Le 19eme régiment d'infanterie 1914/1918

MAISSIN, LENHARREE, THIEPVAL, OVILLERS LA BOISSELLE, TAHURE, VERDUN, HURTEBISE, CHEMIN DES DAMES, SOMMEPY...

18 décembre 2009

LETTRE D'UN ARTILLEUR

Voici un article paru dans le Courrier du Finistère en 1915.

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LETTRE D'UN ARTILLEUR
A propos des poilus du 19e RI, un artilleur nous écrit:

Le 19e et le 118e RI sont deux régiments merveilleux et constituent une des meilleures brigades de l'armée française.
L'autre jour, le général F......, nommé ailleurs, est venu aux tranchées faire ses adieux et voir ses "chers poilus bretons". Il s'arrêtait devant chaque homme dont l'écusson porte "19" et serrait les mains des officiers en les félicitant et les appelant "mes braves".
Entre mille, je citerais un fait qui montre l'héroïsme et le courage des bretons. Ceci s'est passé il y a quelques jours à La Boisselle.
Le dernier entonnoir occupé par nos troupes se trouve à 6 mètres du poste d'écoute des boches. Les sacs de terre qui se trouvent au-dessus des deux trous se touchent et, avec la baïonnette, on démolit de part et d'autre le parapet ennemi.
L'autre jour, les boches font sauter cet entonnoir, 3 hommes sont enfouis sous la terre projetée; on les dégage et on les transporte au gourbi d'artillerie situé à 10 mètres de là. Deux soldats sont simplement évanouis à moitié écrasé par la terre, le troisième est sérieusement blessé. On les ranime et on veut les expédier à l'ambulance. Mais va donc faire entrer dans une tête de breton qu'il faut se soigner..."Gast....Gast...Donne moi un fusil, maréchal des logis, que j'aille tuer ces ........."
Et les trois braves sont retournés monter la garde à 6 mètres des boches.

10 novembre 2009

THEODORE BOTREL - UNE CROIX DANS LA TRANCHEE

Jean Bannier a retrouvé dans de vieux papiers familiaux, un poème de Théodore Botrel dédié " Aux compatriotes du 19e " et m'en a fait parvenir une copie. Écrit en mai 1915 à La Boisselle, ce poème a pour titre " Une croix dans la tranchée ".

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AUX COMPATRIOTES DU 19e
UNE CROIX DANS LA TRANCHÉE

Nous suivions la tranchée à vingt mètres des Boches,
Silencieux, le dos voûté, le pied glissant,
Et les canons "tapaient" là, si proches,
Que le vent des obus nous fouettait en passant.

Nous voyons à travers les créneaux La Boisselle,
Son petit cimetière et son îlot brumeux,
Paysage banal qu'un frôlis de ton aile
A fait sublime, ô gloire, et pour jamais.

Nous bonjournions les gars bretons du 19e
A leurs postes d'écoute au long des longs boyaux
Où échangeant deux mots "brezounek" parfois même,
Les "tiens bon" se croisaient avec les "kenavos".

Quand, tout à coup, je vis au bas d'une tranchée
Une petite croix faite avec deux roseaux
Croix sans date et sans nom timidement cachée
Comme en font les enfants sur les tombes d'oiseaux.

Qui était donc ce mort, quand tomba t'il ? Mystère
Il était de ceux là qu'on note "disparus"
Et qui, devant les yeux des remueurs de terre,
Sous le coup de leurs pics, un soir, sont reparus.

On ne dérange pas ce corps du camarade
On salue, on se signe et le travail reprend
Si bien qu'il reste encore là, sous la fusillade
Soldat jusqu'au-delà du tombeau, dans le rang.

Et devant l'humble croix, saisi d'un trouble étrange,
Je me sentis jaloux de ce mort radieux
Qui, face à l'ennemi, dans son linceul de fange,
Dormait là du grand sommeil des héros et des dieux.

Théodore Botrel - La Boisselle 13 mai 1915
Merci beaucoup à Jean Bannier pour ce document.

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Th_odore_Botrel

Célèbre chansonnier breton, Théodore Botrel avait été nommé par le ministère de la guerre "Chansonnier aux armées". Pendant tout le conflit, il s'est rendu sur tous les différents secteurs du front, ou il donnait des spectacles patriotiques.
Théodore Botrel a écrit beaucoup de poèmes et chansons dont la célèbre "Rosalie".

06 février 2009

DEVANT THIEPVAL, LE 7 OCTOBRE 1914

Parue dans le Nouvelliste du Morbihan le 11 novembre 1914, cette lettre a très probablement été écrite par un soldat du 19e régiment d'infanterie qui occupait ce secteur de Thiepval en ce début Octobre 1914. Dans cette lettre, cet homme, originaire du Morbihan, raconte son quotidien.

« Devant THIEPVAL, le 7 Octobre 1914

Depuis mon départ, tu n’as guère eu la peine de me lire souvent si bien longuement ; cela tient essentiellement à notre situation présente. Voilà trois semaines bientôt que nous vivons de la vie des taupes, toujours en terre.

Dès notre arrivée dans ce pays, nous avons commencé à creuser des tranchées et depuis nous y sommes, en quittant une pour en creuser une autre un peu plus près de l’ennemi. Mais tu ne dois pas savoir ce que c’est qu’une tranchée : je vais essayer de te l’expliquer et tu le comprendras facilement, je l’espère.

Nous savons par exemple que les Boches occupent la crête d’une colline. Cette crête est formée d’un terrain à peu près plan sur 100, 200 ou 300 mètres. Nous approchons de l’ennemi et , quand nous sommes assez prêts, nous nous couchons tous, mettons nos sacs devant nous pour nous protéger plus ou moins des balles, puis chacun commence son trou. Régulièrement ces tranchées individuelles se font à l’aide des outils que l’on porte sur le sac ; mais beaucoup ont perdu sacs et tout et j’ai vu creuser la terre avec les couteaux , cuillers, fourchettes et même simplement avec les seules mains. La terre, ainsi retirée des trous que nous faisons, se place devant nous, à coté du sac et forme parapet . Pour peu qu’on travaille pendant quelques heures , le trou devient assez profond pour que l’on puisse s’y tenir à genoux, puis debout, tout en étant à l’abri derrière le monticule de terre que l’on a tiré. Si on n’avait à craindre que les balles on ferait des tranchées très larges dans lesquelles on pourrait se tenir allongé ; mais pour nous garantir des obus nous préférons des tranchées plus étroites, tout le long du boyau. De la sorte, lorsque l’on est bien tapi au fond avec le sac sur le dos, il n’y a plus rien à craindre de leurs marmites. D’ailleurs, les premiers temps, nous ne pouvions entendre un obus siffler sans tous nous aplatir à terre. Depuis nous nous sommes habitués à cette chanson si souvent sifflée et nous reconnaissons à temps si le projectile nous est destiné, rien qu’à son bourdonnement qui, évidemment, n’est pas le même quand il rase terre et va tomber, et quand il passe à grande hauteur et va éclater à quelques kilomètres en arrière de nous.

Tu dois te demander ce que nous faisons dans ces habitations ultra-modernes appelées tranchées ? L‘horizon est plutôt borné ; aussi n‘admirons-nous pas beaucoup le paysage. Nous commençons tout d‘abord par améliorer notre « intérieur » . Pour ce faire nous allons chercher de la paille ou même du blé, car beaucoup de céréales ne sont pas battues, et nous en faisons d‘épais tapis et de chaudes couvertures. Les premiers jours après notre arrivée ici nous nous contentions de ces seuls meubles car le temps était très beau et nous dormions sans avoir trop froid, avec comme ciel de lit la calotte céleste constellée d‘étoiles !!! Malheureusement, depuis plusieurs jours, le soleil fait grève et par contre la pluie et la brume ne dédissent pas ; aussi, a-t-il fallu nous garantir mieux : ma toile cirée m‘est très utile. On nous a fourni aussi des tricots de laine et des couvertures régimentaires. De notre coté, nous avons travaillé. Les bois environnants nous fournissent dexcellentes toitures . Tous ces feuillages enchevêtrés, recouverts ensuite de paille, nous font des abris relativement chauds et sous lesquels nous narguons la pluie. La paille pourtant se fait rare et celle que nous avions primitivement dessous commence à se transformer en fumier, sans quil nous soit possible de la renouveler.

Ce que nous faisons dans les tranchées ?

Tout dabord on dort quand on nest pas de veille et dun sommeil !!! Il est vrai que trois semaines passées à entendre le grondement continuel des canons et le sifflement des balles ne sont pas faites pour vous reposer . Un obus éclatant à 6 ou 8 mètres  de la tranchée ne réussit pas à nous réveiller. Le ronflement des dormeurs se même au fracas de léclatement des obus : jen ai ri combien de fois ?

On cause aussi, on chante même, on rit et on fume. J‘ai eu la précaution de me munir d‘une pipe en passant à TROYES et je ne le regrette pas car le feuilles à cigarettes ont fait très souvent défaut. Le tabac nous a manqué à tous aussi pendant un ou deux jours et ça été une grande privation . Maintenant, par bonheur, nous en sommes munis abondamment . Ce qui nous a beaucoup ennuyé et nous tracasse encore, cest le manque dallumettes : cest triste à dire. Au milieu de tous ces feux croisés dartillerie et dinfanterie, de ces incendies de châteaux, de villages et de meules de paille , nous avons mille peines à nous procurer des allumettes. Nous employons des ruses de sauvages pour, modernes Vestales, entretenir le feu indispensable aux fumeurs.

Hier, jai réussi à me procurer 3 allumettes pour toute la Section. Nous avons établi un tour de fumerie et 2 allumettes ont suffi à contenter tout le monde. A ce propos, si tu disais cela à M. P.. , peut-être pourrait-il obtenir que les Femmes de France fassent parvenir une cinquantaine de boites dallumettes rouges, les plus pratiques en campagne. Tous les soldats leur en sauraient grand gré.

Donc nous dormons, nous fumons, nous mangeons aussi, dune façon un peu monotone, un menu qui na rien de trop varié ; mais nous ne demandons quune chose, que les mets soient chauds. A ce point de vue, none avons pas à nous plaindre actuellement, car la Compagnie se trouve à proximité du village où lon fait la cuisine . En effet, il est absolument interdit dallumer de feux à ciel ouvert, de peur de se faire repérer par les aéros .  De la sorte, quand on se trouve un peu éloigné de toute habitation on mange et on boit le café froid, ce qui na rien dagréable par ce temps qui est loin dêtre tropical . Jusquici nous navons eu que du rata, du bouilli, de la soupe et du café ainsi que du singe ; mais désormais les Compagnies pourront se procurer du chocolat, du fromage et des conserves (sardines, thon, etc.) . Chacun attend ces nouveaux mets avec une impatience que tu dois comprendre et je te promets bien que, même si les sardines sont importées dEspagne, cela ne mempêchera pas de les dévorer à belles dents.

Il n’y a pas que des choses terribles en guerre, il y a aussi le coté comique. Ainsi, l’autre jour (nous sommes à 200 mètres à peine des tranchées allemandes), nous entendons les Boches chanter. Pour les faire taire, nous tirons quelques coups de fusils sur leur talus. Figure-toi que ces animaux se sont mis à siffler ! Et d’un air de se fiche du monde ! Nous sommes tous partis d’un éclat de rire général.

Encore un autre fait : nous sommes tellement rapprochés que, quelquefois, dans la nuit, les cuisiniers allemands se trompent de route. Ainsi, lautre jour, deux dentre eux sont venus porter le « jus » dans la première tranchée de la 5e Compagnie. Comme tu le penses, ils ont été accueillis avec enthousiasme, le café a été accepté et exécuté séance tenante, tandis que les Boches étaient faits prisonniers. Ils nont dailleurs pas du tout lair fâché dêtre pris par nous. Ils en ont assez, eux aussi, et savent bien maintenant quils ne seront pas maltraités. Tous dailleurs tant quils sont ont lair de ne marcher que bourrés dalcool. Il est rare quon fasse un prisonnier qui ne soit pas plein comme une bourrique. Un uhlan, lautre jour, vient la nuit pour couper les fils de fer que nous mettons devant nos lignes ; il est blessé et fait prisonnier. La blessure est très superficielle et pourtant il ne tient pas debout. Quand le Major sest approché de lui pour le panser il lui a parlé en Breton , oui, tu lis bien, en Breton ! Cest dailleurs étonnant comme ils sont nombreux chez eux ceux qui savent le Français et cela nous joue de sales tours . Chaque fois quils savancent ou quils se voient pris, principalement la nuit, ils crient : « Ne tirez pas, nous sommes Français » et nous, de peur de tirer sur des camarades, nous ne tirons pas et nous faisons attraper.

Jai encore bien des choses à te raconter sur notre vie , mais que je ferai de vive voix. Quand ? A linstant, je reçois ta lettre. Quel plaisir et quelle chance ! En effet, je navais pas denveloppe, et la tienne va te retourner. La prochaine fois que tu mécriras, mets plusieurs enveloppes dans la lettre et quelques feuilles , ne crains pas de charger ; ici nous navons rien absolument, tout le pays est saccagé et dailleurs nous ne bougeons pas de notre trou, comme je te lai dit » .

16 septembre 2008

CHANGEMENT DE COLONEL

En février 1915, le colonel CHAPES est nommé commandant de la 50e Brigade (16e et 98e RI).
Commandant le 235e RI de Belfort depuis la mobilisation, le colonel MARC ALBERT est désigné pour le remplacer à la tête du 19e régiment d'infanterie.

Col_AlbertCol_Albert_signature

         

                                                                

                                                                           

                                                        Colonel Marc ALBERT

27 juin 2008

OVILLERS

Vue_Ovillers

Le village d'Ovillers complétement rasé après l'offensive Franco-Anglaise du 1er Juillet 1916.

15 juin 2008

LA BOISSELLE 1914

La_Boisselle_1914

Une position Allemande dans le village de La Boisselle fin 1914.

L'ennemi tenait une grande partie de ce village. Les maisons étaient fortifiées et tout un réseau de boyaux et tranchées sillonnaient La Boisselle.

22 mai 2008

EXPLOSION DE MINE

Le 10 janvier 1915 vers 21 heures, le lieutenant PICARD, commandant la 1ère compagnie du 19e régiment d'infanterie, viens occuper avec un peloton une tranchée que le 118e RI venait de prendre aux Allemands à La Boisselle. A cheval sur la route de Contalmaison, cette tranchée n'est éloignée que d'une dizaine de mètres des 1eres lignes ennemies.
Durant la nuit, le lieutenant PICARD et ses hommes renforcent la tranchée nouvellement conquise et creusent une nouvelle tranchée sur leur droite de façon à établir la communication avec la 9e compagnie du 118e RI.
Le 11 janvier vers 9 heures 30, la tranchée, qui avait été minée par les Allemands saute.

explosion_de_mine

Un entonnoir de 5 à 8 mètres de profondeur et de 25 à 30 mètres de largeur est produit par l'explosion.
54 hommes sont mis hors de combat, seul un sergent et 9 soldats ne sont pas blessés. Afin de parer à toute attaque, ces dix hommes, renforcés par une escouade (1 caporal et 8 soldats ) gardent les abords de l'entonnoir. Ils déblaient l'entonnoir à la recherche de leurs camarades ensevelis.

Cette action vaudra au caporal SALAUN une citation à l'ordre de l'armée dont voici le texte :
" Le 11 janvier, devant La Boisselle, les Allemands ayant fait sauter la tranchée qu'il occupait, s'est précipité avec le plus grand sang-froid dans l'excavation produite pour sauver ses camarades ensevelis sous les décombres."

A 19 heures, le lieutenant PICARD et ses 18 hommes sont relevés par la section du sous lieutenant FRIAUT de la 2e compagnie du 19e RI qui sera elle même relevée plus tard par la section du sous lieutenant BLOCH de la 3e compagnie du 19e RI.

Après une recherche sur le site "Mémoire des Hommes", j'ai pu retrouver 7 victimes de cette explosion de mine du 11 janvier 1915 à La Boisselle.
Les soldats
François ARZEL, Auguste ARZUR, François CATROS, Yves LE TROADEC, Joseph MASSON, Lucien RUVOEN.
Et le caporal Victor MOLE, dont la plaque d'identité a été retrouvée en 1965 par un cultivateur à l'endroit ou se trouvait le cimetière de La Boisselle en 1915.

19 avril 2008

TRAVAUX

Le 1er janvier 1915, après une visite des tranchées dans le secteur de La Boisselle, le général Eydoux commandant le 11e C.A. donne des ordres pour organiser le secteur:

- Occupation du chemin creux en avant du cimetière et du chemin de La Boisselle à Aveluy.
- Amélioration et réparation des tranchées existantes qui sont en très mauvais état du fait des pluies et des tirs ennemi.
- Création de parapets avec des sacs de terre.
- Organiser des abris résistant à des projectiles de 77 et de plus gros calibres.
- Donner une sépulture aux soldats tués près des lignes, notamment en avant du cimetière.
- Ramasser les armes,  munitions, havresacs, etc..., laissés lors des différentes attaques.

Quelques compagnies du 19e régiment d'infanterie sont envoyées, en renfort au 118e R.I, dans le secteur de La Boisselle effectuer ces travaux dans de très pénibles conditions. Sous les bombardements, de jour comme de nuit, les hommes creusent, réparent, consolident les tranchées tout en surveillant les tranchées adverses et repoussant les différentes attaques de l'ennemi.

03 avril 2008

LE 19e D'INFANTERIE A L'HONNEUR

le_lannionais
Article paru dans le journal "Le Lannionnais" du 7 février 1915

23 mars 2008

APRES L'ATTAQUE DU 17 DECEMBRE 1914

Le 18 Décembre, le 19e régiment d'infanterie est envoyé en réserve de la 22ème division à Senlis et Henencourt.
Le 24 Décembre 1914, le cimetière et une partie du village de La Boisselle sont pris.
Le 9 Janvier 1915, le 19ème régiment d'infanterie reçoit sa première citation à l'ordre de l'armée, datée du 3 Janvier 1915.

Le général commandant la 2ème Armée cite à l'ordre de l'armée

Le 19e Régiment d'Infanterie

"Chargé, le 17 décembre, de l'attaque sur Ovillers, s'est porté en avant sur un terrain absolument découvert avec un entrain remarquable. En prise à des feux de face, d'écharpe et d'enfilade, a progressé quand même. S'est emparé à la baïonnette d'un blockhaus fortement organisé et des tranchées ennemies en avant du village. S'est maintenu toute la journée sous un feu violent d'infanterie et d'artillerie.
   S'était déjà fait remarquer à Maissin le 22 août, à Chaumont-Saint-Quentin le 27 août, à Lenharrée les 7 et 8 septembre, à Thiepval et à la cote 141 les 6 et 7 octobre 1914."

  Signé : Général De Castelnau

Complété par des renforts, le 19e R.I. s'entraîne et forme ses nouvelles recrues.
Mi-janvier 1915, il retourne sur la ligne de front ou il occupe le secteur sud de La Boisselle.




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