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Le 19eme régiment d'infanterie 1914/1918

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Le 19eme régiment d'infanterie 1914/1918
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16 août 2008

HISTORIQUE DU 19e R.I.

L'historique du 19ème régiment d'infanterie est un petit livre paru après guerre racontant succintement l'histoire du régiment pendant la Grande Guerre 1914-1918.
Pour le lire, cliquez sur l'image. Si cela ne fonctionne pas, selectionnez dans la colone de gauche la catégorie " 00- HISTORIQUE DU 19e RI".

Historique Couverture

Un grand merci à Christian qui m'a généreusement offert cet historique.

 

 

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7 juillet 2008

PIERRE MARIE LE MAITRE

Pierre_Marie_LE_MAITRE__1

Pierre Marie LE MAITRE est né le 3 avril 1889 à Méllionnec dans les Côtes d'Armor. Soldat de la classe 1909, il effectue son service militaire au 19e régiment d'infanterie de Brest.

groupe_1911_1
Pierre Marie LE MAITRE(entouré en bleu) au sevice militaire 1911

Libéré des obligations militaire à l'été 1912, il rentre à Méllionnec et reprend son métier de cultivateur dans l'exploitation familiale. Il se marie puis surviens la guerre. Rappelé par le décret de mobilisation générale du 2 août 1914 il rejoint la caserne à Brest ou il écrit une lettre à son épouse (l'orthographe d'origine de cette lettre est conservé) :

" Brest le 7 aout 1914
Ma chère femme
Je vous écris deux ou trois mots pour vous dire que suis toujours en bonne santé en désirant que vous soyez de même en recevant ma lettre. Dieu merci.
Ma chère femme je vous dit que je suis toujours à Brest et on c’est pas quant est on partira. Jusqu’à présent on est tranquille. Le travail n’est dur mais on est forcé de resté quand même d’ici que l’ordre arrivera pour nous envoyez à la maison.
Prenez toujours du courage, il faut pas vous découragé car moi je ne fait pas.
Bien le bonjour de tout mon cœur ainsi qu’a tout la famille."

Affecté à la 7éme compagnie, 2éme bataillon du 19éme régiment d'infanterie, il part des ledemain et participe à tous les combats de ces premiers mois de guerre (Maissin, Lenharrée, Thiepval).
Pierre Marie LE MAITRE est tué au combat le 29 novembre 1914 à Thiepval dans la Somme, alors qu'il venait d'apprendre qu'il allait être papa. Son épouse, qui ne s'est jamais remariée, a élevé seule leur fils né en Janvier 1915.
Un grand merci à son petit fils Alain LE MAITRE pour ces documents et informations.

CertHommage_de_la_nation

 

 

27 juin 2008

OVILLERS

Vue_Ovillers

Le village d'Ovillers complétement rasé après l'offensive Franco-Anglaise du 1er Juillet 1916.

15 juin 2008

LA BOISSELLE 1914

La_Boisselle_1914

Une position Allemande dans le village de La Boisselle fin 1914.

L'ennemi tenait une grande partie de ce village. Les maisons étaient fortifiées et tout un réseau de boyaux et tranchées sillonnaient La Boisselle.

22 mai 2008

EXPLOSION DE MINE

Le 10 janvier 1915 vers 21 heures, le lieutenant PICARD, commandant la 1ère compagnie du 19e régiment d'infanterie, viens occuper avec un peloton une tranchée que le 118e RI venait de prendre aux Allemands à La Boisselle. A cheval sur la route de Contalmaison, cette tranchée n'est éloignée que d'une dizaine de mètres des 1eres lignes ennemies.
Durant la nuit, le lieutenant PICARD et ses hommes renforcent la tranchée nouvellement conquise et creusent une nouvelle tranchée sur leur droite de façon à établir la communication avec la 9e compagnie du 118e RI.
Le 11 janvier vers 9 heures 30, la tranchée, qui avait été minée par les Allemands saute.

 

explosion_de_mine

Un entonnoir de 5 à 8 mètres de profondeur et de 25 à 30 mètres de largeur est produit par l'explosion.
54 hommes sont mis hors de combat, seul un sergent et 9 soldats ne sont pas blessés. Afin de parer à toute attaque, ces dix hommes, renforcés par une escouade (1 caporal et 8 soldats ) gardent les abords de l'entonnoir. Ils déblaient l'entonnoir à la recherche de leurs camarades ensevelis.

Cette action vaudra au caporal SALAUN une citation à l'ordre de l'armée dont voici le texte :
" Le 11 janvier, devant La Boisselle, les Allemands ayant fait sauter la tranchée qu'il occupait, s'est précipité avec le plus grand sang-froid dans l'excavation produite pour sauver ses camarades ensevelis sous les décombres."

A 19 heures, le lieutenant PICARD et ses 18 hommes sont relevés par la section du sous lieutenant FRIAUT de la 2e compagnie du 19e RI qui sera elle même relevée plus tard par la section du sous lieutenant BLOCH de la 3e compagnie du 19e RI.

Après une recherche sur le site "Mémoire des Hommes", j'ai pu retrouver 7 victimes de cette explosion de mine du 11 janvier 1915 à La Boisselle.
Les soldats
François ARZEL, Auguste ARZUR, François CATROS, Yves LE TROADEC, Joseph MASSON, Lucien RUVOEN.
Et le caporal Victor MOLE, dont la plaque d'identité a été retrouvée en 1965 par un cultivateur à l'endroit ou se trouvait le cimetière de La Boisselle en 1915.

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21 mai 2008

Mort, à la Boisselle, d'un petit cultivateur breton de MERDRIGNAC (22)

Par Guy Troche, Jean Verdel, Gabriel Le Mer et René Richard
Article paru dans le bulletin n° 19 de l'association "Bretagne 14-18"

En 1965, par hasard, parmi les nombreux vestiges de la Grande Guerre que continue de vomir la terre de la Somme, un cultivateur, Mr Vandenbreke, découvre une plaque d'identité dans un terrain vague, bouleversé par la guerre et qui venait d'être nivelé. L'endroit de la découverte se situe exactement à l'endroit de l'ancien cimetière civil de la Boisselle que traversait pendant l'hiver 1914-1915, sinuant entre les tombes, la ligne de front. Il confia récemment cette plaque au Docteur Guy Troché qui fit part de cette trouvaille à notre ami Jean Verdel, historien local des batailles de la Somme. Sur la plaque d'identité se lisaient les indications suivantes: " MOLLE Victor, 1909, 1859, St-Brieuc"...

Muni de ces informations, Jean Verdel contacta René Richard qui mena des recherches aux A.D. des Côtes-d'Armor, à la mairie et dans la commune de Merdrignac. Dans le même temps, Gabriel Le Mer étudia les combats du 19e R.I. de Brest à La Boisselle. Il fut alors possible de retracer la courte existence de ce soldat breton.

Victor, Jean, Marie Molé est né le 14 mars 1889, à 11 heures du matin, au lieu-dit Le Plessis, en Merdrignac (Côtes-du Nord).
Son père, Jean Marie Molé, est né le 17 avril 1861 à la Malhoure (Côtes-du-Nord), près de Lamballe. Sa mère, Marie-Françoise Adam, est née le 17 juillet 1862 à Merdrignac. Ils se sont mariés le 12 mai 1888 à Merdrignac. Tous les deux avaient déjà perdu leurs parents. Jean Marie Molé était alors domestique de ferme à Trémorel, près de Merdrignac. Marie-Françoise Adam était ménagère à Merdrignac et devait aller travailler dans les fermes.
Le couple s'était installé dans une petite ferme au Plessis. C'est là que naquît Victor, leur fils aîné. Le 7 juillet 1890 naît Charles. Il décède à 2 mois le 15 septembre 1890. Le troisième fils, Henri, naît le 10 novembre 1891 mais il décède le 2 octobre 1892. Le couple n'eut pas d'autre enfant.
On peut penser que Victor fréquenta l'école de Merdrignac. Il fut ensuite ouvrier agricole et, avec ses parents, cultivateur. C'était un beau et grand jeune homme de 1m.72.
Incorporé le 1er octobre 1910 au 19e Régiment d'Infanterie de Brest, il le quitte le 1er octobre 1912 et en devient réserviste. Il est rappelé à l'activité le 2 août 1914. Sans doute participa t-il à la campagne du 19e R.I. en Belgique (Maissin), lors de la retraite et pendant la bataille de la Marne. En position avec son régiment dans la Somme, il apprend que son père est décédé le 27 octobre 1914. II devient caporal le 8 janvier 1915. A ce moment son régiment, après s'être reconstitué à Aveluy, est remonté dans le secteur de la Boisselle où l'attaque inutile du 17 décembre 1914 lui avait coûté 1.200 hommes, tués, disparus, blessés ou prisonniers. Nouvelles actions et escarmouches se succèdent en ce début d'année 1915. Victor Molé est porté tué le 10 janvier 1915 (en fait le 11). La transcription de son jugement de décès se fera en mairie de Merdrignac le 14 mars 1918 avec la mention "Mort pour la France". Il apparaît, à la lecture de cet acte, que l'officier d'état-civil du 19e R.I. a constaté la réalité de la mort de Victor Molé. Son corps n'avait donc pas alors disparu et il fut sans doute sommairement inhumé sur place. Qu'en advint-il ensuite dans ce secteur constamment disputé par les Allemands et les Français, puis par les Allemands et les troupes du Commonwealth ?  Nous n'en saurons rien. Seule, cette plaque d'identité (qui sera remise à la mairie de Merdrignac) a permis de tirer Victor Molé de l'oubli. Son nom figure sur le monument aux morts de Merdrignac.
Sa mère, Marie-Françoise, mourut à Merdrignac, rue d'Abas, le 5 février 1931, à l'âge de 69 ans. Elle était restée seule, ayant perdu ses trois fils et son mari.

Mol__Victor

Je remercie l'association "Bretagne 14-18" pour son autorisation de publier cet article paru dans leur bulletin n° 19.

19 avril 2008

TRAVAUX

Le 1er janvier 1915, après une visite des tranchées dans le secteur de La Boisselle, le général Eydoux commandant le 11e C.A. donne des ordres pour organiser le secteur:

- Occupation du chemin creux en avant du cimetière et du chemin de La Boisselle à Aveluy.
- Amélioration et réparation des tranchées existantes qui sont en très mauvais état du fait des pluies et des tirs ennemi.
- Création de parapets avec des sacs de terre.
- Organiser des abris résistant à des projectiles de 77 et de plus gros calibres.
- Donner une sépulture aux soldats tués près des lignes, notamment en avant du cimetière.
- Ramasser les armes,  munitions, havresacs, etc..., laissés lors des différentes attaques.

Quelques compagnies du 19e régiment d'infanterie sont envoyées, en renfort au 118e R.I, dans le secteur de La Boisselle effectuer ces travaux dans de très pénibles conditions. Sous les bombardements, de jour comme de nuit, les hommes creusent, réparent, consolident les tranchées tout en surveillant les tranchées adverses et repoussant les différentes attaques de l'ennemi.

3 avril 2008

LE 19e D'INFANTERIE A L'HONNEUR

le_lannionais
Article paru dans le journal "Le Lannionnais" du 7 février 1915

23 mars 2008

APRES L'ATTAQUE DU 17 DECEMBRE 1914

Le 18 Décembre, le 19e régiment d'infanterie est envoyé en réserve de la 22ème division à Senlis et Henencourt.
Le 24 Décembre 1914, le cimetière et une partie du village de La Boisselle sont pris.
Le 9 Janvier 1915, le 19ème régiment d'infanterie reçoit sa première citation à l'ordre de l'armée, datée du 3 Janvier 1915.

Le général commandant la 2ème Armée cite à l'ordre de l'armée

Le 19e Régiment d'Infanterie

"Chargé, le 17 décembre, de l'attaque sur Ovillers, s'est porté en avant sur un terrain absolument découvert avec un entrain remarquable. En prise à des feux de face, d'écharpe et d'enfilade, a progressé quand même. S'est emparé à la baïonnette d'un blockhaus fortement organisé et des tranchées ennemies en avant du village. S'est maintenu toute la journée sous un feu violent d'infanterie et d'artillerie.
   S'était déjà fait remarquer à Maissin le 22 août, à Chaumont-Saint-Quentin le 27 août, à Lenharrée les 7 et 8 septembre, à Thiepval et à la cote 141 les 6 et 7 octobre 1914."

  Signé : Général De Castelnau

Complété par des renforts, le 19e R.I. s'entraîne et forme ses nouvelles recrues.
Mi-janvier 1915, il retourne sur la ligne de front ou il occupe le secteur sud de La Boisselle.

1 mars 2008

Jean Marie JOLIVET

Né le 11 Mai 1878 à Plouescat dans le finistère, Jean Marie JOLIVET fut affecté au 19ème régiment d'infanterie pendant la grande guerre.
Un de ses petits enfants m'a fait parvenir cette photo de Jean Marie JOLIVET (à droite) en compagnie d'un de ses camarades. Ce cliché fut certainement pris dans la Somme début 1915.

JM_Jolivet_1915

Affecté à la 7ème compagnie du 2ème bataillon du 19e RI, Jean Marie JOLIVET fut tué à l'ennemi le 3 Avril 1916 à Verdun dans le secteur du ravin de la Dame.

Tous mes remerciement à G. JOLIVET et à sa famille pour cette photo.

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