06 septembre 2021

Les souvenirs du capitaine Joseph VINCENT

Couverture VincentEngagé au 106e régiment d'infanterie de Chalons sur Marne, Joseph VINCENT est sergent lorsque la guerre éclate. Il vient tout juste d'être promu sous-lieutenant lorsqu'il est blessé à la tranchée de Calonne le 24 avril 1915. Après sa guérison, il revient au front au sein du 19e régiment d'infanterie de Brest qu'il rejoint en mai 1916 dans le secteur de Berry au Bac. Il est de nouveau blessé en novembre 1916 devant le fort de Vaux, rejoint le 19e régiment d'infanterie en mai 1917 et est promu capitaine en juin 1918. Il participe à la dernière action du régiment en novembre 1918 à Flize ou, commandant le 3e bataillon en l'absence de son commandant, il reçoit l'ordre de passer la Meuse.

Paru aux éditions Edhisto, ce livre "Joseph, un de ceux de 14", présenté par sa petite fille Béatrice Marchal, reprends les souvenirs et les réflexions du capitaine Joseph Vincent dans la tourmente du conflit de 1914-1918.

Pour en savoir plus sur ce livre, vous pouvez consulter le lDossier_de_presse_Joseph_Vincent et aussi consulter le site des éditions Edhisto.

 

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07 juillet 2021

JOSEPH MARIE PIOLOT

Joseph Piolot vers 1914

Joseph Marie PIOLOT est né le 14 mars 1893 à Calanhel dans les Côtes d'Armor. Fils de Pierre et Jeanne Marie Bizien, il est le 5ème enfant d'une fratrie qui en comptera 10. A l'âge de 20 ans, il part effectuer son service militaire.
Incorporé au 19e régiment d'infanterie de Brest, il rejoint sa garnison le 27 novembre 1913. Affecté à la 4e compagnie commandée par le capitaine Archambeaud, le quotidien est partagé entre exercices, manoeuvres et déplacements dans la presqu'île de Crozon ou des détachements du 19e R.I. gardent le littoral. Cette routine va être bouleversée par l'entrée en guerre de la France contre l'Allemagne le 2 aout 1914.
Faisant partie du 11ème Corps d'Armée, le 19e régiment d'infanterie quitte Brest le 8 aout 1914 en direction de la frontière. Après quelques jours passés dans la région de Sedan, le régiment se rend en Belgique ou il reçoit son baptême du feu le 22 aout 1914 à Maissin. Débouchant du bois de Hautmont, les vaillants soldats s'élancent à l'assaut du village. Les premières sections arrivent à franchir le vallon séparant le bois du village sans trop de pertes mais les Allemands se ressaisissent et déclenchent un feu nourri de mitrailleuses et d'obus de 77. La 4ème compagnie est décimée, son capitaine Georges Archambeaud est tué. Joseph Marie Piolot est blessé aux mains et aux jambes et gît sur le champ de bataille. Après les combats, il est secouru par les Allemands, fait prisonnier et envoyé en Allemagne. On soigne ses blessures, il est amputé du médius droit et de l'index gauche. Interné dans un premier temps au camp de Merseburg, il est envoyé en 1917 à Beatenberg en Suisse en vue de son rapatriement en France en qualité de blessé de guerre. Après 46 mois de captivité, Joseph Marie Piolot est libéré le 17 juin 1918. A son retour en France, il est envoyé au centre spécial de réforme de Rennes ou il arrive le 24 juin 1918. Cette commission le classera dans les services auxiliaires le 7 novembre 1918 et il sera démobilisé le 23 aout 1919.
Merci à son petit-fils Nicolas Piolot pour ses informations.

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06 juin 2021

CITATIONS A L'ORDRE DE L'ARMEE RECUES PAR LE 19e R.I.

1-Citation à l'Ordre de l'armée n°382, du 3 janvier 1915, de la 2éme armée.

   "Chargé, le 17 décembre, de l'attaque sur Ovillers, s'est porté en avant sur un terrain absolument découvert avec un entrain remarquable. En prise à des feux de face, d'écharpe et d'enfilade, a progressé quand même. S'est emparé à la baïonnette d'un blockhaus fortement organisé et des tranchées ennemies en avant du village. S'est maintenu toute la journée sous un feu violent d'infanterie et d'artillerie.
   S'était déjà fait remarquer à Maissin le 22 août, à Chaumont-Saint-Quentin le 27 août, à Lenharée les 7 et 8 septembre, à Thiepval et à la cote 141 les 6 et 7 octobre 1914."

2-Citation à l'ordre de l'armée. Ordre général n°1 du 25 octobre 1915, du G.A.C., et décision du général commandant en chef du 9 décembre 1917.

   "La 22ème division d'infanterie, comprenant les 19e, 118e, 62e, 116e régiments d'infanterie, a, le 25 septembre 1915, sous la vigoureuse impulsion de son chef le général Bouyssou, enlevé dans un superbe élan les positions ennemies, fortement organisées, sur une profondeur de 4 kilomètres, en s'emparant de plusieurs batteries. Pendant deux semaines, au prix d'efforts soutenus et énergiques, n'a cessé de lutter contre l'ennemi qui se défendait pied à pied, le refoulant sans cesse et faisant chaque jour de nombreux prisonniers."

3-Citation à l'ordre de l'armée. Ordre n° 15163 "D" du G.Q.G. du 29 mars 1919.

   "Régiment d'élite qui, sous les ordres de son chef, le colonel Taylor, a donné, du 25 mars au 4 avril 1918, combattant sans trêve ni repos, de jour et de nuit, de nouvelles preuves de son grand esprit de sacrifice, en tenant tête devant Nesle, Roye, Dancourt et dans la région Grevilliers-Montdidier, à des forces ennemies très supérieures et exaltées par un premier succés. Le 30 mars, réduit de plus de moitié par les pertes subies, fortement éprouvé par de dures fatigues, a retrouvé sous le feu toute sa valeur offensive et collaboré aux opérations de la 28éme D.I. dans la région d'Orvillers-Sorel. A tenu ensuite, du 3 au 4 avril, avec sa traditionnelle et légendaire tenacité, sous un bombardement intense, sans faiblir un seul instant, les positions qui lui avaient été confiées. A donné, une fois de plus, au cours de cette période de très dur combats, un bel exemple de l'esprit de sacrifice et des nobles qualités militaires qui l'animent."

4-Citation à l'ordre de l'armée. Ordre général n° 1445 de la 4 ème armée, du 12 novembre 1918.

   "Le 26 septembre 1918, fidèle à son passé glorieux, sous les ordres du lieutenant-colonel Vassal, est parti à l'attaque avec un entrain remarquable, a conquis de haute lutte les tranchées entre Navarin et la butte de Souain; S'est emparé les jours suivants de Somme-Py et des tranchées au nord, malgré une défense opiniâtre et a réalisé une progression de 7 kilomètres.
   Jeté de nouveau 4 jours après dans la bataille, s'est emparé de la tête de pont de Saint-Pierre-à-Arnes et du système défensif des tranchées de Marre, fortement défendues, réalisant ainsi une nouvelle avance de 7 kilomètres.
   Au cours de ces deux périodes de lutte, a capturé plus de 200 prisonniers, une batterie de 150, plusieurs canons de 77 et de nombreuses mitrailleuses."

 

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05 juin 2021

CITATIONS OBTENUES PAR LES BATAILLONS

1-Citation à l'ordre de la brigade n°12, du 14 octobre 1915.

Le 2eme bataillon du 19eme régiment d'infanterie, commandé par le chef de bataillon FOHANNO

  "Sous la conduite énergique de son chef, s'est porté résolument en avant, franchissant les tranchées d'un élan irrésistible, faisant prisonniers 10 officiers et 200 hommes de troupe (Tahure, le 25 septembre 1915).

2-Citation à l'ordre de l'armée n°339, du 17 aout 1917, de la 3eme armée.

Le 3ème bataillon du 19ème régiment d'infanterie.

  "Engagé inopinément dans un secteur ou l'adversaire avait remporté d'importants avantages, le 3ème bataillon du 19ème régiment d'infanterie, sous l'énergique impulsion de son chef, le commandant L'HELGOUAC'H, est parti en formation de manoeuvre à l'assaut d'une position fortement défendue et s'étendant sur plus de milles mètres, s'en est totalement emparé, s'y est maintenu sous un très violent bombardement, a fait des prisonniers, pris 4 mitrailleuses et 2 lance-bombes, et témoigné d'une très belle endurance, et d'une froide énergie."

3-Citation à l'ordre de la 4éme armée n°1546, du 23 décembre 1918.

Le 3ème bataillon du 19ème régiment d'infanterie.

  "Après s'être emparé de haute lutte, le 8 novembre 1918, des villages de Balaives, d'Etrépilly et de Flize, avoir porté nos lignes sur la rive gauche de la Meuse, et effectué ainsi une avance de plus de 10 kilomètres, le 3ème bataillon du 19ème régiment d'infanterie, sous les ordres du capitaine VINCENT, est parvenu, le 10 novembre, à franchir le fleuve sur une passerelle de fortune soumise aux plus violents tirs de mitrailleuses, de minen et d'obus de tous calibres. A établi une tête de pont à 500 mètres de la rive droite et s'est maintenu sur sa position dans des circonstances particulièrement critiques et périlleuses, joignant le plus bel exemple du devoir et de l'abnégation à des qualités manoeuvrières de premier ordre. A capturé 30 prisonniers."

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04 juin 2021

LES FOURRAGERES

1- Ordre général n° 71 "F" du 9 décembre 1917, du général commandant en chef.

Le général commandant en chef décide que le 19ème régiment d'infanterie, qui a obtenu deux citations à l'ordre de l'armée au cours de la campagne pour sa belle conduite devant l'ennemi, aura droit au port de la fourragère aux couleurs du ruban de la croix de guerre.
                              Au G.Q.G., le 9 décembre 1917Le général commandant en chef
                                                                                                                     PETAIN

Remise Fourragère

2- Ordre n°151 "F" I.G. n° 1176, du 17 avril 1919, du maréchal commandant en chef.

Par application des prescriptions de la circulaire n°2156 "D", du 22 février 1918, le maréchal de France commandant en chef les armées Françaises de l'est a décidé que les unités ci-dessus auraient droit au port de la fourragère:
      - Aux couleurs du ruban de la médaille militaire :
                               Le 19ème régiment d'infanterie
     Cette unité a obtenu 4 citations pour sa brillante conduite au cours de la campagne.
                Au Q.G., le 17 avril 1919, Le maréchal commandant en chef les armées Françaises de l'est
                                                                                                                    PETAIN

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27 mai 2021

LE 19ème REGIMENT D'INFANTERIE A TRAVERS L'HISTOIRE

" Cet ouvrage, préfacé par M le Général Marc ALBERT, écrit par Pierre MASSE, imprimé par Louis BOCLE, tous trois Anciens du 19e, a été édité pour tenter de sauver de l'oubli l'histoire glorieuse de leur Régiment, et pour honorer, au nom de l'amicale des Anciens Combattants du 19e, l'immortelle Mémoire de tous ses Héros disparus."

le_19e_RI___travrers_l_histoire

 

Paru en 1928, Pierre Massé a écrit ce livre a partir de divers documents qu'il avait réunit, dans le but de retracer les grandes lignes de l'histoire du 19e RI de 1597 à 1923.
L'épopée du 19ème régiment d'infanterie pendant la 1ère guerre mondiale fait l'objet d'une vingtaine de pages de ce livre tiré a 1000 exemplaires.

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18 avril 2021

LE LIEUTENANT PAUL BOURDET

paul_bourdet

Pâtissier à Brest dans le civil, Paul Bourdet est lieutenant de réserve au 19e régiment d'infanterie. A la mobilisation, il rejoint le régiment ou il prend le commandement d'une section de la 7e compagnie du 2e bataillon. Le 22 août 1914 à Maissin, commandant l'avant garde du 2e bataillon, le lieutenant Paul Bourdet quitte Paliseul à la tête de sa section. La mission du 2e bataillon est de se rendre au moulin de Vilance en passant par Framont et le Franc-bois afin de couvrir le flanc-droit de la 22e Division d'infanterie.
Grièvement blessé lors de combats, le lieutenant Paul Bourdet décède des suites de ses blessures.
Il repose au cimetière Pierre Massé à Maissin en Belgique.

Paul_Bourdet_2  Je remercie Laurent Chapelier pour la photo de son grand oncle. Paul_Bourdet_3

 

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07 mars 2021

LE CASQUE ADRIAN

C'est fin aout 1915 que les soldats du 19e régiment d'infanterie vont être équipés d'une nouvelle coiffure pour remplacer leurs képis : Le casque Adrian.

Le_casque_Adrian

Face au nombre important de blessures à la tête, il avait été fourni aux soldats, en février 1915, des cervelières. La cervelière était une sorte de calotte en métal qui se portait sous le képi et qui était peu pratique et très inconfortable.
Crée par le sous intendant militaire Louis Adrian, ce nouveau casque était conçu pour protéger les soldats des projectiles qui explosaient au dessus des tranchées.

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20 février 2021

VICTOR MARIE CHAUVEL

VIctor Chauvel Fonds A

Victor Marie Chauvel est né le 22 novembre 1891 au tertre Oréal à Plemet (Côtes d’Armor), il est le fils d’Isidore et de Marie Louise Goujon. Il a deux sœurs, Victorine née en 1893 et Marie Louise née en 1896, et un frère Jean né en 1899. En 1912, il habite à Clichy dans la région parisienne ou il exerce le métier de terrassier.
Il part effectuer son service militaire le 1er octobre 1912 au 19e RI de Brest, et est nommé caporal le 8 novembre 1913. Suite à la déclaration de la guerre, il quitte Brest avec son régiment le 8 août 1914 en direction du front.
Après les combats de Maissin, Sedan et Lenharrée, le 19e régiment d'infanterie est envoyé dans la Somme. Le 21 février 1915, le régiment est dans les tranchées de première ligne devant La Boisselle. Les Allemands bombardent nos tranchées toute la journée. Victor Marie Chauvel est tué, victime d'une bombe ennemie.

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20 janvier 2021

JEAN MARIE STEPHAN

Infanterie face

Jean Marie Stéphan naît à Bourbriac, dans les Côtes d'Armor, le 16 mai 1892. Il est le quatrième enfant d'une fratrie de onze. Ses parents, Jean Marie et Anne Marie Le Carré sont cultivateurs.
En 1912, à l'age de 20 ans, il part effectuer son service militaire et est affecté au 19e régiment d'infanterie de Brest. Lorsque la guerre est déclarée en aout 1914, il quitte Brest avec son régiment et prend part à tous les combats du régiment jusqu'au 17 décembre 1914 ou il est tué au combat devant Ovillers La Boisselle dans la Somme.

La famille Stéphan est durement touchée par la guerre car, outre Jean Marie, elle perd deux autres fils.
Yves Marie Augustin, sergent au 248e RI, est tué au combat le 25 septembre 1915 entre Souain et Perthes les Hurlus dans la Marne.
Théophile Marie, soldat au 248e RI, disparaît au combat le 30 juin 1916 à Thiaumont dans la Meuse.

Merci à son arrière petite nièce Hélène pour ses informations.