914-il-court-le-800m-aux-jo-d-anvers-en-1920-39293

Citation à l'ordre du Corps d'Armée :
Le 23 aout 1914 à Maissin, chargé de la défense d'une ferme, s'est acquitté de sa mission avec une bravoure et une énergie exemplaire. Grièvement blessé à son poste de combat, a refusé de se faire évacué, a été fait prisonnier.

Merci à son petit fils, Philippe Argouarc'h pour ses photos et informations.

17 novembre 2018

EUGENE MARIE TREDAN

Eugène TREDAN - Copie

Eugène Marie TREDAN est né le 10 octobre 1889 à Vieux Marché dans les Côtes d'Armor. Après son service militaire effectué au 19e régiment d'infanterie de Brest de 1910 à 1912, il est mobilisé dans ce même régiment à la déclaration de la guerre en aout 1914.
Blessé par une balle à la tête le 17 décembre 1914 au combat d'Ovillers La Boisselle, il est évacué à l'hôpital d'Amiens. Il rejoint son régiment le 5 mars 1915 à La Boisselle ou il est commotionné et contusionné par des éclatements d'obus le 26 mars. Evacué sur l'Ambulance 7/11 puis admis au dépôt des convalescents de Beauvais le 8 avril, il revient sur ce front de la Somme le 4 juillet 1915.
Alors que le 19e régiment d'infanterie se trouve dans le secteur de Tahure dans la Marne, il est blessé une troisième fois par un éclat d'obus à la cuisse droite le 6 septembre 1915.
Après ses soins reçus dans les hôpitaux de Blois et de Mont de Marsan, Eugène Marie Tredan est affecté au 411e régiment d'infanterie en avril 1916 ou il est blessé une quatrième fois le 27 juillet 1917.
Décoré de la Croix de Guerre avec étoile de bronze, il sera démobilisé le 25 mars 1919.

17 janvier 2017

ROGER POPINEAU

Fils de Jean Lucien et de Claire Elodie perier, Roger POPINEAU nait à Paris le 29 novembre 1897. Mobilisé à 19 ans, il abandonne ses études et incorpore le 54e régiment d’infanterie à Laval (53) en janvier 1916 où il reçoit une instruction militaire puis est muté au 124e régiment d’infanterie en juillet de la même année.

Roger Popineau au 54e RI
3ème à droite sur la photo, Roger Popineau lors de sa période d'instruction au 54e RI

En décembre 1916, Roger POPINEAU rejoint le front et, après avoir passé quinze jours au dépôt divisionnaire, est affecté dans une compagnie de mitrailleuse du 19e régiment d’infanterie qu’il rejoint dans le secteur d’Eix-Moulainville, tout près de Verdun. Malade, il est évacué le 26 janvier 1917 sur l’annexe Exelmans de l’hôpital central de Bar le Duc. Après trois semaines de soin, il bénéficie d’une permission de convalescence d’un mois et rejoint le 19e régiment d’infanterie le 20 mars 1917 qui s’achemine vers Soissons et le Chemin des Dames ou il livrera de durs combats à Laffaux et Hurtebise.
Le 16 aout 1917, cité à l’ordre du régiment, Roger POPINEAU est médaillé de la croix de guerre.
« Agent de liaison plein de bravoure et de sang-froid. A assuré des liaisons difficiles dans un secteur violement bombardé. »

19e RI-23
Roger Popineau et trois de ses camarades du 19e RI

Après l’armistice du 11 novembre 1918, Roger POPINEAU et son régiment séjournent au Grand-Duché du Luxembourg. En avril 1919, le 19e régiment d’infanterie rentre en Bretagne. Sa caserne de Brest étant occupée par les troupes américaines, il s’installe à Landerneau.
Démobilisé le 30 septembre 1919, Roger POPINEAU reprend ses études, interrompues par la guerre, à l’école de Sèvre d’où il sort ingénieur céramiste. Il décède à Neuilly sur Seine le 2 mars 1991 à l’âge de 93 ans.

croquis Roger Popineau - 17-19Excellent peintre et dessinateur, il a réalisé sur le front des portraits, dessins et croquis de ses camarades du 19e régiment d’infanterie ainsi que cette superbe tête de poilu.

         Le Poilu de Roger Popineau

10 février 2017

"MILEC LE SOLDAT MECONNU" carnet de guerre du caporal infirmier Emile Madec du 19e RI

Couverture_Milec_rectoIncontournable et indispensable pour qui s'intéresse au 19e régiment d'infanterie de Brest pendant la première guerre mondiale, le livre "MILEC LE SOLDAT MECONNU" reprend l'intégralité des carnets de guerre d'Emile MADEC, caporal infirmier à la 5e compagnie du 19e RI. Ecrits d'aout 1914 au 7 mai 1917, date de sa mort au Chemin des Dames des suites de ses blessures de guerre, les carnets de guerre d'Emile MADEC permettent de suivre au jour le jour le parcours de son régiment, ce qui permet de pallier l'absence de JMO. Le livre est complété par des extraits de sa correspondance avec sa marraine de guerre, sa famille et ses amis ainsi que par des dessins et aquarelles qu'Emile Madec a réalisé sur le front.
Présenté et annoté par sa petite nièce Soizick Le Pautremat, préfacé par Nicolas Beaupré le livre "MILEC LE SOLDAT MECONNU" est édité par les éditionCouverture_Milec_versos Vagamundo.

Pour en savoir plus => argu_Milec

 

 

Vincent Suard a rédigé une notice du livre que l'on peut lire sur le site du CRID 14-18 => http://www.crid1418.org/temoins/2020/04/08/madecemile-1891-1917/

 

4 octobre 2016

ROBERT JAISSON

Jaisson Robert

Né le 19 aout 1896, Robert François Léon JAISSON est le fils ainé de Victor, brasseur à Olizy dans la Meuse. En 1897, sa mère, Emma, décède en donnant naissance à sa petite sœur qui ne vivra que quelques jours. Son père se remariera et aura un fils et une fille.
En 1914, suite à l’invasion allemande, la famille Jaisson quitte Olizy pour se réfugier à Planty dans l’Aube ou elle vécut pendant quatre ans.
Appelé sous les drapeaux en avril 1915, Robert est incorporé au 148e RI, régiment de Rocroi dans les Ardennes et basé à Vannes dans le Morbihan pendant la guerre. Dans un premier temps, Robert suit les cours d’élève aspirant au centre d’instruction de Joinville puis il rejoint son régiment en Bretagne fin aout 1915. Muté au 116e RI le 10 décembre 1915, il rejoint la zone des armées au sein d’un bataillon de renfort dans le secteur de Vitry le François. Fin mars 1916, il fait partie d’un renfort de 108 hommes destinés au 19e RI, au repos dans la région de Poix et est affecté à la 1ere compagnie. Le 31 mars 1916, après presque un an de classe, Robert Jaisson découvre l’horreur de la guerre dans les tranchées de 1ère ligne de Verdun.
Dans des lettres écrites à sa famille, il décrit l’enfer qu’il vit :

Sous les obus le
Dimanche 2 avril 1916

Mes chers Parents,

Priez, priez beaucoup pour celui qui est en train de recevoir le baptême du feu. Oh oui priez bien pour moi. Si vous saviez combien de fois j’ai manqué de mourir depuis à peine 36 heures que nous sommes là.
Priez nous sommes à V…… à la gauche du fort de D… occupé par les Boches. Il n’y a pas de tranchées quelques trous seulement par ci par là. Et puis les rafales de 75 français qui arrivent sur nous (oui c’est les 75 que les Boches ont pris dans le fort qui nous massacrent nous autres français). Les grosses marmites ça n’arrête pas une minute de taper au dessus et autour de nous. Il faut avoir du courage pour écrire dans un pareil moment.
Priez beaucoup ma lettre n’arrivera peut-être pas ou si elle part ce sera peut-être la dernière que vous aurez de moi. Ca n’arrête pas encore plus fort la nuit que le jour. Les soldats qui sont là depuis le début de la guerre disent qu’ils n’ont jamais vu un pareil enfer.
Oh oui prie beaucoup mon cher Papa, tiens je pleure il y a une larme sur ma lettre, prie beaucoup chère Maman, Denise, Maurice, Victorine, Léonie. Il n’y a que 20 jours à passer ici mais jamais plus je ne vous reverrai.
Hier soir un de mes camarades, mon meilleur ami a été blessé à côté de moi. Je n’ai rien eu et lui il a eu la jambe broyée. Combien de morts et de blessés déjà et il n’y a qu’un jour. Ma Cie est en réserve dans un bois à 200 m des Boches. Ca bombarde jour et nuit. Du bois tous les arbres sont fauchés. Ce matin les Boches ont attaqué sans résultat. Ils se vengent en bombardant encore plus furieusement. C’est horrible.
Priez bien la Ste Vierge pour moi. D’un moment à l’autre je m’attends à être broyé ou déchiqueté. J’ai fait à Dieu le sacrifice de ma vie en lui promettant, si j’en échappais, d’être meilleur chrétien et plus fidèle.
La nuit on travaille à découvert sur la plaine pour creuser des tranchées.
Je n’en ai plus pour bien longtemps.
Adieu Papa nous nous reverrons là-bas, je vais aller rejoindre maman Emma.
Adieu Maman Marie, Adieu Maurice. Au revoir Denise ma petite sœur. Victorine et Léonie adieu.
Priez tous, priez beaucoup

            A Dieu

Je vous embrasse une dernière fois

                    Robert

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Sous les marmites le samedi 15 avril veille des Rameaux

Cher Papa,

            J’étais de garde la nuit dans le Boyau devant le gourbi des officiers de la Cie, hier soir quand on est venu m’apporter ta lettre. Il pleuvait de la grêle mais faisait un magnifique clair de lune. J’étais gelé et trempé. Ta lettre m’a réchauffé le cœur. A la lueur de la lune et des fusées que les Boches lancent toute la nuit j’ai déchiffré le plus gros. J’ai été me coucher à minuit et je l’ai relue ce matin. Oh oui vous avez bien raison de prier pour moi.
La vie est encore plus difficile ici depuis qu’il pleut. Si tu voyais la boue qu’il y a dans le boyau. Une boue liquide aussi claire que de l’eau.
Ah tu avais bien raison de plaindre les soldats des tranchées quand il pleuvait. La capote est toujours trempée pleine de boue fraîche et qui ne sèche pas. Les pieds trempent dans l’eau. Ce n’est pas ça qui nous réchauffe pour peu que  la température se soit refroidie comme en ce moment. Les marmites suffiraient bien à nous embêter tu peux croire. Il en tombe un peu moins mais juste en plein sur le Boyau. Nous sommes 80 de la compagnie aux tranchées. Tous les soirs il en part trois ou quatre comme blessés. Dans mon escouade nous restons 3. Je crois que nous allons changer de secteur cette nuit pour aller à 2 km sur la droite. Entre Douaumont et Vaux comme dit le communiqué. Nous sommes mal ici mais à côté de là-bas il paraît que nous sommes au paradis. Là-bas il ne tomberait que des 300 ou des 420. Ça fait de beaux petits trous tu peux le croire. J’en ai vu 5 à 6 mètres de diamètre et 3 à 4 de profondeur. On y mettrait sans se gêner tout un attelage chevaux et voiture. Il faut voir quand ça tombe. L’eau de pluie se met dans tous ces trous de marmite. Quand on est éreinté de courir (ça monte rien que des côtes à pic) sous les marmites et qu’on n’en peut plus on descend dans un de ces trous et on va boire de l’eau au fond. C’est la guerre on n’est pas fier. Heureux encore quand on peut trouver de l’eau car il n’y en a pas toujours. Il y a des moments où les jambes ne veulent plus avancer et plient sous vous. On ne se figurerait pas ce qu’on fatigue. On ne se repose pas dans les tranchées, Dame non.
Enfin il est question que nous serons peut-être relevés pour le 20. Il serait temps car on est épuisé de toute façon.
En cas d’accident j’ai dit à mon camarade de vous prévenir. C’est le 3e à qui je donne mon adresse, les 2 autres ont été blessés et c’est moi qui ai écrit chez eux.
Tante Thérèse m’a envoyé des œufs durs, des bonbons et de l’alcool de menthe. Elle est bien bonne pour moi je n’aurais jamais cru qu’elle eut si bon cœur.
Je t’ai dit que si j’échappais à cette guerre j’ai fait un vœu à la Ste Vierge. Je ne resterai pas dans cette vie. Mais nous en reparlerons plus sérieusement si j’en échappe et si nous nous retrouvons.
Je serais content d’avoir votre photographie si vous pouviez vous faire photographier tous tous ensemble. Je veux que tu sois dessus.     
Au revoir donc cher Papa chère Maman. Priez tous bien pour moi.

            Je vous embrasse

                                   Robert

Cette lettre du 15 avril 1916 est son dernier courrier. Robert Jaisson disparait le 17 avril 1916 quelque part entre le bois Albain et le bois Nawé. Après beaucoup de recherches, ce n’est que le 19 septembre 1916 que son père aura la confirmation de sa mort au combat devant Verdun. A ce jour, son corps n’a pas été retrouvé.
La famille de Robert s’est rendue en pèlerinage à Verdun en avril 2016. A cette occasion, elle a fait graver son nom sur une des pierres de la voute de l’ossuaire de Douaumont.

Jaisson Robert Douaumont

Merci à son petit-neveu Alexandre pour ses précieuses informations et la communication des lettres de Robert Jaisson.

6 novembre 2015

ALAIN MARIE CAM

Alain Marie Cam est né le 28 juillet 1887 à La Roche Maurice (Finistère). A 19 ans, il est domestique dans une famille noble de Tréguier (Côtes d'Armor). Après son service militaire effectué au 118e régiment d'infanterie de Quimper entre 1909 et 1911, il rentre à Trèguier où il habite rue Ernest Renan puis place des Halles. Lorsque la guerre éclate, il est mobilisé au 19e régiment d'infanterie de Brest qu'il rejoint le 12 mars 1915. Après la Champagne, il combat une première fois à Verdun en avril 1916. L'été 1916 se passe dans le secteur de Berry au Bac puis, retour dans la fournaise de Verdun.

Le 18 novembre 1916, Alain Marie Cam écrit à une correspondante dont l'identité n'est pas connue.

Cam CP1

Cam CP2

 

 

Samedi 18 novembre 1916

Chère madame,

Quelques mots pour vous dire que je suis toujours en bonne santé car nous sommes remontés aux tranchées depuis 2 jours et le temps n'est pas bien beau. Cette nuit il a neigé et dans la journée nous avons la pluie. Mais cela n'est rien s'il n'y avait pas la grosse mitraille qui tombe à chaque instant mais j'espère qu'on se retirera de cette vilaine passe.

Bien le bonjour à votre mère ainsi qu'aux habitués.
Embrassez bien les enfants pour moi.
Bien affectueusement à vous
Votre tout dévoué
   Alain CAM

 

 

 

Ce même jour, Alain Marie Cam est victime de la grosse mitraille qu'il évoque dans sa correspondance. Il est tué par un éclat d'obus dans le secteur du bois Fumin.

27 juillet 2014

POUR LE PLAISIR DES YEUX

Un collectionneur m'a très gentiment proposé cette photo de pattes de col du 19e RI, modéle 1877, portées par les soldats du 19e RI en 1914.

Pattes de col 19e RI, modéle 1877Collection Bertrand Garandeau

Une autre belle pièce de sa collection, un brassard de l'état-major du 11e Corps d'Armée.

Brassard Etat-major du 11e C.ACollection Bertand Garandeau

Grand merci à Bertrand Garandeau pour le partage de ces objets de sa collection.

 

 

15 novembre 2013

JOSEPH MARIE L'HOPITAL

LHOPITAL Joseph Marie

 

Joseph Marie L’Hopital est né le 9 mars 1886 à Ploumoguer dans le Finistère. Il se marie en 1911 avec Albertine Françoise L'hostis et habite Saint Pierre Quilbignon près de Brest. Il exerce la profession de tôlier à l'arsenal de Brest.
Rappelé par l'armée à la mobilisation générale du 2 aout 1914, alors que sa femme attend leur premier enfant, il est affecté au 19e régiment d’infanterie ou il est caporal à la 8e compagnie. Il participe à tous les combats du régiment, Maissin, Lenharrée, Ovillers La Boisselle. Le 25 septembre 1915, le 19e RI prend part à l’offensive de Champagne dont la mission est la prise de Tahure. Dans la nuit du 25 au 26 à 1 heure du matin, Joseph Marie L’Hopital est tué par les éclats d’un obus. Le même obus toucha quatre de ses camarades.

Son fils Jean, né le 12 novembre 1914, ne connaitra jamais son père.

Inhumé dans un premier temps dans un cimetière provisoire à Somme Suippe, le corps de Joseph Marie L’Hopital a été transféré en 1923 dans la nécropole nationale de Somme Suippe dans la Marne ou il repose au milieu de ses camarades d’infortune.

L'Hopital J - Somme Suippe

Tombe de Joseph Marie L'Hopital - Nécropole nationale de Somme Suippe

 

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Le 19eme régiment d'infanterie 1914/1918
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