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15 avril 2017

LAFFAUX - 29 mars au 7 avril 1917

Dans la soirée du 28 mars 1917, les 1er et 3e bataillons du 19e régiment d'infanterie relèvent le 172e régiment d'infanterie dans le secteur entre Margival et Pont-Rouge tandis que le 2e bataillon relève le 25e Bataillon de Chasseurs à Pieds entre Pont-Rouge et Vregny. Dès le lendemain le régiment se lance sur les arrières gardes ennemies afin de trouver la ligne Hindenburg ou se sont repliés les allemands et dont on ignore le tracé exact.

Laffaux

Front du 19e régiment d'infanterie le 29 mars 1917.

Dans son secteur, le 2e bataillon rencontre une forte résistance de l'ennemi qui occupe le plateau et balaye de ses feux de mitrailleuses la plaine ou s'avancent les soldats. Malgré tout, ils parviennent à s'installer dans les tranchées de la trombe, de la glace et de Quincy ou, après trois jours de combats, ils parviennent, avec l'aide du 62e régiment d'infanterie, a faire fuir les allemands qui se replient sur Laffaux le 1er avril. Durement éprouvé, le 2e bataillon est relevé le soir même.

De leurs côté, les 1er et 3e bataillons, évoluant sur un terrain plus favorable, occupent le village Margival dès le 29 mars. Le lendemain la colline de la Montinette est prise puis le ravin de Margival.
Le 2 avril 1917 débute le bombardement intensif du village de Laffaux que le 19e régiment d'infanterie doit attaquer le lendemain 3 avril.

Ici était Laffaux

Ce bombardement n'a pas l'efficacité désirée. S'il a bien détruit le village de Laffaux, il n'a pas anéanti l'ennemi qui s'est abrité dans les caves et les creutes du village. Dès la fin du bombardement, les soldats allemands sortent de leurs abris et installent des nids de mitrailleuses qui déciment les vagues d'assaut du 19e régiment d'infanterie. Le 1er bataillon est cloué sur place par l'intensité des tirs ennemis. Le 3e bataillon parvient aux premières maisons ruinées du village mais est contraint de se replier.
Durant les trois jours suivant le régiment se maintient aux abords de Laffaux. Epuisés, les hommes du 19e régiment d'infanterie sont relevés le 7 avril par le 118e régiment d'infanterie qui tente également de prendre le village mais sans succès.


26 novembre 2016

Jean François Marie ABGUEGUEN

Abgueguen Jean FrançoisNé le 15 septembre 1886 à Plouguerneau (Finistère) Jean François Marie ABGUEGUEN est le fils de Jean et Marie Françoise GAC. Il effectue son service militaire au 19e régiment d'infanterie de 1907 à 1909.
Ouvrier dans une usine de soude, il épouse Marie Anne Angélique UGUEN. Le couple a deux filles, Anne-Marie et Léontine lorsque la guerre éclate le 2 aout 1914. Mobilisé, Jean François Marie Abgueguen rejoint le 19e régiment d'infanterie et part pour le front. Il participe à tous les combats du régiment jusqu'au 27 mai 1918 où il sera fait prisonnier à Moussy sur Aisne lors d'une offensive allemande qui débute par un bombardement massif en pleine nuit suivi d'attaques d'infanterie.
Détenu en captivité du 28 mai 1918 au 7 janvier 1919 en Allemagne, il est rapatrié puis démobilisé le 10 mars 1919.
Il exerce alors le métier de garde particulier et jardinier dans un château à Morlaix et a deux autres enfants, Ernest et Jean. Jean François Marie Abgueguen est décédé le 1er février 1952 à Morlaix (Finistère).

Son frère, Théophile Abgueguen, soldat au 48e RI, sera tué au combat de Roclincourt le 25 juin 1915.

Merci à son arrière arrière petit-fils pour la photo et les informations.

20 août 2016

JEAN FRANCOIS BATAILLE

BATAILLE_Jean_Phare_2_octobre_1916

 

Né le 16 novembre 1894 au Croisic (Loire Atlantique), Jean François BATAILLE est boulanger. Soldat de la classe 1914, il est incorporé au 19e régiment d'infanterie en décembre 1914. Il est nommé caporal en septembre 1915 puis sergent en juillet 1916. Il est tué au combat le 29 mars 1917 devant Margival (Aisne).

Au cours des combats de Verdun en avril 1916, Jean François bataille a reçu une citation :

"Le 9 avril 1916, sous un bombardement intense de gros calibre, n'a pas hésité a se porter au secours de camarades ensevelis par l'explosion d'un obus et est resté à ce poste périlleux jusqu'à ce que ses camarades soient mis hors de danger.
S'est toujours fait remarquer par sa bravoure et son entrain."

 

La photo est parue dans le journal "Le phare de la Loire". 702 portraits de soldats accompagnées des citations reçues sont ainsi publiés entre mai 1916 et février 1917.
L'intégralité de ces 702 portraits est visible sur le site des archives municipales de Nantes, ici => http://www.archives.nantes.fr/PAGES/DOSSIERS_DOCS/portraits_soldats_1418_presse/intro_soldats_presse.htm

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14 octobre 2014

EDOUARD FRANCOIS MARIE MOTEL

Né le 15 juin 1895 à Maure en Ille et Vilaine, Edouard François Marie MOTEL y exerce le métier de laboureur.
Il est mobilisé en avril 1915 au 136e régiment d'infanterie puis part au front dans les rangs du 25e régiment d'infanterie fin novembre 1915. Malade, il est évacué en aout 1917 et retrouve le front un mois plus tard. En octobre de la même année, il est de nouveau évacué pour pieds gelés. Après sa convalescence, il rentre au dépôt du 25e RI en décembre 1917. Il fait partie d'un renfort de 8 officiers et 841 sous-officiers et soldats qui rejoins le 19e régiment d'infanterie le 9 avril 1918 à Saint Christophe (Oise) ou il est affecté à la 9e compagnie. Aussitôt le régiment part au Chemin des Dames ou il doit défendre le secteur de Braye en Laonnois.
Le 27 mai 1918, c'est l'offensive Ludendorff. Après un bombardement d'une intensité phénoménale, les troupes d'assaut allemandes déferlent sur le Chemin des Dames.

Soupir 1Officiellement, Edouard François Marie Motel est tué au combat ce jour-là à Moussy et est inhumé dans la nécropole de Soupir n°1. Il fait l'objet d'une citation à titre posthume :
" Tué à son poste de guetteur ou il se maintenait sous le bombardement et les balles à Moussy le 27 mai 1918".
Or, la date de décès mentionné sur sa croix indique le 30 mai 1918, soit trois jours après, étrange...
Grâce aux archives sur les prisonniers de la première guerre mondiale mises en ligne par la Croix Rouge de Genève, le mystère est éclairci.
En fait, Edouard François Marie Motel est grièvement blessé le 27 mai et secouru par les allemands qui le transporte dans une ambulance située à Athies sous Laon ou il décède le 30 mai 1918. Il est inhumé dans un premier temps à Chambry avant de rejoindre la nécropole de Soupir.

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