27 juillet 2014

POUR LE PLAISIR DES YEUX

Un collectionneur m'a très gentiment proposé cette photo de pattes de col du 19e RI, modéle 1877, portées par les soldats du 19e RI en 1914.

Pattes de col 19e RI, modéle 1877Collection Bertrand Garandeau

Une autre belle pièce de sa collection, un brassard de l'état-major du 11e Corps d'Armée.

Brassard Etat-major du 11e C.ACollection Bertand Garandeau

Grand merci à Bertrand Garandeau pour le partage de ces objets de sa collection.

 

 

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18 août 2013

LE SOURIRE DE L'ESCOUADE

Le Sourire de l'escouade

A l'été 1916, le 19e régiment d'infanterie se trouve à Berry au Bac. C'est à cette époque que cinq camarades de la 1ere compagnie décident de créer un journal destiné à leurs compagnons de tranchée. Ce journal s'appellera " Le Sourire de l'Escouade" dont le premier numéro paraitra le 14 juillet 1916. Il aura ue existence très courte. Seul six numéros seront édités, le dernier paraissant le 25 octobre 1916 alors que le 19e régiment d'infanterie cantonne à Vassincourt en attendant de repartir une seconde fois dans l'enfer de Verdun.
Le 31 octobre 1916, sous une pluie battante, le régiment part relever le 305e RI devant le fort de Vaux. Arrivés dans ce secteur à l'aube du 1er novembre, les hommes sont pris sous un déluge d'obus de tous calibres. Devant l'absence d'abri, les soldats se terrent dans les trous d'obus, qu'ils tentent d'approfondir et de relier entre eux.
Dans un de ces trous d'obus, les cinq rédacteurs du "Sourire de l'Escouade" tentent de s'abriter de cet enfer. C'est alors que tombe un obus dans leur trou, tuant sur le coup le soldat Adolphe Brechet, le caporal Marius Bonnefous, le soldat Edmond Ledos et le sergent Marius Marouby. Le cinquième, Roger Anceaume, grièvement blessé, décèdera le 5 novembre 1916.
Avec ces cinq hommes disparu "Le Sourire de l'Escouade" éphémère journal de tranchée de la 1ere compagnie du 19e régiment d'infanterie.

Il est possible qu'il y ait eu un sixième rédacteur car, ce 1er novembre 1916, outre Adolphe Brechet, Marius Bonnefous, Edmond Ledos et Marius Marouby, un cinquième homme, Eugène Léon, a été tué à la 1ère compagnie. Se trouvait' il dans le trou d'obus qui fut fatal aux rédacteurs du "Sourire de l'escouade" ? Mystère...

A l'occasion de la sortie du livre d'André Charpentier " Livre d'or des journaux du front - Feuilles bleu horizon ", Roland Dorgelès, dans un article du Petit Parisien du 27 janvier 1936, évoque " Le Sourire de l'Escouade" :
" Parmi tous ces titres qui me viennent à l'esprit, je n'en veux retenir qu'un : Le Sourire de l'Escouade. Il a tenu trois ans, paraissant chaque fois qu'il pouvait, au repos ou en ligne, entre deux attaques. Puis, un jour, en 1917, sur une feuille bordée de noir, on a lu cet avis : " Le Sourire de l'Escouade ne paraîtra plus : ses collaborateurs ont été tués tous les cinq, devant le fort de Vaux. La fatalité les avait réunis dans un même trou où un obus les écrasa. Cinq serrés au coude-à-coude, blêmes et terreux, blaguant quand même : " Tu le mettras dans ton article... Leur dernier sourire."
A noter que dans ces lignes de Roland Dorgelès figure deux erreurs :
Le Sourire de l'Escouade n'a pas tenu trois ans mais trois mois et les membres de la rédaction ont été tués en 1916 et non en 1917.

Le numéro un du Sourire de l'Escouade est visible sur le site Gallica ici => http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k1040761c.image.langFR.r=Le%20Sourire%20de%20l%27Escouade

Merci à Remi Hebert pour son aide précieuse dans mes recherches sur Le Sourire de l'Escouade.

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12 novembre 2012

GUERLESQUIN

Guerlesquin Monument aux mortsMonument aux morts de Guerlesquin


Le 2 aout 1914, beaucoup d'hommes de Guerlesquin, dans le Finistère, furent mobilisés au 19e régiment d'infanterie et quittèrent familles, femmes et enfants. Certains ne revinrent jamais :
Yves Marie Le Moullec tué au combat à Maissin (Belgique) le 22 aout 1914.
Jean Marie Crom mort des suites de ses blessures en captivité au camp de Cassel (Allemagne) le 15 octobre 1914.
Jean Marie Lucas mort des suites de ses blessures à Thièpval (Somme) le 2 novembre 1914.
Pierre Marie Larvor mort de maladie à l'hospice de Bacqueville (Seine Maritime) le 6 novembre 1914.
Louis Jean Henry et Jean François Le Jeune tués au combat à Ovillers La Boisselle (Somme) le 17 décembre 1914.
Pierre Meuric mort des suites de ses blessures en captivité au lazaret du 1er régiment bavarois à Cambrai (Nord) le 20 décembre 1914.
Jean Yves Gravot mort de maladie en captivité au camp d'Ohrdruff (Allemagne) le 5 février 1915.
Jean Guillaume Marie Kerharo tué au combat à Fayet (Aisne) le 30 juin 1917.
Yves Marie Cojean mort de maladie à l'hôpital maritime de Brest (Finistère) le 22 novembre 1918.
Tous ces hommes sont inscrits sur le monument aux morts de Guerlesquin sauf Jean Guillaume Marie Kerharo qui figure sur celui de Botsorhel.

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14 janvier 2011

ARTISANAT DE TRANCHEE 3

Briquet_9788

  Deux photos d'un briquet fabriqué par un soldat envoyées par Mr Le Chatreux que je remercie.
Sur une face se trouve un profil de soldat fumant la pipe avec les dates 1914 - 1919.
Sur l'autre, un profil de femme avec les initiales A.L.

Briquet_9792




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14 juin 2010

ARTISANAT DE TRANCHEE 2

Souvenir_de_Guerre

Monsieur Jolivet, que je remercie, m'a fait parvenir cette photo d'un bénitier ramené par son grand père Jean Marie JOLIVET, soldat à la 7e compagnie du 19e régiment d'infanterie, tué à Verdun le 3 avril 1916.
Façonné dans un morceau d'aluminium de fusée allemande fondu, il porte les inscriptions suivantes:
Sur la croix: Jésus, Marie et verticalement Joseph.
Sur le bénitier: Souvenir de guerre 1914 - 1915.

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03 septembre 2009

TABLEAU D'HONNEUR 1914 - 1918

Tableau_d_HonneurSur le site de la bibliothèque nationale de France http://gallica.bnf.fr/ se trouve un livre paru aux éditions La Fare en 1921 : "Tableau d'honneur 1914 - 1918".
Dans cet ouvrage, une liste impressionnante de soldats mort pour la France au cours de la 1ère guerre mondiale parmi lesquels j'ai retrouvé quelques hommes du 19e régiment d'infanterie.
Pour certains, le livre donne juste les noms, prénoms, grade, régiment, décoration et date du décés. Pour d'autres ces renseignements sont complété par le texte de la citation obtenue. Je vous livre le texte tel qu'il est dans le livre malgré les quelques petites erreurs qui y figure.
En voici la liste :

Pierre ANSART DU FIESNET
- Sergent au 19e d'infanterie. Disparu le 6 octobre 1914.

Augustin BREART DE BOISANGER
- Lieutenant au 19e d'infanterie. Légion d'honneur à titre posthume. Croix de guerre avec palmes.
Citation : Brave entre les braves; toujours en première ligne avec ses hommes, qui avaient pour lui un véritable culte. Blessé en tête de sa compagnie, le 17 décembre 1914, au combat d'Ovillers La Boisselle, répondait à ses camarades qui le pressaient de se laisser évacuer : "Un de Boisanger n'abandonne pas ses bretons." Tombé glorieusement quelques instants après.

Jean Jacques Etienne DU CREST
- Chef de bataillon au 19e d'infanterie. Légion d'honneur.
Blessé grièvement le 25 août 1914, succomba à ses blessures le 27 suivant à Sedan.

René DE FONTAINE DE RESBECQ
- Officier au 19e d'infanterie. Légion d'honneur et croix de guerre.
Mort des suites de ses blessures, le 28 décembre 1915.

Joseph DE LAAGE DE MEUX
- Chef de bataillon au 19e d'infanterie. Légion d'honneur et croix de guerre avec palme.
Ayant reçu, en aout 1914, à Maissin-PaliseulMaissin-PaliseulMaissin-PaliseulMaissin-Paliseul (Belgique), l'ordre de s'emparer d'une hauteur que dominait un moulin, il n'hésita pas, sous une pluie de mitraille, à se porter en avant pour entraîner ses hommes dans une charge à la baïonnette, contre un ennemi bien supérieur en nombre : une balle reçue en plein coeur l'arrêta brusquement dans cet acte d'héroïsme. Son corps fut enterré non loin de là, dans un jardin dépendant de la ferme des Bruyères.
Citation : Avec le plus grand mépris du danger, a enlevé brillamment son bataillon à l'attaque d'un moulin le 22 août 1914 : est tombé glorieusement au moment ou il enlevait la position.

René DE SAINT LAURENT
- Lieutenant au 19e d'infanterie. Croix de guerre.
Tué le 27 aout 1914, à l'assaut de La Marfée.

Paul WALWEINWALWEIN TAYLOR, baron
- Colonel du 19e d'infanterie. Légion d'honneur, croix de guerre avec palme, croix de guerre belge, ordre de Danebrog et Saint Olaf.
Blessé et disparu le 27 mai 1918 au Chemin des Dames.
Parti à la mobilisation comme chef d'escadron au 13e Hussards, il avait été blessé une première fois, en 1914, à la tête de ses escadrons. Nommé attaché militaire au Danemark et Norvège en 1915, il avait sollicité et obtenu, en 1916, son rappel en France et un commandement d'infanterie.
Citation : Officier supérieur de tout premier ordre, joignant à une expérience consommée du combat les plus belles qualités de courage, de sang-froid et d'abnégation ; a su faire de son régiment une unité de choc remarquable, qu'il a commandé pendant 14 mois. Le 27 mai 1918, au Chemin des Dames, après avoir résisté avec acharnement sur les positions prescrites, a passé au travers des groupes ennemis qui le cernaient dans son poste de commandement, et ralliant quelques débris de son régiment, a organisé lui-même un nouveau centre de résistance qui infligea à l'adversaire de lourdes pertes. Cerné à nouveau et sommé de se rendre, s'écria: "Prisonnier, jamais ! " et tomba mortellement frappé en essayant de résister jusqu'au bout.

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27 janvier 2009

Des photos

Collectionneur de cartes postales et de photos anciennes sur le thème de la Bretagne, Christophe Rochet a eu l'extrême gentillesse de me faire parvenir des scans de photos de soldats du 19e régiment d'infanterie provenant de sa collection.

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Photo prise certainement lors d'une permission, ce soldat du 19e RI pose en compagnie de sa femme et de leurs trois enfants en costume traditionnel de Quimper.

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Photo_7Photo_8Photo_9

Série de portraits

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A gauche un soldat du 19e régiment d'infanterie et à droite un sergent du 2e régiment d'infanterie coloniale.
Ces deux régiments étaient caserné à Brest.

Vous pouvez retrouver ces photos et d'autres dans l'album photos "A identifier" qui se trouve dans la colonne de droite.

Grand merci à Christophe Rochet pour ces photos.

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09 octobre 2007

L'INSIGNE DU 19e REGIMENT D'INFANTERIE

Aujourd'hui, malgré que cela soit un peu hors sujet car datant des années 40, je vais vous présenter l'insigne du 19e Régiment d'Infanterie.

INF_19Dessiné par le caporal Ducrocq il est executé par le graveur Drago.
Représentant la côte Bretonne, avec son calvaire, qui résiste à l'assaut des vagues, il évoque ainsi la tenacité.
Il porte la maxime du régiment :

" LA VAGUE S'Y BRISE "

  insigne_19e_RI

Merci à Christian Terrasson http://www.histoiredeguerre.canalblog.com/

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15 juillet 2007

LA CASERNE D'ESTREE

Voici quelques cartes postales d'avant guerre représentant le chateau de Brest qui abritait la caserne d'Estrée ou tenait garnison le 19 ème régiment d'infanterie.

caserne_d_estr_e_caserne_du_19e_RI

 

caserne_d_estr_e_entr_e_du_chateau

 

caserne_d_estr_e_entr_e_du_chateau_3

 

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caserne_du_chateau

Si vous souhaitez en savoir plus sur le chateau de Brest  http://chateau-de-brest.fr/

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26 mars 2007

LE DRAPEAU DU 19e REGIMENT D'INFANTERIE

drapeau

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