17 décembre 2013

99 ANS APRES...

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99 ans après, une grande pensée pour toutes les victimes du combat meurtrier d'Ovillers La Boisselle le 17 décembre 1914.


15 novembre 2013

JOSEPH MARIE L'HOPITAL

LHOPITAL Joseph Marie

 

Joseph Marie L’Hopital est né le 9 mars 1886 à Ploumoguer dans le Finistère. Il se marie en 1911 avec Albertine Françoise L'hostis et habite Saint Pierre Quilbignon près de Brest. Il exerce la profession de tôlier à l'arsenal de Brest.
Rappelé par l'armée à la mobilisation générale du 2 aout 1914, alors que sa femme attend leur premier enfant, il est affecté au 19e régiment d’infanterie ou il est caporal à la 8e compagnie. Il participe à tous les combats du régiment, Maissin, Lenharrée, Ovillers La Boisselle. Le 25 septembre 1915, le 19e RI prend part à l’offensive de Champagne dont la mission est la prise de Tahure. Dans la nuit du 25 au 26 à 1 heure du matin, Joseph Marie L’Hopital est tué par les éclats d’un obus. Le même obus toucha quatre de ses camarades.

Son fils Jean, né le 12 novembre 1914, ne connaitra jamais son père.

Inhumé dans un premier temps dans un cimetière provisoire à Somme Suippe, le corps de Joseph Marie L’Hopital a été transféré en 1923 dans la nécropole nationale de Somme Suippe dans la Marne ou il repose au milieu de ses camarades d’infortune.

L'Hopital J - Somme Suippe

Tombe de Joseph Marie L'Hopital - Nécropole nationale de Somme Suippe

 

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21 septembre 2013

UN CAVALIER - LE COLONEL TAYLOR

Un cavalier Le colonel Taylor

Biographie du colonel Paul Walwein Taylor commandant le 19e régiment d'infanterie d'avril 1917 au 27 mai 1918, date à laquelle il sera tué au combat sur le chemin des Dames.

Livre écrit par Alfred Duret et Tony Catta paru aux éditions Baufreton en 1927.

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18 août 2013

LE SOURIRE DE L'ESCOUADE

Le Sourire de l'escouade

A l'été 1916, le 19e régiment d'infanterie se trouve à Berry au Bac. C'est à cette époque que cinq camarades de la 1ere compagnie décident de créer un journal destiné à leurs compagnons de tranchée. Ce journal s'appellera " Le Sourire de l'Escouade" dont le premier numéro paraitra le 14 juillet 1916. Il aura ue existence très courte. Seul six numéros seront édités, le dernier paraissant le 25 octobre 1916 alors que le 19e régiment d'infanterie cantonne à Vassincourt en attendant de repartir une seconde fois dans l'enfer de Verdun.
Le 31 octobre 1916, sous une pluie battante, le régiment part relever le 305e RI devant le fort de Vaux. Arrivés dans ce secteur à l'aube du 1er novembre, les hommes sont pris sous un déluge d'obus de tous calibres. Devant l'absence d'abri, les soldats se terrent dans les trous d'obus, qu'ils tentent d'approfondir et de relier entre eux.
Dans un de ces trous d'obus, les cinq rédacteurs du "Sourire de l'Escouade" tentent de s'abriter de cet enfer. C'est alors que tombe un obus dans leur trou, tuant sur le coup le soldat Adolphe Brechet, le caporal Marius Bonnefous, le soldat Edmond Ledos et le sergent Marius Marouby. Le cinquième, Roger Anceaume, grièvement blessé, décèdera le 5 novembre 1916.
Avec ces cinq hommes disparu "Le Sourire de l'Escouade" éphémère journal de tranchée de la 1ere compagnie du 19e régiment d'infanterie.

Il est possible qu'il y ait eu un sixième rédacteur car, ce 1er novembre 1916, outre Adolphe Brechet, Marius Bonnefous, Edmond Ledos et Marius Marouby, un cinquième homme, Eugène Léon, a été tué à la 1ère compagnie. Se trouvait' il dans le trou d'obus qui fut fatal aux rédacteurs du "Sourire de l'escouade" ? Mystère...

A l'occasion de la sortie du livre d'André Charpentier " Livre d'or des journaux du front - Feuilles bleu horizon ", Roland Dorgelès, dans un article du Petit Parisien du 27 janvier 1936, évoque " Le Sourire de l'Escouade" :
" Parmi tous ces titres qui me viennent à l'esprit, je n'en veux retenir qu'un : Le Sourire de l'Escouade. Il a tenu trois ans, paraissant chaque fois qu'il pouvait, au repos ou en ligne, entre deux attaques. Puis, un jour, en 1917, sur une feuille bordée de noir, on a lu cet avis : " Le Sourire de l'Escouade ne paraîtra plus : ses collaborateurs ont été tués tous les cinq, devant le fort de Vaux. La fatalité les avait réunis dans un même trou où un obus les écrasa. Cinq serrés au coude-à-coude, blêmes et terreux, blaguant quand même : " Tu le mettras dans ton article... Leur dernier sourire."
A noter que dans ces lignes de Roland Dorgelès figure deux erreurs :
Le Sourire de l'Escouade n'a pas tenu trois ans mais trois mois et les membres de la rédaction ont été tués en 1916 et non en 1917.

Le numéro un du Sourire de l'Escouade est visible sur le site Gallica ici => http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k1040761c.image.langFR.r=Le%20Sourire%20de%20l%27Escouade

Merci à Remi Hebert pour son aide précieuse dans mes recherches sur Le Sourire de l'Escouade.

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05 juillet 2013

LE 19e RI DANS LA PRESSE

Place du 19e RI

Article paru dans le le journal "Le Télégramme" en juillet 2012.

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13 juin 2013

Joseph PIOLOT

Soldat au 19e régiment d'infanterie, Joseph PIOLOT a été blessé d'un éclat d'obus le 22 aout 1914 à Maissin (Belgique). Relevé sur le champ de bataille par les allemands, il fût fait prisonnier le même jour puis interné à Göttingen en Allemagne, puis, après amputations et fractures diverses, fût interné à Beatenberg en Suisse en 1917, enfin fût rapatrié comme blessé le 17 juin 1918. Il retrouva son canton natal en juillet 1918, où il vécût jusqu'en 1965.

Je remercie son petit fils Nicolas pour ces informations.

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10 mai 2013

ALAIN PICARD - L'HEROÏSME N'EXISTE PAS QU'AU FRONT

Né le 16 mai 1891 à Huelgoat, Alain PICARD effectue son service militaire au 19e régiment d'infanterie lorsque la guerre éclate. Il part au front avec son régiment et participe à tous les combats. Le 5 juin 1917, il décède des suites d'une tuberculose à l'hôpital mixte de Morlaix. On pourrait penser qu'il a contracté cette maladie au front et qu'il a été ensuite évacué à Morlaix. Mais il n'en est rien.
En janvier 1917, Alain Picard bénéficie d'une permission de 7 jours qu'il passe dans sa famille à Huelgoat dans le Finistère. Un jour, se trouvant près d'un étang, il voit quelqu'un en train de se noyer. N'écoutant que son courage, il se jette à plusieurs reprises à l'eau pour tenter de sauver l'infortuné qui est coincé sous la glace de l'étang gelé.
C'est ainsi qu'Alain Picard contractera la maladie qui l'emportera quelques mois plus tard à l'âge de 26 ans.

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27 avril 2013

DES PRISONNIERS

Prisonniers sept 1915 - AM Brest

Après les combats de cette journée du 25 septembre 1915, beaucoup de soldats allemands sont fait prisonniers. Ils sont emmenés vers l'arrière solidament encadrés par nos troupes.

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04 mars 2013

JEAN MARIE BEUZIT

Beuzit Jean Marie

Né le 31 juillet 1892 à Plounéour Menez (Finistère), Jean Marie Beuzit est le petit dernier d'une fratrie de sept enfants. Après son enfance passée dans la ferme familiale, il entre à l'école normale d'instituteur de Quimper en 1909. A sa sortie, en 1912, il part effectuer son service militaire ou le trouvera la mobilisation générale du 2 aout 1914.
Sergent à la 6e compagnie, Jean Marie Beuzit part avec le 19e régiment d'infanterie et participe à tous les combats jusqu'au 17 décembre 1914 ou il est tué lors de l'attaque d'Ovillers La Boisselle.
Après la guerre, sa mère a longtemps cherché le lieu de sépulture de Jean Marie Beuzit. Son corps n'a jamais été retrouvé.

Je remercie Anne pour ses informations et la photo de Jean Marie Beuzit.

16 janvier 2013

PREMIER CONCERT DE LA MUSIQUE DU 19e R.I.

Après huit mois de silence, la musique du 19e régiment d'infanterie sous la baguette du chef de musique Esvan donne son premier concert de la guerre à Lavièville le 3 avril 1915 lors d'une période de repos du régiment.
Il y sera joué :

  • Le ménestrel
  • Titus
  • Chante Manon
  • Le petit duc
  • Air belge
  • Air anglais
  • La Marseillaise

Pour cette occasion, Emile Madec et Maurice Marchand illustrent le programme qui sera distribué aux soldats du 19e RI. Ils y dessinent un soldat faisant le guet au créneau ainsi que le clocher de la basilique d'Albert avec sa célèbre vierge penchée.
La petite nièce d'Emile Madec, Soizick, que je remercie, m'a fait parvenir une copie de ce programme de musique du 3 avril 1915 signé de la main d'Emile Madec.

Concert 3 avril 1915

Ce concert remporta un vif succès et sera suivi de nombreux autres dont les programmes furent aussi illustrés par Emile Madec et Maurice Marchand.