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Le 19eme régiment d'infanterie 1914/1918

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Le 19eme régiment d'infanterie 1914/1918
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3 avril 2022

YVES GORET

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Yves GORET naît le 28 décembre 1886 à Roscanvel, sur la presqu'île de Crozon, au village de Men Caër. De 1906 à 1907, il effectue son service militaire dans la Marine. De retour au pays, il est charpentier calfat et travaille au chantier Keraudren de Camaret sur Mer. Le dimanche 19 avril 1914, il épouse à Roscanvel sa fiancée Marie Jeanne Herrou du village de Keralan.
Mobilisé, il rejoint le 19e régiment d'infanterie à Brest le 7 décembre 1914. Marie Jeanne, qui attend un heureux évènement pour l'été 1915, reste à Keralan en priant tous les jours que la providence protège son mari.
Yves arrive au front le 26 mai 1915. Son registre matricule indique qu'il a été blessé à Trécourt le 1er aout 1915. Il y a là sans doute une erreur car il se trouve que le 19e régiment d'infanterie n'a jamais été dans cette zone. En revanche, le régiment se trouve dans la Somme dans le secteur de La Boisselle, a proximité du village de Bécourt. Le 1er aout 1915, il est relevé par les troupes britanniques dans ce secteur qu'il occupait depuis fin septembre 1914. Yves Goret est blessé au cours de cette relève et a certainement été envoyé au château de Bécourt, ou se trouvait un poste de secours, afin d'y recevoir les premiers soins avant d'être évacué vers l'intérieur.
Quatre jours avant cette blessure, Marie Jeanne met au monde Corentin, leur premier fils, le 28 juillet 1915. Rétabli, Yves rentre en permission le 11 octobre. Il peut enfin embrasser son fils et sa femme. Promu caporal le 28 décembre 1915 (jour de son anniversaire), il retourne au front retrouver son régiment début 1916. Le 17 avril 1916, il disparaît devant Verdun. En fait, il est fait prisonnier et se retrouve captif en Allemagne au camp de Limburg. Rapatrié le 13 décembre 1918, Yves Goret est démobilisé le 25 mars 1919.

Merci à son petit neveu Jean Yves Lolivier pour ses informations et la photo.

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22 mars 2022

JOSEPH MARIE OYONAX

Joseph Marie OYONAX est né le 28 janvier 1893 à Quimperlé dans le Finistère. Il exerce le métier de boucher lorsqu'il est appelé à effectuer son service militaire. Affecté au 19e régiment d'infanterie de Brest, il rejoint la caserne le 28 novembre 1913. A la déclaration de la guerre, il part pour le front. Le 13 septembre 1914, alors que le 19e RI poursuit les Allemands en retraite au Nord de Suippes, Joseph Marie Oyonax est blessé par des tirs ennemis et décède des suites de ses blessures. Il est inhumé dans la nécropole nationale de Suippes-Ville.

10 février 2022

JEAN PILLET

Jean PilletJean PILLET est né le 12 aout 1896 à Luzy dans la Nièvre puis il habite, avec ses parents, à Chevry-Cossigny en Seine et Marne ou il exerce le métier de maçon.
Il est mobilisé le 12 avril 1915 au 76e régiment d'infanterie de Coulommiers ou il apprend le métier de soldat.
Le 30 avril 1916, il est envoyé sur le front ou il rejoint le 19e régiment d'infanterie dans la région de Berry au Bac. Affecté à la Compagnie Hors Rang, il est promu caporal le 1er juin 1917.
Sa valeureuse conduite au front lui vaut la croix de Guerre avec trois étoiles, une étoile par citation à l'ordre du régiment :
"Agent de liaison plein d'entrain et de bravoure. S'est distingué pendant les combats du 29 mars au 6 avril 1917 par son zèle et son dévouement en accomplissant, sous de très violents bombardements, des missions comportant des dangers sans nom."
"Pendant les journées des 25 et 26 mars 1918, a assuré avec zèle et courage le ravitaillement des premières lignes en munitions et en vivres."
Malheureusement, le texte d'une de ses citations n'est pas connu.
Fait prisonnier à Braye en Laonnois, lors de l'offensive Allemande sur le Chemin des Dames le 27 mai 1918, il est interné au camp de Darmstadt en Allemagne puis au camp de Munster II. Envoyé au camp de Friedrichsfeld en septembre 1918, Jean Pillet est rapatrié en France le 18 décembre 1918. Après un mois de permission, il est affecté au 31e régiment d'infanterie de Melun. A la fin de sa période militaire, il est affecté au Chemin de Fer ou il fera carrière.
Je remercie son arrière petit fils pour la photo et les informations sur Jean Pillet.

6 janvier 2022

JEAN MARIE BALCON

cim communal ixelles Belgique

Jean Marie BALCON est né le 30 juin 1891 à Lambézellec dans le Finistère. Cultivateur à Bourg Blanc, il part faire son service militaire au 19e régiment d'infanterie de Brest le 10 octobre 1912. A la déclaration de la guerre, il part, avec son régiment, pour le front. Le 27 octobre 1914, il décède à l'hôpital militaire d'Ixelles, dans la banlieue de Bruxelles en Belgique.
On ignore à quel combat Jean Marie Balcon a été blessé. On peut supposer qu'il a été fait prisonnier et soigné par les Allemands car, en octobre 1914, Bruxelles était occupé par l'ennemi.
Il est inhumé dans le carré militaire du cimetière d'Ixelles. A noter qu'une erreur d'orthographe a été faite dans son nom de famille : Belcon au lieu de Balcon.

10 décembre 2021

FREDERIC ISSANCHOU

Soldat 9-1Frédéric Etienne ISSANCHOU est né le 7 avril 1889 à Quins dans l'Aveyron. Il effectue son service militaire au 44e régiment d'infanterie de Lons le Saunier d'octobre 1911 à septembre 1913. De retour dans son village natal, il reprend son métier de cultivateur.
Rappelé dans l'armée par le décret de mobilisation générale du 1er aout 1914, il est affecté au 122e régiment d'infanterie de Rodez puis au 19e régiment d'infanterie qu'il rejoint le 2 mai 1916 dans le secteur de Berry au Bac.
Frédéric Etienne Issanchou décède des suite de ses blessures de guerre le 5 mai 1917 à Hurtebise sur le Chemin des Dames.
N'ayant pas de sépulture connue, son nom est inscrit sur le monument aux mort de Quins.

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23 novembre 2021

MATHURIN FRANCOIS MARIE LAVING

Laving Mathurin - retouchéeFils de Jean Baptiste et de Jeanne Moisan, Mathurin François Marie LAVING naît le 2 mai 1891 à Plémy dans le département des Côtes d'Armor. Il est le sixième d'une fratrie de neuf enfants. Sa mère décède en 1901 alors qu'il à peine 10 ans. Cultivateur comme son père, il part effectuer son service militaire en octobre 1912 au 19e régiment d'infanterie de Brest. A la suite de la mobilisation générale d'aout 1914, il part avec son régiment pour la frontière. Il participe à tous les combats du régiment jusqu'au 17 décembre 1914 ou il disparaît au combat lors de l'attaque d'Ovillers La Boisselle (Somme).
Mathurin François Laving est inscrit sur le monument aux morts de Plémy.

10 octobre 2021

Le lieutenant AMBROISE PAROU

PAROU Ambroise

Ambroise Gabriel PAROU est né le 28 octobre 1884 à Brest. Il est le fils de Jean Marie, Brigadier à la gendarmerie maritime de Brest et de Gabrielle Françoise Le Roux.
Agé de 14 ans, il rejoint l'école militaire préparatoire de Rambouillet le 1er octobre 1898 ou il passe 4 ans jusqu'au 1er aout 1902. Alors agé de 18 ans, il s'engage pour une durée de 5 ans au 19e régiment d'infanterie de Brest le 28 octobre 1902. Soldat de 2eme classe, il gravit rapidement les échelons, caporal en 1903; sergent en 1904 puis sergent fourrier en 1905. Il renouvelle son engagement pour 2 années en 1907, puis pour 5 ans en 1909.
Gabriel se marie le 29 janvier 1912 à Brest avec Renée Stéphan. Le 2 avril 1913 naît leur fille, Renée Jeanne.
Sergent Major depuis février 1912, il est promu adjudant le 1er juillet 1913. Suite à l'entrée en guerre de la France contre l'Allemagne, Ambroise Parou quitte Brest, avec son régiment, le 8 aout 1914 pour le front. Il participe à tous les combats dont celui de Maissin le 22 aout 1914 qui lui vaut une citation pour sa brillante conduite:
"A Maissin, le 22 aout 1914, son commandant de compagnie et tous les officiers ayant été tués ou mis hors de combat, a pris spontanément le commandement de la compagnie et l'a brillamment conduite à l'assaut des positions ennemies."
Il est nommé sous-lieutenant le 27 septembre 1914 mais les conditions de vie très dures ont raison de sa santé. Il tombe malade et est évacué du front. Après sa guérison, il est affecté au dépôt de Brest comme officier d'instruction le 7 avril 1915 puis il rejoint le 19e régiment d'infanterie à Verdun le 16 avril 1916. Affecté à la compagnie hors rang, il commande la section de pionniers du régiment. Fait prisonnier lors de l'offensive Allemande sur le Chemin des Dames le 27 mai 1918, il est interné au camp de Rastatt en Allemagne.
Rapatrié à Cherbourg le 17 janvier 1919, il rentre au dépôt du 19e R.I. le 22 février de la même année. Après avoir suivi des cours d'officier comptable, il est nommé à la compagnie hors rang du 19e régiment d'infanterie en qualité de lieutenant adjoint au capitaine chargé du matériel en juillet 1921. Cette année là, le 17 mai, naît sa seconde fille, Andrée Françoise.
Détaché au camp de Meudon comme officier d'approvisionnement en juillet 1922, il est muté au 1er régiment de Zouaves qu'il rejoint au Maroc de mars 1923 à janvier 1925. A son retour en France, il est affecté au bataillon du 48e régiment d'infanterie stationné à Brest puis à l'état major de l'infanterie en novembre 1928.
Après 35 ans de carrière dans l'armée, Ambroise Parou, promu capitaine, est admis à la retraite le 28 octobre 1937. Il décéde à Paris le 10 mai 1946 à l'age de 62 ans.
Décorations:
 - Croix de guerre 1914-1918 avec étoile de bronze
 - Médaille de la victoire
 - Médaille commémorative de la Grande Guerre
 - Chevalier de la Légion d'Honneur.

Je remercie Bernard Sancier pour ses informations et la photographie d'Ambroise Parou.

6 septembre 2021

Les souvenirs du capitaine Joseph VINCENT

Couverture VincentEngagé au 106e régiment d'infanterie de Chalons sur Marne, Joseph VINCENT est sergent lorsque la guerre éclate. Il vient tout juste d'être promu sous-lieutenant lorsqu'il est blessé à la tranchée de Calonne le 24 avril 1915. Après sa guérison, il revient au front au sein du 19e régiment d'infanterie de Brest qu'il rejoint en mai 1916 dans le secteur de Berry au Bac. Il est de nouveau blessé en novembre 1916 devant le fort de Vaux, rejoint le 19e régiment d'infanterie en mai 1917 et est promu capitaine en juin 1918. Il participe à la dernière action du régiment en novembre 1918 à Flize ou, commandant le 3e bataillon en l'absence de son commandant, il reçoit l'ordre de passer la Meuse.

Paru aux éditions Edhisto, ce livre "Joseph, un de ceux de 14", présenté par sa petite fille Béatrice Marchal, reprends les souvenirs et les réflexions du capitaine Joseph Vincent dans la tourmente du conflit de 1914-1918.

Pour en savoir plus sur ce livre, vous pouvez consulter le lDossier_de_presse_Joseph_Vincent et aussi consulter le site des éditions Edhisto.

 

7 juillet 2021

JOSEPH MARIE PIOLOT

Joseph Piolot vers 1914

Joseph Marie PIOLOT est né le 14 mars 1893 à Calanhel dans les Côtes d'Armor. Fils de Pierre et Jeanne Marie Bizien, il est le 5ème enfant d'une fratrie qui en comptera 10. A l'âge de 20 ans, il part effectuer son service militaire.
Incorporé au 19e régiment d'infanterie de Brest, il rejoint sa garnison le 27 novembre 1913. Affecté à la 4e compagnie commandée par le capitaine Archambeaud, le quotidien est partagé entre exercices, manoeuvres et déplacements dans la presqu'île de Crozon ou des détachements du 19e R.I. gardent le littoral. Cette routine va être bouleversée par l'entrée en guerre de la France contre l'Allemagne le 2 aout 1914.
Faisant partie du 11ème Corps d'Armée, le 19e régiment d'infanterie quitte Brest le 8 aout 1914 en direction de la frontière. Après quelques jours passés dans la région de Sedan, le régiment se rend en Belgique ou il reçoit son baptême du feu le 22 aout 1914 à Maissin. Débouchant du bois de Hautmont, les vaillants soldats s'élancent à l'assaut du village. Les premières sections arrivent à franchir le vallon séparant le bois du village sans trop de pertes mais les Allemands se ressaisissent et déclenchent un feu nourri de mitrailleuses et d'obus de 77. La 4ème compagnie est décimée, son capitaine Georges Archambeaud est tué. Joseph Marie Piolot est blessé aux mains et aux jambes et gît sur le champ de bataille. Après les combats, il est secouru par les Allemands, fait prisonnier et envoyé en Allemagne. On soigne ses blessures, il est amputé du médius droit et de l'index gauche. Interné dans un premier temps au camp de Merseburg, il est envoyé en 1917 à Beatenberg en Suisse en vue de son rapatriement en France en qualité de blessé de guerre. Après 46 mois de captivité, Joseph Marie Piolot est libéré le 17 juin 1918. A son retour en France, il est envoyé au centre spécial de réforme de Rennes ou il arrive le 24 juin 1918. Cette commission le classera dans les services auxiliaires le 7 novembre 1918 et il sera démobilisé le 23 aout 1919.
Merci à son petit-fils Nicolas Piolot pour ses informations.

6 juin 2021

CITATIONS A L'ORDRE DE L'ARMEE RECUES PAR LE 19e R.I.

1-Citation à l'Ordre de l'armée n°382, du 3 janvier 1915, de la 2éme armée.

   "Chargé, le 17 décembre, de l'attaque sur Ovillers, s'est porté en avant sur un terrain absolument découvert avec un entrain remarquable. En prise à des feux de face, d'écharpe et d'enfilade, a progressé quand même. S'est emparé à la baïonnette d'un blockhaus fortement organisé et des tranchées ennemies en avant du village. S'est maintenu toute la journée sous un feu violent d'infanterie et d'artillerie.
   S'était déjà fait remarquer à Maissin le 22 août, à Chaumont-Saint-Quentin le 27 août, à Lenharée les 7 et 8 septembre, à Thiepval et à la cote 141 les 6 et 7 octobre 1914."

2-Citation à l'ordre de l'armée. Ordre général n°1 du 25 octobre 1915, du G.A.C., et décision du général commandant en chef du 9 décembre 1917.

   "La 22ème division d'infanterie, comprenant les 19e, 118e, 62e, 116e régiments d'infanterie, a, le 25 septembre 1915, sous la vigoureuse impulsion de son chef le général Bouyssou, enlevé dans un superbe élan les positions ennemies, fortement organisées, sur une profondeur de 4 kilomètres, en s'emparant de plusieurs batteries. Pendant deux semaines, au prix d'efforts soutenus et énergiques, n'a cessé de lutter contre l'ennemi qui se défendait pied à pied, le refoulant sans cesse et faisant chaque jour de nombreux prisonniers."

3-Citation à l'ordre de l'armée. Ordre n° 15163 "D" du G.Q.G. du 29 mars 1919.

   "Régiment d'élite qui, sous les ordres de son chef, le colonel Taylor, a donné, du 25 mars au 4 avril 1918, combattant sans trêve ni repos, de jour et de nuit, de nouvelles preuves de son grand esprit de sacrifice, en tenant tête devant Nesle, Roye, Dancourt et dans la région Grevilliers-Montdidier, à des forces ennemies très supérieures et exaltées par un premier succés. Le 30 mars, réduit de plus de moitié par les pertes subies, fortement éprouvé par de dures fatigues, a retrouvé sous le feu toute sa valeur offensive et collaboré aux opérations de la 28éme D.I. dans la région d'Orvillers-Sorel. A tenu ensuite, du 3 au 4 avril, avec sa traditionnelle et légendaire tenacité, sous un bombardement intense, sans faiblir un seul instant, les positions qui lui avaient été confiées. A donné, une fois de plus, au cours de cette période de très dur combats, un bel exemple de l'esprit de sacrifice et des nobles qualités militaires qui l'animent."

4-Citation à l'ordre de l'armée. Ordre général n° 1445 de la 4 ème armée, du 12 novembre 1918.

   "Le 26 septembre 1918, fidèle à son passé glorieux, sous les ordres du lieutenant-colonel Vassal, est parti à l'attaque avec un entrain remarquable, a conquis de haute lutte les tranchées entre Navarin et la butte de Souain; S'est emparé les jours suivants de Somme-Py et des tranchées au nord, malgré une défense opiniâtre et a réalisé une progression de 7 kilomètres.
   Jeté de nouveau 4 jours après dans la bataille, s'est emparé de la tête de pont de Saint-Pierre-à-Arnes et du système défensif des tranchées de Marre, fortement défendues, réalisant ainsi une nouvelle avance de 7 kilomètres.
   Au cours de ces deux périodes de lutte, a capturé plus de 200 prisonniers, une batterie de 150, plusieurs canons de 77 et de nombreuses mitrailleuses."

 

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