14 juin 2010

ARTISANAT DE TRANCHEE 2

Souvenir_de_Guerre

Monsieur Jolivet, que je remercie, m'a fait parvenir cette photo d'un bénitier ramené par son grand père Jean Marie JOLIVET, soldat à la 7e compagnie du 19e régiment d'infanterie, tué à Verdun le 3 avril 1916.
Façonné dans un morceau d'aluminium de fusée allemande fondu, il porte les inscriptions suivantes:
Sur la croix: Jésus, Marie et verticalement Joseph.
Sur le bénitier: Souvenir de guerre 1914 - 1915.

Posté par loss à 18:06 - - Commentaires [1] - Permalien [#]


08 mai 2010

LE SOUS LIEUTENANT TUDY PRIGENT

Tudy_Prigent_1914Né le 30 mars 1893 à Rosporden, Tudy PRIGENT est à l'école normale d'instituteurs à la déclaration de la guerre. Il est mobilisé le 11 aout 1914 et incorpore le 19e régiment d'infanterie de Brest ou il suit les cours d'élèves caporaux. Nommé caporal le 11 novembre 1914, il devient instructeur des soldats réservistes rappelés à l'armée par ordre de mobilisation générale.
Tudy Prigent quitte Brest dans un groupe de renfort destiné au 19e RI qu'il rejoint le 21 mai 1915 dans la Somme. Le secteur alors occupé par la 44e brigade (19e et 118e RI) s'étend de La Boisselle à Fricourt.
Fin juillet 1915, les régiments bretons sont remplacés par l'armée britannique. Après quelques jours de repos, le 19e régiment d'infanterie est acheminé en train en Champagne ou il prend, à la fin aout 1915, la garde d'un secteur se situant entre Perthes les Hurlus et Mesnil les Hurlus. Il doit participer à la grande offensive prévue le 25 septembre 1915. Tout le début de ce mois de septembre est occupé à la garde du secteur et à la construction de tranchées, boyaux et parallèles de départ en vue de cette offensive.
Le 25 septembre 1915, jour de l'attaque, l'objectif du 19e RI est la butte de Tahure. Dans les jours qui ont suivi cette offensive, le 19e RI a pour mission de consolider les positions conquises et de rectifier par endroits la nouvelle ligne de front.
Tudy Prigent sera blessé par éclat d'obus à la tête le 7 octobre et évacué le 8 octobre 1915. Après un mois de traitement, il rejoint le dépôt du 19e RI à Brest le 7 novembre. C'est à cette période qu'il est envoyé à l'école militaire de Saint Maixent ou il suit la formation d'élève officier. Il est nommé sergent le 1er avril 1916 puis aspirant le 25 avril 1916. A sa sortie de Saint Maixent, Tudy Prigent rejoint le 19e régiment d'infanterie dans la région de Fère en Tardenois. Le régiment passe l'été 1916 dans le secteur de Sapigneul, Berry au Bac et sa célèbre cote 108 ou sévit une intense guerre de mine.
Tudy_Prigent_tranch_eC'est à cette époque que Tudy Prigent reçoit sa première citation. Le 28 juin 1916, suite à un coup de main exécuté par un détachement du 19e RI sur un saillant ennemi, l'artillerie allemande déclenche un violent bombardement sur les positions occupés par le régiment.

Citation à l'ordre du régiment n° 37690, de la brigade n° 36 du 4 juillet 1916
Très bon chef de section. Par son attitude énergique et courageuse, digne de tous les éloges, a su prendre un ascendant moral très élevé sur ses hommes et maintenu intacte la volonté de ses hommes pendant le tir de barrage allemand. Coup de main du 28 juin 1916.

Fin octobre 1916, le 19e RI repart à Verdun ou il avait déjà été en avril 1916. Il participe à la reprise du fort de Vaux début novembre. C'est à la suite de ces combats que Tudy Prigent obtient sa deuxième citation.

Citation à l'ordre de la brigade n°74 du 3 décembre 1916
Très bon chef de section d'un courage et d'une bravoure à toute épreuve. Sous les bombardements violents et continus subis a, par son attitude maintenu intact la volonté de ses hommes.

Le 19e régiment d'infanterie restera à Verdun jusqu'en janvier 1917. Après une période de repos à Crécy en Brie dans la région parisienne le régiment monte au Chemin des Dames fin mars 1917. Après les terribles combats d'Hurtebise, Tudy Prigent est promu sous lieutenant le 20 mai 1917.
Le 19e RI passera le reste de l'année 1917 et le début de 1918 dans différents secteurs du Chemin des Dames. Fin mars 1918, le régiment est enlevé d'urgence en camions et débarqué, après vingt quatre heure de route, au sud de Nesle dans la Somme. Immédiatement jeté dans la bataille qui fait rage, le 19e RI doit arrêter à tout prix l'avance victorieuse de l'ennemi. Il engage une lutte opiniâtre avec les allemands "combattant sans trêve ni repos, de jour et de nuit". Le régiment attaque le 25 mars et enlève Nesle et le château d'Herly, arrête l'ennemi à Roye le 26, le 27 à Dancourt-Popincourt et à la ferme Forestil.
De retour au Chemin des Dames, le 19e RI se voit confier la garde d'un secteur situé au dessus de Braye en Laonnois. Le front gardé par le régiment a plus de cinq kilomètres de long...Le 27 mai 1918, l'ennemi lance une offensive de grande ampleur sur le Chemin des Dames. Après avoir subi un gigantesque bombardement qui a duré plusieurs heures, les survivants seront submergés par les vagues d'assaut allemandes.
C'est au cours de cette tragique journée que Tudy Prigent sera fait prisonnier ainsi que beaucoup de ses camarades d'infortune. Interné dans un premier temps dans l'offizier gefangenenlager de Rastad-Baden, il sera transféré au camp d'Osnabrück. Tudy Prigent ne sera pas le seul officier fait prisonnier ce 27 mai 1918. A Osnabrück il retrouvera vingt de ses camarades officiers du 19e régiment d'infanterie:
Les sous lieutenants Henri Bloch, Henri Colin, André Moysan, Félix Poirié, André Saillard, Emile Veber et Paul Vidieu.
Les lieutenants Jean Braudeau, Henri Calvez, André Davannes, Pierre Eloy, Louis Gaillard, René Gueudet, Georges Guilloux et Jean Sautjeau.
Les capitaines Emile Cloastre, Jules Courtes, Henri Cros et Alexis Dupouy.

Osnabr_ck_1918
Le 11 novembre 1918, l'armistice est signé. La guerre est finie !
Tudy Prigent sera rapatrié d'Allemagne le 24 décembre 1918. Après un mois de repos, il retourne au dépôt du 19e RI le 27 janvier 1919, sera nommé Lieutenant le 29 mai et démobilisé le 6 septembre 1919.
La carrière militaire de Tudy Prigent ne s'arrêtera pas là. Il sera de nouveau mobilisé en 1939 au 248e régiment d'infanterie et repartira au combat jusqu'au 25 juin 1940.
Titulaire de la croix de guerre avec deux étoiles de bronze, Tudy Prigent sera fait chevalier de la Légion d'Honneur par décret du 27 décembre 1934. J.O. du 30.

Je remercie son arrière petit neveu Loïg Le Lay pour ses informations et photos sur Tudy Prigent. Les documents transmis m'aident beaucoup dans mes recherches sur le 19e RI. Grand merci !

Posté par loss à 18:37 - - Commentaires [2] - Permalien [#]

29 avril 2010

ARTISANAT DE TRANCHEE

Entre deux attaques ou lors de périodes de repos, les soldats pratiquaient l'artisanat de tranchée. A partir de douilles d'obus qu'ils allaient récupérer entre les lignes, ils fabriquaient divers objets (Bagues, briquets, objets de piété, etc...).

Briquet_2


Un collectionneur d'artisanat de tranchée, que je remercie, m'a fait parvenir cette photo d'un briquet fabriqué sur le front. Portant les inscriptions "Berry au Bac - Aout 1916", il y a de fortes chances que ce briquet ai été réalisé par un poilu breton.

Briquet_1

18 avril 2010

Mathurin QUEFFELEC

Madame Bathany m'a fait parvenir la photo de son grand père
Mathurin QUEFFELEC
.

Mathurin_QUEFFELEC

Cette photo a été prise lors du service militaire de Mathurin QUEFFELEC qu'il a effectué au 19e régiment d'infanterie en 1903.
Rappelé sous les drapeaux lors de la mobilisation générale en 1914, il a fait toute la campagne 1914-1918 dans les rangs du 219e régiment d'infanterie.

Mathurin_QUEFFELEC_2

Je remercie Madame Bathany pour ces documents et Monsieur Le Chatreux pour son aide.

Posté par loss à 12:45 - - Commentaires [1] - Permalien [#]

27 février 2010

LA GUERRE DES MINES

Suite à la guerre de mouvement des premiers mois, les combats évoluent vers une guerre de position. Français et Allemands construisent des tranchées ou chacun se retranche et se fortifie.
C'est à ce moment qu'apparaît la guerre des mines.
Le principe est simple. Les sapeurs du génie français et allemands creusent des galeries souterraines jusque sous les tranchées ennemies.

Galerie_de_mine
Une galerie de mine

Ils placent une charge explosive dans le fourneau de mine et font exploser celle-ci. Ce qui provoque un cratère ou entonnoir plus ou moins important selon la charge explosive qui bouleverse la tranchée ennemie et enseveli les hommes qui s'y trouvent. A ce moment, les soldats se portent sur l'entonnoir pour l'occuper, ce qui occasionne de furieux combats.
Ces travaux de constructions de galerie étant quelque peu bruyant, l'ennemi savait alors qu'il se passait quelque chose sous leurs pieds. Il creusait alors une galerie sous celle qui était découverte pour y placer une contre-mine ou camouflet qui était destiné à détruire la galerie adverse. C'était alors une course de vitesse à celui qui ferait jouer sa mine en premier.
La guerre des mines a sévi sur le front d'Ovillers La Boisselle pendant tout le début 1915.

----------------------------------------------------------
Un épisode de la guerre des mines sur le front du 19e RI
----------------------------------------------------------

Dans le secteur de l'îlot, trois fourneaux de mines préparés par le génie devait être mis à feu dans la soirée du 7 février 1915 afin de détruire les fourneaux de mines allemands. En vue de ces exposions, la garnison de l'îlot avait été évacuée en deuxième ligne et il ne restait, pour garder le secteur, que quelques éléments de la 8e compagnie du 19e régiment d'infanterie.
Malheureusement, l'ennemi a été plus rapide. Dans la nuit du 6 au 7 février à 1 heure 45, ils font exploser leurs fourneaux de mines provoquant trois profondes excavations devant la tranchée E de l'îlot. Parmi les hommes du 19e RI qui gardaient la tranchée E, 33 sont mis hors de combat, tués, blessés ou ensevelis.
Immédiatement après l'explosion, les allemands passent à l'offensive. Des 2 heures, l'artillerie française exécute un tir de barrage et les différentes sections du 19e régiment d'infanterie, qui avaient été placés en deuxième ligne, se ruent dans les entonnoirs produit par les explosions afin d'empêcher l'assaillant de s'y installer. La fusillade est très nourrie, un des entonnoirs est pris de flanc par une mitrailleuse ennemie. Le sergent Salic, de la 10e compagnie, repousse deux attaques à la baïonnette et se maintient dans une excavation à moins de six mètres des allemands. Les brancardiers arrivent pour porter secours aux blessés et ensevelis. On creuse un parapet de tir sur un des bords de l'entonnoir ainsi qu'un boyau pour relier l'entonnoir à nos lignes.
De leur coté, les allemands commencent également quelques ébauches de tranchées sur les bords opposés de l'entonnoir. Ils tentent une nouvelle attaque à 6 heures du matin, sans plus de succès.
Le général de Lavilléon, commandant la 44e brigade, donne l'ordre d'occuper l'intégralité de l'entonnoir et d'en déloger les allemands qui tentent de s'y installer. Cette mission est confiée au commandant Viotte, chef du 2e bataillon du 19e RI. Après une préparation d'artillerie d'un quart d'heure, la 8e compagnie s'élance à l'assaut à 15 heures 15. Le succès est total. La compagnie occupe l'entonnoir et s'y organise défensivement.

Au cours de ces tragiques événements du 7 février 1915, beaucoup d'hommes du 19e RI seront mis hors de combat dont plusieurs tués parmi lesquels les lieutenants Frédéric Quémar et François Mangin, l'adjudant Jules Bécard, le sergent Emile Baptiste, les caporaux François Leroux et Jean Stéphan ainsi que les soldats Albert Ansquer, Louis Bonnizec, françois Brenterch, Eugène Chauvel, Hervé Guillerm, Guy Herry, Jean Pierre Hervé, Jean Yves Le Coz, Ignace Madec, Armand Martin, Ernest Meuric, Yves Moal, Victor Pluen, René Reigner, Albert Ropars, François Marie Seité, Isidore Stéphan, François Ludovic Tessier et Pierre Toudic.

Le 9 février 1915, le 19e régiment d'infanterie est relevé des premières lignes par le 118e régiment d'infanterie et part au repos dans les cantonnements de Hennencourt, Lavieville et Millencourt.

 


04 février 2010

LES TROIS FRERES QUILLIEN

La famille QUILLIEN a payé un lourd tribu à la guerre. En l'espace d'une année, elle a perdu trois de ses fils.
Deux étaient mobilisés au 19e régiment d'infanterie, le troisième au 219e régiment d'infanterie.

Quillien

Jean Pierre Quillien, soldat au 19e RI, a été tué lors de l'attaque de La Boisselle le 17 décembre 1914, à l'age de 31 ans.
Deux mois plus tard, Jean Jacques Quillien sergent au 19e RI, succombe à son tour le 20 février 1915 au même endroit, La Boisselle. Il avait 23 ans.
Jean Marie Quillien, agé de 29 ans est soldat au 219e RI. Il s'éteint le 19 septembre 1915 à l'hôpital de Saint Servan des suite d'une maladie contractée au front.

Je remercie Mr Le Chatreux de m'avoir communiqué cette photo.

Posté par loss à 16:54 - - Commentaires [2] - Permalien [#]

11 janvier 2010

L'ALBUM PHOTO DU LIEUTENANT JEANTREL

Voici quelques photos prises par le lieutenant Jeantrel que Guy François, propriétaire de l'album, a eu l'extrême gentillesse de me communiquer.
Ces clichés ont été pris dans la Somme dans le secteur d'Ovillers La Boisselle, Bécourt, Fricourt pendant l'hiver 1914-1915, période ou le 11e Corps d'Armée, dont faisait partie le 19e régiment d'infanterie, occupait ce secteur.
Le lieutenant Jeantrel n'était pas au 19e régiment d'infanterie. Il faisait partie du 28e Régiment d'Artillerie ou il était officier à la 8e batterie du 3e groupe. Le 28e RA est le régiment d'artillerie du 11e CA et il passé l'hiver 1914-1915 en compagnie des fantassins du 19e régiment d'infanterie.

1___Lieutenant_Jeantrel_et_adjudant_Car_me

Le lieutenant Jeantrel (à droite) et l'adjudant Carême dans un abri de première ligne.

2___Une_tranchee_devant_La_Boisselle

Une tranchée devant La Boisselle.

3___Ruines_de_La_Boisselle

Les ruines de La Boisselle vues depuis un PC du 28e RA.
Les lignes blanches visibles au premier plan sont les tranchées allemandes.

4___P

Officiers du 19e RI.
Le deuxième en partant de la gauche est le commandant Wolf, chef du 3e bataillon.

5___Casemate_du_28e_RAC_devant_La_Boisselle

Casemate de canon de 75 du 28e RA construite devant La Boisselle.

6___Basilique_d_Albert

La basilique d'Albert en ruine et sa célèbre vierge penchée.

Grand merci à Guy François pour le partage de ces photos.

10 novembre 2009

THEODORE BOTREL - UNE CROIX DANS LA TRANCHEE

Voici un poème de Théodore Botrel dédié " Aux compatriotes du 19e ". Écrit en mai 1915 à La Boisselle, ce poème a pour titre " Une croix dans la tranchée ".

-------------------------------------------------------------
AUX COMPATRIOTES DU 19e
UNE CROIX DANS LA TRANCHÉE

Nous suivions la tranchée à vingt mètres des Boches,
Silencieux, le dos voûté, le pied glissant,
Et les canons "tapaient" là, si proches,
Que le vent des obus nous fouettait en passant.

Nous voyons à travers les créneaux La Boisselle,
Son petit cimetière et son îlot brumeux,
Paysage banal qu'un frôlis de ton aile
A fait sublime, ô gloire, et pour jamais.

Nous bonjournions les gars bretons du 19e
A leurs postes d'écoute au long des longs boyaux
Où échangeant deux mots "brezounek" parfois même,
Les "tiens bon" se croisaient avec les "kenavos".

Quand, tout à coup, je vis au bas d'une tranchée
Une petite croix faite avec deux roseaux
Croix sans date et sans nom timidement cachée
Comme en font les enfants sur les tombes d'oiseaux.

Qui était donc ce mort, quand tomba t'il ? Mystère
Il était de ceux là qu'on note "disparus"
Et qui, devant les yeux des remueurs de terre,
Sous le coup de leurs pics, un soir, sont reparus.

On ne dérange pas ce corps du camarade
On salue, on se signe et le travail reprend
Si bien qu'il reste encore là, sous la fusillade
Soldat jusqu'au-delà du tombeau, dans le rang.

Et devant l'humble croix, saisi d'un trouble étrange,
Je me sentis jaloux de ce mort radieux
Qui, face à l'ennemi, dans son linceul de fange,
Dormait là du grand sommeil des héros et des dieux.

Théodore Botrel - La Boisselle 13 mai 1915
Merci beaucoup à Jean Bannier pour ce document.

-------------------------------------------------
Th_odore_Botrel

Célèbre chansonnier breton, Théodore Botrel avait été nommé par le ministère de la guerre "Chansonnier aux armées". Pendant tout le conflit, il s'est rendu sur tous les différents secteurs du front, ou il donnait des spectacles patriotiques.
Théodore Botrel a écrit beaucoup de poèmes et chansons dont la célèbre "Rosalie".

07 novembre 2009

LE LIEUTENANT PAUL BOURDET

paul_bourdet

Pâtissier à Brest dans le civil, Paul Bourdet est lieutenant de réserve au 19e régiment d'infanterie. A la mobilisation, il rejoint le régiment ou il prend le commandement d'une section de la 7e compagnie du 2e bataillon. Le 22 août 1914 à Maissin, commandant l'avant garde du 2e bataillon, le lieutenant Paul Bourdet quitte Paliseul à la tête de sa section. La mission du 2e bataillon est de se rendre au moulin de Vilance en passant par Framont et le Franc-bois afin de couvrir le flanc-droit de la 22e Division d'infanterie.
Grièvement blessé lors de combats, le lieutenant Paul Bourdet décède des suites de ses blessures.
Il repose au cimetière Pierre Massé à Maissin en Belgique.

Paul_Bourdet_2  Je remercie Laurent Chapelier pour la photo de son grand oncle. Paul_Bourdet_3

 

Posté par loss à 10:51 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,

08 octobre 2009

PERTES DU 19e RI VERDUN 31 octobre 1916 au 31 décembre 1916

Aujourd'hui, quelques chiffres.
Dans un document de la 22e division d'infanterie figure un état des pertes du 19e régiment d'infanterie dans le secteur de Vaux-Damloup pour la période du 31 octobre au 31 décembre 1916.

Du 31 octobre au 10 novembre 1916 :

  • Blessés :  217
  • Malades :  51
  • Tués :      82
  • Disparus :  47
  • Soit un total de 397 hommes.

Nota : Le 19e RI est en première ligne et a pour mission de porter les lignes françaises jusqu'au village de Vaux. Période d'intenses combats sous de terribles bombardements.

Du 10 au 20 novembre 1916 :

  • Blessés :    91
  • Malades : 153
  • Tués :       15
  • Disparus :    0
  • Soit un total de 259 hommes.

Nota : Le 19e RI est relevé le 9 novembre par le 118e RI et va au repos à Haudainville jusqu'au 17 novembre ou il remonte en ligne dans le secteur du bois Fumin.

Du 20 au 30 novembre 1916 :

  • Blessés :   46
  • Malades : 171
  • Tués :       14
  • Disparus :    1
  • Soit un total de 232 hommes.

Nota : En ligne depuis le 17 novembre, pas de combats mais des bombardements incessants.

Du 30 novembre au 10 décembre 1916 :

  • Blessés :   14
  • Malades :  97
  • Tués :        9
  • Disparus :   0
  • Soit un total de 120 hommes.

Nota : Le 19e régiment d'infanterie quitte les premières lignes le 27 novembre et va au repos à Haudainville. Il remonte au front le 5 décembre, toujours dans le secteur du bois Fumin, ou il relève le 116e RI.

Du 10 au 20 décembre 1916 :

  • Blessés :   15
  • Malades :   58
  • Tués :        5
  • Disparus :   0
  • Soit un total de 78 hommes.

Nota : Le régiment participe à une attaque sur Hardaumont le 15 décembre. Le 16, il est relevé par le 116e RI et retourne au repos.

Du 20 au 31 décembre 1916 :

  • Blessés :   0
  • Malades : 37
  • Tués :      0
  • Disparus : 0
  • Soit un total de 37 hommes.

Nota : Le 26 décembre, il remonte en ligne relever le 62e RI dans le secteur d'Eix-Moulainville.

Au cours de ces deux mois, le 19e régiment d'infanterie aura eu :

  • 383 hommes blessés
  • 567 hommes malades
  • 125 hommes tués
  • 48 Hommes disparus
  • Soit 1123 hommes.

1123 hommes en deux mois ! Les chiffres sont éloquent et démontrent bien toute l'horreur de cette guerre.

Posté par loss à 18:37 - - Commentaires [0] - Permalien [#]