11 septembre 2017

LES FRERES MAZEAS

Cultivateurs à Loperhet (Finistère) Françoise Le Gall et Ollivier MAZEAS ont onze enfants, cinq filles et six garçons.

Sur ces six garçons cinq sont mobilisé, l’un d’eux étant décédé avant 1914, Jean Claude, l’ainé, dans un régiment d’infanterie territoriale, Ollivier au 219e RI ou il est nommé sergent avant de passer au 34e puis au 369e RI en 1917. Démobilisé en mars 1919, il se rengage en septembre de la même année au 2e RIC et promu au grade d’adjudant en 1926. Laurent, le petit dernier, est mobilisé en 1916 au 71e RI et démobilisé en septembre 1919.  Joseph Louis et Yves sont appelés au 19e régiment d’infanterie.

Joseph Louis, sergent, quitte Brest avec le 19e RI dès le 8 aout 1914. Yves, caporal, le rejoint au front début septembre 1914.

Le 4 octobre 1914, dans les combats pour la prise de Thiépval et de son château, Joseph Louis est blessé. Quelques instants après, Yves est à son tour blessé en portant secours à son frère. Se soutenant l’un et l’autre, ils rejoignent l’ambulance à Englebelmer puis sont évacués vers un hôpital de l’intérieur. Après guérison, les deux frères retrouvent le 19e RI dans les tranchées de la Somme.

Yves disparait lors de l’attaque d’Ovillers La Boisselle le 17 décembre 1914 et Joseph Louis le 6 mai 1917 à Hurtebise sur le Chemin des Dames. Leurs corps n’ayant jamais été retrouvés, ils sont déclarés « Tués à l’ennemi » par le tribunal de Brest en 1920.

Yves

Joseph


12 mars 2017

LE SOUS LIEUTENANT LOUIS BAILLY

Louis Honoré BAILLY est né le 28 février 1888 à Autun (Saône et Loire). En 1906, étudiant agé de 18 ans, il s'engage volontairement pour 3 ans au 4e régiment d'infanterie d'Auxerre ou il est nommé caporal en septembre 1906 puis sergent en octobre 1907. Il prolonge son engagement de deux années supplémentaires et quitte l'armée d'active en avril 1912. C'est a cette époque qu'il part s'installer en Bretagne.
A la déclaration de la guerre, il est mobilisé au 19e régiment d'infanterie de Brest qu'il rejoint dès le 2 aout 1914 avec le grade de sergent. Promu sous-lieutenant à la 6e compagnie le 12 décembre 1914, Louis Honoré BAILLY disparait cinq jours plus tard, le 17 décembre, au combat d'Ovillers La Boisselle.
Inhumé dans un premier temps à Ovillers, il repose actuellement dans l'ossuaire n°4 de la nécropole d'Albert.

Ossuaire Albert - Blog extrait

Ossuaire Albert - Blog

12 décembre 2016

LOUIS PETTON

Louis Joseph PETTON est né le 10 décembre 1887 à Bréles (Finistère). Etant menuisier à Saint Renan, il s'engage dans la marine pour cinq ans de 1906 à 1911. Rappelé par le decret de mobilisation générale d'aout 1914 il est mis à disposition de l'armée de terre pour la durée de la guerre suite au decret ministèriel du 29 aout 1914. Il est affecté au 19e régiment d'infanterie de Brest qu'il rejoint le 6 septembre 1914. Louis Joseph PETTON est tué à la Boisselle (Somme) le 3 mai 1915 et repose de nos jours dans l'ossuaire n°4 de la nécropole d'Albert (Somme).

Ossuaire Albert - Blog

 

16 décembre 2015

EMOUVANTE CARTE POSTALE

Emouvante carte postale, évoquant les nombreuses victimes de l'attaque d'Ovillers le 17 décembre 1914, envoyée par un soldat du 19e régiment d'infanterie à sa fiancée.

Recto

Le 15 janvier 1915

Ma chère petite Marie

Je viens de recevoir ta carte. Je suis heureux de savoir que tu es toujours en bonne santé et moi je suis de même, Dieu merci. Alors, tu as su que le 19e a été complétement détruit. Je t’assure qu’on avait fait du propre. Nous sommes partis à 4 heures du matin avec 2500 hommes pour faire une attaque et à 6 heures et demie nous étions que 1200 hommes et alors tu n’as qu’à voir combien qui ont laissé leur peau. Je t’assure qu’on aura beaucoup de mal à retourner.

Ton ami qui t’aime et qui pense toujours à toi.

 

Verso

15 décembre 2014

CENTENAIRE DES COMBATS D'OVILLERS LA BOISSELLE

Le 17 décembre 1914, le 19e régiment d'infanterie partait à l'assaut du village d'Ovillers. Combat ou le régiment a 302 soldats  tués et plus de 800 blessés ou fait prisonniers.

Dans le cadre du centenaire de cette offensive, une commémoration a eu lieu à Ovillers La Boisselle le samedi 13 décembre 2014. Cent ans après, une délégation bretonne venue de Landerneau, mais aussi des allemands de Hünfeld se sont retrouvés pour rendre un hommage à toutes les victimes de cette tragique journée du 17 décembre 1914.

Après la messe dite en allemand, français et breton dans l'église d'Ovillers, le cortège, accompagné du bagad de Landerneau, des musiciens allemands de Hünfeld et du Samarobriva Pipe Band d'Amiens, s'en rendu au carré breton dans le cimetière britannique d'Ovillers La Boisselle.

  Le Samarobriva Pipe Band 

Le Samarobriva Pipe Band                     Le Bagad Bro Landerne de Landerneau

Le bagad Bro Landerne de Landerneau

 

 

 

 

 

 

Dépôt de gerbe au carré breton

Les drapeaux

 

 

 

 

  


Dépôt de gerbes au carré breton  

La cérémonie s'est poursuivie au calvaire breton d'Ovillers avec les discours des officiels et les dépôts de gerbes de fleurs. Un hommage est rendu au lieutenant Augustin de Boisanger du 19e RI avec l'évocation de l'histoire du calvaire érigé par sa famille.

Dépôt de gerbe
Les enfants d'Ovillers La Boisselle déposent une gerbe au pied du calvaire breton

Puis retraite aux flambeaux jusqu'à La Boisselle ou un moment de recueillement a lieu devant le monument aux morts.

recueillement devant le monument aux morts de La Boisselle

La cérémonie se termine par la lecture de textes et chants à l'Ilot, site resté en l'état depuis la fin de la 1ère guerre mondiale comportant d'importants  vestiges de la terrible guerre des mines qui y a sévit et ou beaucoup d'hommes du 19e régiment d'infanterie ont perdu la vie au cours de l'hiver 1914-1915.

L'Ilot
Chants et lectures à l'Ilot

Une petite vidéo réalisée par le journal "Le courrier picard". Cliquer sur la flèche pour la visionner.

04 mars 2013

JEAN MARIE BEUZIT

Beuzit Jean Marie

Né le 31 juillet 1892 à Plounéour Menez (Finistère), Jean Marie Beuzit est le petit dernier d'une fratrie de sept enfants. Après son enfance passée dans la ferme familiale, il entre à l'école normale d'instituteur de Quimper en 1909. A sa sortie, en 1912, il part effectuer son service militaire ou le trouvera la mobilisation générale du 2 aout 1914.
Sergent à la 6e compagnie, Jean Marie Beuzit part avec le 19e régiment d'infanterie et participe à tous les combats jusqu'au 17 décembre 1914 ou il est tué lors de l'attaque d'Ovillers La Boisselle.
Après la guerre, sa mère a longtemps cherché le lieu de sépulture de Jean Marie Beuzit. Son corps n'a jamais été retrouvé.

Je remercie Anne pour ses informations et la photo de Jean Marie Beuzit.

15 octobre 2012

L'ALBUM PHOTO DE JACQUES PILVEN

Marie Claude, que je remercie, m'a fait parvenir les photographies prises par son grand oncle Jacques Pilven. Sous Lieutenant au 62e régiment d'infanterie, il sera tué au combat le 25 septembre 1915 à Tahure lors de l'offensive de Champagne.

n°81 Jacques Pilven

Ces photos, prises dans le secteur d'Ovillers La Boisselle entre mai et juillet 1915, sont très intéressantes car elles montrent les lieux occupés par le 19e régiment d'infanterie de janvier à juillet 1915.

n°2 abri de mitrailleuse,La Boisselle

n°13 tranchée de 1ère ligne avec créneaux blindés  

n°3 groupe dans tranchée de 1ère ligne

n°8 La Boisselle vue des 2èmes lignes

n°1 Jacques Pilven

Pour voir toutes les photos de l'album de Jacques Pilven cliquez ici => Album photos de Jacques Pilven

Grand merci à Marie Claude pour le partage de ces photos.

18 juillet 2012

700 MARKS POUR UNE MITRAILLEUSE FRANCAISE

Le_Temps_31_01_1915Le Temps 31 janvier 1915

Un article paru dans le journal Le Temps du 31 janvier 1915 raconte que, pour fêter l'anniversaire de la fondation de l'empire germanique, l'empereur Guillaume II a demandé la prise de La Boisselle. Pour motiver ses troupes, il promet une récompense de 700 marks à qui rapporterait une mitrailleuse française.

- Que s'est réellement passé à La Boisselle ?

Le 18 janvier 1915, le 65e régiment d'infanterie occupe le secteur de La Boisselle, la 7e compagnie dans l'ilot, la 8e au cimetière et la 6e dans la tranchée aux arbres située un peu en arrière du cimetière. Le 2e bataillon du 65e est dans les tranchées de soutien et le reste du régiment en réserve à Albert.
Un peu après minuit, les allemands s'élancent sur l'ilot et le cimetière en silence, pas un coup de fusil ni de canon.
Pris par surprise et devant la violence de l'assaut ennemi, les 7e et 8e compagnies du 65e régiment d'infanterie se replient sur la tranchée aux arbres. L'artillerie est alertée et commence aussitôt un bombardement du village de La Boisselle.
Vers 0 heures 45, le dépôt de cheddite, destiné aux travaux de mine, qui se trouvait dans une cave de l'ilot explose.
Le général commandant le 11e Corps d'Armée ordonne de reprendre le terrain perdu. Le 19e régiment d'infanterie est alerté et se porte à Albert prêt à intervenir si besoin. Le 118e régiment d'infanterie est à Bouzincourt.
A 6 heures 55, la contre-attaque lancée par le 65e régiment d'infanterie est un succès, tous les emplacements occupés au début de la nuit précédente sont repris.

Dans sa correspondance, le commandant Viotte chef du 2e bataillon du 19e régiment d'infanterie note à la date du 18 janvier 1915 :

" Ce matin à quatre heures un ordre imprévu nous portait à la sortie Est d’Albert. Là, je m’y mettais en liaison avec le commandant du 65e et j’attendais près de lui jusqu’à 10 heures 45 un nouvel ordre, celui de rentrer à Millencourt. Dans la nuit le 65e avait relevé le 118e et le 19e et par un hasard extraordinaire les allemands avaient fait un coup de main sur la partie de La Boisselle que nous possédons. Coup de main heureux puisque des deux compagnies qui la tenaient, il ne restait plus qu’une soixantaine d’hommes, le reste, pincé.
Vous voyez la tête du haut commandement ; à vouloir s’avancer toujours et sans nécessité ont finit par perdre de vue les plus nécessaires principes de sureté. Il n’y avait aucun fil de fer en avant. Les boches ont écopé ferme naturellement dès que notre artillerie se fut mise de la partie. A 10 heures 45, au moment où je repartais tout était repris par le 65e qui sera évidement plus prudent cette nuit.
PS : On avait promis 700 marks aux allemands par mitrailleuse prise ! Ils se sont tapés. Rien. "