Après deux jours de bombardements préparatifs, la 22e Division d'infanterie se lance à l'attaque de la Brosse à dents le 6 octobre 1915 à 4 heures 20 du matin.

Attaque de la Brosse à dents

 

A l'Ouest, le 118e régiment d'infanterie s'empare du bois 6981, de la tranchée de Constantinople et de la partie Ouest de la Brosse à dents.
Partant du Sud-Ouest, les 2e et 3e bataillons du 19e régiment d'infanterie prennent la Brosse à dents jusqu'au point 7481. Au-delà, un fortin allemand empêche toute avance. Posté face à la nouvelle tranchée allemande, le 1er bataillon couvre le flanc de l'attaque des deux autres bataillons. Le régiment fait 200 prisonniers allemands ce jour-là.



Le général Bouyssou, commandant la 22e Division, donne l'ordre de prendre le reste de la Brosse à dents dès le lendemain. Vu l'état de fatigue des hommes du 19e RI qui combattent sans arrêt depuis 12 jours sous la pluie, le colonel Albert refuse cet ordre. Par conséquent, l'attaque est reportée. Mais les hommes ne peuvent guère se reposer car, toute la journée du 7, l'ennemi bombarde les lignes françaises à coups d'obus asphyxiants.
Malgré tout, le 8 octobre à 4 heures du matin, le 19e RI attaque sans préparation d'artillerie, appuyé par le 118e RI. La Brosse à dents est conquise à 8 heures.
Dans la nuit du 8 au 9 octobre, le régiment est relevé par le 134e RI. Les hommes sont si fatigués qu'ils regagnent Perthes les Hurlus par la plaine au vu de l'ennemi. Malgré le danger encouru, ce chemin est plus court que celui des boyaux remplis de boue permettant de regagner l'arrière.