Soldats du 19e régiment d'infanterie dont le nom de famille commence par P.
Cette liste, en cours de constitution, est loin d'être complète. Si vous souhaitez voir y figurer un soldat du 19e RI absent de cette liste, qu'il soit mort pour la France ou ait eu la chance de survivre à ce terrible conflit que fut la première guerre mondiale, ou apporter une information complémentaire ou une photo se rapportant à un soldat figurant déjà dans la liste, n'hésitez pas à prendre contact (voir colonne de gauche). Toute information est la bienvenue. Merci de me signaler les éventuelles erreurs qui pourraient se glisser dans ces pages.

17 janvier 2017

ROGER POPINEAU

Fils de Jean Lucien et de Claire Elodie perier, Roger POPINEAU nait à Paris le 29 novembre 1897. Mobilisé à 19 ans, il abandonne ses études et incorpore le 54e régiment d’infanterie à Laval (53) en janvier 1916 où il reçoit une instruction militaire puis est muté au 124e régiment d’infanterie en juillet de la même année.

Roger Popineau au 54e RI
3ème à droite sur la photo, Roger Popineau lors de sa période d'instruction au 54e RI

En décembre 1916, Roger POPINEAU rejoint le front et, après avoir passé quinze jours au dépôt divisionnaire, est affecté dans une compagnie de mitrailleuse du 19e régiment d’infanterie qu’il rejoint dans le secteur d’Eix-Moulainville, tout près de Verdun. Malade, il est évacué le 26 janvier 1917 sur l’annexe Exelmans de l’hôpital central de Bar le Duc. Après trois semaines de soin, il bénéficie d’une permission de convalescence d’un mois et rejoint le 19e régiment d’infanterie le 20 mars 1917 qui s’achemine vers Soissons et le Chemin des Dames ou il livrera de durs combats à Laffaux et Hurtebise.
Le 16 aout 1917, cité à l’ordre du régiment, Roger POPINEAU est médaillé de la croix de guerre.
« Agent de liaison plein de bravoure et de sang-froid. A assuré des liaisons difficiles dans un secteur violement bombardé. »

19e RI-23
Roger Popineau et trois de ses camarades du 19e RI

Après l’armistice du 11 novembre 1918, Roger POPINEAU et son régiment séjournent au Grand-Duché du Luxembourg. En avril 1919, le 19e régiment d’infanterie rentre en Bretagne. Sa caserne de Brest étant occupée par les troupes américaines, il s’installe à Landerneau.
Démobilisé le 30 septembre 1919, Roger POPINEAU reprend ses études, interrompues par la guerre, à l’école de Sèvre d’où il sort ingénieur céramiste. Il décède à Neuilly sur Seine le 2 mars 1991 à l’âge de 93 ans.

croquis Roger Popineau - 17-19Excellent peintre et dessinateur, il a réalisé sur le front des portraits, dessins et croquis de ses camarades du 19e régiment d’infanterie ainsi que cette superbe tête de poilu.

         Le Poilu de Roger Popineau

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12 décembre 2016

LOUIS PETTON

Louis Joseph PETTON est né le 10 décembre 1887 à Bréles (Finistère). Etant menuisier à Saint Renan, il s'engage dans la marine pour cinq ans de 1906 à 1911. Rappelé par le decret de mobilisation générale d'aout 1914 il est mis à disposition de l'armée de terre pour la durée de la guerre suite au decret ministèriel du 29 aout 1914. Il est affecté au 19e régiment d'infanterie de Brest qu'il rejoint le 6 septembre 1914. Louis Joseph PETTON est tué à la Boisselle (Somme) le 3 mai 1915 et repose de nos jours dans l'ossuaire n°4 de la nécropole d'Albert (Somme).

Ossuaire Albert - Blog

 

13 juin 2013

Joseph PIOLOT

Soldat au 19e régiment d'infanterie, Joseph PIOLOT a été blessé d'un éclat d'obus le 22 aout 1914 à Maissin (Belgique). Relevé sur le champ de bataille par les allemands, il fût fait prisonnier le même jour puis interné à Göttingen en Allemagne, puis, après amputations et fractures diverses, fût interné à Beatenberg en Suisse en 1917, enfin fût rapatrié comme blessé le 17 juin 1918. Il retrouva son canton natal en juillet 1918, où il vécût jusqu'en 1965.

Je remercie son petit fils Nicolas pour ces informations.

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10 mai 2013

ALAIN PICARD - L'HEROÏSME N'EXISTE PAS QU'AU FRONT

Né le 16 mai 1891 à Huelgoat, Alain PICARD effectue son service militaire au 19e régiment d'infanterie lorsque la guerre éclate. Il part au front avec son régiment et participe à tous les combats. Le 5 juin 1917, il décède des suites d'une tuberculose à l'hôpital mixte de Morlaix. On pourrait penser qu'il a contracté cette maladie au front et qu'il a été ensuite évacué à Morlaix. Mais il n'en est rien.
En janvier 1917, Alain Picard bénéficie d'une permission de 7 jours qu'il passe dans sa famille à Huelgoat dans le Finistère. Un jour, se trouvant près d'un étang, il voit quelqu'un en train de se noyer. N'écoutant que son courage, il se jette à plusieurs reprises à l'eau pour tenter de sauver l'infortuné qui est coincé sous la glace de l'étang gelé.
C'est ainsi qu'Alain Picard contractera la maladie qui l'emportera quelques mois plus tard à l'âge de 26 ans.

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08 mai 2010

LE SOUS LIEUTENANT TUDY PRIGENT

Tudy_Prigent_1914Né le 30 mars 1893 à Rosporden, Tudy PRIGENT est à l'école normale d'instituteurs à la déclaration de la guerre. Il est mobilisé le 11 aout 1914 et incorpore le 19e régiment d'infanterie de Brest ou il suit les cours d'élèves caporaux. Nommé caporal le 11 novembre 1914, il devient instructeur des soldats réservistes rappelés à l'armée par ordre de mobilisation générale.
Tudy Prigent quitte Brest dans un groupe de renfort destiné au 19e RI qu'il rejoint le 21 mai 1915 dans la Somme. Le secteur alors occupé par la 44e brigade (19e et 118e RI) s'étend de La Boisselle à Fricourt.
Fin juillet 1915, les régiments bretons sont remplacés par l'armée britannique. Après quelques jours de repos, le 19e régiment d'infanterie est acheminé en train en Champagne ou il prend, à la fin aout 1915, la garde d'un secteur se situant entre Perthes les Hurlus et Mesnil les Hurlus. Il doit participer à la grande offensive prévue le 25 septembre 1915. Tout le début de ce mois de septembre est occupé à la garde du secteur et à la construction de tranchées, boyaux et parallèles de départ en vue de cette offensive.
Le 25 septembre 1915, jour de l'attaque, l'objectif du 19e RI est la butte de Tahure. Dans les jours qui ont suivi cette offensive, le 19e RI a pour mission de consolider les positions conquises et de rectifier par endroits la nouvelle ligne de front.
Tudy Prigent sera blessé par éclat d'obus à la tête le 7 octobre et évacué le 8 octobre 1915. Après un mois de traitement, il rejoint le dépôt du 19e RI à Brest le 7 novembre. C'est à cette période qu'il est envoyé à l'école militaire de Saint Maixent ou il suit la formation d'élève officier. Il est nommé sergent le 1er avril 1916 puis aspirant le 25 avril 1916. A sa sortie de Saint Maixent, Tudy Prigent rejoint le 19e régiment d'infanterie dans la région de Fère en Tardenois. Le régiment passe l'été 1916 dans le secteur de Sapigneul, Berry au Bac et sa célèbre cote 108 ou sévit une intense guerre de mine.
Tudy_Prigent_tranch_eC'est à cette époque que Tudy Prigent reçoit sa première citation. Le 28 juin 1916, suite à un coup de main exécuté par un détachement du 19e RI sur un saillant ennemi, l'artillerie allemande déclenche un violent bombardement sur les positions occupés par le régiment.

Citation à l'ordre du régiment n° 37690, de la brigade n° 36 du 4 juillet 1916
Très bon chef de section. Par son attitude énergique et courageuse, digne de tous les éloges, a su prendre un ascendant moral très élevé sur ses hommes et maintenu intacte la volonté de ses hommes pendant le tir de barrage allemand. Coup de main du 28 juin 1916.

Fin octobre 1916, le 19e RI repart à Verdun ou il avait déjà été en avril 1916. Il participe à la reprise du fort de Vaux début novembre. C'est à la suite de ces combats que Tudy Prigent obtient sa deuxième citation.

Citation à l'ordre de la brigade n°74 du 3 décembre 1916
Très bon chef de section d'un courage et d'une bravoure à toute épreuve. Sous les bombardements violents et continus subis a, par son attitude maintenu intact la volonté de ses hommes.

Le 19e régiment d'infanterie restera à Verdun jusqu'en janvier 1917. Après une période de repos à Crécy en Brie dans la région parisienne le régiment monte au Chemin des Dames fin mars 1917. Après les terribles combats d'Hurtebise, Tudy Prigent est promu sous lieutenant le 20 mai 1917.
Le 19e RI passera le reste de l'année 1917 et le début de 1918 dans différents secteurs du Chemin des Dames. Fin mars 1918, le régiment est enlevé d'urgence en camions et débarqué, après vingt quatre heure de route, au sud de Nesle dans la Somme. Immédiatement jeté dans la bataille qui fait rage, le 19e RI doit arrêter à tout prix l'avance victorieuse de l'ennemi. Il engage une lutte opiniâtre avec les allemands "combattant sans trêve ni repos, de jour et de nuit". Le régiment attaque le 25 mars et enlève Nesle et le château d'Herly, arrête l'ennemi à Roye le 26, le 27 à Dancourt-Popincourt et à la ferme Forestil.
De retour au Chemin des Dames, le 19e RI se voit confier la garde d'un secteur situé au dessus de Braye en Laonnois. Le front gardé par le régiment a plus de cinq kilomètres de long...Le 27 mai 1918, l'ennemi lance une offensive de grande ampleur sur le Chemin des Dames. Après avoir subi un gigantesque bombardement qui a duré plusieurs heures, les survivants seront submergés par les vagues d'assaut allemandes.
C'est au cours de cette tragique journée que Tudy Prigent sera fait prisonnier ainsi que beaucoup de ses camarades d'infortune. Interné dans un premier temps dans l'offizier gefangenenlager de Rastad-Baden, il sera transféré au camp d'Osnabrück. Tudy Prigent ne sera pas le seul officier fait prisonnier ce 27 mai 1918. A Osnabrück il retrouvera vingt de ses camarades officiers du 19e régiment d'infanterie:
Les sous lieutenants Henri Bloch, Henri Colin, André Moysan, Félix Poirié, André Saillard, Emile Veber et Paul Vidieu.
Les lieutenants Jean Braudeau, Henri Calvez, André Davannes, Pierre Eloy, Louis Gaillard, René Gueudet, Georges Guilloux et Jean Sautjeau.
Les capitaines Emile Cloastre, Jules Courtes, Henri Cros et Alexis Dupouy.

Osnabr_ck_1918
Le 11 novembre 1918, l'armistice est signé. La guerre est finie !
Tudy Prigent sera rapatrié d'Allemagne le 24 décembre 1918. Après un mois de repos, il retourne au dépôt du 19e RI le 27 janvier 1919, sera nommé Lieutenant le 29 mai et démobilisé le 6 septembre 1919.
La carrière militaire de Tudy Prigent ne s'arrêtera pas là. Il sera de nouveau mobilisé en 1939 au 248e régiment d'infanterie et repartira au combat jusqu'au 25 juin 1940.
Titulaire de la croix de guerre avec deux étoiles de bronze, Tudy Prigent sera fait chevalier de la Légion d'Honneur par décret du 27 décembre 1934. J.O. du 30.

Je remercie son arrière petit neveu Loïg Le Lay pour ses informations et photos sur Tudy Prigent. Les documents transmis m'aident beaucoup dans mes recherches sur le 19e RI. Grand merci !

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16 janvier 2009

Jean Marie PERON

Jean_Marie_Peron

Né le 11 septembre 1884 à Bodilis, Jean Marie PERON a rejoint le 19e régiment d'infanterie dès la mobilisation. Blessé trois fois au cours du conflit, il a eu la chance de survivre à l'enfer de la guerre.
Poète, son fils Hervé Peron a écrit un poème en hommage à son pére et aux poilus de la grande guerre que vous pouvez lire ci-dessous.
Merci à Virginie et Hervé Peron pour leurs documents.

Peron_Poeme      Jean_Marie_Peron_Groupe

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