25 août 2007

LA SOMME

Aprés la bataille de la Marne, le front se stabilise, c'est la guerre de position qui s'installe.
Le 11ème Corps d'Armée est envoyé dans la Somme. Le 19 ème Régiment d'infanterie va y passer de longs mois jusque fin Aout 1915.

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Théâtre des opérations du 19e R.I de septembre 1914 à aout 1915.


04 août 2007

LE 219e REGIMENT D'INFANTERIE

A la mobilisation, chaque régiment d'active crée un régiment de réserve, dont le numéro est le sien plus 200. C'est ainsi que le 19e régiment d'infanterie a crée le 219e régiment d'infanterie. La plupart des réservistes ayant effectué leur service militaire au 19ème RI se retrouvèrent donc mobilisé au 219ème RI.

219e_RI

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03 août 2007

DU 19e RI AU 219e RI

Jacques

Jacques BIZIEN a fait son service militaire au 19e régiment d'infanterie de Brest.
Incorporé le 8 Octobre 1906, il est nommé soldat de première classe le 13 Juin 1908. Renvoyé dans ses foyers le 25 Septembre 1908, il reçoit le certificat de bonne conduite.

Jacques_Certif_Bon_Cond

Rappelé le 2 Aout 1914 par décret de mobilisation générale, Jacques BIZIEN est affecté au 219e régiment d'infanterie. Fin Juin 1915, le 219e RI relève le 404e RI dans le bois de Saint Mard, situé dans le secteur de Tracy le mont dans l'Oise.

Tracy_le_Mont_Bois_St_Mard

le 27 Juin 1915, Jacques BIZIEN sera foudroyé par un obus de minenwerfer.

Lettre_d_c_s_recto

Lettre_d_c_s_verso

lettre relatant les circonstances du décès.

Il sera inhumé par ses camarades dans le cimetière de Bimont, situé dans le bois de Saint Mard. Ce cimetière, crée par la troupe, regroupera pus de 140 sépultures de soldats tués au combat dans ce secteur.

Tracy_12_04_cimet_Bimont3

Après la guerre, ces sépultures seront transférées dans la nécropole nationale de Tracy le mont. Jacques BIZIEN y repose, tombe 84 dans le carré E.

Jacques BIZIEN reçu la médaille militaire à titre posthume.

Jacques_M_daille_Militaire

La famille BIZIEN paya un lourd tribu à la guerre de 14. Sur les six fils, tous mobilisés, que comptait la famille, 3 (dont Jacques) furent tués au combat et un 4ème fut gravement blessé et amputé de trois doigts.

Merci à Louis BIZIEN pour ces informations.
Les documents présent dans cet article, sont la propriété de Mr Louis BIZIEN et nécessite son autorisation pour toute éventuelle utilisation.

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15 juillet 2007

LA CASERNE D'ESTREE

Voici quelques cartes postales d'avant guerre représentant le chateau de Brest qui abritait la caserne d'Estrée ou tenait garnison le 19 ème régiment d'infanterie.

caserne_d_estr_e_caserne_du_19e_RI

 

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Si vous souhaitez en savoir plus sur le chateau de Brest  http://chateau-de-brest.fr/

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17 juin 2007

LE TEMOIGNAGE DU SERGENT PENTHER

Charles Penther est sergent à la 11ème compagnie du 19e régiment d'infanterie. Voici son témoignage sur l' attaque Allemande du 8 septembre 1914.

" Ma compagnie était placée, si on regarde vers l'est, à 300 mètres environ de la station, à gauche, en une excavation caractérisé par un passage de caniveau sous la voie ferrée. Vers 4 heures du matin, quelques obus nous sortent brusquement de l'état de léthargie où nous avait plongés notre immense fatigue. Nous prenons rapidement position sur le talus de la voie ferrée d'où, bien qu'il fasse à peine jour, on découvre la plaine en avant de nous, entre Lenharrée et nous. Mais quoi ! C'est une cohue et la plaine grouille de troupes qu'il est impossible d'identifier. Des officiers près de moi commandent le feu : ils croient avoir reconnu les Allemands ; d'autres crient à la méprise et essaient de faire cesser le feu ; ils croient avoir reconnu des uniformes français. A la vérité les uns et les autres ont raison, mais les ordres contradictoires jettent le trouble parmi nous. Je suis d'ailleurs amplement renseigné, car j'ai entendu distinctement, tant les Boches déployés en tirailleurs sont déjà près de nous, les ordres en langue allemande que lançaient les officiers. Dans l'intervalle, le jour s'est levé. Et la situation, déjà critique, achève de se gâter tout à fait : vers 7 heures du matin, nous nous apercevons que des balles, en arrière de nous, au dessous de nous, font voler en éclats les pierres du remblai : des mitrailleuses Boches se sont insinuées à droite et à gauche à la faveur du désordre de la nuit, et nous canardent dans le dos. Plus de doute, l'ennemi a débordé les positions de Lenharrée. Au moment où nos officiers s'aperçoivent que nous sommes cernés, deux solutions se présentent et j'entends, entre eux, tout près de moi, leur discussion rapide pour l'adoption de telle ou telle ligne de conduite : la charge à la baïonnette pour nous dégager ou le repli vers les bois à travers 500 mètres de plaine. La charge est d'abord adoptée car nous mettons baïonnette au canon, et nous nous préparons à traverser la voie ferrée ; puis la deuxième solution l'emporte. Le 19e (et d'autres débris disparates de régiments qui composent la précaire défense de la voie ferrée) quitte sa position et se jette en plaine... Le Boche grimpe aussitôt sur le talus et, comme à la cible, tire à répétition sur nous. Un vrai massacre. Je ne sais comment j'y échappai, étant parti dans les tout derniers. Le fait est que j'en fus quitte pour une simple balle dans le poignet et, à la distance où je me trouvais des tireurs, j'aurais pu tomber plus mal. Les bois devant nous étaient bombardés, mitraillés. Il pleuvait des shrapnells et des balles de partout. Ce pauvre Lenharrée, que nous avions victorieusement défendu pendant trois jours, l'ennemi maintenant en était maître."

Source : Charles Le Goffic-La Marne en feu


04 juin 2007

ASSAUT DU VILLAGE DE LENHARREE OCCUPE PAR LA GARDE PRUSIENNE

51_lenharree

Merci à Simon Augustin pour cette carte postale.

26 mai 2007

LA BATAILLE DE LA MARNE-LENHARREE

 

bat_marne_1914

Le   11ème Corps d'Armée doit s'établir défensivement de Morains le petit à Lenharrée, pour barrer à l'ennemi les routes venant de Chalons et de Vertus.
Le 6 septembre 1914, sur les ordres du général EYDOUX, la 22ème Division prends ses positions. La 44 ème brigade (19e RI et 118e RI) tient le front de Normée exclus à Lenharrée inclus. La 43 ème brigade (62e RI et 116e RI) couvre le flanc droit.
Le lieutenant colonel MAGNAN, qui vient de prendre le commandement du 19 ème régiment d'infanterie, place les 1er et 3ème bataillons avec deux sections de mitrailleuses en avant du village de Lenharrée. La 7ème compagnie s'installe dans le cimetière et sert de liaison entre les deux bataillons. Le reste du régiment s'établit en réserve derrière le remblai de la voie ferrée. Le 118e RI se positionne dans les bois au sud de Normée.

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Coll B. GarandeauA gauche, les positions des régiments : les rectangles noirs représentent les régiments allemands, les blanc les français.
Source :R. Vilatte- Foch à la marne

 

 

Photo de droite : Patte d'épaule portée par les soldats allemands de l'IR 177. C'est ce régiment qui faisait face au 19e régiment d'infanterie. Source : Collection Bertand Garandeau

 

Les différentes unités sont en place vers 10 h. Sous une chaleur étouffante, les heures passent, angoissantes. Vers 14 h, une attaque de 150 cavaliers Allemands est repoussée.

bat_marne

En conséquence des ordres du général FOCH, qui ordonne, pour la journée du 7 septembre, au 11ème corps d'armée de maintenir ses positions et d'attaquer l'ennemi, le général EYDOUX donne les ordres suivants :   
        " Avec l'appui de l'artillerie, la 21ème division d'infanterie s'efforcera de reprendre Morains le petit-Ecury-Normée.
La 22ème division d'infanterie appuiera l'attaque de la 21ème division et tiendra solidement Lenharrée."
Or, des le matin, les Allemands attaquent, empêchant l'action offensive du 11ème corps d'armée.
A Lenharrée, le bombardement est très intense, les combats sont violents. Malgré plusieurs assauts ennemis, le 19ème Régiment d'Infanterie se maintient, non sans de fortes pertes. Les tirs des 75 Français ont permis a deux reprises de repousser les assauts Allemands. A aucun moment de la journée, ceux ci ne pénétreront dans le village de LENHARREE.
Vers 19 heures, le 19e R.I. reçoit un message du général PAMBET, commandant la 22ème division :
"J'adresse toutes mes félicitations au 19e RI pour sa glorieuse conduite. Je mets à votre disposition un bataillon du 62e R.I. et un bataillon du 116e R.I. Toute la ligne passera à l'offensive le 8 à 4 heures du matin."
Le colonel MAGNAN ordonne aux bataillons des 62e et 116e R.I. de relever les unités du 19ème RI en avant de Lenharrée. Le 19ème régiment d'infanterie se reforme le long de la voie ferrée pour prendre un repos bien mérité avant de repartir à l'attaque prévue à 4 heures du matin.
Mais cette offensive n'eut pas lieu car, vers 3h30 le 8 septembre, les Allemands déclenchent un bombardement intense sur Lenharrée et passent à l'attaque. Ils prennent le village et parviennent à la voie ferrée ou se trouve le régiment. Après de furieux combats, le 19e RI, comme le reste de la 22ème division d'infanterie, se replie sur Fere Champenoise et Connantray. Rejoint par la 18e division d'infanterie qui arrive en renfort, le 11e C.A livre de durs combats sur le plateau d'Oeuvy ou il subit de fortes pertes, puis se replie sur Corroy, Gourgançon, Semoine.
Le 9 septembre, la 22ème D.I. suit le mouvement de la 18e D.I. en direction de Montépreux. La 44ème brigade (19e et 118e R.I.) occupe le secteur de Haussimont, Sommesous ou elle livre des combats avec l'arrière garde de l'armée Allemande.
Le 10 septembre, la 22e D.I. se porte à Breuvery sur Coole et Nuisement sur Coole.
Le 12 septembre, elle traverse Chalons en Champagne, Saint Etienne au Temple et Fontenelle ou le 19e régiment d'infanterie bivouaque le soir.
Le 13 septembre, le 19e R.I. passe par la ferme des Vacques et cantonne à la côte 165 au nord de Suippes.
Le 14 septembre, le régiment se porte à Sillery ou, avec la division Marocaine, il prend position près du fort de la Pompelle.
Le 21 septembre, se trouvant à Rilly, le 19ème régiment d'infanterie prends connaissance de l'ordre d'évacuation du 11ème C.A., dont il fait partie. Le 11ème C.A. est rattaché à la 2éme Armée du général de Castelnau. Le régiment rejoint Compiègne à marche forcée ou il est embarqué, le 22 septembre, en chemin de fer pour Amiens dans la Somme.

20 mai 2007

LES PERTES DU 19ème REGIMENT D'INFANTERIE

Extrait des cahiers du 19e RI.

Les pertes du 19e étaient lourdes.
D'après les renseignements recueillis auprès des commandants d'unité survivants, on arrive aux chiffres de 14 officiers, 38 sous-officiers, 753 caporaux et soldats, tués, blessés ou disparus.
7 officiers étaient tués : Les chefs de bataillon ROUSSEL et DE LAAGE ; les capitaine MARMAGNAN, ARCHAMBEAUD ; les lieutenant CREMAILH, BOURDET et SAGET.
On doit admettre que le nombre de camarades qui reposent aujourd'hui à MAISSIN doit être de 250 à 300 environ. Ils dorment maintenant leur dernier sommeil dans deux grands cimetières regroupés depuis la guerre et pieusement entretenus par nos amis Belges.

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01 mai 2007

LA RETRAITE - 29 aout au 5 septembre 1914

Fin août, le 11ème corps d'armée, dont fait partie le 19ème régiment d'infanterie, est affecté à la 9ème armée du général FOCH. La 9ème armée comprends le 9ème corps, le 11ème corps, la 42ème division et les 52ème et 60ème division de réserve.

Le 29 août, le 19e R.I entame la retraite par Chemery, Vendresse et s'arrête le soir aux environs de Marquigny, Louvergny.
Le 30 août, Tourteron, Ecordal, Attigny.
Le 31 août, la retraite continue par Coulomme, Pauvres, Leffincourt ou le 19e RI reçoit ses premiers renforts.
Le 1er septembre, Machault, Saint Etienne à Arnes, Saint Pierre à Arnes, Saint Hilaire le petit.
Le 2 septembre, Moronvilliers, Prosnes.
Le 3 septembre, toujours vers le sud, Livry, Louvergny, cantonnement dans la région de Juvigny sur Marne, La Veuve, Les Grandes Loges.
Le 5 septembre, Vatry, puis bivouac dans les bois du camp de Mailly.
Ces sept jours de marches furent très pénibles. L'armée Allemande est sur leurs talons. Les soldats sont épuisés, mal nourris, la dysenterie fait des ravages.

Le 6 septembre, on communique aux troupes la proclamation du général JOFFRE :

Ordre à toutes les armées

  " Au moment où s'engage une bataille dont dépends le salut du pays, il importe de rappeler à tous que le moment n'est plus de regarder en arrière. Tous les efforts doivent être employés pour attaquer et refouler l'ennemi.
   Une troupe qui ne peut plus avancer devra coûte que coûte garder le terrain conquis et se faire tuer sur place plutôt que reculer."

C'est la bataille de la Marne qui va débuter.

21 avril 2007

SEDAN

Le 24 août 1914, la 22ème division quitte Bouillon, passe a Corbion, Fleigneux pour se rendre à Sedan. Tandis que l'état major de la 44ème brigade et le 118ème R.I s'installent a Fresnois, le 19ème régiment d'infanterie cantonne dans un quartier de Sedan, Torcy.
La nouvelle mission du 11ème corps d'armée est d'interdire à l'ennemi les passages de la Meuse de Nouvion inclus a Remilly exclu.
Le 19e R.I s'organise défensivement a Torcy. Des barricades sont élevées, des tranchées sont creusées, l'accès des ponts est barré. Les hommes sont disséminés dans les tranchées, derrière les haies, les murs, dans les jardins, etc, et surveillent les rues, avenues et ponts. Des patrouilles sont envoyées en reconnaissance dans les rues.
Toute la journée du 25 août, les soldats du 19ème R.I vont repousser les nombreuses tentavives Allemandes de conquérir Torcy et les ponts pour franchir la Meuse.
Le 26 août, prévenu par des éclaireurs que les Allemands avaient passés la Meuse à Iges et risquaient de les prendre à revers, le 19ème R.I se replie a La Marfée ou il retrouve le reste de la 22ème division.
Pendant les journées des 27 et 28 août, la 22ème division livre de dur combats à Noyers, Chaumont, la ferme Saint Quentin, dans le bois de La Marfée.

Sedan_1914

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