03 juillet 2009
Vaux - 1er au 9 novembre 1916 - 4ème partie
L'ordre d'opération de la 63e DI pour la journée du 3 novembre ordonne d'organiser une nouvelle position sur les pentes Est et Nord du fort de Vaux. Il faut porter la première ligne sur les retranchements 5190 et 5493, cote 307, 5395, 398 et 399, tranchée Glogau, cote 350 et 249, tranchée Serajevo, point 4696, boyau de Warnia, retranchement 4498, carrière W et abri 4299.

Secteur Est et Nord du fort de Vaux
Pour sa part, la mission du 19e RI est la suivante :
Le bataillon de droite doit se porter sur 249, la tranchée de Sarejevo, le boyau de Warnia et le retranchement 4497.
Le bataillon de gauche se portera sur la carrière W et le ligne W ainsi que l'abri 4299.
Ce mouvement vers l'avant doit se faire en liaison avec le 82e RI.
Le 19e RI ne pourra atteindre ses objectifs que le soir du 4 novembre car le 82e RI qui couvre le flanc gauche du 19e RI est bloqué sur place par des tirs ennemis. Si le 19e RI avance trop vite, il découvre son flanc et risque de se faire prendre à revers.
Le 5 novembre, le 19e régiment d'infanterie porte ses premières lignes jusqu'à la tranchée Glogau, le boyau de Vaux jusqu'à la lisière Sud du village de Vaux et rétablit la liaison avec le 82e RI qui occupe le village.
Ces derniers jours ont été très dur. Au deuxième bataillon du 19e RI, on compte approximativement 40 à 50 tués et blessés par compagnies. Ces pertes sont essentiellement dues au bombardement intensif de l'ennemi.
En 5 jours, le 19e RI a progressé de 800 à 900 mètres au prix d'effroyables pertes. Les hommes sont épuisés, affamés et meurent de soif.
Rapport du lieutenant Cloastre de la 1ere compagnie :
"J'ai l'honneur de rendre compte de l'état d'épuisement dans lequel se trouvent mes hommes. Fatigués par le peu d'aliments, ils se trouvent actuellement dans des trous qui s'éboulent sans cesse et qu'ils doivent remonter continuellement pour ne pas être complétement recouverts. Avec cette impossibilité de prendre un sommeil de quelques heures, mes hommes sont à bout. Il serait urgent de les faire relever."
Le 6 novembre, le général De Lavillèon donne l'ordre suivant :
"Maintenant que nous avons atteint les objectifs qui nous étaient fixés, le meilleur moyen de diminuer nos pertes est de nous enterrer rapidement et profondément. Il semble que la meilleure façon d'obtenir un bon rendement soit de mettre les hommes à la tache par équipes, se relevant et assurant ainsi la continuité du travail de jour comme de nuit prescrite par le général en chef."
Mais, à cause des bombardements incessant, les travaux ne peuvent être exécutés le jour et les travaux faits la nuit sont aussitôt détruit dès que le jour reviens...
Le 7 novembre, le 2e bataillon du 19e RI est relevé par le 3e qui était resté en réserve de division. Les 7 et 8 novembre, les travaux de construction et d'organisation du secteur avancent mais très très lentement, toujours sous les bombardements incessants.
Le 9 novembre 1916, le 19e régiment d'infanterie est relevé par le 118e. Il descend à Haudainville et rejoint son ancien cantonnement des péniches sur le canal ou il passe 8 jours de repos avant de remonter en ligne dans le secteur du bois Fumin.




