Soldats du 19e régiment d'infanterie dont le nom de famille commence par G.
Cette liste, en cours de constitution, est loin d'être complète. Si vous souhaitez voir y figurer un soldat du 19e RI absent de cette liste, qu'il soit mort pour la France ou ait eu la chance de survivre à ce terrible conflit que fut la première guerre mondiale, ou apporter une information complémentaire ou une photo se rapportant à un soldat figurant déjà dans la liste, n'hésitez pas à prendre contact (voir colonne de gauche). Toute information est la bienvenue. Merci de me signaler les éventuelles erreurs qui pourraient se glisser dans ces pages.

07 juin 2022

VICTOR JOSEPH GUILLOIS

Victor Joseph GUILLOIS, 8ème d'une fratrie, naît à Brest le 14 octobre 1880 d'un pèregendarme à pied. Il intègre en 1894 l'école des enfants de troupes de Montreuil sur Mer jusqu'en 1898 d'où il contracte un engagement volontaire de 5 ans à Lorient le 17 octobre 1898 au 62e RI. Il passe ensuite au 64e RI, puis au 5e RI Coloniale. Au terme de celui-ci il contracte, en date du 8 octobre 1903, un nouvel engagement de 5 années au sein de ce dernier régiment; il passe successivement au 2ème et 1er Régiment Infanterie Coloniale. Au cours de cette période plusieurs campagnes, Cochinchine, Cambodge et Algérie.
A l'issue de cette période en date du 21 décembre 1908 à Brest il reprend un engagement de 5 ans au sein du 2ème régiment étranger puis au 1er régiment étranger le 1 juillet 1912. Durant cette période, il effectuera plusieurs campagnes en Algérie, aux confins Algéro-Marocain et la région Saharienne ou il participe à plusieurs affaires en avril 1913, l'attaque de nuit de Mekhila, affaire du Zag, le combat de Sanga et le 28 mai 1913 au Combat d'Ain-El-Arba.
Le 7 janvier1914, il est admis à faire valoir ses droits à la pension proportionnelle de retraite.

Victor Guillois 2

Victor Joseph Guillois est rappelé à l'activité par décret de mobilisation générale d’août 1914. Affecté au 19e régiment d’infanterie de Brest le 2 août 1914, il passe caporal le 22 octobre 1914. Il rejoint son régiment sur le front le 1er décembre 1914 dans le secteur de La Boisselle dans la Somme. Promu sergent le 6 décembre 1914 puis adjudant le 23 décembre 1914, il est cité à l'ordre de son régiment :
« Adjudant de réserve au 19ème régiment d'infanterie; mobilisé le 2 août 1914. A, dans la journée du 3 février 1915 à 10 heures, été enlever 200 pétards à la mélinite posés en avant de la tranchée française de 1ère ligne. Excellent sous officier énergique conduisant admirablement sa section.»
Il est blessé à la Boisselle le 26 mars 1915 suite à l’explosion d’une mine.
A son retour de convalescence, il est affecté aux travailleurs coloniaux le 25 juillet 1917. De retour au dépôt commun des 19eme,219eme et 87eme le 20 avril 1918 il est dirigé vers les Sables d'Olonne le 1er mai 1918. Rentré au dépôt le 25 mai 1918 , il est dirigé vers le 64e RI de Chateaulin le 7 juin 1918 puis passe au 84e régiment d’infanterie territoriale le 28 septembre 1918. Victor Guillois est envoyé en congé de démobilisation le 4 février 1919 après 21 ans de carrière dans l'armée.

Médaille militaire à compter du 24 avril 1915 (JO du 27 Avril 1915), Croix de guerre avec Palme, Médaille de la Victoire et Médaille commémorative.

Je remercie son petit fils, Michel Neveu, pour ses informations.

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03 avril 2022

YVES GORET

hinghoa56

Yves GORET naît le 28 décembre 1886 à Roscanvel, sur la presqu'île de Crozon, au village de Men Caër. De 1906 à 1907, il effectue son service militaire dans la Marine. De retour au pays, il est charpentier calfat et travaille au chantier Keraudren de Camaret sur Mer. Le dimanche 19 avril 1914, il épouse à Roscanvel sa fiancée Marie Jeanne Herrou du village de Keralan.
Mobilisé, il rejoint le 19e régiment d'infanterie à Brest le 7 décembre 1914. Marie Jeanne, qui attend un heureux évènement pour l'été 1915, reste à Keralan en priant tous les jours que la providence protège son mari.
Yves arrive au front le 26 mai 1915. Son registre matricule indique qu'il a été blessé à Trécourt le 1er aout 1915. Il y a là sans doute une erreur car il se trouve que le 19e régiment d'infanterie n'a jamais été dans cette zone. En revanche, le régiment se trouve dans la Somme dans le secteur de La Boisselle, a proximité du village de Bécourt. Le 1er aout 1915, il est relevé par les troupes britanniques dans ce secteur qu'il occupait depuis fin septembre 1914. Yves Goret est blessé au cours de cette relève et a certainement été envoyé au château de Bécourt, ou se trouvait un poste de secours, afin d'y recevoir les premiers soins avant d'être évacué vers l'intérieur.
Quatre jours avant cette blessure, Marie Jeanne met au monde Corentin, leur premier fils, le 28 juillet 1915. Rétabli, Yves rentre en permission le 11 octobre. Il peut enfin embrasser son fils et sa femme. Promu caporal le 28 décembre 1915 (jour de son anniversaire), il retourne au front retrouver son régiment début 1916. Le 17 avril 1916, il disparaît devant Verdun. En fait, il est fait prisonnier et se retrouve captif en Allemagne au camp de Limburg. Rapatrié le 13 décembre 1918, Yves Goret est démobilisé le 25 mars 1919.

Merci à son petit neveu Jean Yves Lolivier pour ses informations et la photo.

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05 septembre 2020

FELIX MARIE GLORY

Félix GloryFélix Marie GLORY est né à La Prenessaye, dans les Côtes d'Armor, le 20 avril 1889. Son père, Félix, est laboureur et sa mère, Marie Françoise Le Flahec, est ménagère. Il a un frère ainé, Jean, né en 1885.
En octobre 1910, Félix part effectuer son service militaire au 19e régiment d'infanterie de Brest. Libéré fin septembre 1912, il rentre à La Prenessaye ou il exerce le métier de Laboureur.
Rappelé par le décret de mobilisation générale d'aout 1914, Il se rend la caserne du 19e R.I. à Brest des le 3 aout. Puis, le 24 octobre 1914, il rejoint son régiment sur le front dans le secteur de Thiépval dans la Somme. Affecté à la 6e compagnie commandée par le capitaine Guerlesquin, il fait partie de la première vague d'assaut sur Ovillers La Boisselle le 17 décembre 1914. Félix Marie Glory disparaît au combat au cours de cette journée.