Soldats du 19e régiment d'infanterie dont le nom de famille commence par L.
Cette liste, en cours de constitution, est loin d'être complète. Si vous souhaitez voir y figurer un soldat du 19e RI absent de cette liste, qu'il soit mort pour la France ou ait eu la chance de survivre à ce terrible conflit que fut la première guerre mondiale, ou apporter une information complémentaire ou une photo se rapportant à un soldat figurant déjà dans la liste, n'hésitez pas à prendre contact (voir colonne de gauche). Toute information est la bienvenue. Merci de me signaler les éventuelles erreurs qui pourraient se glisser dans ces pages.

15 octobre 2017

YVES MARIE LE VELLY

Le Velly Yves Marie

Yves Marie Le Velly est né le 30 septembre 1881 à Cléder (Finistère). Il effectue son service militaire au 19e régiment d'infanterie de Brest de 1902 à 1903 puis reprend son métier de cultivateur à Cléder ou il se marie en octobre 1907 avec Jeanne Yvonne Bloch. En 1914, Yves est "Johnnie" à Portsmouth en Angleterre. Les "Johnnies" étaient des marchands d'oignons qui partaient tous les ans outre-manche vendre leur production d'oignons.
Au mois d'aout de cette même année, il est rappelé au 19e RI par décret de mobilisation générale. Il quitte alors sa femme, enceinte de 6 mois, et leurs deux filles Louise et Marianne pour rejoindre la caserne à Brest ou il est affecté à la 24e compagnie.
La date à laquelle il a rejoint le 19e régiment d'infanterie sur le front n'est pas connue. A ce moment-là, il intègre la 8e compagnie.
Après les combats de Tahure, le 25 septembre 1915, le 19e RI reste sur le secteur ou le "grignotage" du terrain à l'ennemi se poursuit.

Historique 118e RI


Dans la soirée du 28 septembre, il relève le 137e RI au bois des Eperviers et au bois des Echelons. Yves Marie Le Velly est tué le 29 septembre 1915 à 9 heures du matin d'une balle à la tête.
Une attaque était prévue ce jour-là mais elle a eu lieu à 14 heures. Ce qui laisse à penser qu'il n'est pas mort en combattant mais a été victime d'une balle ennemie alors qu'il gardait la 1ere ligne soit dans le bois des Eperviers ou dans celui des Echelons.

La troisième fille d'Yves Marie Le Velly, Jeanne, née le 13 novembre 1914 n'aura vu son papa qu'une seule fois lors d'une permission.

Médaille militaire et Croix de guerre avec étoile de bronze à titre posthume : " Soldat brave et dévoué. Mort pour la France le 29 septembre 1915 à Tahure ".

Merci à Anne Hélène Toutant, arrière petite fille d'Yves Marie Le Velly pour ses informations.

Posté par loss à 18:24 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,


02 octobre 2017

YVES MARIE LE BEZVOET

Le Bezvoet Yves

Yves Marie Le Bezvoët est né le 25 novembre 1893 à Ploubazlanec dans les Côtes d'Armor ou il exerce le métier de cultivateur. En octobre 1913, il part effectuer son service militaire au 19e régiment d'infanterie ou il se trouve en aout 1914 à la déclaration de la guerre.
Il quitte Brest avec son régiment le 8 aout 1914 en direction de la frontière et est déclaré disparu, tué à l'ennemi, le 14 septembre 1914 à Suippes dans la Marne. Une citation à titre posthume, avec attribution de la Croix de guerre, lui est décernée:
" Brave soldat. Belle conduite au feu, le 14 septembre 1914 à Suippes, ou il est tombé glorieusement frappé en se portant à l'attaque des positions ennemies. "

Quelques années plus tard, la famille reçoit une lettre venant de Belgique ou une habitante de Libin, Me Guillaume, dit qu'en aout 1914 elle a soigné 10 jours durant Yves Marie Le Bezvoët au château de Buchay ou il est décédé des suites de ses blessures et qu'il a été inhumé dans une fosse commune dans le vieux cimetière de Libin.

Libin - Le chateau de Buchay

En fait, Yves Marie Le Bezvoët, soldat à la 9e compagnie du 19e RI, n'a pas été tué le 14 septembre 1914 à Suippes. Il a été blessé lors des combats de Maissin le 22 aout 1914. Relevé du champ de bataille par les allemands et transporté au château de Buchay à Libin, ou ces derniers avaient installé un lazareth pour y soigner les nombreux blessés, il y est décédé une dizaine de jours plus tard et ensevelli dans une fosse commune en compagnie de 50 autres soldats victimes, eux aussi, des combats de Maissin.

Libin Monument 1914 - Copie
Fosse commune de Libin pendant la guerre - La statue, en papier maché, sera remplacée en 1921.

Grâce à Me Guillaume, la famille a pu connaitre la vérité sur les derniers instants d'Yves Marie Le Bezvoët. Les échanges de courriers se sont poursuivis et à chaque nouvelle année on s'échangeait les voeux.
On ignore la date à laquelle les corps de cette fosse ont été relevés. On suppose que ces 50 soldats ont été ré-inhumés dans l'un des ossuaires de la nécropole Pierre Massé à Maissin. Il n'a pas été possible de les identifier car ils avaient été enterrés sans papiers ni plaques d'identification.

Une question subsiste: Pourquoi avoir retenu le 14 septembre 1914 à Suippes comme date et lieu de décès d'Yves Marie Le Bezvoët ?
Une hypothèse pourrait être que, vu les événements qui ont suivis les combats de Maissin (la retraite et la bataille de la Marne), on ne se soit aperçu de sa disparition que le 14 septembre 1914...

Merci à son neveu, Louis Le Bezvoët, pour le partage de ces informations.

Posté par loss à 19:26 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,

15 novembre 2013

JOSEPH MARIE L'HOPITAL

LHOPITAL Joseph Marie

 

Joseph Marie L’Hopital est né le 9 mars 1886 à Ploumoguer dans le Finistère. Il se marie en 1911 avec Albertine Françoise L'hostis et habite Saint Pierre Quilbignon près de Brest. Il exerce la profession de tôlier à l'arsenal de Brest.
Rappelé par l'armée à la mobilisation générale du 2 aout 1914, alors que sa femme attend leur premier enfant, il est affecté au 19e régiment d’infanterie ou il est caporal à la 8e compagnie. Il participe à tous les combats du régiment, Maissin, Lenharrée, Ovillers La Boisselle. Le 25 septembre 1915, le 19e RI prend part à l’offensive de Champagne dont la mission est la prise de Tahure. Dans la nuit du 25 au 26 à 1 heure du matin, Joseph Marie L’Hopital est tué par les éclats d’un obus. Le même obus toucha quatre de ses camarades.

Son fils Jean, né le 12 novembre 1914, ne connaitra jamais son père.

Inhumé dans un premier temps dans un cimetière provisoire à Somme Suippe, le corps de Joseph Marie L’Hopital a été transféré en 1923 dans la nécropole nationale de Somme Suippe dans la Marne ou il repose au milieu de ses camarades d’infortune.

L'Hopital J - Somme Suippe

Tombe de Joseph Marie L'Hopital - Nécropole nationale de Somme Suippe

 

Posté par loss à 19:11 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,

12 décembre 2011

YVES CORENTIN MARIE LE GUEN

Né le 26 octobre 1882 à Plouvorn (Finistère), Yves Corentin Marie LE GUEN est soldat de 2e classe au 19e régiment d'infanterie. Le dimanche 3 octobre 1915, le régiment occupe les tranchées face à la Brosse à dents dans le secteur de Tahure. Le bombardement ennemi est intense toute la journée. Victime d'un obus tombé sur son abri, Yves Corentin Le Guen meurt asphyxié.
Dans une lettre parue dans le livre " La dernière lettre écrite par des soldats tombés au champ d'honneur 1914-1918", le frère d'Yves, Jean Marie annonce la triste nouvelle à sa mère.

                                                        En campagne le 7 octobre 1915

                                       Ma chère mère

   Vous savez sans doute maintenant la triste nouvelle, puisque j'avais écrit à Tonton Louis pour lui demander d'aller vous annoncer cette nouvelle, qui a du vous fendre le coeur à tous. J'ai trouvé qu'il valait mieux ainsi que de vous écrire directement, vous auriez ainsi du moins quelqu'un pour partager votre douleur, et la douleur partagée en commun se supporte plus facilement. Mon pauvre frère a été tué dimanche 3 octobre. La veille, j'avais eu de ses nouvelles par un camarade qui lui avait parlé et il était toujours solide et confiant.
   Dimanche au soir, on est venu m'avertir qu'il avait été blessé grièvement. Je suis parti aussitôt pour aller le voir, mais en route on m'a appris qu'il avait été tué sur le coup. C'est Marc Gorrec, de Coat Crenn, qui se trouvait à ses cotés, qui m'a donné les détails de sa mort. Un autre camarade et lui s'étaient creusés un gourbi pour pouvoir se mettre à l'abri et se reposer un peu, et il y avait à peine une demi-heure qu'ils s'y étaient étendus qu'un obus est tombé en plein sur l'abri et les a ensevelis. Marc et les autres camarades qui se trouvaient à coté se sont empressés de les dégager, mais, dix minutes plus tard, quand ils ont réussi à les dégager, il était trop tard, ils étaient mort asphyxiés. Yves était couché sur le coté, les bras croisés sur sa poitrine, les yeux fermés, sans aucune blessure et nullement défiguré. Ils avaient été surpris dans leur sommeil et avaient été étouffés sur le coup. Il est du moins mort sans souffrir et n'aura pas eu le sort de beaucoup d'autres qui, blessés, ont du rester trois ou quatre jours sur le champ de bataille et mourir ensuite. Quand je suis arrivé là-bas, il était déjà enterré dans une tombe, tout seul, et non comme beaucoup d'autres qui sont enterrés dans le même trou. J'ai fait faire une croix sur laquelle j'ai fait inscrire son nom, sa compagnie, son régiment et la date de sa mort, d'un côté, en peinture et, de l'autre côté, son nom gravé avec une pointe rougie au feu. Il est enterré dans un petit ravin, à deux kilomètres environ au nord de Perthes, à droite de la route qui va de Perthes à Tahure. Prenez bien note de ces renseignements: vous pourrez ainsi le retrouver si je ne revenais pas moi-même et faire transporter son corps pour qu'il repose au milieu de la famille. Faites dire un grand service pour lui sans attendre que l'acte de décès vous arrive, car cela pourrait mettre du temps, surtout maintenant qu'il y en aura tant à établir. Ce n'est pas qu'il ait besoin de prières, car il est tombé un jour de victoire en faisant son devoir et il repose dans une terre reconquise aux Allemands par son régiment, et ou ils ne mettront plus jamais les pieds, et l'aumônier nous a répété bien des fois qu'il n'y a aucun doute à avoir sur le salut de ceux qui tombent en faisant leur devoir.
   A qui donc serait' il, le paradis, sinon à ceux là? Mais, et c'est surtout ce que je tiens à dire à mes frères et à mes soeurs, nous ne pourront jamais assez faire pour honorer la mémoire de celui qui nous a gagné du pain et qui était si bon pour nous. Je voudrais que des maintenant vous fassiez faire une belle tombe ou du moins une belle croix en sa mémoire parmi la famille ou on pourra le mettre un jour. J'ai reçu hier une carte de Tonton Jean qui me donnait sa nouvelle adresse. Je lui ai écrit aussitôt pour lui annoncer à lui aussi la triste nouvelle. Il trouvera cela bien dur aussi, car, comme moi, il est là-bas tout seul sans personne pour partager sa peine. Vous aussi vous aurez ce coup-là bien dur et rien ne pourra jamais vous consoler de la perte que nous venons de faire. Il nous reste cependant à tous une consolation, c'est de penser qu'il pourra un jour, quand cette terrible guerre sera finie, dormir son dernier sommeil au pays natal et que sur sa tombe nous pourrons aller lui dire que nous ne l'oublierons jamais. C'est la volonté de Dieu qui l'a rappelé à lui. Du haut du ciel, il prie maintenant pour ceux qui était sur la terre l'objet de ses préoccupations et pour ses camarades qui combattent toujours, car se sont les vivants qui ont besoin de prières. Priez pour nous tous et pour que cette terrible guerre finisse un jour.

                                                Votre fils dévoué qui vous embrasse pour lui et son frère
                                                                            Jean Marie

Jean Marie LE GUEN décédera des suites de ses blessures au Feld Lazaret de Fieulaine dans l'Aisne le 12 septembre 1918. Il était caporal au 123e régiment d'infanterie.

Marc GORREC, qui se trouvait au coté de Yves LE GUEN, trouvera la mort quelques jours après, le 7 octobre 1915 dans les combats pour la prise de Tahure.

 

 

Posté par loss à 17:14 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

07 juillet 2008

PIERRE MARIE LE MAITRE

Pierre_Marie_LE_MAITRE__1

Pierre Marie LE MAITRE est né le 3 avril 1889 à Méllionnec dans les Côtes d'Armor. Soldat de la classe 1909, il effectue son service militaire au 19e régiment d'infanterie de Brest.

groupe_1911_1
Pierre Marie LE MAITRE(entouré en bleu) au sevice militaire 1911

Libéré des obligations militaire à l'été 1912, il rentre à Méllionnec et reprend son métier de cultivateur dans l'exploitation familiale. Il se marie puis surviens la guerre. Rappelé par le décret de mobilisation générale du 2 août 1914 il rejoint la caserne à Brest ou il écrit une lettre à son épouse (l'orthographe d'origine de cette lettre est conservé) :

" Brest le 7 aout 1914
Ma chère femme
Je vous écris deux ou trois mots pour vous dire que suis toujours en bonne santé en désirant que vous soyez de même en recevant ma lettre. Dieu merci.
Ma chère femme je vous dit que je suis toujours à Brest et on c’est pas quant est on partira. Jusqu’à présent on est tranquille. Le travail n’est dur mais on est forcé de resté quand même d’ici que l’ordre arrivera pour nous envoyez à la maison.
Prenez toujours du courage, il faut pas vous découragé car moi je ne fait pas.
Bien le bonjour de tout mon cœur ainsi qu’a tout la famille."

Affecté à la 7éme compagnie, 2éme bataillon du 19éme régiment d'infanterie, il part des ledemain et participe à tous les combats de ces premiers mois de guerre (Maissin, Lenharrée, Thiepval).
Pierre Marie LE MAITRE est tué au combat le 29 novembre 1914 à Thiepval dans la Somme, alors qu'il venait d'apprendre qu'il allait être papa. Son épouse, qui ne s'est jamais remariée, a élevé seule leur fils né en Janvier 1915.
Un grand merci à son petit fils Alain LE MAITRE pour ces documents et informations.

CertHommage_de_la_nation

 

 

Posté par loss à 10:10 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags :