18 avril 2010

Mathurin QUEFFELEC

Madame Bathany m'a fait parvenir la photo de son grand père
Mathurin QUEFFELEC
.

Mathurin_QUEFFELEC

Cette photo a été prise lors du service militaire de Mathurin QUEFFELEC qu'il a effectué au 19e régiment d'infanterie en 1903.
Rappelé sous les drapeaux lors de la mobilisation générale en 1914, il a fait toute la campagne 1914-1918 dans les rangs du 219e régiment d'infanterie.

Mathurin_QUEFFELEC_2

Je remercie Madame Bathany pour ces documents et Monsieur Le Chatreux pour son aide.

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27 février 2010

LA GUERRE DES MINES

Suite à la guerre de mouvement des premiers mois, les combats évoluent vers une guerre de position. Français et Allemands construisent des tranchées ou chacun se retranche et se fortifie.
C'est à ce moment qu'apparaît la guerre des mines.
Le principe est simple. Les sapeurs du génie français et allemands creusent des galeries souterraines jusque sous les tranchées ennemies.

Galerie_de_mine
Une galerie de mine

Ils placent une charge explosive dans le fourneau de mine et font exploser celle-ci. Ce qui provoque un cratère ou entonnoir plus ou moins important selon la charge explosive qui bouleverse la tranchée ennemie et enseveli les hommes qui s'y trouvent. A ce moment, les soldats se portent sur l'entonnoir pour l'occuper, ce qui occasionne de furieux combats.
Ces travaux de constructions de galerie étant quelque peu bruyant, l'ennemi savait alors qu'il se passait quelque chose sous leurs pieds. Il creusait alors une galerie sous celle qui était découverte pour y placer une contre-mine ou camouflet qui était destiné à détruire la galerie adverse. C'était alors une course de vitesse à celui qui ferait jouer sa mine en premier.
La guerre des mines a sévi sur le front d'Ovillers La Boisselle pendant tout le début 1915.

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Un épisode de la guerre des mines sur le front du 19e RI
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Dans le secteur de l'îlot, trois fourneaux de mines préparés par le génie devait être mis à feu dans la soirée du 7 février 1915 afin de détruire les fourneaux de mines allemands. En vue de ces exposions, la garnison de l'îlot avait été évacuée en deuxième ligne et il ne restait, pour garder le secteur, que quelques éléments de la 8e compagnie du 19e régiment d'infanterie.
Malheureusement, l'ennemi a été plus rapide. Dans la nuit du 6 au 7 février à 1 heure 45, ils font exploser leurs fourneaux de mines provoquant trois profondes excavations devant la tranchée E de l'îlot. Parmi les hommes du 19e RI qui gardaient la tranchée E, 33 sont mis hors de combat, tués, blessés ou ensevelis.
Immédiatement après l'explosion, les allemands passent à l'offensive. Des 2 heures, l'artillerie française exécute un tir de barrage et les différentes sections du 19e régiment d'infanterie, qui avaient été placés en deuxième ligne, se ruent dans les entonnoirs produit par les explosions afin d'empêcher l'assaillant de s'y installer. La fusillade est très nourrie, un des entonnoirs est pris de flanc par une mitrailleuse ennemie. Le sergent Salic, de la 10e compagnie, repousse deux attaques à la baïonnette et se maintient dans une excavation à moins de six mètres des allemands. Les brancardiers arrivent pour porter secours aux blessés et ensevelis. On creuse un parapet de tir sur un des bords de l'entonnoir ainsi qu'un boyau pour relier l'entonnoir à nos lignes.
De leur coté, les allemands commencent également quelques ébauches de tranchées sur les bords opposés de l'entonnoir. Ils tentent une nouvelle attaque à 6 heures du matin, sans plus de succès.
Le général de Lavilléon, commandant la 44e brigade, donne l'ordre d'occuper l'intégralité de l'entonnoir et d'en déloger les allemands qui tentent de s'y installer. Cette mission est confiée au commandant Viotte, chef du 2e bataillon du 19e RI. Après une préparation d'artillerie d'un quart d'heure, la 8e compagnie s'élance à l'assaut à 15 heures 15. Le succès est total. La compagnie occupe l'entonnoir et s'y organise défensivement.

Au cours de ces tragiques événements du 7 février 1915, beaucoup d'hommes du 19e RI seront mis hors de combat dont plusieurs tués parmi lesquels les lieutenants Frédéric Quémar et François Mangin, l'adjudant Jules Bécard, le sergent Emile Baptiste, les caporaux François Leroux et Jean Stéphan ainsi que les soldats Albert Ansquer, Louis Bonnizec, françois Brenterch, Eugène Chauvel, Hervé Guillerm, Guy Herry, Jean Pierre Hervé, Jean Yves Le Coz, Ignace Madec, Armand Martin, Ernest Meuric, Yves Moal, Victor Pluen, René Reigner, Albert Ropars, François Marie Seité, Isidore Stéphan, François Ludovic Tessier et Pierre Toudic.

Le 9 février 1915, le 19e régiment d'infanterie est relevé des premières lignes par le 118e régiment d'infanterie et part au repos dans les cantonnements de Hennencourt, Lavieville et Millencourt.

 

04 février 2010

LES TROIS FRERES QUILLIEN

La famille QUILLIEN a payé un lourd tribu à la guerre. En l'espace d'une année, elle a perdu trois de ses fils.
Deux étaient mobilisés au 19e régiment d'infanterie, le troisième au 219e régiment d'infanterie.

Quillien

Jean Pierre Quillien, soldat au 19e RI, a été tué lors de l'attaque de La Boisselle le 17 décembre 1914, à l'age de 31 ans.
Deux mois plus tard, Jean Jacques Quillien sergent au 19e RI, succombe à son tour le 20 février 1915 au même endroit, La Boisselle. Il avait 23 ans.
Jean Marie Quillien, agé de 29 ans est soldat au 219e RI. Il s'éteint le 19 septembre 1915 à l'hôpital de Saint Servan des suite d'une maladie contractée au front.

Je remercie Mr Le Chatreux de m'avoir communiqué cette photo.

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11 janvier 2010

L'ALBUM PHOTO DU LIEUTENANT JEANTREL

Voici quelques photos prises par le lieutenant Jeantrel que Guy François, propriétaire de l'album, a eu l'extrême gentillesse de me communiquer.
Ces clichés ont été pris dans la Somme dans le secteur d'Ovillers La Boisselle, Bécourt, Fricourt pendant l'hiver 1914-1915, période ou le 11e Corps d'Armée, dont faisait partie le 19e régiment d'infanterie, occupait ce secteur.
Le lieutenant Jeantrel n'était pas au 19e régiment d'infanterie. Il faisait partie du 28e Régiment d'Artillerie ou il était officier à la 8e batterie du 3e groupe. Le 28e RA est le régiment d'artillerie du 11e CA et il passé l'hiver 1914-1915 en compagnie des fantassins du 19e régiment d'infanterie.

1___Lieutenant_Jeantrel_et_adjudant_Car_me

Le lieutenant Jeantrel (à droite) et l'adjudant Carême dans un abri de première ligne.

2___Une_tranchee_devant_La_Boisselle

Une tranchée devant La Boisselle.

3___Ruines_de_La_Boisselle

Les ruines de La Boisselle vues depuis un PC du 28e RA.
Les lignes blanches visibles au premier plan sont les tranchées allemandes.

4___P

Officiers du 19e RI.
Le deuxième en partant de la gauche est le commandant Wolf, chef du 3e bataillon.

5___Casemate_du_28e_RAC_devant_La_Boisselle

Casemate de canon de 75 du 28e RA construite devant La Boisselle.

6___Basilique_d_Albert

La basilique d'Albert en ruine et sa célèbre vierge penchée.

Grand merci à Guy François pour le partage de ces photos.

10 novembre 2009

THEODORE BOTREL - UNE CROIX DANS LA TRANCHEE

Voici un poème de Théodore Botrel dédié " Aux compatriotes du 19e ". Écrit en mai 1915 à La Boisselle, ce poème a pour titre " Une croix dans la tranchée ".

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AUX COMPATRIOTES DU 19e
UNE CROIX DANS LA TRANCHÉE

Nous suivions la tranchée à vingt mètres des Boches,
Silencieux, le dos voûté, le pied glissant,
Et les canons "tapaient" là, si proches,
Que le vent des obus nous fouettait en passant.

Nous voyons à travers les créneaux La Boisselle,
Son petit cimetière et son îlot brumeux,
Paysage banal qu'un frôlis de ton aile
A fait sublime, ô gloire, et pour jamais.

Nous bonjournions les gars bretons du 19e
A leurs postes d'écoute au long des longs boyaux
Où échangeant deux mots "brezounek" parfois même,
Les "tiens bon" se croisaient avec les "kenavos".

Quand, tout à coup, je vis au bas d'une tranchée
Une petite croix faite avec deux roseaux
Croix sans date et sans nom timidement cachée
Comme en font les enfants sur les tombes d'oiseaux.

Qui était donc ce mort, quand tomba t'il ? Mystère
Il était de ceux là qu'on note "disparus"
Et qui, devant les yeux des remueurs de terre,
Sous le coup de leurs pics, un soir, sont reparus.

On ne dérange pas ce corps du camarade
On salue, on se signe et le travail reprend
Si bien qu'il reste encore là, sous la fusillade
Soldat jusqu'au-delà du tombeau, dans le rang.

Et devant l'humble croix, saisi d'un trouble étrange,
Je me sentis jaloux de ce mort radieux
Qui, face à l'ennemi, dans son linceul de fange,
Dormait là du grand sommeil des héros et des dieux.

Théodore Botrel - La Boisselle 13 mai 1915
Merci beaucoup à Jean Bannier pour ce document.

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Th_odore_Botrel

Célèbre chansonnier breton, Théodore Botrel avait été nommé par le ministère de la guerre "Chansonnier aux armées". Pendant tout le conflit, il s'est rendu sur tous les différents secteurs du front, ou il donnait des spectacles patriotiques.
Théodore Botrel a écrit beaucoup de poèmes et chansons dont la célèbre "Rosalie".


07 novembre 2009

LE LIEUTENANT PAUL BOURDET

Pâtissier à Brest dans le civil, Paul Bourdet est lieutenant de réserve au 19e régiment d'infanterie.

paul_bourdet

A la mobilisation, il rejoint le régiment ou il prend le commandement d'une section de la 7e compagnie du 2e bataillon. Le 22 août 1914 à Maissin, commandant l'avant garde du 2e bataillon, le lieutenant Paul Bourdet quitte Paliseul à la tête de sa section. La mission du 2e bataillon est de se rendre au moulin de Vilance en passant par Framont et le Franc-bois afin de couvrir le flanc-droit de la 22e Division d'infanterie.
Grièvement blessé lors de combats, le lieutenant Paul Bourdet décède des suites de ses blessures.
Il repose au cimetière Pierre Massé à Maissin en Belgique.

Paul_Bourdet_2  Je remercie Laurent Chapelier pour la photo de son grand oncle. Paul_Bourdet_3

 

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08 octobre 2009

PERTES DU 19e RI VERDUN 31 octobre 1916 au 31 décembre 1916

Aujourd'hui, quelques chiffres.
Dans un document de la 22e division d'infanterie figure un état des pertes du 19e régiment d'infanterie dans le secteur de Vaux-Damloup pour la période du 31 octobre au 31 décembre 1916.

Du 31 octobre au 10 novembre 1916 :

  • Blessés :  217
  • Malades :  51
  • Tués :      82
  • Disparus :  47
  • Soit un total de 397 hommes.

Nota : Le 19e RI est en première ligne et a pour mission de porter les lignes françaises jusqu'au village de Vaux. Période d'intenses combats sous de terribles bombardements.

Du 10 au 20 novembre 1916 :

  • Blessés :    91
  • Malades : 153
  • Tués :       15
  • Disparus :    0
  • Soit un total de 259 hommes.

Nota : Le 19e RI est relevé le 9 novembre par le 118e RI et va au repos à Haudainville jusqu'au 17 novembre ou il remonte en ligne dans le secteur du bois Fumin.

Du 20 au 30 novembre 1916 :

  • Blessés :   46
  • Malades : 171
  • Tués :       14
  • Disparus :    1
  • Soit un total de 232 hommes.

Nota : En ligne depuis le 17 novembre, pas de combats mais des bombardements incessants.

Du 30 novembre au 10 décembre 1916 :

  • Blessés :   14
  • Malades :  97
  • Tués :        9
  • Disparus :   0
  • Soit un total de 120 hommes.

Nota : Le 19e régiment d'infanterie quitte les premières lignes le 27 novembre et va au repos à Haudainville. Il remonte au front le 5 décembre, toujours dans le secteur du bois Fumin, ou il relève le 116e RI.

Du 10 au 20 décembre 1916 :

  • Blessés :   15
  • Malades :   58
  • Tués :        5
  • Disparus :   0
  • Soit un total de 78 hommes.

Nota : Le régiment participe à une attaque sur Hardaumont le 15 décembre. Le 16, il est relevé par le 116e RI et retourne au repos.

Du 20 au 31 décembre 1916 :

  • Blessés :   0
  • Malades : 37
  • Tués :      0
  • Disparus : 0
  • Soit un total de 37 hommes.

Nota : Le 26 décembre, il remonte en ligne relever le 62e RI dans le secteur d'Eix-Moulainville.

Au cours de ces deux mois, le 19e régiment d'infanterie aura eu :

  • 383 hommes blessés
  • 567 hommes malades
  • 125 hommes tués
  • 48 Hommes disparus
  • Soit 1123 hommes.

1123 hommes en deux mois ! Les chiffres sont éloquent et démontrent bien toute l'horreur de cette guerre.

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21 septembre 2009

VISITE DES VILLAGES DISPARUS DU CAMP DE SUIPPES

Tous les deux ans, les autorités militaires ouvre au public les portes du camp militaire de Suippes dans la Marne. A l'intérieur de ce camp subsiste les vestiges de cinq villages, Mesnil les Hurlus, Hurlus, Perthes les Hurlus, Tahure et Ripont. Ces cinq villages furent complément détruit pendant la 1ere guerre mondiale et n'ont jamais été reconstruit.
Le 19e régiment d'infanterie a occupé ce secteur d'août 1915 à février 1916. Beaucoup d'hommes y ont laissé la vie, notamment lors de l'offensive du 25 septembre 1915, et certains y reposent encore, leurs corps n'ayant jamais été retrouvés...

Mesnil_les_Hurlus
Mesnil les Hurlus

Hurlus
Hurlus

Tahure
Autel de l'église de Tahure retrouvé en 1980 lors de travaux.

Pour en savoir plus sur ces villages disparus http://www.crdp-reims.fr/memoire/lieux/1GM_CA/villages_detruits/menu.htm

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03 septembre 2009

TABLEAU D'HONNEUR 1914 - 1918

Tableau_d_HonneurSur le site de la bibliothèque nationale de France http://gallica.bnf.fr/ se trouve un livre paru aux éditions La Fare en 1921 : "Tableau d'honneur 1914 - 1918".
Dans cet ouvrage, une liste impressionnante de soldats mort pour la France au cours de la 1ère guerre mondiale parmi lesquels j'ai retrouvé quelques hommes du 19e régiment d'infanterie.
Pour certains, le livre donne juste les noms, prénoms, grade, régiment, décoration et date du décés. Pour d'autres ces renseignements sont complété par le texte de la citation obtenue. Je vous livre le texte tel qu'il est dans le livre malgré les quelques petites erreurs qui y figure.
En voici la liste :

Pierre ANSART DU FIESNET
- Sergent au 19e d'infanterie. Disparu le 6 octobre 1914.

Augustin BREART DE BOISANGER
- Lieutenant au 19e d'infanterie. Légion d'honneur à titre posthume. Croix de guerre avec palmes.
Citation : Brave entre les braves; toujours en première ligne avec ses hommes, qui avaient pour lui un véritable culte. Blessé en tête de sa compagnie, le 17 décembre 1914, au combat d'Ovillers La Boisselle, répondait à ses camarades qui le pressaient de se laisser évacuer : "Un de Boisanger n'abandonne pas ses bretons." Tombé glorieusement quelques instants après.

Jean Jacques Etienne DU CREST
- Chef de bataillon au 19e d'infanterie. Légion d'honneur.
Blessé grièvement le 25 août 1914, succomba à ses blessures le 27 suivant à Sedan.

René DE FONTAINE DE RESBECQ
- Officier au 19e d'infanterie. Légion d'honneur et croix de guerre.
Mort des suites de ses blessures, le 28 décembre 1915.

Joseph DE LAAGE DE MEUX
- Chef de bataillon au 19e d'infanterie. Légion d'honneur et croix de guerre avec palme.
Ayant reçu, en aout 1914, à Maissin-PaliseulMaissin-PaliseulMaissin-PaliseulMaissin-Paliseul (Belgique), l'ordre de s'emparer d'une hauteur que dominait un moulin, il n'hésita pas, sous une pluie de mitraille, à se porter en avant pour entraîner ses hommes dans une charge à la baïonnette, contre un ennemi bien supérieur en nombre : une balle reçue en plein coeur l'arrêta brusquement dans cet acte d'héroïsme. Son corps fut enterré non loin de là, dans un jardin dépendant de la ferme des Bruyères.
Citation : Avec le plus grand mépris du danger, a enlevé brillamment son bataillon à l'attaque d'un moulin le 22 août 1914 : est tombé glorieusement au moment ou il enlevait la position.

René DE SAINT LAURENT
- Lieutenant au 19e d'infanterie. Croix de guerre.
Tué le 27 aout 1914, à l'assaut de La Marfée.

Paul WALWEINWALWEIN TAYLOR, baron
- Colonel du 19e d'infanterie. Légion d'honneur, croix de guerre avec palme, croix de guerre belge, ordre de Danebrog et Saint Olaf.
Blessé et disparu le 27 mai 1918 au Chemin des Dames.
Parti à la mobilisation comme chef d'escadron au 13e Hussards, il avait été blessé une première fois, en 1914, à la tête de ses escadrons. Nommé attaché militaire au Danemark et Norvège en 1915, il avait sollicité et obtenu, en 1916, son rappel en France et un commandement d'infanterie.
Citation : Officier supérieur de tout premier ordre, joignant à une expérience consommée du combat les plus belles qualités de courage, de sang-froid et d'abnégation ; a su faire de son régiment une unité de choc remarquable, qu'il a commandé pendant 14 mois. Le 27 mai 1918, au Chemin des Dames, après avoir résisté avec acharnement sur les positions prescrites, a passé au travers des groupes ennemis qui le cernaient dans son poste de commandement, et ralliant quelques débris de son régiment, a organisé lui-même un nouveau centre de résistance qui infligea à l'adversaire de lourdes pertes. Cerné à nouveau et sommé de se rendre, s'écria: "Prisonnier, jamais ! " et tomba mortellement frappé en essayant de résister jusqu'au bout.

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23 août 2009

LE COMMANDANT DU CREST

 

du CREST Jean Jacques Etienne

Né le 27 mars 1863 à Bourbon Lancy (71) Jean Jacques Etienne DU CREST est élève à l'école spéciale militaire de Saint Cyr de 1884 à 1886, promotion de Fou Tchéou.
Nommé sous lieutenant au 41e régiment d'infanterie de Rennes le 1er septembre 1886, il passe au 116e régiment d'infanterie de Vannes le 25 septembre 1890 avec le grade de lieutenant. En 1897, il est promu capitaine. Après un bref passage de 2 mois au 118e régiment d'infanterie de Quimper, il passe au 137e régiment d'infanterie de Fontenay le Comte le 26 mai 1897. C'est dans ce régiment que Jean Jacques Etienne DU CREST effectuera la plus grande partie de sa carrière, 16 ans. Il est promu capitaine adjudant major le 16 janvier 1907 et reçoit la légion d'honneur en 1910.
Fin septembre 1913, nouvelle promotion, il devient chef de bataillon et est muté au 19e régiment d'infanterie de Brest ou il prend le commandement du 1er bataillon à la tête duquel il participera à la terrible bataille de Maissin le 22 août 1914.
Quelques jours plus tard, dans le cadre de la mission du 11e Corps d'Armée qui est d'empêcher les allemands de passer la Meuse, le 19e régiment d'infanterie défend les ponts de Sedan. Au cours de cette mission que le chef de bataillon Jean Jacques Etienne DU CREST sera grièvement blessé le 26 août 1914. Transporté à l'ambulance Pajot, il succombera à ses blessures le lendemain.
Pour son action au cours de ces combats de Sedan, Jean Jacques Etienne DU CREST sera cité à l'ordre de l'armée :
" Chargé de la défense de ponts, le 25 août, a maintenu jusqu'au dernier moment son bataillon sous un feu meurtrier. Est tombé mortellement atteint au ventre au cours de l'action. "
Jean Jacques Etienne DU CREST repose dans la nécropole nationale de Sedan - Torcy.
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Merci à Mr Desplanches pour ses renseignements et la photo du commandant DU CREST.

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