20 janvier 2021

JEAN MARIE STEPHAN

Infanterie face

Jean Marie Stéphan naît à Bourbriac, dans les Côtes d'Armor, le 16 mai 1892. Il est le quatrième enfant d'une fratrie de onze. Ses parents, Jean Marie et Anne Marie Le Carré sont cultivateurs.
En 1912, à l'age de 20 ans, il part effectuer son service militaire et est affecté au 19e régiment d'infanterie de Brest. Lorsque la guerre est déclarée en aout 1914, il quitte Brest avec son régiment et prend part à tous les combats du régiment jusqu'au 17 décembre 1914 ou il est tué au combat devant Ovillers La Boisselle dans la Somme.

La famille Stéphan est durement touchée par la guerre car, outre Jean Marie, elle perd deux autres fils.
Yves Marie Augustin, sergent au 248e RI, est tué au combat le 25 septembre 1915 entre Souain et Perthes les Hurlus dans la Marne.
Théophile Marie, soldat au 248e RI, disparaît au combat le 30 juin 1916 à Thiaumont dans la Meuse.

Merci à son arrière petite nièce Hélène pour ses informations.


05 septembre 2020

FELIX MARIE GLORY

Félix GloryFélix Marie GLORY est né à La Prenessaye, dans les Côtes d'Armor, le 20 avril 1889. Son père, Félix, est laboureur et sa mère, Marie Françoise Le Flahec, est ménagère. Il a un frère ainé, Jean, né en 1885.
En octobre 1910, Félix part effectuer son service militaire au 19e régiment d'infanterie de Brest. Libéré fin septembre 1912, il rentre à La Prenessaye ou il exerce le métier de Laboureur.
Rappelé par le décret de mobilisation générale d'aout 1914, Il se rend la caserne du 19e R.I. à Brest des le 3 aout. Puis, le 24 octobre 1914, il rejoint son régiment sur le front dans le secteur de Thiépval dans la Somme. Affecté à la 6e compagnie commandée par le capitaine Guerlesquin, il fait partie de la première vague d'assaut sur Ovillers La Boisselle le 17 décembre 1914. Félix Marie Glory disparaît au combat au cours de cette journée.

28 février 2020

ALAIN MARIE KERAVEL

Calvaire OvillersFils de Jean Pierre et de Marie Anne Torillec, Alain Marie KERAVEL nait le 16 octobre 1883 à Telgruc dans le département du Finistère.
En octobre 1903, âgé de 20 ans, il s'engage dans la marine ou il reste jusque décembre 1904. De retour à Telgruc, il exerce le métier de cultivateur et se marie en janvier 1908 avec Jeanne Dagorn. De cette union naît quatre filles dont une meurt en bas age.
Mobilisé par le décret de mobilisation générale d'aout 1914, Alain Marie Keravel est affecté au 19e régiment d'infanterie de Brest qu'il quitte, avec son régiment, le 8 aout 1914 pour rejoindre le front. Affecté à la 7e compagnie, il participe a tout les combats jusqu'au 17 décembre 1914, date à laquelle il est tué au combat devant le village d'Ovillers La Boisselle.
Il est décoré de la Croix de Guerre à titre posthume en 1922 avec la citation suivante:
"Brave soldat. Mortellement frappé en se portant vaillamment à l'attaque le 17 décembre 1914 à La Boisselle."

Alain Marie Keravel ne connaîtra jamais sa cinquième fille née quelques mois après son décès en 1915.
Je remercie Sylvie Keravel pour ces informations sur son arrière grand père.

26 février 2018

LOUIS CORENTIN PICHAVANT

archives_I880404RLouis Corentin PICHAVANT est né le 20 octobre 1893 à Ergué Armal dans le Finistère. Habitant Gouesnach, il exerce le métier de cultivateur lorsqu'il est appelé pour effectuer son service militaire. Il est incorporé au 19e régiment d'infanterie et rejoint la caserne à Brest le 28 novembre 1913. Suite à la déclaration de la guerre, il quitte Brest avec son régiment le 8 aout 1914 et participe à tous les combats jusqu'au 17 décembre 1914 ou l'attaque d'Ovillers La Boisselle lui est fatale. Il est porté disparu au combat et son décès ne sera reconnu qu'en 1920 par un jugement rendu par le tribunal de Quimper.
Le nom de Louis Corentin PICHAVANT est incrit sur le monument aux morts de Gouesnach.

Merci à Corinne Rivoallan pour ses informations.

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12 mars 2017

LE SOUS LIEUTENANT LOUIS BAILLY

Louis Honoré BAILLY est né le 28 février 1888 à Autun (Saône et Loire). En 1906, étudiant agé de 18 ans, il s'engage volontairement pour 3 ans au 4e régiment d'infanterie d'Auxerre ou il est nommé caporal en septembre 1906 puis sergent en octobre 1907. Il prolonge son engagement de deux années supplémentaires et quitte l'armée d'active en avril 1912. C'est a cette époque qu'il part s'installer en Bretagne.
A la déclaration de la guerre, il est mobilisé au 19e régiment d'infanterie de Brest qu'il rejoint dès le 2 aout 1914 avec le grade de sergent. Promu sous-lieutenant à la 6e compagnie le 12 décembre 1914, Louis Honoré BAILLY disparait cinq jours plus tard, le 17 décembre, au combat d'Ovillers La Boisselle.
Inhumé dans un premier temps à Ovillers, il repose actuellement dans l'ossuaire n°4 de la nécropole d'Albert.

Ossuaire Albert - Blog extrait

Ossuaire Albert - Blog

16 décembre 2015

EMOUVANTE CARTE POSTALE

Emouvante carte postale, évoquant les nombreuses victimes de l'attaque d'Ovillers le 17 décembre 1914, envoyée par un soldat du 19e régiment d'infanterie à sa fiancée.

Recto

Le 15 janvier 1915

Ma chère petite Marie

Je viens de recevoir ta carte. Je suis heureux de savoir que tu es toujours en bonne santé et moi je suis de même, Dieu merci. Alors, tu as su que le 19e a été complétement détruit. Je t’assure qu’on avait fait du propre. Nous sommes partis à 4 heures du matin avec 2500 hommes pour faire une attaque et à 6 heures et demie nous étions que 1200 hommes et alors tu n’as qu’à voir combien qui ont laissé leur peau. Je t’assure qu’on aura beaucoup de mal à retourner.

Ton ami qui t’aime et qui pense toujours à toi.

 

Verso

15 décembre 2014

CENTENAIRE DES COMBATS D'OVILLERS LA BOISSELLE

Le 17 décembre 1914, le 19e régiment d'infanterie partait à l'assaut du village d'Ovillers. Combat ou le régiment a 302 soldats  tués et plus de 800 blessés ou fait prisonniers.

Dans le cadre du centenaire de cette offensive, une commémoration a eu lieu à Ovillers La Boisselle le samedi 13 décembre 2014. Cent ans après, une délégation bretonne venue de Landerneau, mais aussi des allemands de Hünfeld se sont retrouvés pour rendre un hommage à toutes les victimes de cette tragique journée du 17 décembre 1914.

Après la messe dite en allemand, français et breton dans l'église d'Ovillers, le cortège, accompagné du bagad de Landerneau, des musiciens allemands de Hünfeld et du Samarobriva Pipe Band d'Amiens, s'en rendu au carré breton dans le cimetière britannique d'Ovillers La Boisselle.

  Le Samarobriva Pipe Band 

Le Samarobriva Pipe Band                     Le Bagad Bro Landerne de Landerneau

Le bagad Bro Landerne de Landerneau

 

 

 

 

 

 

Dépôt de gerbe au carré breton

Les drapeaux

 

 

 

 

  


Dépôt de gerbes au carré breton  

La cérémonie s'est poursuivie au calvaire breton d'Ovillers avec les discours des officiels et les dépôts de gerbes de fleurs. Un hommage est rendu au lieutenant Augustin de Boisanger du 19e RI avec l'évocation de l'histoire du calvaire érigé par sa famille.

Dépôt de gerbe
Les enfants d'Ovillers La Boisselle déposent une gerbe au pied du calvaire breton

Puis retraite aux flambeaux jusqu'à La Boisselle ou un moment de recueillement a lieu devant le monument aux morts.

recueillement devant le monument aux morts de La Boisselle

La cérémonie se termine par la lecture de textes et chants à l'Ilot, site resté en l'état depuis la fin de la 1ère guerre mondiale comportant d'importants  vestiges de la terrible guerre des mines qui y a sévit et ou beaucoup d'hommes du 19e régiment d'infanterie ont perdu la vie au cours de l'hiver 1914-1915.

L'Ilot
Chants et lectures à l'Ilot

Une petite vidéo réalisée par le journal "Le courrier picard". Cliquer sur la flèche pour la visionner.