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08 août 2017

FRANCOIS-PIERRE MOYSAN

François-Pierre MOYSAN 1916

Sergent-fourrier en fonction à la 7ème compagnie (IIème bataillon) du 19ème RI, François-Pierre Moysan est mort pour la France le 30 juillet 1916 dans les environs de Reims.
Né le 10 août 1891 à Plounevez-Lochrist, bourg dont son père était le notaire, il était l’aîné de sept enfants survivants d’une fratrie de neuf. Il devint par la suite citoyen de Fouesnant lorsque son père reprit l’étude notariale du bourg au tout début du XXème siècle. Il était en voie d’achever ses études de notariat à Brest et se destinait à succéder à son père lorsqu’il fut déclaré apte au service armé lors du conseil de révision qui se tint à Fouesnant en février 1912, et c’est au 19ème RI, rejoint en septembre, qu’il fut incorporé en octobre de la même année ; il ne devait dès lors plus quitter l’uniforme jusqu’à sa mort.
Durant ces presque quatre années, il a beaucoup écrit.
D’abord, entre 1912 et 1914 ; de nombreux courriers nous sont parvenus, dans lesquels il décrit l’incorporation, l’ordinaire, les séances au stand de tir, l’exercice, les marches aussi longues que nombreuses, les missions de police militaire dans Brest, les bivouacs, le peloton des caporaux, les tours de garde dans les différentes prisons, les épidémies qui sévissaient périodiquement, les sorties et permissions, l’infirmerie, le séjour en camp, l’alcoolisme, les prises d’armes, etc…., bref, la vie du régiment, sa vie au régiment, en temps de paix. Il ne se refuse pas également le plaisir de faire quelques portraits de gradés.

Lettre

Puis, dès août 1914, il rédige un carnet de guerre ; pour autant, sa verve épistolaire ne faiblit pas. Ce corpus permet de suivre pas à pas le régiment dans ses pérégrinations depuis le départ de Brest, et de voir la guerre telle que l’ont vue les fantassins : au ras du sol ; mais aussi d’un peu plus haut, en raison de ses fonctions à l’état-major du régiment. En outre, il ne s’interdit pas de donner ses impressions sur la façon dont sont conduites certaines affaires ; et toujours, demande des nouvelles de la vie à Fouesnant.
Lors de son incorporation, et compte-tenu de son niveau d’instruction, il lui fut proposé d’intégrer le peloton de formation des sous-officiers ; il refusa, se contentant dans un premier temps du peloton des caporaux, pour finalement l’abandonner : il préférait, écrit-il, la proximité de ses pairs simples fantassins. Assez rapidement il quitta la 3ème compagnie (Ier bataillon) et rejoignit la compagnie hors rang, affecté à l’infirmerie comme secrétaire du médecin major, tout en assurant des fonctions de soldat télégraphiste et d’instituteur au profit de ses camarades illettrés ou en difficulté avec la langue française. Il ne s’en cache pas dans ses écrits : sachant se rendre utile, il a fait en sorte d’obtenir les fonctions qui lui furent confiées, un peu moins exposées à la rudesse de la vie du fantassin ordinaire.
Au départ en campagne, triste mais résolu à faire son devoir, il conserve ses fonctions auprès du major, et remplit d’autres taches au sein de l’état-major du régiment, comme secrétaire de l’officier-payeur par exemple, et peut-être comme un des rédacteurs du JMO. Si, d’après ses écrits, il ne combattit probablement pas en toute première ligne lors de l’affaire de Maissin, il fut ensuite de tous les coups dans lesquels fut engagé le régiment jusqu’à fin juillet 1916.
Pendant ses deux ans de guerre, soldat discipliné plus soucieux de faire, comme les autres, son devoir que véritablement guerrier dans l’âme, sa conduite fut néanmoins assez honorable pour mériter une nomination au grade de sergent-fourrier, puis une citation à l’ordre du régiment en avril 1916 signalant ses qualités d’agent de liaison courageux lors de la bataille de Verdun et comportant attribution de la croix de guerre, enfin une seconde citation (posthume) à l’ordre de la division en août 1916 distinguant son énergie et sa bravoure.
Ayant remplacé volontairement un autre sergent, père de quatre enfants, alors que son unité était en cours de relève, dans un secteur agité, sous les feux de l’artillerie ennemie, François-Pierre Moysan était en poste dans une tranchée de seconde ligne, près du hameau (disparu) de Sapigneul, à une vingtaine de kilomètres au nord-ouest de Reims et en bordure du canal de l’Aisne à la Marne, lorsqu’il fut tué (épaule fracassée) par les éclats d’une torpille lancée d’un avion allemand, ainsi que le rapporte le récit familial (le caporal-infirmier Emile Madec signale, dans son carnet, que son « vieux copain de régiment» Moysan a été tué par un obus ou une bombe ; cf. « Milec, le soldat méconnu », S. Le Pautremat, édit.Vagamundo).

23 BCP 30-5-17 berry au bac

Inhumé d’abord dans un cimetière provisoire à Cormicy, son corps fut rapatrié en 1922 à Fouesnant à la demande de ses parents ; il y repose depuis dans le cimetière communal. Son nom est gravé sur le monument aux morts jouxtant l’église paroissiale, en compagnie de 182 de ses camarades d’infortune fouesnantais morts pour la France durant la Grande Guerre.

Texte de Louis Q. son petit-neveu que je remercie.

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17 juillet 2017

GEORGES BERNARD

Georges BERNARD est né le 11 mars 1893 à Boulogne sur Mer dans le Pas de Calais ou il est employé de tramway. Le 28 novembre 1913, il est incorporé au 155e régiment d'infanterie pour y effectuer son service militaire et c'est avec ce régiment que Georges BERNARD part à la guerre. Il est blessé par éclat d'obus au bras droit au combat de Bulainville le 6 septembre 1914.

Arbre andouilleIl passe au 19e régiment d'infanterie le 29 avril 1916 et est nommé soldat de 1ere classe le 24 février 1917.
Sa bravoure est remarquée lors d'un coup de main sur "l'arbre d'Andouille" dans le secteur de Quincy Basse le 2 février 1918 et lui vaut l'attribution de la Croix de Guerre avec étoile.
Fait prisonnier à Herly le 25 mars 1918 Georges BERNARD décède de pneumonie au lazaret de Saint Quentin le 13 juin 1918.

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22 mai 2017

JEAN ABIVEN

Albert - BlogJean ABIVEN est cultivateur à Plouguerneau ou il est né le 29 mars 1888. Il effectue son service militaire de 1909 à 1911 au 19e régiment d'infanterie de Brest, régiment qu'il rejoint le 3 aout 1914 à la suite du décret de mobilisation générale.
Après les combats de Maissin et Lenharrée, le 19e régiment d'infanterie est envoyé dans la Somme. Le 1er novembre 1914, alors que la mission du régiment est de prendre le chateau de Thiépval, Jean ABIVEN est blessé au combat. Evacué sur l'ambulance 4/11 à Senlis le Sec, il décède des suites de ses blessures à zéro heure dix le 2 novembre. Il repose de nos jours dans la nécropole nationale d'Albert dans la Somme.

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12 mars 2017

LE SOUS LIEUTENANT LOUIS BAILLY

Louis Honoré BAILLY est né le 28 février 1888 à Autun (Saône et Loire). En 1906, étudiant agé de 18 ans, il s'engage volontairement pour 3 ans au 4e régiment d'infanterie d'Auxerre ou il est nommé caporal en septembre 1906 puis sergent en octobre 1907. Il prolonge son engagement de deux années supplémentaires et quitte l'armée d'active en avril 1912. C'est a cette époque qu'il part s'installer en Bretagne.
A la déclaration de la guerre, il est mobilisé au 19e régiment d'infanterie de Brest qu'il rejoint dès le 2 aout 1914 avec le grade de sergent. Promu sous-lieutenant à la 6e compagnie le 12 décembre 1914, Louis Honoré BAILLY disparait cinq jours plus tard, le 17 décembre, au combat d'Ovillers La Boisselle.
Inhumé dans un premier temps à Ovillers, il repose actuellement dans l'ossuaire n°4 de la nécropole d'Albert.

Ossuaire Albert - Blog extrait

Ossuaire Albert - Blog

10 février 2017

"MILEC LE SOLDAT MECONNU" carnet de guerre du caporal infirmier Emile Madec du 19e RI

Couverture_Milec_recto

 

Incontournable et indispensable pour qui s'intéresse au 19e régiment d'infanterie de Brest pendant la première guerre mondiale, le livre "MILEC LE SOLDAT MECONNU" reprend l'intégralité des carnets de guerre d'Emile MADEC, caporal infirmier à la 5e compagnie du 19e RI. Ecrits d'aout 1914 au 7 mai 1917, date de sa mort au Chemin des Dames des suites de ses blessures de guerre, les carnets de guerre d'Emile MADEC permettent de suivre au jour le jour le parcours de son régiment, ce qui permet de pallier l'absence de JMO. Le livre est complété par des extraits de sa correspondance avec sa marraine de guerre, sa famille et ses amis ainsi que par des dessins et aquarelles qu'Emile Madec a réalisé sur le front.
Présenté et annoté par sa petite nièce Soizick Le Pautremat, préfacé par Nicolas Beaupré le livre "MILEC LE SOLDAT MECONNU" est édité par les éditions Vagamundo.

Pour en savoir plus => argu_Milec

 

Couverture_Milec_verso

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17 janvier 2017

ROGER POPINEAU

Fils de Jean Lucien et de Claire Elodie perier, Roger POPINEAU nait à Paris le 29 novembre 1897. Mobilisé à 19 ans, il abandonne ses études et incorpore le 54e régiment d’infanterie à Laval (53) en janvier 1916 où il reçoit une instruction militaire puis est muté au 124e régiment d’infanterie en juillet de la même année.

Roger Popineau au 54e RI
3ème à droite sur la photo, Roger Popineau lors de sa période d'instruction au 54e RI

En décembre 1916, Roger POPINEAU rejoint le front et, après avoir passé quinze jours au dépôt divisionnaire, est affecté dans une compagnie de mitrailleuse du 19e régiment d’infanterie qu’il rejoint dans le secteur d’Eix-Moulainville, tout près de Verdun. Malade, il est évacué le 26 janvier 1917 sur l’annexe Exelmans de l’hôpital central de Bar le Duc. Après trois semaines de soin, il bénéficie d’une permission de convalescence d’un mois et rejoint le 19e régiment d’infanterie le 20 mars 1917 qui s’achemine vers Soissons et le Chemin des Dames ou il livrera de durs combats à Laffaux et Hurtebise.
Le 16 aout 1917, cité à l’ordre du régiment, Roger POPINEAU est médaillé de la croix de guerre.
« Agent de liaison plein de bravoure et de sang-froid. A assuré des liaisons difficiles dans un secteur violement bombardé. »

19e RI-23
Roger Popineau et trois de ses camarades du 19e RI

Après l’armistice du 11 novembre 1918, Roger POPINEAU et son régiment séjournent au Grand-Duché du Luxembourg. En avril 1919, le 19e régiment d’infanterie rentre en Bretagne. Sa caserne de Brest étant occupée par les troupes américaines, il s’installe à Landerneau.
Démobilisé le 30 septembre 1919, Roger POPINEAU reprend ses études, interrompues par la guerre, à l’école de Sèvre d’où il sort ingénieur céramiste. Il décède à Neuilly sur Seine le 2 mars 1991 à l’âge de 93 ans.

croquis Roger Popineau - 17-19Excellent peintre et dessinateur, il a réalisé sur le front des portraits, dessins et croquis de ses camarades du 19e régiment d’infanterie ainsi que cette superbe tête de poilu.

         Le Poilu de Roger Popineau

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12 décembre 2016

LOUIS PETTON

Louis Joseph PETTON est né le 10 décembre 1887 à Bréles (Finistère). Etant menuisier à Saint Renan, il s'engage dans la marine pour cinq ans de 1906 à 1911. Rappelé par le decret de mobilisation générale d'aout 1914 il est mis à disposition de l'armée de terre pour la durée de la guerre suite au decret ministèriel du 29 aout 1914. Il est affecté au 19e régiment d'infanterie de Brest qu'il rejoint le 6 septembre 1914. Louis Joseph PETTON est tué à la Boisselle (Somme) le 3 mai 1915 et repose de nos jours dans l'ossuaire n°4 de la nécropole d'Albert (Somme).

Ossuaire Albert - Blog

 

20 juillet 2016

5 SOLDATS DU 19e RI DONT VICTOR DERRIEN

5 soldats du 19e RI

J'ai ajouté une nouvelle photo dans l'album "Photos de groupes" qui se trouve dans la colonne de droite.

Au dos de cette photo, une petite phrase "Souvenir de votre cousin Victor Derrien".
Il pourrait s'agir de Victor Derrien, né en 1889 à Saint Bihy dans les Côtes d'Armor, qui a effectué son service militaire au 19e régiment d'infanterie de 1910 à 1912. Rappelé au 19e régiment d'infanterie par la mobilisation générale du 2 aout 1914, il est promu caporal le 8 janvier 1915. Passé au 249e régiment d'infanterie, il est tué au combat le 12 mai 1916 à Verdun, secteur de Douaumont.

N'hésitez pas à regarder l'album "Photos de groupes" ici => http://19emeri.canalblog.com/albums/photos_de_groupes/index.html , vous y reconnaitrez peut être un membre de votre famille.

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17 avril 2016

VERDUN 17 AVRIL 1916

BDIC_VAL_207_021
Verdun - Le ravin de la Dame et le ravin de la Couleuvre - BDIC VAL 207/021

Dès le matin, le bombardement habituel reprend et s’amplifie d’heure en heure. L’extrême violence de ce dernier détruit tout. Les tranchées et positions françaises sont nivelées et beaucoup de soldats du 19e régiment d’infanterie sont victimes de cet ouragan de fer et de feu, tués, blessés, enterrés vivants, disparus…

A 11 heures 30, les Allemands passent à l’offensive. Abasourdis, les survivants tentent de repousser l’ennemi. Dans le secteur du 1er bataillon, il parvient à s’infiltrer dans le bois Albain, le ravin de la Couleuvre, le bois Nawé et, contournant les positions françaises, il surprend nos soldats par derrière et fait de nombreux prisonniers.

De leur côté, les 2e et 3e bataillons résistent farouchement aux assauts et ne cèdent le terrain que pas à pas. La 8e compagnie est submergée et les soldats allemands s’engouffrent dans cette brèche mais une contre-attaque de la 10e compagnie parvient à refouler ces hommes jusque la tranchée Picard.

AFGG - Verdun avril 1916 Extrait

En fin de journée, les Allemands n’ont progressés que d’environ 500 mètres. L’héroïque résistance du 19e régiment d’infanterie l’ayant empêché d’aller plus loin. Mais à quel prix, 110 hommes sont tués au combat pour cette seule journée du 17 avril 1916.

Décimé, le 19e régiment d’infanterie est relevé de l’enfer de Verdun le 20 avril 1916.

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15 avril 2016

SOUS LES MARMITES

Jaisson Robert 1Dernière lettre écrite par Robert JAISSON, de la 1ere compagnie du 19e RI, qui sera tué deux jours plus tard, le 17 avril 1916 à Verdun.

Sous les marmites le samedi 15 avril veille des Rameaux

Cher Papa,

            J’étais de garde la nuit dans le Boyau devant le gourbi des officiers de la Cie, hier soir quand on est venu m’apporter ta lettre. Il pleuvait de la grêle mais faisait un magnifique clair de lune. J’étais gelé et trempé. Ta lettre m’a réchauffé le cœur. A la lueur de la lune et des fusées que les Boches lancent toute la nuit j’ai déchiffré le plus gros. J’ai été me coucher à minuit et je l’ai relue ce matin. Oh oui vous avez bien raison de prier pour moi.
La vie est encore plus difficile ici depuis qu’il pleut. Si tu voyais la boue qu’il y a dans le boyau. Une boue liquide aussi claire que de l’eau.
Ah tu avais bien raison de plaindre les soldats des tranchées quand il pleuvait. La capote est toujours trempée pleine de boue fraîche et qui ne sèche pas. Les pieds trempent dans l’eau. Ce n’est pas ça qui nous réchauffe pour peu que  la température se soit refroidie comme en ce moment. Les marmites suffiraient bien à nous embêter tu peux croire. Il en tombe un peu moins mais juste en plein sur le Boyau. Nous sommes 80 de la compagnie aux tranchées. Tous les soirs il en part trois ou quatre comme blessés. Dans mon escouade nous restons 3. Je crois que nous allons changer de secteur cette nuit pour aller à 2 km sur la droite. Entre Douaumont et Vaux comme dit le communiqué. Nous sommes mal ici mais à côté de là-bas il paraît que nous sommes au paradis. Là-bas il ne tomberait que des 300 ou des 420. Ça fait de beaux petits trous tu peux le croire. J’en ai vu 5 à 6 mètres de diamètre et 3 à 4 de profondeur. On y mettrait sans se gêner tout un attelage chevaux et voiture. Il faut voir quand ça tombe. L’eau de pluie se met dans tous ces trous de marmite. Quand on est éreinté de courir (ça monte rien que des côtes à pic) sous les marmites et qu’on n’en peut plus on descend dans un de ces trous et on va boire de l’eau au fond. C’est la guerre on n’est pas fier. Heureux encore quand on peut trouver de l’eau car il n’y en a pas toujours. Il y a des moments où les jambes ne veulent plus avancer et plient sous vous. On ne se figurerait pas ce qu’on fatigue. On ne se repose pas dans les tranchées, Dame non.
Enfin il est question que nous serons peut-être relevés pour le 20. Il serait temps car on est épuisé de toute façon.
En cas d’accident j’ai dit à mon camarade de vous prévenir. C’est le 3e à qui je donne mon adresse, les 2 autres ont été blessés et c’est moi qui ai écrit chez eux.
Tante Thérèse m’a envoyé des œufs durs, des bonbons et de l’alcool de menthe. Elle est bien bonne pour moi je n’aurais jamais cru qu’elle eut si bon cœur.
Je t’ai dit que si j’échappais à cette guerre j’ai fait un vœu à la Ste Vierge. Je ne resterai pas dans cette vie. Mais nous en reparlerons plus sérieusement si j’en échappe et si nous nous retrouvons.
Je serais content d’avoir votre photographie si vous pouviez vous faire photographier tous tous ensemble. Je veux que tu sois dessus.     
 Au revoir donc cher Papa chère Maman. Priez tous bien pour moi.

            Je vous embrasse

                                   Robert
Ecrivez-moi tous les jours. Si vous saviez comme ça fait du bien de recevoir une lettre.
Il y a un an la veille des Rameaux c’est moi qui ai cloué les guirlandes dans l’église de PLanty. Vous m’enverrez un peu de buis dans les lettres ça me portera bonheur. J’ai encore du laurier de l’année dernière. Il doit y avoir des feuilles et des fleurs. Ici la terre est noire de poudre.

Découvrez l'histoire de Robert JAISSON => ICI

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