14 octobre 2008

LE CAPITAINE DESCHARD

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Louis Marie Edouard Albert DESCHARD naît à Laval le 14 novembre 1882. Après ses études à Saint Cyr, promotion du Sud Oranais (1902-1904) il est nommé sous-lieutenant au 19e régiment d'infanterie de Brest en 1904. Promu lieutenant en 1906, il commande la section de mitrailleuse du 2e bataillon du 19e RI lorsque surviens la guerre. Louis DESCHARD est nommé capitaine à titre temporaire peu de temps avant la Bataille de la Marne ou il trouvera la mort.
Le 8 septembre 1914, à LENHARREE, la section de mitrailleuse du capitaine DESCHARD est en position sur le remblai de la voie ferrée, à proximité du passage à niveau de la gare situé à moins d'un kilomètre en arrière de Lenharrée. Très tôt ce matin là, débute un terrible bombardement suivi de l'assaut des troupes Allemandes. Ses hommes ayant tous été mis hors de combat, le capitaine Louis Deschard prend position à la mitrailleuse, tirant et chargeant lui-même. C'est la qu'il sera tué d'une balle en pleine poitrine.

Citation à l'ordre du Corps d'Armée du 16 avril 1915
Le capitaine Louis DESCHARD
A montré ,dans tous les combats, un mépris absolu du danger.
A Lenharrée, le 8 septembre, a maintenu sa section sous un feu meurtrier. Après la mort de ses tireurs, a servi lui-même sa pièce avec un sang froid admirable. Est tombé mortellement frappé.
La croix de Chevalier de la Légion d'Honneur lui a été décernée à titre posthume.

Quelques mois plus tard, son épouse vint à Lenharrée reconnaître le corps du capitaine Louis Deschard et assistera a ses obsèques qui furent célébré dans l'église de Lenharrée très endommagée par les combats livrés par le 19e RI les 6, 7 et 8 septembre 1914. Inhumé dans un premier temps dans le petit cimetière de Lenharrée, son corps a été transféré, après la guerre, à la nécropole de Fère-Champenoise ou il repose toujours de nos jours.

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Hugues, Louis et Raymond DESCHARD
Merci à Jacques DESCHARD pour cette photo.

Louis DESCHARD avait 4 frères officiers comme lui.
Jules, capitaine au 41e RI, blessé et fait prisonnier en Belgique le 22 août 1914.
Raymond, capitaine au 118e RI, tué à l'ennemi le 3 septembre 1914 à Louvercy.
Hugues, lieutenant au 118e RI, blessé à Maissin le 22 août 1914.
Jean, sous lieutenant au 169e RI, tué à l'ennemi le 11 septembre 1914 à Champremont.
Trois des cinq frères DESCHARD sont mort au combat la même semaine de septembre 1914...
Son cousin Paul DESCHARD, lieutenant au 19e RI a été fait prisonnier à Maissin le 22 août 1914.

 

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10 octobre 2008

BERRY AU BAC - SAPIGNEUL - COTE 108

-Extrait de l'historique du 19e régiment d'infanterie -

le 19e régiment d'infanterie soutient pendant près de quatre mois une guerre de mine des plus actives et des plus pénibles dans le secteur de Berry au Bac - Cote 108.

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Ce chapitre de l'histoire du 19e régiment d'infanterie est en construction.

16 septembre 2008

CHANGEMENT DE COLONEL

En février 1915, le colonel CHAPES est nommé commandant de la 50e Brigade (16e et 98e RI).
Commandant le 235e RI de Belfort depuis la mobilisation, le colonel MARC ALBERT est désigné pour le remplacer à la tête du 19e régiment d'infanterie.

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   Colonel Marc ALBERT

 

14 septembre 2008

CHAMPAGNE 1915

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Ce chapitre est en cours de construction et toute aide est la bienvenue.
Si vous possédez des informations sur le 19ème régiment d'infanterie en Champagne, dans le secteur de Tahure et sur l'offensive de Champagne du 25 septembre 1915, n'hésitez pas à me contacter >>ici<<.Tous récits, témoignages, correspondances, cartes postales, photos, cartes, souvenirs, etc... me seront d'une aide précieuse pour relater cette page de l'histoire du 19e RI.

Grand merci d'avance pour votre aide.

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16 août 2008

HISTORIQUE DU 19e R.I.

L'historique du 19ème régiment d'infanterie est un petit livre paru après guerre racontant succintement l'histoire du régiment pendant la Grande Guerre 1914-1918.
Pour le lire, cliquez sur l'image. Si cela ne fonctionne pas, selectionnez dans la colone de gauche la catégorie " 00- HISTORIQUE DU 19e RI".

Historique Couverture

Un grand merci à Christian qui m'a généreusement offert cet historique.

 

 

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07 juillet 2008

PIERRE MARIE LE MAITRE

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Pierre Marie LE MAITRE est né le 3 avril 1889 à Méllionnec dans les Côtes d'Armor. Soldat de la classe 1909, il effectue son service militaire au 19e régiment d'infanterie de Brest.

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Pierre Marie LE MAITRE(entouré en bleu) au sevice militaire 1911

Libéré des obligations militaire à l'été 1912, il rentre à Méllionnec et reprend son métier de cultivateur dans l'exploitation familiale. Il se marie puis surviens la guerre. Rappelé par le décret de mobilisation générale du 2 août 1914 il rejoint la caserne à Brest ou il écrit une lettre à son épouse (l'orthographe d'origine de cette lettre est conservé) :

" Brest le 7 aout 1914
Ma chère femme
Je vous écris deux ou trois mots pour vous dire que suis toujours en bonne santé en désirant que vous soyez de même en recevant ma lettre. Dieu merci.
Ma chère femme je vous dit que je suis toujours à Brest et on c’est pas quant est on partira. Jusqu’à présent on est tranquille. Le travail n’est dur mais on est forcé de resté quand même d’ici que l’ordre arrivera pour nous envoyez à la maison.
Prenez toujours du courage, il faut pas vous découragé car moi je ne fait pas.
Bien le bonjour de tout mon cœur ainsi qu’a tout la famille."

Affecté à la 7éme compagnie, 2éme bataillon du 19éme régiment d'infanterie, il part des ledemain et participe à tous les combats de ces premiers mois de guerre (Maissin, Lenharrée, Thiepval).
Pierre Marie LE MAITRE est tué au combat le 29 novembre 1914 à Thiepval dans la Somme, alors qu'il venait d'apprendre qu'il allait être papa. Son épouse, qui ne s'est jamais remariée, a élevé seule leur fils né en Janvier 1915.
Un grand merci à son petit fils Alain LE MAITRE pour ces documents et informations.

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27 juin 2008

OVILLERS

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Le village d'Ovillers complétement rasé après l'offensive Franco-Anglaise du 1er Juillet 1916.

15 juin 2008

LA BOISSELLE 1914

La_Boisselle_1914

Une position Allemande dans le village de La Boisselle fin 1914.

L'ennemi tenait une grande partie de ce village. Les maisons étaient fortifiées et tout un réseau de boyaux et tranchées sillonnaient La Boisselle.

22 mai 2008

EXPLOSION DE MINE

Le 10 janvier 1915 vers 21 heures, le lieutenant PICARD, commandant la 1ère compagnie du 19e régiment d'infanterie, viens occuper avec un peloton une tranchée que le 118e RI venait de prendre aux Allemands à La Boisselle. A cheval sur la route de Contalmaison, cette tranchée n'est éloignée que d'une dizaine de mètres des 1eres lignes ennemies.
Durant la nuit, le lieutenant PICARD et ses hommes renforcent la tranchée nouvellement conquise et creusent une nouvelle tranchée sur leur droite de façon à établir la communication avec la 9e compagnie du 118e RI.
Le 11 janvier vers 9 heures 30, la tranchée, qui avait été minée par les Allemands saute.

 

explosion_de_mine

Un entonnoir de 5 à 8 mètres de profondeur et de 25 à 30 mètres de largeur est produit par l'explosion.
54 hommes sont mis hors de combat, seul un sergent et 9 soldats ne sont pas blessés. Afin de parer à toute attaque, ces dix hommes, renforcés par une escouade (1 caporal et 8 soldats ) gardent les abords de l'entonnoir. Ils déblaient l'entonnoir à la recherche de leurs camarades ensevelis.

Cette action vaudra au caporal SALAUN une citation à l'ordre de l'armée dont voici le texte :
" Le 11 janvier, devant La Boisselle, les Allemands ayant fait sauter la tranchée qu'il occupait, s'est précipité avec le plus grand sang-froid dans l'excavation produite pour sauver ses camarades ensevelis sous les décombres."

A 19 heures, le lieutenant PICARD et ses 18 hommes sont relevés par la section du sous lieutenant FRIAUT de la 2e compagnie du 19e RI qui sera elle même relevée plus tard par la section du sous lieutenant BLOCH de la 3e compagnie du 19e RI.

Après une recherche sur le site "Mémoire des Hommes", j'ai pu retrouver 7 victimes de cette explosion de mine du 11 janvier 1915 à La Boisselle.
Les soldats
François ARZEL, Auguste ARZUR, François CATROS, Yves LE TROADEC, Joseph MASSON, Lucien RUVOEN.
Et le caporal Victor MOLE, dont la plaque d'identité a été retrouvée en 1965 par un cultivateur à l'endroit ou se trouvait le cimetière de La Boisselle en 1915.

21 mai 2008

Mort, à la Boisselle, d'un petit cultivateur breton de MERDRIGNAC (22)

Par Guy Troche, Jean Verdel, Gabriel Le Mer et René Richard
Article paru dans le bulletin n° 19 de l'association "Bretagne 14-18"

En 1965, par hasard, parmi les nombreux vestiges de la Grande Guerre que continue de vomir la terre de la Somme, un cultivateur, Mr Vandenbreke, découvre une plaque d'identité dans un terrain vague, bouleversé par la guerre et qui venait d'être nivelé. L'endroit de la découverte se situe exactement à l'endroit de l'ancien cimetière civil de la Boisselle que traversait pendant l'hiver 1914-1915, sinuant entre les tombes, la ligne de front. Il confia récemment cette plaque au Docteur Guy Troché qui fit part de cette trouvaille à notre ami Jean Verdel, historien local des batailles de la Somme. Sur la plaque d'identité se lisaient les indications suivantes: " MOLLE Victor, 1909, 1859, St-Brieuc"...

Muni de ces informations, Jean Verdel contacta René Richard qui mena des recherches aux A.D. des Côtes-d'Armor, à la mairie et dans la commune de Merdrignac. Dans le même temps, Gabriel Le Mer étudia les combats du 19e R.I. de Brest à La Boisselle. Il fut alors possible de retracer la courte existence de ce soldat breton.

Victor, Jean, Marie Molé est né le 14 mars 1889, à 11 heures du matin, au lieu-dit Le Plessis, en Merdrignac (Côtes-du Nord).
Son père, Jean Marie Molé, est né le 17 avril 1861 à la Malhoure (Côtes-du-Nord), près de Lamballe. Sa mère, Marie-Françoise Adam, est née le 17 juillet 1862 à Merdrignac. Ils se sont mariés le 12 mai 1888 à Merdrignac. Tous les deux avaient déjà perdu leurs parents. Jean Marie Molé était alors domestique de ferme à Trémorel, près de Merdrignac. Marie-Françoise Adam était ménagère à Merdrignac et devait aller travailler dans les fermes.
Le couple s'était installé dans une petite ferme au Plessis. C'est là que naquît Victor, leur fils aîné. Le 7 juillet 1890 naît Charles. Il décède à 2 mois le 15 septembre 1890. Le troisième fils, Henri, naît le 10 novembre 1891 mais il décède le 2 octobre 1892. Le couple n'eut pas d'autre enfant.
On peut penser que Victor fréquenta l'école de Merdrignac. Il fut ensuite ouvrier agricole et, avec ses parents, cultivateur. C'était un beau et grand jeune homme de 1m.72.
Incorporé le 1er octobre 1910 au 19e Régiment d'Infanterie de Brest, il le quitte le 1er octobre 1912 et en devient réserviste. Il est rappelé à l'activité le 2 août 1914. Sans doute participa t-il à la campagne du 19e R.I. en Belgique (Maissin), lors de la retraite et pendant la bataille de la Marne. En position avec son régiment dans la Somme, il apprend que son père est décédé le 27 octobre 1914. II devient caporal le 8 janvier 1915. A ce moment son régiment, après s'être reconstitué à Aveluy, est remonté dans le secteur de la Boisselle où l'attaque inutile du 17 décembre 1914 lui avait coûté 1.200 hommes, tués, disparus, blessés ou prisonniers. Nouvelles actions et escarmouches se succèdent en ce début d'année 1915. Victor Molé est porté tué le 10 janvier 1915 (en fait le 11). La transcription de son jugement de décès se fera en mairie de Merdrignac le 14 mars 1918 avec la mention "Mort pour la France". Il apparaît, à la lecture de cet acte, que l'officier d'état-civil du 19e R.I. a constaté la réalité de la mort de Victor Molé. Son corps n'avait donc pas alors disparu et il fut sans doute sommairement inhumé sur place. Qu'en advint-il ensuite dans ce secteur constamment disputé par les Allemands et les Français, puis par les Allemands et les troupes du Commonwealth ?  Nous n'en saurons rien. Seule, cette plaque d'identité (qui sera remise à la mairie de Merdrignac) a permis de tirer Victor Molé de l'oubli. Son nom figure sur le monument aux morts de Merdrignac.
Sa mère, Marie-Françoise, mourut à Merdrignac, rue d'Abas, le 5 février 1931, à l'âge de 69 ans. Elle était restée seule, ayant perdu ses trois fils et son mari.

Mol__Victor

Je remercie l'association "Bretagne 14-18" pour son autorisation de publier cet article paru dans leur bulletin n° 19.