06 juin 2021

CITATIONS A L'ORDRE DE L'ARMEE RECUES PAR LE 19e R.I.

1-Citation à l'Ordre de l'armée n°382, du 3 janvier 1915, de la 2éme armée.

   "Chargé, le 17 décembre, de l'attaque sur Ovillers, s'est porté en avant sur un terrain absolument découvert avec un entrain remarquable. En prise à des feux de face, d'écharpe et d'enfilade, a progressé quand même. S'est emparé à la baïonnette d'un blockhaus fortement organisé et des tranchées ennemies en avant du village. S'est maintenu toute la journée sous un feu violent d'infanterie et d'artillerie.
   S'était déjà fait remarquer à Maissin le 22 août, à Chaumont-Saint-Quentin le 27 août, à Lenharée les 7 et 8 septembre, à Thiepval et à la cote 141 les 6 et 7 octobre 1914."

2-Citation à l'ordre de l'armée. Ordre général n°1 du 25 octobre 1915, du G.A.C., et décision du général commandant en chef du 9 décembre 1917.

   "La 22ème division d'infanterie, comprenant les 19e, 118e, 62e, 116e régiments d'infanterie, a, le 25 septembre 1915, sous la vigoureuse impulsion de son chef le général Bouyssou, enlevé dans un superbe élan les positions ennemies, fortement organisées, sur une profondeur de 4 kilomètres, en s'emparant de plusieurs batteries. Pendant deux semaines, au prix d'efforts soutenus et énergiques, n'a cessé de lutter contre l'ennemi qui se défendait pied à pied, le refoulant sans cesse et faisant chaque jour de nombreux prisonniers."

3-Citation à l'ordre de l'armée. Ordre n° 15163 "D" du G.Q.G. du 29 mars 1919.

   "Régiment d'élite qui, sous les ordres de son chef, le colonel Taylor, a donné, du 25 mars au 4 avril 1918, combattant sans trêve ni repos, de jour et de nuit, de nouvelles preuves de son grand esprit de sacrifice, en tenant tête devant Nesle, Roye, Dancourt et dans la région Grevilliers-Montdidier, à des forces ennemies très supérieures et exaltées par un premier succés. Le 30 mars, réduit de plus de moitié par les pertes subies, fortement éprouvé par de dures fatigues, a retrouvé sous le feu toute sa valeur offensive et collaboré aux opérations de la 28éme D.I. dans la région d'Orvillers-Sorel. A tenu ensuite, du 3 au 4 avril, avec sa traditionnelle et légendaire tenacité, sous un bombardement intense, sans faiblir un seul instant, les positions qui lui avaient été confiées. A donné, une fois de plus, au cours de cette période de très dur combats, un bel exemple de l'esprit de sacrifice et des nobles qualités militaires qui l'animent."

4-Citation à l'ordre de l'armée. Ordre général n° 1445 de la 4 ème armée, du 12 novembre 1918.

   "Le 26 septembre 1918, fidèle à son passé glorieux, sous les ordres du lieutenant-colonel Vassal, est parti à l'attaque avec un entrain remarquable, a conquis de haute lutte les tranchées entre Navarin et la butte de Souain; S'est emparé les jours suivants de Somme-Py et des tranchées au nord, malgré une défense opiniâtre et a réalisé une progression de 7 kilomètres.
   Jeté de nouveau 4 jours après dans la bataille, s'est emparé de la tête de pont de Saint-Pierre-à-Arnes et du système défensif des tranchées de Marre, fortement défendues, réalisant ainsi une nouvelle avance de 7 kilomètres.
   Au cours de ces deux périodes de lutte, a capturé plus de 200 prisonniers, une batterie de 150, plusieurs canons de 77 et de nombreuses mitrailleuses."

 

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04 juin 2021

LES FOURRAGERES

1- Ordre général n° 71 "F" du 9 décembre 1917, du général commandant en chef.

Le général commandant en chef décide que le 19ème régiment d'infanterie, qui a obtenu deux citations à l'ordre de l'armée au cours de la campagne pour sa belle conduite devant l'ennemi, aura droit au port de la fourragère aux couleurs du ruban de la croix de guerre.
                              Au G.Q.G., le 9 décembre 1917Le général commandant en chef
                                                                                                                     PETAIN

Remise Fourragère

2- Ordre n°151 "F" I.G. n° 1176, du 17 avril 1919, du maréchal commandant en chef.

Par application des prescriptions de la circulaire n°2156 "D", du 22 février 1918, le maréchal de France commandant en chef les armées Françaises de l'est a décidé que les unités ci-dessus auraient droit au port de la fourragère:
      - Aux couleurs du ruban de la médaille militaire :
                               Le 19ème régiment d'infanterie
     Cette unité a obtenu 4 citations pour sa brillante conduite au cours de la campagne.
                Au Q.G., le 17 avril 1919, Le maréchal commandant en chef les armées Françaises de l'est
                                                                                                                    PETAIN

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18 avril 2021

LE LIEUTENANT PAUL BOURDET

paul_bourdet

Pâtissier à Brest dans le civil, Paul Bourdet est lieutenant de réserve au 19e régiment d'infanterie. A la mobilisation, il rejoint le régiment ou il prend le commandement d'une section de la 7e compagnie du 2e bataillon. Le 22 août 1914 à Maissin, commandant l'avant garde du 2e bataillon, le lieutenant Paul Bourdet quitte Paliseul à la tête de sa section. La mission du 2e bataillon est de se rendre au moulin de Vilance en passant par Framont et le Franc-bois afin de couvrir le flanc-droit de la 22e Division d'infanterie.
Grièvement blessé lors de combats, le lieutenant Paul Bourdet décède des suites de ses blessures.
Il repose au cimetière Pierre Massé à Maissin en Belgique.

Paul_Bourdet_2  Je remercie Laurent Chapelier pour la photo de son grand oncle. Paul_Bourdet_3

 

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20 février 2021

VICTOR MARIE CHAUVEL

VIctor Chauvel Fonds A

Victor Marie Chauvel est né le 22 novembre 1891 au tertre Oréal à Plemet (Côtes d’Armor), il est le fils d’Isidore et de Marie Louise Goujon. Il a deux sœurs, Victorine née en 1893 et Marie Louise née en 1896, et un frère Jean né en 1899. En 1912, il habite à Clichy dans la région parisienne ou il exerce le métier de terrassier.
Il part effectuer son service militaire le 1er octobre 1912 au 19e RI de Brest, et est nommé caporal le 8 novembre 1913. Suite à la déclaration de la guerre, il quitte Brest avec son régiment le 8 août 1914 en direction du front.
Après les combats de Maissin, Sedan et Lenharrée, le 19e régiment d'infanterie est envoyé dans la Somme. Le 21 février 1915, le régiment est dans les tranchées de première ligne devant La Boisselle. Les Allemands bombardent nos tranchées toute la journée. Victor Marie Chauvel est tué, victime d'une bombe ennemie.

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20 janvier 2021

JEAN MARIE STEPHAN

Infanterie face

Jean Marie Stéphan naît à Bourbriac, dans les Côtes d'Armor, le 16 mai 1892. Il est le quatrième enfant d'une fratrie de onze. Ses parents, Jean Marie et Anne Marie Le Carré sont cultivateurs.
En 1912, à l'age de 20 ans, il part effectuer son service militaire et est affecté au 19e régiment d'infanterie de Brest. Lorsque la guerre est déclarée en aout 1914, il quitte Brest avec son régiment et prend part à tous les combats du régiment jusqu'au 17 décembre 1914 ou il est tué au combat devant Ovillers La Boisselle dans la Somme.

La famille Stéphan est durement touchée par la guerre car, outre Jean Marie, elle perd deux autres fils.
Yves Marie Augustin, sergent au 248e RI, est tué au combat le 25 septembre 1915 entre Souain et Perthes les Hurlus dans la Marne.
Théophile Marie, soldat au 248e RI, disparaît au combat le 30 juin 1916 à Thiaumont dans la Meuse.

Merci à son arrière petite nièce Hélène pour ses informations.


02 novembre 2020

ALAIN YVES LE NAOUR

VerdunAlain Yves LE NAOUR est né le 3 aout 1895 à Elliant, dans le Finistère, ou ses parents, Alain François et Marie Mathurine Rolland, sont cultivateurs. A 20 ans, Alain Yves est facteur des télégraphes à Quimper. C'est cette année là, en 1915, qu'il est mobilisé au 19e régiment d'infanterie de Brest dont il rejoint la caserne le 28 octobre.
Après quatre mois d'instruction il part en renfort le 1er mars 1916 au 19e RI qu'il rejoint à Herpont ou le régiment est repos. A la fin de ce mois de mars, le 19e RI part au combat à Verdun. Alain Yves Le Naour disparait le 17 avril 1916 lors de l'attaque allemande dans le secteur du ravin de la couleuvre.

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21 octobre 2020

CAPITAINE GEORGES ARCHAMBEAUD

ARCHAMBEAUDGeorges Hyacinthe ARCHAMBEAUD est né le 11 février 1876 à Saint Pierre sur l'ile de la Réunion.
Elève a Saint Cyr, il fait partie de la promotion Bourbaki. Il est sous lieutenant en 1899. Il est promu lieutenant au 155e R.I à Verdun en 1901. En 1904, il passe au 124e R.I de Laval. Nommé au 41e R.I de Rennes en 1910, il est promu capitaine au 19ème régiment d'infanterie de Brest le 28 juin 1913. Il commande la 4ème compagnie.
Le 22 août 1914, à la bataille de Maissin, le capitaine ARCHAMBEAUD est tué en participant, à la tete de sa compagnie, a l'assaut du village Belge de MAISSIN. Il a reçu une citation :

   " A conduit brillamment sa compagnie à l'attaque d'un village le 22 août 1914, a été mortellement frappé au moment ou il abordait l'ennemi à la baïonnette. "

Merci à son arrière petit fils Matthieu ARCHAMBEAUD pour ses informations.

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05 septembre 2020

FELIX MARIE GLORY

Félix GloryFélix Marie GLORY est né à La Prenessaye, dans les Côtes d'Armor, le 20 avril 1889. Son père, Félix, est laboureur et sa mère, Marie Françoise Le Flahec, est ménagère. Il a un frère ainé, Jean, né en 1885.
En octobre 1910, Félix part effectuer son service militaire au 19e régiment d'infanterie de Brest. Libéré fin septembre 1912, il rentre à La Prenessaye ou il exerce le métier de Laboureur.
Rappelé par le décret de mobilisation générale d'aout 1914, Il se rend la caserne du 19e R.I. à Brest des le 3 aout. Puis, le 24 octobre 1914, il rejoint son régiment sur le front dans le secteur de Thiépval dans la Somme. Affecté à la 6e compagnie commandée par le capitaine Guerlesquin, il fait partie de la première vague d'assaut sur Ovillers La Boisselle le 17 décembre 1914. Félix Marie Glory disparaît au combat au cours de cette journée.

22 août 2020

THEOPHILE ENTEM

Fils d'Hippolyte et de Jeanne Marie Rolland, Théophile ENTEM naît le 23 septembre 1890 à Bégard dans les Côtes d'Armor. Quelque temps plus tard, la famille part s'installer à Plourivo ou il est cultivateur dans la ferme familiale.

P1090733En octobre 1912, Théophile est appelé sous les drapeaux pour faire son service militaire qu'il effectue au 19e régiment d'infanterie de Brest. Après la déclaration de la guerre, il quitte Brest avec son régiment le 8 aout 1914 pour se rendre dans les alentours de Sedan. Après quelques jours, le 19e R.I. entre en Belgique et livre son premier combat à Maissin le 22 aout 1914. C'est au cours de cette bataille que Théophile ENTEM est tué au combat.
De nos jours, il repose probablement dans l'un des deux ossuaires du cimetière militaire "Pierre Massé" à Maissin.
Théophile Entem est décoré de la Croix de Guerre à titre posthume :
" Soldat brave et dévoué. Glorieusement tombé pour la France le 22 aout 1914 à Maissin en se portant à l'assaut."

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02 juillet 2020

LES AMIS DE LA CLASSE 1906

19e RI Les amis de la classe 1906

S. Leclair, que je remercie, m'a fait parvenir cette photo de soldats du 19e régiment d'infanterie prise lors de leur service militaire en 1906. Son arrière grand père, Joseph Léon Valentin Edmond DROUIN est au dernier rang, le deuxième en partant de la droite. Malheureusement, le nom des autres soldats présent sur la photo ne sont pas connus. N'hésitez pas à me contacter si vous pensez reconnaître votre aïeul sur ce cliché.

DROUINJLéonS. Leclair m'a également envoyé la biographie de son arrière grand père que je vous livre ci-dessous:

Joseph "Léon" Valentin Edmond DROUIN est né le 12 avril 1886 à La Bleure, Chauché (85). C'est une famille nombreuse de cultivateurs. Ils déménagent plusieurs fois et s'installent enfin à Treize-Septiers (85). C'est là que Léon rencontre sa future femme, Marie GILLOT (1890-1983). Les jeunes époux sont très pieux, comme la plupart des Vendéens de l'époque. Ils se marient le 9 septembre 1913 à Treize-Septiers, et s'installent avec la famille de Marie au village des Godelinières.

Lorsqu'éclate la Première Guerre Mondiale, Joseph rejoint le 293e Régiment d'Infanterie, dit "des Vendéens", basé à la Roche-sur/Yon (85). Sa femme est alors enceinte, elle accouchera d'une petite fille chétive, prénommée Marie, qui naît en décembre 1914 mais ne survit pas plus de 2 heures.

Pendant son service militaire (1907-1909), Léon avait d'abord été incorporé (classe de 1906) au 19e Régiment d'Infanterie en tant que soldat de 2e classe. Il est ensuite passé dans la réserve de l'armée, et en 1913, il est affecté au 293e RI. Il est rappelé à l'activité en août 1914 (mobilisation générale) et rejoint le corps d'armée dès le 5 août. Sa fiche militaire ne donne que peu de renseignements sur son parcours. Toutefois, des lettres envoyées régulièrement à sa "petite femme" en Vendée révèlent quelques informations précieuses. Il envoie deux ou trois cartes postales avec des photographies de soldats pendant leur entraînement "en intérieur". Il a été chargé pour un temps de s'occuper d'un cheval (au service de l'infirmerie) mais il y a eu un "incident", qui a fait que Léon a perdu la confiance de son supérieur et été changé d'affectation. Il sera finalement chargé de ramasser les blessés avec un brancard, une occupation qui n'est bien sûr pas sans risque!

C'est grâce à une permission vers le mois de février 1916 qu'il peut revoir enfin sa femme après cette longue séparation. Lorsqu'il écrit de nouveau du front (ou de l'intérieur), il semble préoccupé. Il apprend quelques mois plus tard que sa femme attend un autre enfant, mais il est inquiet, quoique résigné à son sort. Il demande à sa femme de se ménager à cause de sa "condition". Ils ont déjà perdu un enfant, il veut qu'elle se repose, qu'elle ne fasse pas trop d'efforts... La vie à la ferme, sans mari, est dure. Le père de Marie est décédé quelques mois plus tôt, les femmes doivent faire de leur mieux. L'expérience de la guerre ne lui fait pas douter de sa foi (ses lettres font constamment référence aux neuvaines, aux prières, et il inscrit souvent les initiales JMJ pour "Jésus Marie Joseph"). Il ménage sa femme tant bien que mal, ne donnant que peu de détails sur les horreurs auxquelles il a dû être confronté, racontant parfois quelque épisode de la vie de soldat, tout en admettant qu'il a parfois du mal à se concentrer ou se sentir concerné par les nouvelles de la vie civile que Marie lui raconte dans ses lettres. En juillet 1916, les lettres de Léon s'arrêtent, la dernière date du 6 juillet au soir, et il s'apprête à rejoindre le front pour une action avec son bataillon. Il répète encore qu'il fait confiance à Dieu, et s'en remet à lui quelque soit le sort qui lui est réservé. Il se trouve alors près du fort de Douaumont, près de Verdun (Meuse), et cette bataille en va-et-vient entre les Allemands et les alliés dure déjà depuis le mois de février, sans qu'aucun camp n'ait réussi à prendre le dessus. La prochaine lettre que Marie envoie à son mari lui revient. Il se passe plusieurs semaines, mais Marie apprend (probablement vers le mois d'août) que Léon a été tué au matin du 7 juillet 1916. Son acte de décès est transcrit au registre de Treize-Septiers. Son avis de décès militaire (fiche "Mort pour la France") est consultable sur le site Mémoire des Hommes.

Marie accouche en novembre 1916 d'une deuxième fille, prénommée Marie Thérèse Léontine. Celle-ci survit et finira par se marier juste après la Deuxième Guerre Mondiale. Elle aura 3 enfants.Quant à Marie, la veuve de Léon, elle portera le noir toute sa vie, ainsi que sa coiffe de vendéenne. Elle ne s'est jamais remariée.

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